Politique - Page 2

  • Une élection normale ?

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    P. Décaillet se félicite d'avoir assisté - depuis longtemps - à une élection normale au Conseil Fédéral. Ah, ça oui ! Elle a été normale. Non pas celle qui fait du Parlement un organe décideur et qui élit qui il veut. Non le Parlement nous a à nouveau donné l'image d'un organe d'enregistrement qui se plie - pour ne pas dire qui s’aplatit - devant les exigences de tel ou tel parti. Comment parler d'une élection quand l'UDC claironne haut et fort que tout membre du parti qui serait élu sans l’aval de ce dernier en serait automatiquement exclu. L'habileté de l'UDC a été de présenter trois candidats afin de donner au Parlement l'illusion du choix. Dans le fond, c'est l'UDC qui choisit ses Conseillers Fédéraux. Le Parlement n'a rien à voir la-dedans.

    Bel exercice de démocratie molle !

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  • Calme plat

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    Je viens de recevoir - comme Suisse de l'étranger - mon matériel pour les élections fédérales. Entre les slogans partisans d'une rare indigence intellectuelle et le silence assourdissant des candidats qui n'ont à peu près rien à proposer, je m'interroge sur la nécessité d'établir un bulletin de vote.

    Pris en tenaille entre mon droit et mon devoir de voter et mon incapacité à choisir onze noms issus du brouhaha silencieux de la campagne genevoise, j'ignore encore qui figurera sur mon bulletin. Il faudra pourtant bien que je m'y attelle car la démocratie - dit-on - ne s'use que si l'on ne s'en sert pas.

    Tout cela m'ennuie un peu car la cuisine électorale - un peu indigeste - semble consister surtout à faire ingurgiter à l'électeur des recettes nouvelles. Mais quand l'assiette arrive sur la table, ce n'est pas vraiment ce qu'on attendait. Et même si le peuple a toujours raison (Encore un slogan), ajouter du sel et du poivre sur l'assiette servie va juste permettre de masquer une catastrophe culinaire...

    Faut-il pour autant se mettre au régime ? Sûrement pas ! On pourrait envisager un changement de cuisinier ? A condition de changer un peu les recettes.

     

     

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  • Imagine...

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    En Corse, Les institutrices qui ont cru bon de faire chanter des enfants en corse, en français, en anglais et aussi en arabe n'ont pas imaginé une seconde que leur initiative allait provoquer la colère de certains parents. Le français, en Corse, ça se conçoit. L'anglais tout autant, le corse évidemment et l'espagnol pourquoi pas ! Mais l'arabe, franchement, de quel droit ? Ca mérite bien quelques tags haineux et des menaces de mort envers le personnel enseignant. La justice s'en mêle, ce qui est bien la moindre des choses.

    Ainsi donc la France défile sur les avenues de Paris à la suite du massacre de Charlie Hebdo, toute certaine qu'elle est que l'islam est responsable de la tuerie. Mais comme cela ne suffit pas, il faut dès lors incriminer aussi la langue arabe qui ne peut être que l'idiome de criminels alors même qu'on la parlait avant la naissance du prophète.

    Il y a de quoi s'inquiéter sérieusement de la xénophobie. Que des adultes s'attaquent à une manifestation enfantine (annulée depuis les menaces) montret à quel point il faut peu de choses pour allumer ou réactiver des foyers qui puent la pourriture brune.

    Tout ça à cause d'un tube de John Lennon - Imagine. Un titre qui aurait pourtant dû permettre aux Corses xénophobes d'imaginer que l'existence pouvait aussi se concevoir avec la langue arabe et toutes les autres.

    Il y a trop de gens qui n'imaginent pas. Ils condamnent seulement. Et les enfants la-dedans ?

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  • Prémonitoire ou lucide ?...

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    Relu un peu par hasard un ouvrage intitulé "Pas de quoi jubiler", publié en avril 1991, compilation de dessins de "La Suisse vue par des dessinateurs romands" (Editions AtoZ - 1226 Thônex).

    J'en extrais un dessin de Devrient et un autre de Casal que j'apprécie tout particulièrement.desin Casal.JPGdessin Devrient.JPG

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  • Helvétix résiste encore et toujours...

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    La Suisse est déjà mal prise après l'acceptation de l'initiative dite de "l'immigration de masse" qui va bien au-delà de simples contingents de travailleurs puisqu'il y a dans la balance bon nombre de sujets qui ont fait l'objet d'accords bilatéraux que la Suisse a signés et qui pourraient tomber du jour au lendemain.

    Du strict point de vue du fonctionnement démocratique, il est évident que le peuple suisse s'est prononcé pour une immigration contrôlée, même si la victoire de l'UDC est loin d'être un triomphe. Mais il se trouve que la démocratie se conjugue avec arithmétique...

    D'un autre côté, on constate que ce même peuple suisse semble attaché aux accords bilatéraux et qu'il n'envisage pas, dans sa globalité, d'y mettre fin abruptement. L'embarras du Conseil fédéral est patent tout comme l'agacement de ceux qui aimeraient voir les frontières devenir moins perméables !

    Il est d'ailleurs assez intéressant de constater avec quelle vigueur la mise en application de l'initiative est réclamée alors que l'initiative Weber est en voie d'être très joyeusement édulcorée sans que l'on y trouve vraiment à redire, sauf peut-être que le clan Weber est un mauvais gagnant...

    Mais revenons à notre problème, que dis-je, à notre dilemme. L'application stricte de l'initiative ne peut pas être sans conséquence puisqu'elle est liée au principe de la libre circulation que nous avons accepté et que d'un coup nous voulons dénoncer. Juridiquement la Suisse est en droit de dénoncer un accord...mais doit concéder à l'UE le droit d'appliquer les clauses qui lient les deux parties.

    Appliquer l'initiative revient à affirmer que la Suisse est prête à renoncer à tous les accords bilatéraux signés avec l'UE, un peu comme le renard et les raisins de La Fontaine. Mais le plus désolant est d'accuser l'UE de tous maux, de se comporter en ennemi de la Suisse alors que nous ne sommes pas prêts à payer le prix de notre démocratie directe. Nous sommes en train de dire à UE "ferme ta gueule" sans entendre qu'elle nous répond "cause toujours"...

    Et les néfastes événements que nous vivons "grâce" à l'affaire HSBC ne sont pas de nature à redorer notre blason. La Suisse va encore passer pour le vilain petit canard et notre crédibilité en prendra un sacré coup.

    Il va falloir toute l'habileté de nos diplomates et négociateurs pour nous sortir de cette impasse. Mais sortir d'une impasse, c'est revenir en arrière avec tout cela comporte de nécessaire modestie. La démocratie n'est pas incompatible avec la modestie.

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  • Se non è vero...

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    J'apprends - mais je n'ai pas pu vérifier - que les Grecs de l'étranger n'ont pas été autorisés à voter pour les récentes élections générales.

    Il semble - mais là aussi il convient de vérifier - que ces mêmes Grecs de l'étranger ont, paraît-il tendance à voter plutôt à droite ce qui n'arrangeait pas, évidemment, M. Tsipras.

    Si c'est vrai, l'information vaut son pesant de drachmes.

    Ma se non è vero, è bene trovato !

    Mesdames et Messieurs les exégètes de la politique grecque, merci de nous éclairer.

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  • Et vous. Monsieur ?

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    Monsieur Ramadan,

    Vous vous en prenez très vertement, que dis-je rageusement, à M. Hollande. C'est évidemment votre droit. Nous vivons, vous et moi, dans des états démocratiques qui nous garantissent la liberté d'expression.

    Et vous, M. Ramadan, avez-vous songé ne serait-ce qu'une seconde, aux gens que vous heurtez par vos propos. Les poubelles de l'histoire ne sont pas réservées qu'aux chefs d'Etat.

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  • Petit abécédaire. Aujourd'hui u comme utopiste

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    Il y a ceux de gauche voguant dans les nimbes du tout à l'état. Il y a ceux de droite vissés sur les ailes de la croissance. Tous voient dans les nimbes de la croissance des lendemains qui chantent comme Juan Diego Florez interprétant Bellini. Ils ? Oui ils ! Ceux qui ont définitivement abandonné tout dialogue avec l'autre pour ne se consacrer qu'aux délices de l'utopie. Mais elle les enveloppe, insidieuse, comme une discrète giclée radioactive autour d'une centrale nucléaire. Elle les extirpe - guidée par l'entropie - vers des extérieurs que les astrophysiciens eux-mêmes n'arrivent pas à définir. Mais qu'importe. Demain et ailleurs tout ne sera que nirvana. Il suffit d'en parler pour y être. Regardez-les dans les travées des parlements, ils sont là mais ailleurs, loin, très loin, nombreux.

    Mais un beau dimanche. un bulletin de vote plus raturé que d'habitude, par un douloureux effet centripète, les aspire vers le bas et les projette au sol mais à l'extérieur. C'est la veste.

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  • Banque nationale...

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    L'initiative sur l'or a été rejetée sèchement par le peuple.

    Par un détournement assumé d'une phrase de Jacques Prévert - phrase qui peut oralement servir aux deux parties opposées - le résultat du vote se résume à ceci : "Merde à l'or."

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