24/09/2009

dépit !

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais depuis que le colonel de Tripoli (pour être honnête ?) est monté à la Tribune de l'ONU et n'a pas demandé le démantèlement de la Suisse, j'ai cru percevoir chez certains commentateurs comme un soupçon de dépit : Le guide n'a pas parlé de notre pays. Quelle faute de goût...

23/09/2009

Voter, oui ! Mais pour qui ?

Mesdames et Messieurs les Candidats au Grand Conseil,

J'ai reçu mon enveloppe de vote avec les listes. Et comme j'ai toujours pensé que voter était un privilège, je ne me déroberai pas à mon devoir. J'ai parcouru les listes et parmi elles, il n'y a pas 10 personnes que je connaisse personnellement. Tous les autres sont des noms inscrits à côté d'un nom de parti. D'eux je ne sais rien sinon qu'ils sont membres dudit parti. Leurs idées et leur programme ? leur sensibilité ? leur libre-arbitre par rapport au parti - encore lui ! - comment me faire une idée ? Comme je n'ai pas l'habitude de voter "compact", me voilà pris dans une situation délicate : je ne souhaite pas voter pour un parti déterminé et je ne connais pas les gens qui sont sur les listes. Pour être franc, j'ai toujours eu de la peine à prendre au sérieux les candidats à ceci ou cela. Trop souvent je suis dans l'impossibilité de déceler leurs motivations profondes : sont-ils "dans la course" par amour de la "res publica" ou simplement pour trouver un siège et somnoler ?

Je ne vais pas voter simplement "pour que ça change !". Je vais voter en pensant un peu naïvement que les différentes f(r)actions vont s'arranger pour le bien de la République. Que non point ! Et que l'élu qui aurait l'audace d'avoir la tête qui dépasse un peu trop et s'exprimerait contre les intérêts supérieurs de son parti en subira évidemment les foudres. Et quel que soit le résultat des urnes, les riches continueront à défendre les riches et les pauvres continueront à ne défendre personne : ils n'en ont pas les moyens.

Il paraît qu'on appelle tout cela la démocratie participative.

"Ce qui m'intéresse" disait Boris Vian," ce n'est pas le bonheur de tous les hommes, c'est celui de chacun." Alors Mesdames et Messieurs les Candidats, puisse Boris Vian vous accompagner ces quatre prochaines années. Toute la République vous en sera reconnaissante.

18/09/2009

J'suis pas un imbécile puisque j'suis douanier

La télévision romande a commenté hier soir au TJ l'affaire des affiches du MCG à la douane de Moillesullaz. Le responsable de la douane a bien dû constater que la pose de ces affichetttes - au demeurant nauséabondes et provocatrices - ne correspondait pas du tout à la mission conférée aux douaniers. On s'en doutait. Il a ajouté que si le fait était dû à un fonctionnaire un peu trop zélé, il serait sanctionné. On s'en réjouit. Si la provocation vient du MCG - ce qu'on ne peut pas tout à fait exclure ! - quelle sera la sanction ?

Pouah ! le MCG exhale des relents de racisme, de nationalisme, d'intolérance. On sait comment cela commence, mais on ne sait pas au juste comment cela peut se terminer.

16/09/2009

LETTRE A UN AMI FRONTALIER

Cher Ami,

 

Comme vous j’habite la France, mais à un détail près : je suis citoyen helvétique. J’ai pourtant le sentiment d’avoir été bien accueilli. Après quelques années, j’ai même présidé une association et cela pendant 15 ans. Mais il y a pire : comme je travaille à Genève comme indépendant, je paie mes impôts en Suisse, alors que je fais mes achats en France et que forcément j’use les routes françaises. Et comme j’ai aussi connu le malheur du chômage pendant presque 3 ans - moi le citoyen helvétique - je fus indemnisé par la France. Il a fallu que je paie mon AVS sur une base volontaire pour éviter les « trous » dans mon compte. Mais maintenant que j’ai atteint l’âge de la retraite, je suis content de toucher une petite retraite française et de bénéficier de la « Sécu ». Alors merci la France ! Car passer d’environ 600 euros d’assurance-maladie par mois à 130, (pour deux personnes) je vous laisse faire le calcul.

 

Bref quand je suis arrivé en France il y a plus de 25 ans, il me semble que vous autres « frontaliers » étiez plutôt bien considérés en Suisse, je veux dire à Genève. C’était l’époque où l’on venait vous chercher car - déjà - on manquait de main d’œuvre. Oui bien sûr il y a toujours eu quelques petits frottements car certains frontaliers ne jouaient pas toujours le jeu. Ils conduisaient un peu vite et certains « 74 » avaient des « poubelles ». Cela faisait un peu sale à Genève. Mais l’un dans l’autre, cela se passait assez bien, voire très bien.

 

Et puis, un jour, bien qu’elle se crût à l’abri, la Suisse a connu le chômage et Genève a été particulièrement touchée. Mais comme il restait encore inférieur à celui de la France, tout allait bien si j’ose dire. Et puis tout d’un coup, « on » a commencé à ne plus vous aimer beaucoup, vous les frontaliers, « on » a commencé à vous détester franchement, « on » a même osé prétendre que le chômage à Genève était de votre faute. Une des rares choses dont vous n’êtes pas responsables, c’est la pénurie de logements. J’ai beau chercher, je ne sais toujours pas pourquoi « on » vous en veut tellement. Probablement comme le regretté Fernand Reynaud disait à propos de l’étranger du village : vous venez manger le pain des Suisses…

 

Toutes ces attaques et ces piques ne seraient que des brèves de comptoir si l’on n’approchait pas des élections à Genève. Mais depuis quelques temps, franchement, je m’inquiète. Vous êtes devenus les parias de notre République. Vous usez nos routes, vous infiltrez l’administration, vous « mobbez » les Suisses, vous faites exprès de la sous enchère salariale et en plus vous êtes compétents. Ah, c’est sans doute un défaut rédhibitoire !

 

D’accord, je m’égare un peu ; tout ce qui précède n’est pas l’avis des Genevois. Seulement les élucubrations d’une poignée d’entre eux. Mais comme leurs slogans sont d’un populisme rare, ils arrivent à prendre des citoyens dans leurs filets. Il ne faudrait toutefois pas croire qu’ils sont là pour amuser la République. Non, ils veulent imposer leurs vues et une de celles-là consiste à vous jeter hors de nos frontières. Un peu comme dans Astérix : « les étrangers on les aime bien, mais seulement quand ils restent chez eux. » Alors soyez vigilants (Vous ne comprendrez peut-être pas l’allusion, mais aux Genevois cela leur rappellera quelques souvenirs.) et ne vous laissez pas démonter. Nous avons un avenir à construire ensemble et ce n’est pas le MCG qui nous en empêchera. Le MCG ? « Le Mouvement Citoyen Genevois ». Quelqu’un m’a rapporté qu’en fait le MCG, ça voulait dire tout autre chose : « Meute de Chiens Galeux » et que par un fâcheux glissement sémantique…

A mon avis, une telle appellation ne vient sûrement pas d’un frontalier. Ca ne peut être que l’œuvre d’un citoyen genevois qui n’a pas encore compris que la République et Canton de Genève allait devenir - à très brève échéance - un département français. Les banques n’auront même plus besoin de livrer les noms de leurs déposants…Paris viendra les chercher.

 

Enfin, malgré tous les défauts que certains vous prêtent, je vous remercie d’être là. Ma vieille mère qui a nonante-deux ans et qui est dans un EMS, je me demande ce qu’elle deviendrait sans vous…

 

Bien cordialement et au plaisir de vous voir.

04/09/2009

point contre pourcent

Depuis pas mal de temps les journalistes, ils ne sont pas les seuls, ont pris la fâcheuse habitude de parler de "points" quand il s'agit tout bonnement de "pourcent". Cette confusion coupable n'apporte strictement rien au discours. J'ai toujours pensé que le point était réservé aux indices - par exemple, le SMI, le Dow Jones, etc - alors que le pourcent s'appliquait plus précisément aux taux d'intérêt et d'une manière plus générale aux calculs dont la base était cent.

Même l'administration fédérale s'y est mise : dans le petit opuscule remis aux citoyens pour voter sur l'augmentation du taux de la TVA en faveur du redressement des comptes de l'AI, on trouve que le Conseil fédéral relève les taux (...) de 0,4 point (...). J'ai demandé à l'administration fédérale comment elle pouvait additionner des pourcents avec des points. Le fonctionnaire qui m'a téléphoné, d'une manière fort civile, a essayé de me faire comprendre que pourcent c'était comme point mais qu'en fait ce n'était pas tout à fait la même chose, mais qu'en définitive ça revenait à peu près au même.

En fin de compte je ne comprends toujours pas pourquoi la TVA actuellement à 7,6 % arrivera à 8 % si on l'augmente de 0,4 point (Combien vaut un point ?). Si je suis ce raisonnement, lorsque le SMI monte de 5 ou 6 ou 9 points, cela signifie que l'augmentation du jour est de 5 ou 6 ou 9 % ? Il doit y avoir un truc là-dedans.

Décidément il me semble que le français fédéral n'est pas très au ...point.

 

AI = TVA ?

Nous allons donc voter sur une augmentation de la TVA pour financer l'AI au bord du gouffre avant qu'elle ne fasse en grand pas en avant...Chacun de nous se déterminera en fonction de sa vision personnelle de la proposition qui nous est faite.

J'entends souvent que la Suise est très compétitive parce que son taux de TVA est très bas. C'est actuellemenmnbt le cas. Mais il est absolument clair que le taux de TVA n'en restera pas à 8 %. Je suis convaincu que la technique du salami va s'appliquer à l'avenir et qu'à (petites) tranches de zéro virgule quelque chose, on atteindra les taux européens. Quant à me faire croire que le relèvement de 0,4 % pour l'AI est d'une durée limitée - c'est effectivement écrit sur le papier - je n'en crois personnellement pas un mot. Il y aura de toute évidence d'autres trous à boucher d'ici là.

Souvenez-vous, il y a eu l'impôt de défense nationale qui a finalement disparu ...pour devenir l'impôt fédéral direct.

La TVA est et restera l'instrument idéal - pour les parlementaires en panne d'idées novatrices - pour lever des fonds.

Il est dommage qu'une imposition supplémentaire sur les salaires n'ait pas trouvé grâce aux yeux de nos gouvernants. Il est vrai que si c'était acceptable pour les salariés, l'Economie (avec un grand E) n'était pas en mesure de supporter un quelconque relèvement...

O tempora, o mores !

 

 

29/08/2009

Comedia dell'arte et grand guignol !

La première partie grand-guignolesque de la rentrée politique de cet automne vient de se jouer avec la désignation d'un "ticket" radical-libéral pour reprendre le siège de Pascal Couchepin. Je croyais avoir compris qu'il s'agisssait de désigner les meilleurs. En fait comme tous les candidats à la candidature sont les meilleurs, le choix devient plus difficile ! Il ne reste donc plus que la tactique politicienne. MM. Burkahlter et Lüscher sont aussi meilleurs que les trois autres malheureux(ses), mais en plus ils savent séduire ! Qui donc ? Ceux que l'on ne trouve pas très convenables du point de vue idées politiques, mais qui, faute de mieux, se résoudront à voter soit pour Burkhalter le Tranquille ou pour Lüscher l'Agité.

Dès que le poste sera repourvu, que dis-je, dès que le nouveau Conseiller fédéral aura posé sont auguste fondement sur le siège vide, commenceront alors les critiques : il est trop ceci, pas assez cela, trop à gauche, pas assez au centre, trop à droite. Et les critiques viennent évidemment de ceux qui ont élus les meilleurs. Et si l'on fait le compte des 7 sages actuels, on se rend compte qu'il y a plein de mauvais meilleurs : Leueunberger, Merz, Calmy-Rey, Evelyn Widmer-Schlumpf. P. Couchepin s'en allant, on ne va quand même pas lui tirer dans le dos, Leuthard, l'éternelle optimiste, un poil transparente à mon gré, Maurer-qui-s'est-bien-coulé-dans-le-moule.

De tous ces très bons qui ont été élus, il faudra bien se résoudre à attendre leur démission puisque le parlement n'a pas le courage de les renvoyer, quand bien même ils sont devenus si mauvais qu'ils font le déshonneur de la Suisse. Bref du spectacle, mauvais mais immense.

Ne pas vouloir se rendre compte que des réformes s'imposent à l'exécutif et ne pas demander aux parlementaires de prendre leurs responsabilités quand ils renouvellent le CF nous conduira, un jour ou l'autre dans le mur. On peut évidemment freiner des quatre fers. Il n'empêche, le mur est plus près qu'on ne pense...

O tempora, o mores !

26/08/2009

Bien solitaires, je trouve...

Depuis  que l'affaire Kadhafi occupe la une de la presse, je me dis qu'il y a des Suisses dont on devrait parler un peu plus. Bien sûr, la résonance médiatique de leur action est bien modeste en regard des gesticulations que le monde politique helvétique provoque depuis quelque temps.

Il y a d'abord Tony El Suizo qui a construit de nombreux ponts - quel magnifique symbole - dans des régions deshéritées d'Amérique du Sud et d'Asie. Il n'a rien demandé. Il a agi. Il s'est débrouillé pour trouver ce qu'il lui fallait. Chapeau bas, Tony. C'est beau, c'est grand, c'est utile. Vous avez tout mon respect.

Récemment je suis tombé sur un reportage qui parlait d'un avocat. Un certain Alain Werner. Ce juriste a décidé de représenter les victimes du génocide cambodgien. Il semble ne le faire ni pour la gloire ni pour l'argent. Non simplement pour que les victimes aient une voix dans le procès qui s'est ouvert ou qui va s'ouvrir.

Voilà juste deux noms que je voulais mentionner ce soir, au moment où les passions se déchaînent contre certains politiciens suisses.

Comme dirait le petit Calimero : "c'est trop injuste."

23/08/2009

Au moins deux Airbus

On voit bien que M. Merz ne lit pas la Tribune de Genève et moins encore ses blogs. L'eût-il fait qu'il se fût épargné un voyage à Tripoli - déshonorant ou non - car il aurait pu envoyer au moins deux Airbus de négociateurs plus habiles les uns que les autres pour ramener les otages en Suisse. Mais dans quel état ?

Il y a deux vies en jeu ; tout le reste n'est que garniture.

"Quand la justice n'est pas juste, l'injustice est exacte." (Pierre Dac)

20/08/2009

Quand le droit est bafoué

Peu m'importe finalement que M. Merz ait dû "baisser sa culotte" et présenter des excuses à la Libye. Ce qui m'importe c'est que deux otages (et les commentateurs politiques seraient bien inspirés de se souvenir de la signification du mot "otage") soient libres de leurs mouvements.

Il me semble que l'on a complètement renversé les rôles : le fils Khadafi se conduit comme un délinquant à Genève (et pas seulement à Genève). Son père retient des hommes en otage et c'est la Suisse qui doit s'excuser. Un comble ! Une très mauvaise farce.

Dans les Etats de droit, les preneurs d'otages sont très sévèrement punis. Il faudra bien qu'un jour - sans doute encore lointain ! - les chefs d'Etat sanguinaires mais riches soient traduits devants des tribunaux.

Le fiston du tyran maltraite ses domestiques et M. Merz parle d'une arrestation injustifiée.

Bref si les excuses n'ont servi qu'à libérer les otages, alors bravo et merci. Si les excuses servent à relancer des relations commerciales, c'est déjà netement plus douteux.

S'il n'y avait pas eu d'otages, M. Merz se serait-il aussi excuser, serait-il allé à Canossa - à Tripoli pour s'excuser ?

Quoi qu'il en soit, il est urgent de déclarer Hannibal "persona non grata". N'en déplaise à M. Nydegger, qui, voyant déjà se profiler les élections cantonales, tire à boulets rouges sur la police, M. Moutinot et tout ce qui visiblement pourrait nuire à son avancement ! C'est petit. J'avais en outre la naïveté de croire qu'à Genève comme à Berne, il y avait un collège de "ministres" et que les décisions étaient collégiales.

Je ne sais pas encore pour qui je voterai bientôt, mais je sais d'ores et déjà pour qui je ne voterai pas !

Excuses ou pas d'excuses, n'oublions pas que c'est le régime libyen qui est détestable. Ce n'est pas le gouvernement suisse qui est coupable. C'est le "guide" de la révolution libyenne qui se conduit pour ce qu'il est : un dictateur