19/08/2009

CEVA ? Non CEVA pas !...

Une fois, c'est le tracé qui n'est pas bon ; une autre fois, ce sont les coûts qui sont exorbitants ; Je suis (aussi) bernois, d'accord, et je peine à comprendre les motivations profondes des opposants au CEVA. Ce dont je suis sûr, en revanche, c'est qu'en cas de "non" dans les urnes, le projet sera enterré et je doute qu'on l'exhume jamais ! Et il n'y en aura pas d'autre !

Et Genève restera ce qu'elle est depuis un bout de temps : une cité incapable de visions d'avenir à long terme ; incapable d'être d'accord sur un projet d'envergure ; incapable de voir la région autrement qu'en termes d'étrangers profiteurs ; incapable d'être capable en quelque sorte !

Quand on veut être connu et reconnu à l'étranger, ce n'est pas en sabordant systématiquement des projets intéressants qu'on va se construire une réputation de ville internationale. Même la disparition d'un petit parking dans les alentours de l'OMC pose problème.

Quand les organisations internationales auront quitté Genève - qui, comme chaucun le sait, est une ville coupe-gorge - quand les frontaliers, ces odieux profiteurs ne viendront plus polluer les rues avec leurs 4x4 ni "mobber" les pauvres Suisses incapables de se défendre autrement qu'en fermant la frontière, quand tout sera redevenu "comme avant" (avant quoi, on ne sait pas vraiment), alors le CEVA sera très certainement inutile

Ainsi qu'on disait méchamment à propos du canton de Fribourg qu'il fallait le clôturer plutôt que de construire un nouvel hôpital psychiatrique, on pourra demander de clôturer le canton de Genève. Après tout, le village d'Astérix était lui aussi clôturé. Mais sait-on jamais, même dans ce cas il pourrait y avoir un référendum. Et pour la potion magique à Genève, faudra encore attendre un peu.

Alors les corbeaux qui survolaient jadis le canton de Fribourg viendront sur Genève en volant sur le dos pour ne pas y voir la misère intellectuelle.

O tempora, o mores !

18/08/2009

Et pourquoi pas lui ?...

Constatant le misérable spectacle que nous présentent les partis politiques suisses ainsi que les parlementaires quant à la succession de Pascal Couchepin, un nouveau nom fait tout d'un coup son apparition : Dick Marty. C'est un personnage d'une belle envergure, qui me paraît avoir un sens aiguisé de l'Etat tout en osant appeler un chat un chat.

Alors que les partis se combattent pour rafler un siège au nom de savants calculs qu'eux seuls comprennent pour asseoir un des leurs dans le septième siège, un homme pourrait mettre tout le monde d'accord et arrêter net l'affligeante comédie qu'on joue à Berne.

Enfin un homme, serais-je tenté de dire, dont la stature passe bien avant son appartenance politique. C'est bien un conseiller fédéral que l'Assemblée fédérale devra élire en septembre, et non n'importe quel zozo dont la seule ambition pour le pays est d'asseoir son c.. dans un siège gouvernemental.

Je n'ai jamais eu une attirance particulière pour le radicalisme, mais si j'étais parlementaire genevois, je ne rejetterais pas la candidature de Dick Marty sans y avoir avoir au moins prêté l'attention qu'elle mérite.

10/08/2009

DERNIER ACTE

Fulvio Pelli n'est pas candidat, mais il est prêt à se sacrifier.

Le dernier masque est tombé, le rideau le peut aussi. La farce est terminée.

Le 16 septembre, 246 députés écriront l'épilogue et nous feront croire - qu'ils croient - qu'ils vont élire le/la meilleur(e).

Circulez, il n'y a vraiment plus rien à voir.

La première faute  en politique, c'est d'y entrer (Benjamin Franklin)

Art dramatique !

M. Stauffer est fâché contre le TF

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12/07/2009

Je préfère encore un Vaudois...

Le premier coup à l'estomac, ce fut la candidature Lüscher au CF - candidature genevoise comme le nom ne l'indique pas - puis ce soir même, ne voilà-t-il pas que Mme Martine Brunschwig-Graf - tirée à quatre épingles devant les caméras du TJ m'envoie - forcément elle ne le sait pas - un deuxième coup à l'estomac : elle est candidate (à la candidature..)

Si ces deux personnes sont les seules susceptibles de représenter le canton de Genève - moi, citoyen genevois, comme le nom ne l'indique pas non plus - je préfère encore encore qu'on envoie un Vaudois à Berne...

Le patron des CFF déraille...

Les retards des trains doivent se répercuter sur le portemonnaie des employés des CFF, selon le patron de l'ex-régie fédérale Andreas Meyer. Le but à long terme est de pouvoir attribuer chaque retard à son responsable à l'intérieur de l'entreprise.

"Nous pouvons ainsi créer de la pression afin de réduire les retards", a indiqué Andreas Meyer dans un entretien au journal alémanique "SonntagsZeitung" publié dimanche. Chaque employé devrait savoir lequel de ses actes a conduit à quel délai et combien de personnes ont été touchées.

J'ai dû relire deux fois le texte ci-dessus parce que la première fois j'ai cru que c'était une plaisanterie ; une mauvaise d'ailleurs. Mais non. Mettre la pression sur les employés est la meilleure manière de faire arriver les trains à l'heure. Le patron de l'ex-régie oublie, en tant que patron justement, qu'il lui incombe de donner les impulsions nécesssaires, pour que "son" entreprise fonctionne le mieux possible. Or si les trains n'arrivent pas à l'heure, c'est probablement que l'organisation n'est pas très bonne. Et si elle n'est pas très bonne, c'est sur le directeur général qu'il faut mettre la pression, à mon humble avis.

Outre le fait qu'une telle proposition frise la malhonnêteté intellectuelle - à moins que ce ne soit tout simplement de l'incompétence - le PDG ignore superbement  les problèmes de sécurité qui résulteront de la pression - déjà grande - mise sur les cheminots.

Excusez-moi, Monsieur Meyer, mais là, franchement, vous "déconnez". D'accord le mot n'est pas très châtié ; mais c'est le seul qui m'est venu à l'esprit à la lecture de votre proposition.

06/07/2009

Les frontaliers ne feront plus la loi !

 

 « Avec l’ouverture des frontières, les frontaliers ont obtenu des postes à responsabilité, critiquent la Suisse et sont arrogants. Leur sport favori : licencier les Genevois pour les remplacer par leurs compatriotes. Dans certaines entreprises, on compte plus de 60 % de frontaliers. »

 

Le texte ci-dessus est extrait d’une feuille de propagande électorale du MCG - Mouvement Citoyen Genevois - qui ne déplairait pas à Jean-Marie LE PEN soi-même, feuille que je viens de recevoir dans ma boîte aux lettres, à Genève donc.

 

Deux thèmes y sont abordés : les frontaliers (voir ci-dessus) et « la racaille », comprenez ces étrangers qui commettent moult forfaits dans notre bonne ville de Genève. Pour les étrangers malfaiteurs, on peut toujours discuter des mesures à prendre et notamment expulser ceux qui le méritent. (Pour les Suisses auteurs de mauvais coups, comme on ne peut pas les expulser, on les exporte : ils vont agresser d’honnêtes citoyens à Munich).

 

Bref, le MCG nous sert sa soupe habituelle, son brouet devrais-je dire. Aucune consistance dans le propos, aucun argument susceptible de tenir la route. Pour résumer au fond tout cela, il suffit simplement de dire « populisme ». Comme dirait l’humoriste Tex : « Quand on a dit ça, on a tout dit. »

 

Mais le pire est à venir citoyens. La haine des frontaliers, décrits comme arrogants et s’arrangeant entre eux pour éjecter les Genevois de leur travail tombe à mon humble avis sous le coup de la norme antiraciste, autrement dit l’art. 261bis du code pénal. Les frontaliers, sans distinction aucune - dont je suis, mais suisse… -  sont donc à l’origine de tous les problèmes de Genève, le chômage en tête. Il faut donc en finir. Il est intolérable que l’Etat autorise les frontaliers à venir faire la loi chez nous !

 

Je pourrais multiplier les citations haineuses du MCG, espèce de gangrène politique. Il n’y a qu’une solution pour la gangrène : l’amputation. Lors des prochaines élections cantonales, il conviendra de s’en souvenir. Ne nous laissons pas abuser par des sirènes qui chantent faux. Il n’y a rien à espérer de l’extrême droite.

 

Imaginez un seul instant Genève sans ses frontaliers : on ferme la moitié des EMS, on engage des employés de banque genevois pour remplacer les infirmières frontalières des HUG, on verrouille la frontière, on reste entre nous. On n’a vraiment pas besoin de gens compétents. Comme chef d’une mini PME, j’ai engagé des frontaliers parce que des Suisses m’ont dit qu’habitant sur la rive droite, ils n’avaient pas envie d’aller travailler sur la rive gauche…Ces frontaliers, je les rétribue au même tarif que les Suisses.

 

Alors, citoyens, ce n’est pas les frontaliers qu’il faut éjecter - même s’il y a quelques arrogants parmi eux - parce que Genève n’est pas viable sans une « regio genevensis » solide, avec la Haute-Savoie, le Pays de Gex et une bonne partie du canton de Vaud. Non ceux qu’il faut éjecter ce sont les tristes représentants du MCG.

Genève a déjà eu ce genre de mouvement ; il s’appelait « Vigilance » et a fini par rendre l’âme, si tant est qu’il en ait eu une.

 

Imaginez maintenant le MCG avec une majorité d’élus. Très honnêtement « ça me fout la trouille ». « On sait comment ça commence » aurait dit Jacques Prévert mais « on ne sait pas au juste comment ça va se terminer ».

 

Secrètement, je pense qu’ils espèrent, un jour ou l’autre nous la jouer, en solo pardi !

27/06/2009

Vive les jardins publics !

Ainsi donc le peuple de Genève sera probablement appelé à voter sur l'extension de l'OMC, parce qu'une poignée de nostalgiques veut protéger la rade de Genève et la conserver comme elle était au 19ème siècle ! On ne peut que féliciter le peuple genevois et ses politiciens du 19 siècle qui savaient que la rade conçue par eux était complètement aboutie. Il est intolérable qu'on puisse songer à un changement, même mineur.

Ouais ! En fait de rade, on est en plein délire politique. Certaines personnes veulent empêcher la construction d'une annexe à l'OMC, alors on sort l'artillerie lourde et l'on parle de menace sur la rade. Populisme quand tu nous tiens. Tout cela est malheureusement bien dans l'esprit de Genève : ne jamais être d'accord sur rien, critiquer toute désir de changement, regarder l'avenir dans un rétroviseur. Au fonc rester au 19ème siècle ! A se demander si Astérix avait de la parenté à Genève.

Pour ma part, si on me le demande, j'accepterai le construction de l'annexe de l'OMC, je suis favorable à la construction du CEVA et j'attends, ô sacrilège, la construction d'un pont sur la rade...

Et s'il y avait une nouvelle plage entre Baby Plage et le Port Noir, je n'en serai pas fâché non plus.

 

13/06/2009

Pascal Couchepin : un homme d'Etat ?

Pascal Couchepin a donc décidé - souverainement - de mettre un terme à son mandat. On ne reverra bientôt plus son sourire carnassier et l'on oubliera sa manière parfois cavalière de traiter ses interolcuteurs. Peut-être a-t-il secrètement pensé que le Conseil fédéral était composé de six Conseillers fédéraux et d'un homme d'Etat, un vrai : lui. Mais bref, il n'est pas le premier politicien à s'être laisser emporté sur la vague du pouvoir, à croire que son élection n'était que le résultat logique d'un parcours qui devait - forcément - le conduire au sommet.

Les résultats de sa politique ne sont malheureusement pas à la hauteur de "l'homme 'Etat". Son "show" dans le domaine de l'assurance-maladie ne parle pas vraiment en sa faveur. Pourtant on allait voir ce qu'on allait voir. Et on n'a rien vu. Notre ministre s'est enlisé dans un terrain qu'il savait pourtant bourbeux. Il n'a pas vraiment ménagé Mme Ruth Dreifus. Ce fut une erreur.

Si l'entêtement est une vertu d'Homme d'Etat, alors Pascal Couchepin mérite son titre. L'entêtement a cependant ceci de désagréable qu'il conduit à la surdité : on "voit" les gens parler, on ne les entend plus. Dommage.

J'ai toujours trouvé navrant que l'on confonde entêtement avec détermination.

Et pour finir, dans un grand délire médiatico-politique, on crie déjà "vive le roi" alors que le roi n'est pas encore mort...

TVA : VIVE L'EUROPE !

Lorsqu'on a remplacé le vieil Icha par la TVA, il ne falllait pas être grand clerc pour imaginer ce qu'il adviendrait - à terme - de cette taxe, puisqu'il ne s'agit pas d'un impôt. On fixe un taux de départ - modeste en Suisse - et on l'affirme la main sur le coeur qu'il n'est pas question de l'augmenter.

Mais voilà, l'Etat a toujours besoin de moyens supplémentaires - à son corps défendant bien entendu - pour réaliser les tâches que les citoyens lui ont confiées. Et comme il n'est pas facile de faire passer des augmentations d'impôt, on utilise la TVA selon la technique du saucisson. En ce qui concerne l'AI et si le peuple accepte l'augmentation de la TVA, nos politiciens loueront le peuple dont le sens civique est si développé.

Et comme ce sens civique est tellement développé, les autorités politiques de notre beau pays n'hésiteront évidemment pas "à remettre la compresse" dès que l'occasion s'en fera sentir. Il ne fait donc aucun doute que notre TVA atteindra dans un avenir plus ou moins lointain le niveau des TVA européennes.

Je me réjouis déjà d'entendre les arguments qui pousseront les autorités - toujours la main sur le coeur - à nous faire croire que la modeste augmentation de la TVA est la seule solution pour résoudre tel ou tel problème. Et le peuple, dans sa grande sagesse, d'acquiescer sans voir que la cuisine parlementaire lui fait avaler des couleuvres.