02/11/2008

Indigestion

Mais quand donc finira la campagne électorale américaine ? Elle dégouline de partout, envahit nos radios, nos télévisions, nos foyers. Les inévitables "experts" donnent de doctes avis sur une campagne qui aura coûté la peau du...enfin qui aura coûté les yeux de la tête, comme d'habitude, "mieux" que d'habitude.

J'ai beau essayer de me persuader que le locataire de la Maison Blanche est un personnage incontournable de la scène internationale, que les Etats-Unis exercent un contrepoids salutaire (?) dans l'équilibre du monde, je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi un pays dépense tant de dollars pour élire un homme alors qu'ils y en a des millions qui ont arraché la page d'un hypothétique dictionnaire à la page assurance maladie. Je n'arrive pas plus à comprendre pourquoi l'on injecte des milliards de dollars dans l'économie mondiale vacillante due aux délires de "spécialistes" alors que - tout le monde le sait - des millions de personnes - comme disait Prévert - ont le pain quotidien relativement hebdomadaire.

Mais ce qui me dépasse vraiment le plus, c'est que lorsque l'économie sera revenue à meilleure fortune, on cherchera encore des dollars pour les pauvres (ceux qui resteront, car tous les autres seront morts de faim) en prétendant prétentieusement qu'il faut d'abord investir et augmenter la croissance afin de mieux s'occuper de ceux qui n'ont rien.

Dans mon propre dictionnaire, l'économie en crise m'a arraché deux pages ; là où se trouvent deux mots qui me tiennent à coeur : partage et solidarité. Apparemment on peut s'en passer du moment que l'on va reconstruire sur les indices boursiers qui ne manqueront pas d'enrichir ceux qui arrachent les pages inutiles des dictionnaires.

O tempora ; o mores !

 

23/10/2008

Les "experts"

L'Hebdo ne manque ni d'air ni d'aplomb : un cahier spécial pour nous asséner les avis "d'experts" afin de (se) sortir de la crise ! La bourse est dans le métro, la récession guette aux Etat-Unis, les Etats européens injectent des centaines de milliards dans les banques avant que tout ne soit définitivement par terre,  tout cela aux frais de la princesse contribuable. Et, tout-à-coup, sorti du chapeau de l'Hebdo, les "stratégies gagnantes" (sic !). Maintenant que la crise est là, tous savent - évidemment - ce qu'il faut faire ; je n'en ai pas trouvé beaucoup (c'est un euphémisme) qui ont expliqué ce qu'il n'aurait pas fallu faire...
Ceux qui sont "accros" au jeu sont interdits de casino. Quand se résoudra-t-on à "interdire de banque" les "accros" à l'escroquerie intellectuelle ? Cela me rappelle Christophe Colomb dont on a dit qu'il serait parti sans savoir où il allait, qu'il serait arrivé sans savoir où il était, et tout cela avec l'argent des autres.
Au fait, dites-moi, qui a écrit : "Les hommes se croient intelligents, mais ils ne le sont jamais assez pour se rendre compte qu'ils ne le sont pas autant qu'ils pensent..." ?
Michel Sommer

17/10/2008

O tempora ! o mores !

Nous voilà donc une fois encore roulés dans la farine ! Le contribuable va - une fois encore - payer l'arrogance et l'incurie de certains banquiers sans scrupules. Ceux qui ont volontairement "oublié" que la banque était au service de l'économie, qu'elle n'était pas l'économie et que cette même économie était encore moins à son service.

Le Conseil fédéral essaie de faire avaler aux citoyens que les milliards "investis" dans l'UBS sont une nécessité. Tu parles...Sans doute les petits patrons et les petits épargants avaleront, mais de travers.

Je vais peut-être vous étonner, mais le sauvetage de l'UBS est sans doute la moins mauvaise solution, car si elle coule, la catastrophe serait encore plus énorme. Cela ne justifie nullement de prendre les habitants de ce pays pour des crétins. En accréditant la thèse de la nécessité, notre gouvernement passe comme chat sur braise l'origine de cette "cacade" : imprévoyance, incompétence, avidité, arrogance d'une classe bancaire dirigeante d'une rare fatuité. Et puis, dans ce petit pays, le copinage n'est jamais loin. Tout le monde se connaît mon bon Monsieur. Il serait inconvenant de se glisser des peaux de bananes entre décideurs.

Cette (triste) histoire me rappelle Christophe Colomb dont on a dit qu'il était parti sans savoir où il allait, qu'il était arrivé sans savoir où il était, tout cela avec l'argent des autres.

Rappellez-vous quand même, citoyens, que vous disposez quand même d'une arme redoutable : votre bulletin de vote. A la prochaine occasion, élisez des personnes pour qui le mot éthique a encore une signification, quels que soient leurs horizons politiques. Nous avons besoin de députés et de conseillers qui travaillent pour le bien commun et non pas pour perpétuer des pratiques douteuses - pour le moins - qui nous spolient avec la bénédiction d'un gouvernement qui lève les bras au ciel sans savoir où il va les reposer.

Dites-moi, qui a écrit : "les hommes se croient intelligents, mais ils ne le sont jamais assez pour se rendre compte qu'ils ne le sont pas autant qu'ils pensent..."

Michel Sommer

 

13/10/2008

ils sont 527 debout, ils ne seront plus que 80 à s'asseoir

J'essaie d'imaginer la tête des candidats à la constituante au soir du 19 octobre prochain : 80 heureux et un peu plus de 440 déçus. En lisant les propositions des candidats, d'où qu'ils viennnent, je me demande si l'on va vraiment écrire une constitution ou si l'on ne va pas créer un catalogue de tous les désirs, du plus cohérent au plus farfelu, du plus "citoyen" au plus partisan, du plus corporatiste au plus laïque...

Au fond, j'en viens à me demander si l'important n'est pas ailleurs. Quels que soient les élus et leur appartenance ou non appartenance, j'appelle de mes voeux que les 80 constituants travaillent dans un esprit d'ouverture et de respect en se rappelant que la constitution est pour tous, du plus modeste citoyen au premier magistrat du canton.

Comme candidat, je souhaite que le nouveau texte soit innovateur, ambitieux et ouvert sur le monde qui nous entoure. En cas d'élection, j'y viendrai non pas pour "m'opposer à" mais pour "travailler avec". Si cet esprit est respecté, nous ne devrions pas craindre un rejet du texte par les électeurs : tout le monde s'y reconnaîtra.

Emile de Girardin écrivait au 19 siècle :"Respect de la Constitution, car on connaît la Constitution qu'on a, mais on n'est jamais sûr de celle qu'on aura.

 

 

21/08/2017

Affaires très étrangères...

J'avais naïvement cru, après l'élection d'Alain Berset, que les affaires étrangères resteraient en mains socialistes. Que nenni. Didier le Transparent s'en est emparé, laissant au petit nouveau, le département de l'intérieur avec en prime tous les dossiers qui fâchent.

Mme Calmy-Rey a eu le mérite de "faire exister" la Suisse en dehors de nos petites frontières et d'avoir le courage d'affirmner des positions. Ca plaît ou non, mais c'est un fait. Que n'a-t-on entendu sur les prétendues bourdes de la ministre socialiste, de sa gestion catastrophique de l'affaire libyenne, de ceci et de cela et tout ce qui pouvait la discréditer à l'intérieur du pays. Bref pour beaucoup, MCR était une mauvaise ministre. Point barre.

L'arrivée de D.B. nous promet des lendemains qui ronronnent. Il est à craindre que le nouveau mninistre nous serve une soupe tiédasse, un brouet helvétique sans saveur. A force de ménager la chèvre et le chou, on finit par y être, dans les choux. Je peux imaginer que l'UDC Yves Nidegger sera content, lui qui appelle de ses voeux une Suisse neutre, jouant les bons offices lorsque cela se révèle nécessaire. Mais surtout ne pas faire de vague. La diplomatie, c'est secret.

Nous voilà donc rassurés. D.B. ne fera pas de vagues, il restera bien poli avec tout le monde, il ne se laissera pas pousser la barbe pour aller rendre visite aux gouvernements islamistes, contrairement au voile socialiste...Il pourra rendre au pays tout ce qu'on attend de lui : l'insignifiance, le secret bancaire excepté "non négociable". Il y a quand même un aspect positif : Didier Burkhalter parle allemand. Est-ce suffisant pour en faire un ministre ?

Les plus acharnés contre MCR prétendaient qu'elle était une mauvaise ministre des affaires étrangères.

D'autres, plus cyniques, prétendront qu'avec D. Burkhalter, on peut se passer de ministre des affaires étrangères.