Politique - Page 3

  • Juste un (triste) souvenir

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    Il y a cinquante-et-un ans, soit le 22 novembre 1963, le président John Kennedy était assassiné à Dallas.

    L'assassin présumé. Lee Harvey Oswald n'aura jamais la possibilité de répondre de ses actes puisqu'il y été lui-même assassiné par Jack Ruby.

    Aujourd'hui encore, ces deux meurtres alimentent la chronique et personne n'est en mesure d'affirmer qu'Oswald était seul responsable de son acte pas plus qu'il n'a été vraiment possible, à ce jour, d'écarter complètement une quelconque conspiration.

    John Kennedy, lui qui avait fait naître certains espoirs aux Etats-Unis, était vraiment mort.

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  • La colère est mauvaise conseillère...

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    Ainsi donc le ministre israélien des affaires étrangères a cru bon d'affirmer haut et fort à sa collègue suédoise que les relations entre Israël et les Palestiniens sont beaucoup plus compliquées que le montage d'un meuble Ikea.

     Je ne suis pas un spécialiste des affaires du Proche Orient, mais je crois pouvoir affirmer que le ministre israélien n'a probablement jamais été aux prises avec les instructions de montage d'un meuble Ikea... 

    Ira furor brevis est !

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  • Petit abécédaire . Aujourd'hui r comme référendum

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    Pris dans l'acception du Petit Larousse, un référendum "est une procédure qui permet à tous les citoyens de manifester par un vote l'approbation ou le rejet d'une mesure proposée par les pouvoirs publics."

    Et le référendum a plutôt le vent en poupe actuellement, qu'il s'agisse par exemple du vote des Ecossais sur une éventuelle indépendance, du souhait des Catalans d'organiser le même type de vote que les Ecossais ou encore le vote sur la Crimée, quand bien même la mesure n'était pas proposée par les pouvoirs publics.

    Quand un référendum relatif à l'éventuelle indépendance d'une région qui était plus ou moins autonome auparavant aboutit à un résultat positif, cela me réjouit et m'inquiète tout à la fois. Je m'explique. Il est toujours souhaitable que les citoyens puissent s'exprimer sur ce qui les concerne et cela en toute liberté. C'est un signe fort d'une démocratie qui fonctionne bien. Et bien sûr on ne peut que se réjouir d'un tel processus quand il respecte le droit interne et le droit international. La force de la démocratie est la fois de permettre aux gens de se déterminer et de leur laisser appliquer leur décision. La création du canton du Jura est à ce titre un bel exemple d'acceptation d'indépendance d'une région qui la souhaitait depuis longtemps !

    Mais la crainte qui se cache derrière une multiplication de référendums visant l'indépendance est qu'ils aboutissent à la création de nombreux nouveaux Etats. Et qui dit nouveaux Etat et nouvelles frontières dit aussi nouvelles possibilités de tensions et de conflits.

    Il est assez paradoxal que de nouveaux Etats aient accédé à l'indépendance en Europe pour aussitôt demander à intégrer l'Union européenne. Il est vrai qu'en Suisse, l'UE n'a pas bonne presse ni bonne opinion publique...ce qui est également paradoxal quand on considère sa propre organisation politique !

    Mais la politique n'est-elle pas (aussi) l'art du paradoxe ?

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  • Etat, vraiment ?

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    Je suis toujours étonné de voir avec quelle ignorance coupable la plupart des journalistes nomment les choses. Comme si reprendre - sans les vérifier - les termes de leurs collègues étaient un gage d'exactitude. Il n'en est évidemment rien. Mais tels des moutons, de trop nombreux journalistes, prétextant sans doute un monde qui va trop vite pour eux, se jettent sur des mots ou des expressions sans en saisir le sens véritable. Mais qu'importe puisque tout le monde "dit comme ça."

    On pourrait sourire évidemment d'une telle absence de professionnalisme lorsque les conséquences ne sont pas dramatiques. La confusion des points et des pourcents en est une bonne illustration. Le sourire devient nettement plus jaune quand les pseudo-scribouillards parlent depuis quelque temps de "l'Etat islamique". Quel abus de langage. D'abord parce qu'il pourrait laisser penser qu'il possède une légitimité puisque que précisément il est un Etat. Redoutable méprise. Et à force de répéter "Etat islamique", le lecteur va finir par imaginer que c'est vrai !

    Si mes souvenirs sont exacts, un Etat est caractérisé par trois éléments fondamentaux : un peuple, un territoire et une puissance publique originaire. Et dans le cas qui nous intéresse, je ne vois pas bien qui est le peuple, où se situe précisément le territoire. Quant à la puissance publique...

    Bref, il est parfaitement regrettable que les personnes qui sont en charge d'informer leurs concitoyens aient aussi peu de respect de la langue, de leurs lecteurs et finalement d'eux-mêmes. Le journalisme est un métier, pas une occupation.

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  • 21 août 1968...

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    Il y a 46 ans aujourd'hui que les troupes du Pacte de Varsovie envahissaient la Tchécoslovaquie. Cet événement faisait suite aux réformes engagées par Alexandre Dubcek qui s'éloignait dangereusement - selon Moscou - de la ligne imposée à tous les satellites de l'URSS.

    Le printemps de Prague, commencé dans l'euphorie, était stoppé net.

    Quelques mois plus tard, le 19 janvier 1969, un jeune étudiant, s'immole par le feu sur la place Wenceslas à Prague. Il s'appelait Jan Palach et il n'avait pas encore 21 ans.

    Deux autres jeunes hommes suivirent son geste et à leur tour disparurent en février et en avril. Ils avaient pour noms Jan Zajic et Evzen Plocek.

    Ce fut ensuite une longue période dite de "normalisation" qui obligea la Tchécoslovaquie à rentrer dans le rang surveillée par une équipe de séides fidèles aux ordres des caciques du Kremlin.

     

     

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  • L'encaveur encavé

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    Aucun commentaire particulier au sujet de cette triste affaire dont le Valais se serait bien passé.

    Comme quoi personne n'est à l'abri d'un coup de moût...

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  • Peuple souverain ?

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    Depuis le vote du 9 février, on entend du côté des vainqueurs surtout que le résultat démontre toute l'intelligence politique du peuple tout comme il offre au monde la vision paradisiaque de la démocratie dite directe.

    Ainsi donc le Conseil fédéral est-il chargé d'élaborer une loi d'application qui tiendra compte de la sanction populaire. On ne sait pas encore vraiment comment, mais enfin on verra bien...

    Il n'y a pas si longtemps, le peuple suisse s'est prononcé, dans des proportions à peu près identiques, sur les résidences secondaires. Là aussi, triomphe de la démocratie directe. Sauf que les Valaisans - pas tous -, mauvais joueurs, se répandaient en propos quas injurieux suite à la décision souveraine du peuple.

    Mais pour ce qui est de l'application, j'ai bien peur que l'on s'assoie allègrement sur le peuple souverain par une interprétation quasi scélérate de la décision populaire. Et curieusement, je n'ai pas entendu les partisans de l'initiative sur l'immigration dite massive (Je ne sais toujours pas à partir de combien de personnes on doit parler d'immigration massive) crier au scandale du non respect de la volonté populaire.

    Il serait opportun, lorsque que l'on s'époumone à qualifier notre démocratie dite directe de géniale et unique au monde, d'en être aussi le gardien et de dénoncer les entorses à son fonctionnement, même quand on est Valaisan.

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  • Petit abécédaire. Aujourd'hui F comme futurologie

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    Je cherchais une définition à la lettre f et au hasard de mes pérégrinations dans les méandres du Petit Larousse, je tombe sur "futurologie" et je me dis que ce mot est aussi intéressant que l'adjectif "fracassant" qui pourrait être accolé aux substantifs victoire ou défaite - tout dépend du côté où l'on sera - le 9 février prochain.

    Mais avant de savoir qui sera fracassé et comme personne n'est en mesure de nous prédire le résultat - pas même les astrologues, c'est dire ! - il faut bien s'essayer à autre chose. En politique, il paraît - comme l'a écrit une fois dans son blog P.Décaillet - que son vocabulaire s'apparente à celui de l'art de la guerre : il y a des campagnes, des attaques, des fronts, des victoires et des défaites. Mais en politique aussi, comme pour la guerre, il arrive un moment où il faut signer un armistice, s'entendre sur un traité de paix.

    Mais en ce moment et pour le 9 février, on en n'est ni à l'armistice ni au traité de paix. Ca tire à boulets rouges de tous les côtés, tout le monde accusant ceux d'en face d'être des ignares, des traitres, des vendus. Et quand on ne trouve plus de mots précis, ce sont alors tous des cons...

    Ainsi donc, et j'en viens à mon f comme futurologie, la Suisse, lors de ces périodes, devient un laboratoire de futurologues, à savoir ceux qui savent forcément ce qui va se produire si par malheur vous ne votiez pas comme eux. On se croirait dans la foret des Carnutes, chaque druide helvète cherchant à épater l'autre.

    Mais comme disent les scientifiques et selon le principe de précaution, gardons-nous des effets de la potion magique helvétique. Ses effets ne sont que momentanés. Faudra bien retourner dans la foret des Carnutes pour trouver de nouvelles techniques. Et là-bas, tous les druides ne sont pas helvétiques.

     

     

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  • Petit abécédaire. Aujourd'hui D comme Davos

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    L'ouverture à Montreux de l'improbable conférence sur un cessez-le-feu plus ou moins immédiat des hostilités et avec le secret espoir, d'un côté, de se débarrasser de Assad, et de l'autre de tordre le cou à tous les terroristes qui veulent s'emparer du pouvoir à Damas, l'ouverture donc de cette conférence a passablement éclipsé l'ouverture du WEF, autrement dit le Forum économique de Davos.

    Le président iranien, qui n'a pas été  invité à Montreux (Tout fout le camp, y compris la diplomatie !), a finalement décidé qu'il irait quand même en Suisse et a fait réserver une chambre ou une suite dans un palace davosien. Et notre brave Darius Rochebin - qui veut toujours qu'on le pardonne - s'est empressé d'aller à la rencontre de l'illustre président à la barbe remarquablement entretenue. On serait presque tenté de prendre les déclarations de Hassan Rohani pour argent comptant. Son côté posé et reposé, sa civilité, son calme face aux (im)pertinentes questions de Darius force le respect. Pour Hassan Rohani, la réouverture d'une ambassade américaine à Téhéran est du domaine du possible. Et d'ailleurs, il aime bien dire et répéter que tout était possible. Finalement je me demande si je ne l'aime pas un peu davantage que le précédent président. Mais en Iran, comment dire, il faut se méfier des édiles qui ont un discours modéré. Il n'est pas rare qu'ils finissent par avoir des ennuis avec le guide suprême Ali Khamenei. Je ne connais pas parfaitement l'organisation politique de l'Iran, mais ce guide suprême, comme son nom l'indique, est une espèce de représentant d'Allah ou du prophète et qu'il n'est guère sensé de contester ses avis éclairés. Alors évidemment, quand votre patron c'est le prophète, ça oblige la démocratie à un peu plus de modération : vous avez pas mal de droits et notamment celui d'être d'accord avec lui.

    Ok - oui la transition est osée - mais le WEF ne se résume pas aux déclarations d'un président. Ils sont nombreux ceux qui se pressent aux portillons économiques. Tous ont leurs solutions aux problèmes du monde. Ils ont d'ailleurs tellement de solutions qu'ils en oublient les problèmes. Et c'est là qu'interviennent les économistes de tous poils venant au secours des politiques en déclarant doctement : avez-vous des solutions ou faites-vous partie du problème ? Et puis il y aura aussi d'innombrables discussions entre gens de bonne compagnie et de bons comptes en banque - ce n'est pas le tout d'avoir des choses à dire, encore faut-il avoir les moyens d'aller les dire - qui ne déboucheront que sur quelque déclaration fumeuse sans véritable portée.

    Mais le pire - si, si - c'est le comportement des habitants du lieu. M. Klaus Schwab l'a dit et répété. Les Davosiens à qui le WEF fait une pub d'enfer - c'est le cas de le dire - doivent cesser de se plaindre, sinon on va dé-lo-ca-li-ser. Franchement se plaindre juste pour des policiers dans tous les coins, des interdictions en tous genres, les tiers-mondistes qui ne peuvent même pas venir manifester, le prix des chambres à faire exploser vos calculettes, des hélicoptères qui fait voltiger la neige, est un manque de goût qui frise l'indécence.

    Moi, à la place de M. Schwab, je n'hésiterai pas à me mettre en relation avec V. Poutine. Au cas ou le déménagement se révélerait indispensable, il serait sans doute possible d'envisager le WEF à Sotchi. Dès après les jeux il y aura de la place. Et avec les infrastructures mises en place, ça ne devrait pas trop ternir l'image du WEF.

    Quant à Davos elle redeviendrait ce qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être : une belle station de ski.

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  • Des immigrants pour nos retraites

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    Ainsi donc nous allons retourner aux urnes pour savoir si nous devons limiter ou non "l'afflux massif" d'étrangers selon l'idéologie de certains partis suisses qui souhaitent se protéger des étrangers comme on se protège du sida en mettant des préservatifs.  

    Si le port de préservatifs est une évidence pour éviter la contamination par le VIH, il n'est de loin pas certain que la fermeture des frontières soit la solution aux problèmes que rencontrent notre pays, et en premier lieu le chômage. Et faire travailler encore plus de Suissesses pour stopper l'arrivée de migrants paraît à première vue une solution peu contestable parce qu'elle met le pays à l'abri d'une immigration non contrôlée.

    Il est une question que les initiants n'ont pas vu ou pas voulu voir en lançant leur initiative. Le taux de renouvellement de la population est dans notre pays beaucoup trop bas pour assurer à terme des retraites raisonnables pour tous. En un mot comme en cent, les femmes suisses (et les hommes !) ne font pas assez d'enfants , ce qui pourrait bien mettre nos institutions sociales en danger à terme.

    Il est incontestable que les immigrants font davantage d'enfants et qu'il s'agit là d'un critère à ne pas négliger si l'on ne veut pas que nos retraites et autres assurances sociales ne rétrécissent comme peau de chagrin.

    M. Berset peut proposer n'importe quelle solution pour assurer aux Suisses des retraites qui ne devraient en aucun cas diminuer. Mais quelle que soit la solution choisie, il ne saurait être question de faire l'économie du réflexion approfondie de la natalité et de son taux qui a une tendance fâcheuse à baisser, signe évident que le financement de nos retraites est loin d'être assuré.

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