Politique - Page 4

  • Pourquoi il faut croire à l'Europe

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    Au hasard de la lecture d'une revue dans un cabinet médical, je tombe sur un éditorial intitulé "Pourquoi il faut croire à l'Europe". D'entrée je me dis qu'il faut une sacrée dose d'optimisme pour oser écrire une plaidoirie pour l'Europe !

    L'éditorial en question est signé Eric Meyer, rédacteur en chef de Géo (France). Chaud partisan de la libre circulation des personnes - sans pour autant tomber dans l'angélisme - E. Meyer affirme :"La notion de frontière n'est pas seulement affaire de géographie, mais aussi de psychologie. Les barrières ont beau avoir disparu des routes, elles demeurent dans les esprits, et ce faisant, dans les comportements, les lois, les normes. Le mythe d'une "Europe sans frontières" a fait long feu. Et ce serait même une bonne chose ainsi, disent les voix qui s'élèvent pour dénoncer cet "espace de libre circulation" qui ferait disparaître les identités, cette Europe symbole avancé d'un espace mondialisé, ouvert à tous les vents.(...)""après tout, comme l'explique Régis Debray dans "Eloge des frontières" (Gallimard 2010), l'existence d'une limite est une marque de reconnaissance de l'autre."

    Et Eric Meyer de poursuivre : "Mais là réside le danger. Nous traversons une époque où le mot Europe désole et agace (...)". Toujours selon l'auteur l'Europe serait une marque d'espoir pour 38 % des Français en février 2013 alors qu'ils étaient encore 61 % à y croire en 2003. "Quant à la libre circulation, il ne se passe pas un mois sans qu'un homme politique évoquant "les dangers aux frontières", la "porosité" de l'espace européen, y aille de sa diatribe contre "l'esprit de Schengen".

    Eric Meyer, après avoir encore rappelé que depuis 1991, 28500 km de frontières nouvelles ont été tracées dans le monde et que de nouveaux murs ont été érigés, est cependant convaincu qu'il fut croire à l'esprit européen, à l'esprit de Schengen. Il termine ainsi son éditorial :"A Neuf-Brisach, pas loin du Rhin, là où chacun va et vient aujourd'hui comme il le veut, se dresse un fort Vauban. Très joli, classé au patrimoine mondial de l'Unesco, mais qui rappelle aussi que sous les rides de la vieille Europe, les barbelés, les tranchées, les barrières et les tourelles ont existé. Et que la conquête de la liberté de circulation a été payée au prix fort."

    Il est clair qu'en Suisse et à Genève en particulier le plaidoyer de ce journaliste passe mal. Il suffit de voir les gesticulations de tous ceux qui sont opposés aux frontaliers, aux Rroms, entre autres, dans notre petit canton, pour mesurer le fossé qui nous sépare encore de l'Europe. A court terme, cette opposition massive et sans nuances peut faire illusion, parce que nous restons dans le domaine de l'émotionnel et que c'est bien pratique d'affirmer que les raisins d'à côté sont trop verts ! Il y a des partis qui ont fait du rejet de l'autre leur plateforme électorale et ne se gênent pas de faire des frontaliers, de Schengen, de l'Europe les sources de tous nos maux. Il est en effet plus facile de s'en prendre aux autres que de chercher les erreurs dans son propre camp lorsque cela se révèle nécessaire.

    On pense ce que l'on veut de l'Europe, mais elle existe depuis 1957. On pense ce que l'on veut du traité de l'espace Schengen, mais il existe. On pense ce que l'on veut de la monnaie unique, mais elle existe.

    Certes l'Europe est loin d'être parfaite mais rien n'est immuable. Elle peut changer et même pour ses pires ennemis, elle est amendable. Mais il faut y croire et vouloir participer. N'y a -t-il pas un peu d'arrogance à dire à l'Europe :"Si et quand cela ira mieux avec votre machin, faites-le nous savoir, on pourra toujours en rediscuter...

    Mais hélas les frontières ont la vie dure ! Il est vrai que lorsque l'on voit la difficulté qu'il y a à opérer des fusions de communes pour des raisons généralement égoïstes, on ne peut s'empêcher d'imaginer que le Grand Genève n'est pas encore pour demain. Peut-être même pas encore pour après-demain. Ce qui n'empêche nullement d'y travailler avec acharnement, de tous côtés. Avoir un horizon plus large ne pourra qu'être bénéfique à tous.

    Voilà pourquoi il faut croire à l'Europe. J'y crois. Sans naïveté mais avec ferveur.

     

     

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  • Visionnaire, je vous dis...

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    Pascal Décaillet parlait récemment dans un de ses billets de "révolution conservatrice" et de sa possible, voire probable émergence après les élections genevoises du mois d'octobre. On partage ou non l'analyse de Pascal Décaillet, mais là n'est pas l'essentiel.

    En feuilletant puis en lisant attentivement l'opus "tous ménages" du MCG, qui déverse, une fois de plus son fiel sur la République, je me dis que la révolution conservatrice a de très beaux jours devant elle ! Bien sût il appartiendra aux citoyens de se déterminer et de suivre le Prince du MCG, souvent machiavélique, le génie en moins.

    Inutile de dire qu'aucun candidat du MCG ne figurera sur mon bulletin pour le Grand Conseil pas plus d'ailleurs que pour le Conseil d'Etat. Ce qui est loin de signifier que je voterai compact pour l'un des autres partis.

    Inutile aussi d'essayer de trouver des arguments probants pour contrer le discours du MCG. : il ne se place pas sur le terrain des arguments, mais sur celui de l'émotion et de la croyance. "Avec nous, tout ira mieux" nous dit le MCG. Plus de problèmes de circulation à Genève, des caisses-maladie pratiquement gratuites, des Conseillers d'Etat et des députés la hauteur (de quoi au juste ?), plus de frontaliers, sécurité publique garantie, plus de Roms, plus de dealers (venus en bus), Genève aux Genevois quoi !

    Nonante-neuf candidats pour le Grand Conseil. Je me demande qui sera le malheureux centième élu.

    Et avec leurs cousins de l'UDC, on n'est pas sortis de l'auberge. En réalité on ferait mieux de ne pas y entrer.

     

     

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  • Chèvre-émissaire...

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    Il ne fait pas toujours bon être Conseiller fédéral ! Et ce n'est pas Mme Evelin Widmer-Schlumpf qui me démentira aujourd'hui. De tous côtés, ou presque on l'accuse d'avoir vendu la Suisse aux Etats-Unis parce que l'accord "négocié" avec Washington est très nettement à l'avantage des Etats-Unis. Un contrat léonin, diront certains : tout pour l'un, rien pour l'autre !

    Il n'est pas inutile de rappeler que si la situation est à ce point désespérée pour la Suisse, l'erreur - que dis-je, la faute - en revient d'abord à certaines banques suisses qui ont cru avec l'arrogance qu'on leur connaît qu'on pouvait - sous couvert de secret bancaire - s'asseoir sur les lois, surtout celles d'autres pays.

    Mais les pires délits ont une fin. Les banques coupables sont démasquées et il faudrait que le Conseil fédéral volent (le terme n'est peut-être pas bien choisi !) à leur secours. Franchement, est-il vraiment des compétences du Conseil fédéral de couvrir ce que le droit international reprouve. Bien sûr, on peut se draper du mythe des Habsbourg en hurlant à tout va que l'étranger n'a rien à imposer chez nous, que nous sommes souverains et que nous n'avons de leçons à recevoir de personne. Bien sûr, bien sûr ! Mais ce ne sont pas des leçons que nous recevons, mais des baffes. Et elles font d'autant plus mal qu'elles sont méritées.

    Comment un petit pays comme la Suisse - certes indépendant, comme n'importe quel autre - a-t-il pu croire qu'il pourrait défier les grands, surtout à une époque où l'argent est rare. Comment a-t-il pu imaginer que le secret bancaire n'était "pas négociable". Comment peut-il imaginer que l'Europe va lui faire des courbettes et accepter ses desiderata pour des ordres. Comment rester "scotchés" sur des valeurs d'un temps révolu en accusant les autres de ne rien comprendre à notre pays. Il y aurait encore mille comment à se poser. Mais il semble qu'en Suisse, la "révolution conservatrice" comme l'a joliment décrite Pascal Décaillet dans l'un des ses billets, soit en marche ! En marche vers quoi, vers quelle destination ? Le repli sur soi et le dénigrement des autres sauf quand cela sert ses intérêts.

    Aura-t-on une fois le courage dans ce pays d'affronter les vrais problèmes, de les discuter ouvertement, sans tabous et avec détermination plutôt que de chercher des faux-fuyants et des boucs-émissaires qui sont des proies faciles. Continuons à nous conduire comme des gamins capricieux. Nous allons dans le mur. Celui que nous nous construisons nous-mêmes. Et quand nous serons dedans personne ne viendra nous dégager. La Suisse n'est qu'un minuscule point sur la carte du globe.

    P.S.: je viens de recevoir le dernier opus du MCG dans ma boîte aux lettres. Ca ne me rend pas très optimiste quant à l'ouverture de notre pays. Je n'ose même pas parler de Genève...

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  • lettre à un ami égyptien que je ne connais pas encore

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    Cher Ami,

     

    Je ne suis jamais allé en Egypte. Et pourtant je brûle d'envie de te connaître. Peu m'importe que tu sois musulman (j'insiste sur ce terme), copte ou simplement issu de la société civile sans appartenance religieuse rigoureusement définie.

    Depuis que votre président a été destitué pour des raisons que certains trouvent justes alors que d'autres les considèrent iniques, j'ai peur. Oh, certes pas pour moi qui habite dans un pays démocratique que certains s'ingénient à placer trop à droite ou trop à gauche de l'échiquier politique. Les critiques fusent dans tous les sens et les pseudo-parangons de démocratie hurlent - c'est un comble - à la captation du pouvoir.

    Vous êtes des millions d'Egyptiens à vouloir la démocratie. Qui vous en blâmerait ? Vous avez chassé Hosni Moubarak, vous avez voté, élu un président dans de bonnes conditions et c'est justement à partir de ce moment que cela commence à "coincer". Avez-vous bien compris que la démocratie ne consiste pas à s'approprier le pouvoir comme cela semble avoir été le cas. Non la démocratie est un jeu subtile dans lequel les minorités ont leur mot à dire et dont la majorité peut tenir compte. Et souvent elle y consent. Par jeu politique ou par nécessité.

    Ami, je ne te connais pas encore, mais je t'encourage à tendre la main. Non pas pour manifester ton hostilité envers les "autres", mais pour les amener à discuter de ce que vous pourriez faire ensemble dans le respect de tous. C'est-à-dire accepter que ceux qui ne pensent pas comme toi ne sont pas des ennemis mais "simplement" des adversaires qui cherchent aussi à faire évoluer le pays. A ce sujet, n'oublie jamais cette phrase d'Helvétius : "Les hommes sont si bêtes qu'une violence répétée finit par leur paraître un droit."

    Oui, je sais, mon discours est plein d'une immense naïveté. Et le méchant ce n'est pas toi. Et les autres disent la même chose. Alors s'il n'y a pas de méchants, comment se fait-il qu'il y ait autant de violence dans votre pays ? J'imagine que l'armée sera citée et que c'est elle le bouc-émissaire.

    J'ai hâte de te connaître, peu importe que tu représentes les frères musulmans, les coptes ou n'importe qui d'autre et si tu es élu dans une assemblée démocratique, j'aurai plaisir à suivre ta politique que tu négocieras avec celle des députés qui ne partageront pas forcément tes idées. Mais vous vous respecterez. C'est la sagesse même...et le début de la démocratie, celle qui se nourrit aussi de son opposition parlementaire.

     

    A très bientôt et bonne chance

     

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  • Plus égale que les autres ?

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    La phrase de La Fontaine "que vous soyez puissant ou misérable" résonne encore de nos jours comme un avertissement. Lorsqu'il s'agit de business - mais s'agit-il seulement de business ? - il convient de se demander si le refus de montrer un sac à une personne de couleur relève du racisme ou plus bêtement d'une peur - sans fondement ? - de se faire arnaquer.

    Il y a quand même une chose qui me dérange dans cette affaire. Refuser de montrer un objet à une personne de couleur relève du racisme alors que si la personne avait été blanche c'eût été "simplement" une affront, une humiliation.

    Sans vouloir minimiser le moins du monde les actes racistes, les délits de faciès et autres interdiction de piscine aux réquérants, il faut bien se rendre compte que cette malheureuse affaire de Zurich, parce que la protagoniste est une vedette des médias, fortunée et célèbre, prend des proportions surmédiatisées.

    S'il s'était agi d'une requérante d'asile dans la même situation, j'entends d'ici le bon peuple crier au scandale que les réquérantes n'ont rien à faire dans les boutiques de luxe.

    Le racisme ne se mesure pas à l'aune de la richesse de l'offensé(e).

     

    Enfin, j'ai un certain respect envers la propriétaire de la boutique qui a pris le défense de son employée. Dans d'autres boutiques, il n'est pas inimaginable de penser que la "fautive" aurait été priée d'aller voir au bord de la Limmat s'il y avait du travail.

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  • Suisse accueillante ?

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    Je viens de lire le discours de M. Cerutti, maire de Vernier. Excepté le fait que la Suisse ne compte pas 26 cantons, mais 23 dont 3 divisés en 2 demi-cantons, M. Cerutti dit notamment : "En prêtant serment de se défendre mutuellement contre toute menace venant de l’extérieur, en se prêtant assistance contre le futur envahisseur, les Suisses de 1291 ont permis la création d’une démocratie remarquable et accueillante.(...)"

     

    Accueillante, vraiment ? A voir le nombre d'initiatives visant à n'accueillir que le minimum d'étrangers, à voir le MCG s'acharner sur les frontaliers, à voir le peuple accepter un durcissement de la loi sur les demandeurs d'asile, je m'interroge sur le sens du mot "accueiillant".

     

    En fait j'imagine que c'est un peu comme dans Astérix en Corse je crois : "J'aime les étrangers surtout quand ils restent chez eux."

     

    C'est cela une des valeurs suisses dont on nous rebat les oreilles afin de nous faire croire que l'on est meilleur que les autres ?

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  • Yaka et Yfokon, les deux mamelles du MCG

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    Le dernier "opus" publié par le MCG, intitulé sobrement "Sortons Genève du bourbier" ne devait faire rire personne. Il faut au contraire s'inquiéter des propos malfaisants de cette formation qui, s'ingéniant à hurler qu'il importe de rendre Genève aux Genevois, y va de sa croisade anti-tout, et notamment les frontaliers qui sont aussi nocifs que les "dealers" et les mendiants, sans oublier les détenus, les clandestins, etc.etc.

    Les belles promesses rendant les fous joyeux, il n'est pas étonnant qu'un certain nombre de personnes, ne sachant elles-mêmes donner de la voix, donnent la leur au MCG, croyant faire oeuvre d'utilité publique. Yaka et Yfokon sont les maîtres-mots de ce Mouvement. Ils sont les seuls à posséder les solutions ! Votez MCG et vous n'aurez plus de frontaliers, plus de mendiants, plus de clandestins, plus de dealers, plus rien quoi !

    Mais malheureusement, aligner des arguments cohérents et cartésiens contre les "solutions" proposées par cette formation qui ne fait pas de politique mais essaie tout pour s'emparer du pouvoir, ne sert à rien. Le MCG mise sur des éléments émotionnels tels que la peur, la haine, le rejet et pourquoi pas le mensonge pour arriver à faire main basse sur Genève.

    Yaka et Yfokon donc. Mais sans un mot sur les moyens financiers et humains pour y parvenir. Bien sûr les Genevois diront ce qu'ils veulent en automne prochain : l'Eden MCG ou le Bourbier.

    Mais si "sortir Genève du bourbier" nous conduit à nous mettre dans la me..., qu'aura t-on gagné ?

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  • Faut-il changer ou continuer ?

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    Ejecter ou réélire ? A chaque renouvellement de nos assemblées d'élus et des membres de nos gouvernments cantonaux nous revient comme les pommes en automne la question de savoir à qui donner sa voix ! Une chose est certaine : les nouveaux - ceux qui n'ont jamais exercé de fonctions législative et/ou exécutive ont évidemment l'avantage de n'avoir aucun bilan à traîner derrière eux ! Et tout le monde sait que les bilans ça s'interprète ! Les nouveaux, soutenus par des partis plus ou moins en odeur de sainteté selon les époques s'appuient sur des promesses que nombre de citoyens ont envie de croire. Ils oublient de prévenir que chez nous le pouvoir, ça se partage souvent.

    Les anciens, ceux qui aimeraient se faire réélire, profitent d'un côté de l'inertie du citoyen qui vote pour un parti et qui ne regarde pas le nom des candidats inscrits sur les bulletins et de l'autre côté sont jugés sur ce qu'ils ont réalisés, ou plutôt sur ce qu'ils n'ont pas réalisés, autrement dit les promesses non tenues !

    Le citoyen, qui n'est pas forcément un fin connaisseur de la politique, va devoir trancher en son âme et conscience. "A qui donner ma voix ?" A ceux qui disent qu'il leur faut encore du temps pour venir à bout des problèmes ou à ceux qui savent déjà qu'ils ne seront pas en mesure de tenir leurs promesses. Choix cornélien !

    Et si la solution, c'était de voter pour des personnes, uniquement des personnes en faisant abstraction des partis. Personnellement je vote pour des personnes qui me paraissent à même de faire avancer le canton de Genève et qui me semblent avoir une vision. Des hommes et des femmes qui n'oublient pas qu'ils sont au service des citoyens et que leur tâche principale ne consiste pas simplement à se faire réélire.

    Evidemment, me direz-vous, ma vision est un peu idyllique. Pour beaucoup, la simple présence au gouvernement ou au parlement prime sur le programme (pour autant qu'il y en ait un). Souvent ils nous offrent de magnifiques pantalonnades mais ne supportent pas les vestes...Ils se prennent au sérieux et méprisent les autres qui souvent font de même...

    Aussi bien, lorsque viendra le moment de renouveler notre parlement et notre gouvenement, que chacun fasse de son mieux et choisisse les personnes qu'ils considèrent capables d'apporter quelque chose de constructif au canton et à ses habiants.

    J'ai aussi envie de dire aux élus :"faites de votre mieux". Je ne suis cependant pas certain que ce soit leur première préoccupation. Dommage !

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  • 75 millions pour la campagne de M. Minder !

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    J'apprends par la TdG qui rapporte les propos de 20 minutes que M. Vasella va toucher 75 millions de nos francs (forts au demeurant !) pour qu'il s'engage à ne pas passer à la concurrence.

    Tous les chercheurs qui ont signé des contrats de travail avec leur société, dont une clause au  moins concernait la non-concurrence, doivent en être verts de rage. A moins qu'ils ne soient simplement adeptes d'une éthique bien comprise.

    Je me demande comment il faut interpréter ce deal.

    Mais quoi qu'il en soit, au moment où le peuple suisse va devoir s'exprimer sur l'initiative Minder les 75 millions accordés à M. Vasella seront les bienvenus - indirectement bien sûr - pour contrebalancer les quelques millions dépensés par EconomieSuisse pour faire échouer le texte soumis au peuple.

    75 millions de pub pour une initiative sans avoir un sou à débourser. M. Minder doit y voir un signe du destin !

    Merci qui ?

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  • Je penche plutôt pour un non

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    Je viens de terminer la lecture "in extenso" du projet de nouvelle constitution. Et bien, pour être franc, elle ne casse pas trois pattes à un canard. Prétendre qu'on entre de plain pied dans le 21ème siècle avec "ça" n'émane pratiquement que des constitutants, semble-t-il très satisfaits du texte proposé.

    (...) mais qu'est-ce qu'on peut bien lui trouver à la constitution actuelle, pour refuser d'un revers de main le projet de nouvelle constitution ? (...) se demande M. Murat Julian Alder. On y trouve davantage d'audace en 1847 qu'il en manque à celle qui nous est présentée aujourd'hui. Et si l'on se permet de comparer deux textes séparés par plus de 150 ans, c'est sans doute que le plus récent, compte tenu de l'évolution de la société et du monde dans laquelle elle se débat, manque singulièrement de consistance.

    Il ne suffit pas de nous proposer une législature de 5 ans, une formation obligatoire jsuqu'à 18 ans et un encouragement à construire des logements pour faire illusion. En n'entre pas dans le 21ème siècle, on reste tout juste dans le 20ème !

    Il y a, parmi les 237 articles contenus dans le projet, de nombreux points qui n'intéresseront jamais le législateur. De nombreux articles resteront lettre morte. Parmi ceux-ci, l'art. 166 consacré à  l'accès aux rives du lac et des cours d'eau :

    "L'Etat assure un libre accès aux rives du lac et des cours d'eau dans le respect de l'environnement et des intérêts publics et privés prépondérants."

    Avec cela, on n'est pas près de se promener à pied de l'OMC à Versoix en longeant les rives du lac ! (Qui définira les intérêts privés prépondérants ? Il eût été utile de mettre " l'Etat assure un libre accès en continu aux rives du lac...)

    C'est un point mineur, me direz-vous. Peut-être. Les citoyens aimeraient néanmoins pouvoir se balader le long du lac et se demander pourquoi, à Genève, la politique partisane étroite, l'emporte trop souvent sur l'intérêt général.

    Le dogmatisme contre l'arrogance, à moins que cela ne soit le contraire.

     

     

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