Politique - Page 5

  • Quand le dédain risque de vous exploser en pleine figure ou la bêtise des présidents français

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    Cela fait déjà deux législatures que les présidents français dédaignent la Suisse sous des prétextes futiles. Mme Eveline Widmer-Schlumpf vient d'en faire la douloureuse expérience avec M. François Hollande qui a poliment (?) éconduit la présidente de la Confédération : il ne viendra pas en Suisse. Il est évident que la Suisse n'est pas le centre de la Terre (Même si elle en rêve parfois...). Il aurait été néanmoins convenable que M. Hollande accepte l'invitation de son voisin, ne serait-ce que pour améliorer ou restaurer des relations de bon voisinage que son prédécesseur avait mis tant de hargne à malmener. Prenons-en acte.

    Il est vrai que pour les médias français, voir Nicolas Sarkozy pavaner avec son "ami" Barack devant les caméras avait une toute autre allure que de serrer la main à Mme Calmy-Rey qui a dû se contenter de voir son interlocuteur tapoter sur son téléphone mobile. En plus du mépris, de l'impolitesse. Nicolas Sarkozy possède des qualités que l'on ne soupçonnait pas !

    Quant à François Hollande, qui dégringole (déjà) dans les sondages, il ne fait guère mieux. En fait pas mieux du tout ! Il snobe la présidente de la Confédération. Bon, elle s'en remettra, à n'en point douter. En fait ce doit être d'une certaine jouissance que d'être ignorée par des ignorants !

    Mais par delà les effets de manches, le mépris, le dédain de certains parlementaires français qui n'ont pas encore réalisé que Paris n'était pas le centre du monde et qu'il ne suffit pas d'accuser la Suisse de tous les maux (n'est-ce pas M. Montebourg ?) pour que l'Hexagone soit soudainement plus grand !

    M. François Mitterrand avait eu l'intelligence de nous rendre visite sans qu'il en sorte diminué  politiquement.

    Attention, M. Hollande, sur ce coup, vous avez allumé un pétard avec une mèche certes assez longue. Il finira néanmoins par vous sauter à la figure. Il sera alors trop tard pour vous plaindre. Ce n'est pas une erreur de vous venez de commettre, c'est une faute.

     

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  • Bip...bip

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    Souvenez-vous. Hier 4 octobre on a célébré le lancement du premier satellite artificiel de l'histoire humaine : Spoutnik 1. Il y a exactement 55 ans les Soviétiques lançaient donc le premier objet mis en orbite autour de la Terre en même temps qu'ils lançaient un formidable défi aux Américains qui se sont laissé surprendre.

    Le modeste "bip bip" que l'on pouvait entendre alors à la radio suffisait à nous faire rêver et nous entraîner dans des voyages interstellaires dont on ne mesurait pas forcément les difficultés. N'importe, le match était commencé et il faudra 12 ans aux Américains pour, en quelque sorte, reprendre la main ... et mettre le pied sur la Lune. C'était le 21 juillet 1969. Et l'astronaute Neil Armstrong, décédé le 25 août dernier, en aura été le héros malgré lui, lui qui ne cherchait visiblement ni honneurs ni célébrité.

    Quand je vois les enfants de maintenant regarder d'un oeil distrait le départ d'une fusée, je pense avoir été, d'une certaine manière, privilégié de vivre ces événements uniques. Mais la roue tourne, la vie continue et je suis sûr que les enfants d'aujourd'hui auront le privilège de vivre les leurs !

    Bip...bip

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  • Une Constitution ? Pourquoi faire ?

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    Nous allons voter pour accepter ou refuser une nouvelle constitution pour Genève. Le matériel de vote et le texte complet nous sont parvenus.

    Je ne sais pas encore si j'aurai le courage de lire les 237 articles pour me forger ma propre opinion. Les opposants et les partisans déclarent avec une égale conviction qu'il faut dire non, qu'il faut dire oui ! Allez vous y retrouver.

    Ce que je sais, en revanche, c'est d'avoir assisté aux travaux d'une assemblée constituante dont la principale vertu n'a pas été l'échange serein d'idées, mais au contraire une guerre de tranchées partisane dont l'avenir de Genève n'était pas la principale préoccupation. Traurige Genferei.

    Le taux de participation à ce vote donnera une bonne indication - quel qu'en sera le résultat - de l'intérêt que les citoyens de Genève portent à un texte que l'on dit pourtant fondamental.

    La seule chose dont je suis sûr : je voterai.

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  • M. Varone en mauvaise posture ?

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    Ainsi donc M. Varone, commandant de la police valaisanne, est de retour en Suisse, après une bien gênante mésaventure. Mais pour lui, se retrouver au milieu des siens est certainement le principal. On croit volontiers que M. Varone n'a jamais contrevenu aux lois suisses (Le contraire serait d'ailleurs un comble pour un commandant de la police). On est en revanche complètement surpris d'entendre le serviteur de l'Etat valaisans, affirmer - avec un brin de naîveté ? - qu'il ignorait la loi turque sur les biens culturels. On peut lui laisser le bénéfice du doute.

    Cela dit, M. Varone est donc libre mais non (encore ?) acquitté. Il risque des années de prison. Sans vouloir juger de la sévérité ou non du code pénal turc en pareille occurrence, on se demandera à juste titre quelle sera la position du candidat potentiel au conseil d'Etat valaisan s'il devait faire l'objet d'une condamnation en Turquie. En cas d'acquittement, l'affaire en reste là. Ne resteraient que le mauvais souvenir et quelques cauchemars. Mais s'il devait écoper d'une peine quelconque, sa position en Suisse pourrait singulièrement se compliquer.

    Il faudra d'abord que M. Varone prenne une décision importante : se rendra-il à un procès où il risque de se voir embastillé pour une ou deux "législatures". S'il ne s'y rend pas (ce que personnellement je comprendrais très bien) et qu'il est condamné, il pourrait perdre une chance de siéger au Conseil d'Etat, ce qui n'est au fond pas dramatique. Mais en ce qui concerne sa fonction de commandant de la police, la situation me paraît plus ambiguë : peut-on continuer à occuper une telle fonction avec un casier judiciaire, fût-il turc ? Je n'ai pas la réponse à cette question. M. Varone a certainement quelques ennemis politiques qui se chargeront d'exploiter la situation.

    Ramasser des pierres dans la nature n'est jamais anodin.

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  • Ce que le public ne sait pas...

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    Voici un texte, récemment reçu, qui semble bien troussé pour être porté à la connaissance du plus grand nombre.

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  • Mon programme en dix (coups de) poings (sur la table)

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    1. Installer 100 conteneurs dans la zone aérportuaire pour les députés et les inviter à tester les conteneurs-cellules.

    2. Les criminels ne doivent plus faire la loi à Genève. M. E. Stauffer non plus.

    3 .Pour la tolérance, il faut envisager la réouverture de maisons.

    4. les criminels qui arrivent en avion sont priés de s'annoncer préalablement à M. E. Stauffer qui leur indiquera le no de leur conteneur.

    5. Redonner confiance aux Suisses de France qui ont peur de se retrouver d'abord au chômage et ensuite dans un conteneur.

    6. L'assurance juridique des policiers est supprimée. Ils peuvent frapper les criminels selon leurs envies. M. Stauffer vérifie s'il s'agit d'un criminel

    a) suisse (il sera relaxé par manque de preuves)

    b) français non frontalier (il sera condamné par intime conviction )

    c) français frontalier (quoi qu'il en soit, il est présumé coupable)

    d) demandeur d'asile (c'est déjà un coupable)

    e) autres pays (tolérance zéro : tous condamnés à apprendre le français)

    7. Dorénavant on fera appel à des entreprises de travail temporaire pour assurer les patrouilles dans les quartiers sensibles pendant que les gendarmes apprendront à se servir de leurs ordinateurs (ordinateur est au pluriel parce que M. Stauffer en a fait acheter un deuxième.)

    8. Tous les travailleurs frontaliers honnêtes (ceux non visés par le no 6c ci-dessus) seront expulsés sans indemnité et manu militari. Les amendes d'ordre et le prix des parkings seront doublés pour compenser le manque de personnel.

    9. Utiliser les images des caméras vidéo haute technologie pour réaliser un film qui sera présenté à Cannes pour une (très) éventuelle palme. (le titre pourrait être, par exemple, Charlot aux jeux Olympiques)

    10. Utiliser les fonds saisis dans le cadre des trafics de drogue pour en acheter d'autres plus efficaces, car de nombreux médecins et infirmières auront quitté le territoire, car visés par le no 8 ci-dessus. Les patients crieront de douleur et il faudra les soulager en leur injectant de la morphine et de l'héröïne.

     

    Je ne réponds pas aux poings inutiles.

     

    La pensée du jour : Un dictateur est un député qui a réussi.

     

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  • Genève fait son cinéma

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    MCG : Les prédateurs (Tony Scott - 1983)

    UDC : Raccrochez, c'est une erreur (Anatole Litvak - 1948)

    PDC : Le grand sommeil (John Farrow - 1948)

    PS : Quand la ville dort (John Houston - 1950)

    Alliance de gauche : Seule dans la nuit (Terrence Young - 1967)

    Les Verts : Nous irons tous au paradis (Yves Robert - 1977)

    Libéraux-radicaux : A bout de souffle (Jean-Luc Godard - 1960)

    Sécurité : le salaire de la peur (Henri-Georges Clouzot (1953)

    Tolérance : Le grand silence (Sergio Corbucci - 1969)

    Frontaliers : Peur sur la ville (Henri Verneuil - 1975)

    Racaille : La fièvre du samedi soir (John Badham - 1977)

    Xénophobie : Rendez-vous avec la peur (Jacques Tourneur - 1957)

    Election : Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil (Jean Yanne - 1972)

    Candidat : Un éléphant, ça trompe énormément (Yves Robert - 1976)

    Conseil d'Etat : les sept mercenaires (John Sturges - 1960)

    Grand conseil : Le congrès s'amuse (Géza von Radvanyi - 1966)

    Eric Stauffer : Je sais rien mais je dirai tout (Pierre Richard - 1973), variante : Mon nom est personne (Tonino Valerii - 1973)

    Pierre Weiss : Qui veut la peau de Roger Rabbit ? (Robert Zemeckis - 1988)

    Pierre-François Unger : Prince vaillant (Henry Hathaway - 1954)

    Charles Beer : Un drôle de paroissien (Jean-Pierre Mocky - 1963)

    David Hiler : Et pour quelques dollars de plus (Sergio Leone - 1965)

    François Longchamp : Le fantôme du paradis (Brian de Palma - 1974)

    Mark Muller : Massacre à la tronçonneuse (Tobe Hooper - 1974)

    Isabel Rochat : Zazie dans le métro (Louis Malle - 1960)

    Michèle Künzler : Soleil vert (Richard Fleischer - 1973)

    Anja Wyden Guelpa : La vie de château (Jean-Paul Rappeneau - 1966)

     

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  • Le Parlement a fait son travail !

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    Missa est. Le gouvernement helvétique va enfin pouvoir travailler après des élections qui - cela va de soi - ne plaît pas à tout le monde. C'est le contraire qui seraait étonnant !

    P.Décaillet ne décolère pas a la suite de l'éviction d'un deuxième siège UDC et appelle de ses voeux une élection du CF par le peuple. C'est une idée qui vaut la peine d'être discutée. Quand on aura une vision claire des tenants et aboutissants d'une élection populaire, il sera temps de prendre une décision visant le changement radical ou le maintien du statu quo.

    En attendant, il faut faire avec ce que l'on a, à savoir laisser aux 246 parlementaires décider de la composition du gouvernement. Il n'est peut-être pas inutile de rappeler que l'UDC pensait - à tort - que l'Assemblée fédérale était une simple assemblée d'enregistrement et qu'il suffisait de présenter un candidat pour qu'aussitôtt il soit élu ! Par une politique ambiguë, elle a réussi à être à la fois dans le gouvernement et hostile à ce même gouvernement. Il ne fait de doute pour personne qu'avec Ch Blocher, on avait introduit le loup dans la bergerie. Il a fallu quatre ans de patience pour l'éjecter et le remplacer par une autre UDC, Mme Widmer-Schlumpf, qui n'a rien d'une stroumpfette. Et qu'advint-il ? Mme la nouvelle conseillère fédérale a été éjectée du parti sans ménagement, car la bougresse avait trahi. Sans cette trsite opération, l'UDC aurait ses deux sièges !

    Mais peu importe. Ce qu'il faut dire, c'est qu'avec la "concordance, le Parlement ne sert à rien, sinon à entériner le choix d'un parti, éventuellement choisir entre deux candidats dont l'un au moins est souvent un faire-valoir. Que n'a-t-on entendu lorsque l'"élection" ne consistait qu'à mettre sur un bulletin le nom d'une personne bien précise. Si j'étais parlementaire j'en aurais une grande frustration !

    Quelles que soient les circonstances, on peut se réjouir que l'Assemblée fédérale ait joué pleinement son rôle, à savoir élire les Conseillers fédéraux et non simplement enregistrer les désirs des partis et des savants calculs liés à la "concordance". Avec sept sièges, et des partis de plus en plus nombreux, élire selon le principe de la concordance devient un exercice d'équilibriste qui de toute façon sera frustrant selon son appartenance politique.

    Est-il vraiment malséant de rappeler que les partis n'ont aucun droit - constitutionnel ou autre à disposer de sièges au Conseil fédéral. L'élection d'hier en a douloureusement apporter la preuve en n'accordant pas de deuxième siège à l'UDC. C'est très bien ainsi.

    Quant à l'élection par le peuple, j'ai de la peine à l'imaginer sans de solides assurances pour les minorités. Les Tessinois qui n'arrivent déjà pas à obtenir un siège en serait, à coup sûr, définitivement privés. Il sera nécessaire de s'en souvenir si ce changement devait passer la rampe.

     

    P.S : Pourquoi Oscar Freysinger et Ivan Perrin, d'habitude si prolixes et présents dans les médais ont-ils ét si discrets hier matin ?

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  • Sir Henry et la politique...

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    Comme à son habitude, Sir Henry, alias Henri Rappaz, député MCG, s'en prend à un frontalier. C'est évidemment son droit. Et pourquoi s'en prend-il à M. Vielliard ? Pour dénoncer le racisme de ce dernier ! J'ai dû relire deux fois pour être sûr d'avoir bien compris.

    Et dans ses élans patriotico-genevois, l'élu MCG rappelle que son parti a un siège au Conseil des Etats à Berne. Ah ? C'est Mauro Poggia, assis sur ce que certains appellent un strapontin, qui va être content. Devenu, d'un coup d'un seul, Conseiller aux Etats, par la seul talent de Sir Henry.

    Merci qui ?

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  • Les guignols et le bouffon

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    Sir Henry, alias Henry Rappaz, député du MCG au GC - et accessoirement grand défenseur du peuple genevois malmené par des politiciens tous corrompus -  a un remarquable talent : il sait reconnaître les guignols au Grand conseil de notre République. Si je compte bien, il y a donc 83 guignols et 17 députés MCG, tous adultes et responsables. Vaccinés, on ne sait pas.

    En fin de compte et avec tous ces guignols dans notre parlement, il est normal d'y rencontrer des Gnafrons. Quant au bouffon, laissons-le à ses diatribes. Lorsque quelqu'un se tue à vouloir nous dire, il vaut mieux le laisser mourir...

     

     

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