21/07/2012

Ce que le public ne sait pas...

Voici un texte, récemment reçu, qui semble bien troussé pour être porté à la connaissance du plus grand nombre.

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10/06/2012

Mon programme en dix (coups de) poings (sur la table)

1. Installer 100 conteneurs dans la zone aérportuaire pour les députés et les inviter à tester les conteneurs-cellules.

2. Les criminels ne doivent plus faire la loi à Genève. M. E. Stauffer non plus.

3 .Pour la tolérance, il faut envisager la réouverture de maisons.

4. les criminels qui arrivent en avion sont priés de s'annoncer préalablement à M. E. Stauffer qui leur indiquera le no de leur conteneur.

5. Redonner confiance aux Suisses de France qui ont peur de se retrouver d'abord au chômage et ensuite dans un conteneur.

6. L'assurance juridique des policiers est supprimée. Ils peuvent frapper les criminels selon leurs envies. M. Stauffer vérifie s'il s'agit d'un criminel

a) suisse (il sera relaxé par manque de preuves)

b) français non frontalier (il sera condamné par intime conviction )

c) français frontalier (quoi qu'il en soit, il est présumé coupable)

d) demandeur d'asile (c'est déjà un coupable)

e) autres pays (tolérance zéro : tous condamnés à apprendre le français)

7. Dorénavant on fera appel à des entreprises de travail temporaire pour assurer les patrouilles dans les quartiers sensibles pendant que les gendarmes apprendront à se servir de leurs ordinateurs (ordinateur est au pluriel parce que M. Stauffer en a fait acheter un deuxième.)

8. Tous les travailleurs frontaliers honnêtes (ceux non visés par le no 6c ci-dessus) seront expulsés sans indemnité et manu militari. Les amendes d'ordre et le prix des parkings seront doublés pour compenser le manque de personnel.

9. Utiliser les images des caméras vidéo haute technologie pour réaliser un film qui sera présenté à Cannes pour une (très) éventuelle palme. (le titre pourrait être, par exemple, Charlot aux jeux Olympiques)

10. Utiliser les fonds saisis dans le cadre des trafics de drogue pour en acheter d'autres plus efficaces, car de nombreux médecins et infirmières auront quitté le territoire, car visés par le no 8 ci-dessus. Les patients crieront de douleur et il faudra les soulager en leur injectant de la morphine et de l'héröïne.

 

Je ne réponds pas aux poings inutiles.

 

La pensée du jour : Un dictateur est un député qui a réussi.

 

23/05/2012

Genève fait son cinéma

MCG : Les prédateurs (Tony Scott - 1983)

UDC : Raccrochez, c'est une erreur (Anatole Litvak - 1948)

PDC : Le grand sommeil (John Farrow - 1948)

PS : Quand la ville dort (John Houston - 1950)

Alliance de gauche : Seule dans la nuit (Terrence Young - 1967)

Les Verts : Nous irons tous au paradis (Yves Robert - 1977)

Libéraux-radicaux : A bout de souffle (Jean-Luc Godard - 1960)

Sécurité : le salaire de la peur (Henri-Georges Clouzot (1953)

Tolérance : Le grand silence (Sergio Corbucci - 1969)

Frontaliers : Peur sur la ville (Henri Verneuil - 1975)

Racaille : La fièvre du samedi soir (John Badham - 1977)

Xénophobie : Rendez-vous avec la peur (Jacques Tourneur - 1957)

Election : Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil (Jean Yanne - 1972)

Candidat : Un éléphant, ça trompe énormément (Yves Robert - 1976)

Conseil d'Etat : les sept mercenaires (John Sturges - 1960)

Grand conseil : Le congrès s'amuse (Géza von Radvanyi - 1966)

Eric Stauffer : Je sais rien mais je dirai tout (Pierre Richard - 1973), variante : Mon nom est personne (Tonino Valerii - 1973)

Pierre Weiss : Qui veut la peau de Roger Rabbit ? (Robert Zemeckis - 1988)

Pierre-François Unger : Prince vaillant (Henry Hathaway - 1954)

Charles Beer : Un drôle de paroissien (Jean-Pierre Mocky - 1963)

David Hiler : Et pour quelques dollars de plus (Sergio Leone - 1965)

François Longchamp : Le fantôme du paradis (Brian de Palma - 1974)

Mark Muller : Massacre à la tronçonneuse (Tobe Hooper - 1974)

Isabel Rochat : Zazie dans le métro (Louis Malle - 1960)

Michèle Künzler : Soleil vert (Richard Fleischer - 1973)

Anja Wyden Guelpa : La vie de château (Jean-Paul Rappeneau - 1966)

 

15/12/2011

Le Parlement a fait son travail !

Missa est. Le gouvernement helvétique va enfin pouvoir travailler après des élections qui - cela va de soi - ne plaît pas à tout le monde. C'est le contraire qui seraait étonnant !

P.Décaillet ne décolère pas a la suite de l'éviction d'un deuxième siège UDC et appelle de ses voeux une élection du CF par le peuple. C'est une idée qui vaut la peine d'être discutée. Quand on aura une vision claire des tenants et aboutissants d'une élection populaire, il sera temps de prendre une décision visant le changement radical ou le maintien du statu quo.

En attendant, il faut faire avec ce que l'on a, à savoir laisser aux 246 parlementaires décider de la composition du gouvernement. Il n'est peut-être pas inutile de rappeler que l'UDC pensait - à tort - que l'Assemblée fédérale était une simple assemblée d'enregistrement et qu'il suffisait de présenter un candidat pour qu'aussitôtt il soit élu ! Par une politique ambiguë, elle a réussi à être à la fois dans le gouvernement et hostile à ce même gouvernement. Il ne fait de doute pour personne qu'avec Ch Blocher, on avait introduit le loup dans la bergerie. Il a fallu quatre ans de patience pour l'éjecter et le remplacer par une autre UDC, Mme Widmer-Schlumpf, qui n'a rien d'une stroumpfette. Et qu'advint-il ? Mme la nouvelle conseillère fédérale a été éjectée du parti sans ménagement, car la bougresse avait trahi. Sans cette trsite opération, l'UDC aurait ses deux sièges !

Mais peu importe. Ce qu'il faut dire, c'est qu'avec la "concordance, le Parlement ne sert à rien, sinon à entériner le choix d'un parti, éventuellement choisir entre deux candidats dont l'un au moins est souvent un faire-valoir. Que n'a-t-on entendu lorsque l'"élection" ne consistait qu'à mettre sur un bulletin le nom d'une personne bien précise. Si j'étais parlementaire j'en aurais une grande frustration !

Quelles que soient les circonstances, on peut se réjouir que l'Assemblée fédérale ait joué pleinement son rôle, à savoir élire les Conseillers fédéraux et non simplement enregistrer les désirs des partis et des savants calculs liés à la "concordance". Avec sept sièges, et des partis de plus en plus nombreux, élire selon le principe de la concordance devient un exercice d'équilibriste qui de toute façon sera frustrant selon son appartenance politique.

Est-il vraiment malséant de rappeler que les partis n'ont aucun droit - constitutionnel ou autre à disposer de sièges au Conseil fédéral. L'élection d'hier en a douloureusement apporter la preuve en n'accordant pas de deuxième siège à l'UDC. C'est très bien ainsi.

Quant à l'élection par le peuple, j'ai de la peine à l'imaginer sans de solides assurances pour les minorités. Les Tessinois qui n'arrivent déjà pas à obtenir un siège en serait, à coup sûr, définitivement privés. Il sera nécessaire de s'en souvenir si ce changement devait passer la rampe.

 

P.S : Pourquoi Oscar Freysinger et Ivan Perrin, d'habitude si prolixes et présents dans les médais ont-ils ét si discrets hier matin ?

06/12/2011

Sir Henry et la politique...

Comme à son habitude, Sir Henry, alias Henri Rappaz, député MCG, s'en prend à un frontalier. C'est évidemment son droit. Et pourquoi s'en prend-il à M. Vielliard ? Pour dénoncer le racisme de ce dernier ! J'ai dû relire deux fois pour être sûr d'avoir bien compris.

Et dans ses élans patriotico-genevois, l'élu MCG rappelle que son parti a un siège au Conseil des Etats à Berne. Ah ? C'est Mauro Poggia, assis sur ce que certains appellent un strapontin, qui va être content. Devenu, d'un coup d'un seul, Conseiller aux Etats, par la seul talent de Sir Henry.

Merci qui ?

21/11/2011

Les guignols et le bouffon

Sir Henry, alias Henry Rappaz, député du MCG au GC - et accessoirement grand défenseur du peuple genevois malmené par des politiciens tous corrompus -  a un remarquable talent : il sait reconnaître les guignols au Grand conseil de notre République. Si je compte bien, il y a donc 83 guignols et 17 députés MCG, tous adultes et responsables. Vaccinés, on ne sait pas.

En fin de compte et avec tous ces guignols dans notre parlement, il est normal d'y rencontrer des Gnafrons. Quant au bouffon, laissons-le à ses diatribes. Lorsque quelqu'un se tue à vouloir nous dire, il vaut mieux le laisser mourir...

 

 

23/06/2011

L'euro à la baisse : une aubaine ?

La baisse de l'euro n'est pas considérée par tout le monde de la même manière. Il y a d'un côté les consommateurs qui se réjouissent des prix français et qui remplissent leurs paniers à provision à qui mieux mieux. Qui leur en ferait le reproche ? Quand les salaires sont modestes, tous les moyens sont bons pour réduire les dépenses. Il est d'ailleurs assez surprenant que les consommateurs achetant en France voisine soient montrés du doigt alors que les entreprises qui délocalisent à qui mieux mieux également ne font que défendre leurs intérêts et ceux - lesquels ? - des collaborateurs qu'ils n'auront pas été obligés de licencier. Curieuse mathématique.

Et ce n'est pas tout. Maintenant que l'euro est au plus bas - vraiment ? - je crains avec effroi que certaines entreprises ne vont pas tarder à offrir des salaires suisses encore plus bas que d'habitude aux frontaliers - ceux qui traverseront les filets de la préférence nationale ! - sous prétexte que la faiblesse de l'euro compensera un salaire suisse exprimé dans un franc fort. Cqfd.

Quant à savoir ce que feront les mêmes patrons quand et si l'euro se relève...

26/04/2011

I V G : La morale et les finances

L'initiative visant à refuser la prise en charge de l'interruption de grossesse par l'assurance de base est - semble-t-il - sur le point d'aboutir. Les citoyens de notre pays vont donc être contraints de donner leur avis. Il paraît qu'on appelle cela la démocratie directe.

Mais la question n'est pas là ; les initiants sont de l'avis qu'il n'appartient pas à la collectivité de prendre en charge un avortement, à quelques exceptions près. Et qu'une femme qui "veut" avorter doit prendre ses responsabilités. La communuaté l'a rien à voir là-dedans non point que la solidarité qui n'a pas à s'exercer dans un acte que leur morale n'admet pas.

Je suis personnellement contre l'avortement, non pas pour des raisons morales ou religieuses, mais qu'il s'agit d'un acte qui n'est jamais anodin. Il devrait toujours être l'ultime recours. Une femme n'avorte pas comme elle va chez le coiffeur ou au fitness. Il faut tout entreprendre pour améliorer encore la prévention. En termes de coûts les IVG en Suisse représentent des "peanuts" - pour reprendre une expression chère aux banquiers - dans le budget de la santé.

Alors que cherche-t-on à nous faire avaler avec cette initiative ? A criminaliser l'avortement, à reprendre le chemin des avortements clandestins, à tuer des femmes parce qu'elles n'ont pas les moyens de "s'offrir" cette douloureuse intervention.

Tout citoyen a le droit d'être contre l'avortement, en leur âme et conscience, sans pour autant être considérés comme de dangereux réactionnaires, tant que l'on reste sur le terrain de la morale. Mais notre constitution n'a pas pour mission de définir des principes moraux mais de permettre à tous les citoyens de vivre en bonne harmonie et de les protéger tous, surtout les plus faibles. Ainsi donc, si l'on s'en tient au seul critère financier, il faut rejeter cette initiative. Si l'on en vient sur les critères moraux, il faut également la rejeter.

 

 

21/04/2011

A droite toute !

Avez-vous remarqué, depuis un certain temps, le lent glissement de certains pays européens vers une droite dure sans que les populations en soient vraiment conscientes ! Il est vrai que le chant des sirènes...

La Hongrie dont le gouvernement va tranquillement vers un durcissement - notamment vis-à-vis de la presse - se met à rêver à nouveau d'une grande Hongrie pour laver l'affront du traité du Trianon en 1920.

Plus au nord, l'émergence des "vrais Finlandais" (Je ne savais pas qu'il y en avait de faux) qui pointent désormais à la troisième place en ordre d'importance.

Marine Le Pen et son Front national (La France aux Français !) qui doit espérer secrètement jouer dans la cour des grands.

La ligue du Nord en Italie et Umberto Bossi qui aimeraient sans doute bien "larguer" l'Italie du sud, responsables de tous les malheurs de la péninsule.

La Pologne et ses jumeaux - l'un d'eux est tragiquement mort dans un accident d'avion - auraient souhaité une nation encore plus catholique avec tout ce que cela comporte d'intolérance du moment qu'on se trouve du bon côté.

Notre petite Suisse qui sous couvert de patriotisme glisse lentement vers un nationalisme qui n'annonce rien de bon. La Lega Ticinese qui voudrait un mur pour que les Italiens (Dans le temps on les appelait les Ritals) restent en Italie. Quant à l'UDC elle est plutôt favorable à l'abandon des accords de Schengen.

Un peu partout on assiste à un "repli identitaire" - au fait de quoi s'agit-il ? - qui vise avant tout à faire croire aux populations que les problèmes viennent d'ailleurs.

Il y a maintenant plus de 50 ans qu'on a ébauché puis créé l'Europe. Elle est certes loin de la perfection. Elle n'est pas très sociale et peut-être trop économique. Mais elle a le mérite d'exister. Elle a permis jusqu'ici de se parler et d'avancer, qu'on le veuille ou non. Oui il faudra encore l'améliorer. Oui il faudra que les politiciens travaillent à créer une vraie nation européenne avec un fort sentiment d'appartenance. Cela prend du temps et de l'énergie. Mais ce n'est pas parce que l'on constate quelques fissures dans l'édifice qu'il faut le dynamiter. Qui veut vraiment revenir au temps des frontières, des contingents, des permis, du protectionnisme, de la peine de mort...?

Oui, l'Europe est condamnée ! Condamnée à continuer son chemin, peut-être à tâtonner encore ici et là, condamnée à améliorer les relations entre ses membres, à mettre de l'huile dans les rouages de son fonctionnement, à construire le pays Europe. On ne se hasardera pas à prévoir une échéance mais il est nécessaire de tenir le cap.

Il n'est point nécessaire d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer (Guillaume le Taciturne et non le Conquérant, comme me le fait aimablement remarquer Mère-Grand ci-dessous ! Pourquoi le Conquérant ? Mystère...)

 

 

 

03/04/2011

Acharnement non thérapeutique...

"Autre conclusion : il finira par y avoir de l’indécence à s’acharner sur une personne de 76 ans désormais à terre. Les faits seuls sont suffisamment cruels."

Je m'étais déjà demandé ce que Jean Ziegler - que je ne connais pas - avait bien pu faire à Pierre Weiss pour que ce dernier s'acharne (voir ci-dessus !) et ma foi,  je n'ai pas la réponse ! On pourrait imaginer que l'ultra libéral Weiss a une dent contre le gauchiste  Ziegler, justement parce qu'il le considère comme un gauchiste.

Mais cela me semble un peut léger. Il doit probablement y avoir une espèce de secrète jouissance à s'acharner sur un homme qui a eu pour lui le courage de dénoncer chez nous des faits qui n'étaient pas forcément agréables à entendre, mais très souvent la très mauvaise idée de les voir à travers le gros bout de la lorgnette.

Bref, cela ne justifie en rien les attaques personnelles qui ne visent qu'à discréditer les autres et tout spécialement ceux qui sont d'un autre bord politique.

Pierre Weiss termine en disant : "(...) il finira par y avoir de l'indécence à s'acharner (...)

Non, M. Weiss, "il ne finira pas...", il y a déjà de l'indécence.

Finalement, M. Weiss, vous considérez-vous comme tout blanc ou bien y aurait-il quelques petites zones grises où il serait indécent d'aller creuser ?