Politique - Page 7

  • Etait-ce bien nécessaire, M. Weiss ?

    Imprimer

    Je ne connais pas personnellement M. J. Ziegler et je n'ai aucune raison particulière de le soutenir.

    Mais comment un homme intelligent comme vous, M. Weiss, peut-il en vouloir tellement à J.Z. que de lui consacrer un "curriculum vitae" à ce point "assassin". Faut-il que vous le détestiez pour avoir pris tant de temps à le démolir.

    Je suis très loin de partager les vues de Ziegler ; mais le réduire à un simple séide de régimes détestables me paraît bien dans la ligne des contempteurs desdits régimes qui hurlent avec les loups une fois que le danger est passé. Je ne trouve pas que vous sortiez vraiment grandi de cette attaque personnelle...

    Lien permanent Catégories : Genève, Politique, Université 5 commentaires
  • Un authentique salaud

    Imprimer

    Le titre de ce billet est repris mot pour mot de l'éditorial de l'Hebdo de cette semaine et signé Alain Jeannet. Est-ce pour être dans l'air du temps, pour parler politiquement correctement, pour vendre un peu plus d'Hebdos que M. Jeannet s'en prend à un mort, un suicidé, un désespéré, un malade ?

    Aucune réponse - policière ou autre - n'est actuellement donnée comme certaine dans cette horrible affaire des jumelles disparues et (probablement ?) mortes. Mais que le père - assassin potentiel et mort lui aussi - soit traité d'authentique salaud me choque profondément. Je ne connaît rien de l'histoire de ce couple qui est parti à la dérive. Je ne connais pas la mère qui doit passer des heures affreuses que je peine à imaginer. Je ne connaissais pas le père qui n'a pas supporté l'idée d'un divorce. Je ne connaissais pas les deux petites filles qui n'avaient rien à voir dans cette terrible histoire. Et quand je ne connais pas, j'évite de juger, j'évite d'utiliser des mots définitifs et j'évite surtout de tirer sur un mort.

    Matthias Schepp, un authentique salaud ?

    Alain Jeannet, un authentique journaliste ?

    Lien permanent Catégories : Justice, Politique, Suisse 2 commentaires
  • Vespasien, réveille-toi, ils sont devenus fous...

    Imprimer

    Voilà ! Pour finir et après réflexion, j'a refusé l'amnistie fiscale que les autorités de notre canton nous présente pourtant comme LA solution. Bien sûr l'Etat va y perdre quelques millions qui - entre nous - puent un peu depuis qu'ils sont planqués loin des taxateurs à qui, sait-on jamais, l'on a peut être demandé de n'être pas trop curieux...D'accord ce ne sont que suppositions. Admettons maintenant que le peuple accepte d'absoudre tous ceux qui déclarent leur fortune de la main gauche et qui signent la déclaration de la main droite. Le citoyen va-t-il voir baisser quoi que ce soit ? Impôts ? Transports publics ? Que sais-je encore ? Que nenni. Pas un kopek. Alors, à quoi vont-ils servir ces millions récupérés ? A accélérer la construction du CEVA ? A construire des pistes cyclables ? Je n'en sais fichtre rien de rien.

    Je n'ai jamais fréquenté André Hediger qui a été condamné pour avoir fait "sauter" quelques contredanses, mais à sa place, je ne serais pas vraiment heureux de constater qu'en planquant coupablement des deniers qui devraient servir à tous, on est non seulement amnistiés mais quasiment remerciés de faire acte de civisme !

    Ce qui m'interpelle avec cette amnistie fiscale, c'est qu'à peine accordée - enfin, ce n'est pas sûr - va automatiquement se poser la question de savoir quand l'Etat nous demandera d'en voter une autre.

    Trichez, trichez, il en restera toujours quelques chose.

    Vespasien avait tort : l'argent a une odeur, parfois même il pue. Il y a juste l'Etat qui a perdu l'odorat.

    Lien permanent Catégories : Genève, Politique 1 commentaire
  • La vengeance, ça se mange froid, mais la mauvaise foi ?...

    Imprimer

    Tout le monde n'a sans doute pas eu l'occasion de lire les textes édifiants de l'Union des Sociétés Militaires de Genève relatifs à l'initiative sur les armes.

    Que des militaires soient opposés à cette initiative, on peut à la rigueur le comprendre. ils défendent leurs opinions et leur fusils planqués dans les galetas. On ne sait pas très bien à quoi ça peut bien servir, mais enfin, que voulez-vous mon bon monsieur, les traditions c'est sacré.

    Alors pour combattre cette initiative qui sape la confiance que l'Etat met dans le citoyen soldat, l'USMG a commis un petit texte aussi plaisant qu'un ratelier plein de fusils d'assaut.

    Ce n'est pas une arme que l'USMG a sortie, c'est une batterie d'artillerie. Lisez et faites-vous votre opinion. En ce qui me concerne, j'ai déjà fait mon choix : j'accepte l'initiative.

    IMG_0001.pdf

    IMG.pdf

    Deux citations pour terminer

    Admettre la justice des armes, c'est encourir la destruction (A.J. Cronin)

    La croyance que rien ne change provient soit d'une mauvaise vue, soit d'une mauvaise foi. La première se corrige, la seconde se combat.

    (Niestche)

    Lien permanent Catégories : Genève, Politique, Suisse 1 commentaire
  • Aux armes citoyens...

    Imprimer

    Le peuple suisse - souverain - va une fois encore se déplacer aux urnes (enfin un sur deux probablement) pour dire cette fois si les armes - et par conséquent les gens - sont plus en sécurité dans les arsenaux que dans le galetas du citoyen-soldat.

    Tous les opposants à l'initiative juge le texte inopportun et souhaitent évidemment son rejet. Personnellement j'accepterai cette initiative jugeant que les armes sont effectivement mieux gardées dans les arsenaux que n'importe où ailleurs ! Les opposants jugent encore que l'on déresponsabilise les citoyens et qu'en fin de compte on les empêche de tirer et de trucider en rond. Certes tous les porteurs d'armes ne sont pas des assasins ou des meurtriers. D'accord encore pour dire que les accrocs du tir en stand connaissent parfaitement le maniement de leur arme. J'oubliais encore les collectionneurs privés de collections pour des raisons de sécurité publique.

    Il me semble pourtant que les initiants ont prévu des exceptions et que ce n'est pas la fin des tirs militaires, la fin des collectionneurs et la fin des tirs en campagne.

    Et puisqu'on ressasse toujours les mêmes slogans visant - si j'ose dire - à faire appel à la responsabilité individuelle, j'aimerais que l'on m'explique pourquoi dans ce pays, on a dû limiter la vitesse en ville et sur les routes pour réduire le nombre de morts alors que la "responsabilité individuelle" n'y parvenait évidemment pas !

    Je me demande d'ailleurs si les opposants ne sont pas les mêmes en fin de compte qui demandent aussi que l'on interdise la vente d'armes factices dans les commerces de jouets. Au nom de la responsabilité individuelle ?

    Aux arsenaux les armes, pas aux citoyens.

    Lien permanent Catégories : Politique, Suisse 3 commentaires
  • Un beau texte de Pascal Décaillet

    Imprimer

    Il m'est arrivé d'égratigner Pascal Décaillet parce qu'un de ses billets ne m'avait pas plu. J'ai souvent aussi souligné la qualité de la plume de ce forçat du journalisme, mitraillant sur tous les fronts ! Il donne, en quelque sorte, raison à Albert Einstein qui a dit que "plus on va vite, plus le temps est court"...Mais comment fait-il, cet homme ? A-t-il une plume dans chaque main ? Mais comment tient-il alors son micro à Léman Bleu ? Sans compter la famille ! Bref.

    Losrque Pascal Décaillet s'en est pris assez violemment au Mammouth, alias la RSR de laquelle il avait été éjecté, j'avais demandé s'il ne crachait pas dans la soupe puisqu'il était bien impliqué dans le Mammouth... J'ajoutais que je voulais bien faire amende honorable si je me trompais. En lisant le texte ci-dessous, vous constaterez que Pascal Décaillet a une idée bien précise des apparatchiks, idée qu'en l'occurrence je partage pleinement. Il ne me reste donc qu'à faire amende honorable dans le cas présent.

    Le texte ci-dessous a paru dans la revue "CHOISIR" en janvier 2005

    Ils sont là depuis l'aube des temps, l'Egypte ancienne, Byzance la complexe, la Russie tsariste, la Suisse de la culture: ils sont assis, sûrs d'eux, conscients de leur éternité, ils ont l'arrogante tranquillité des espèces qui auraient précédé l'humanité et seraient pénétrées par la génétique certitude, le jour venu, post-apocalyptique, de lui survivre. Pour les désigner, il faut rendre hommage à la langue russe, sonore et métalliquement charnelle, qui a su leur inventer un nom: les apparatchiks.

    Ils existent évidemment partout, dans toutes les sociétés, toutes les entreprises, les grands corps de l'Etat, les médias, les réseaux associatifs, les syndicats d'enseignants, les suppôts professionnels du patronat, les Offices fédéraux, et tout autant dans le privé, ce qui est encore plus surréaliste, comme si tout groupement humain sécrétait  son quota, peut-être invariant d'ailleurs, d'Abyssinie à la Prusse orientale, d'apparatchiks. 

    Un apparatchik n'est pas nécessairement un inutile. Il doit bien avoir une fonction, puisqu'il existe, jusque dans les firmes les plus sélectives, et qui ne sont pas spécialement enclines, en ces périodes difficiles, à faire des cadeaux. L'apparatchik, généralement, ne s'intéresse que très peu, et de très loin, au produit fabriqué par l'entreprise. Il n'est pas un créatif, encore moins un imaginatif, son enthousiasme est gris comme un stratus d'automne, et pourtant il est là, comme un meuble. L'entreprise le garde.

    Car la fonction première de l'apparatchik, et nul n'est besoin d'être spécialiste de Pouchkine pour le saisir, c'est la conservation, l'entretien jaloux, opiniâtre, de l'appareil. Chez Fiat, côtoyant sans les voir les meilleurs dessinateurs de prototypes, l'apparatchik s'occuperait sans doute du journal d'entreprise, ou du cahier de doléances des mécontents, ou du rayon végétarien de la cafétéria, ou de la collecte pour la baignade de bureau sur les bords du Pô, toutes choses éminemment respectables, mais d'un rapport assez lointain, vous en conviendrez, avec la fabrication de voitures. Laquelle me semble tout de même, pour Fiat, une activité assez importante.

    Les apparatchiks sont souvent sociables, attachent de l'importance à la bonne ambiance de l'entreprise, n'oublient pas les anniversaires de leurs collègues, les pressent de rester au lit et de ne surtout pas venir travailler au-delà de 37,5 de température corporelle. Comme ils sont là pour l'éternité, ils prennent le temps. Les apparatchiks marchent lentement. Certains d'entre eux fument la pipe, qu'ils ont soin, d'ailleurs, de bourrer avec application et minutie, car, un être humain n'étant jamais totalement imparfait, un apparatchik peut s'avérer d'un rare et appréciable perfectionnisme. Les apparatchiks sont des horlogers, avec juste un point un peu gênant: ils ne produisent jamais la moindre montre. D'ailleurs qu'importe de savoir l'heure, quand on est soi-même éternel?

    Les apparatchiks s'associent et s'assemblent. Ils aiment évoquer leurs problèmes, ensemble, devant une tisane, si possible pas trop chaude. Chez Fiat, à Turin, ils ne parleraient jamais du tout dernier modèle, le dernier cri, la voiture de rêve pour tous les Italiens et toute la planète, celle qui partirait à la conquête du monde et ferait exploser les parts de marché. Non. Ils auraient des soucis plus intérieurs: le prochain repas du comité d'entreprise, par exemple. Ou la demande d'un meilleur équilibre nutritif dans les menus de la cantine. Car un apparatchik est très soucieux, toujours, du rapport chiffré entre protéines et glucides, et, si les lipides s'y mettent aussi, il sort immédiatement sa calculette. Dans la poche extérieure gauche. A côté du tabac pour pipe. On est éternel, mais on se conserve, tout de même.

    Un apparatchik, prenons toujours notre Turinois de chez Fiat, déteste généralement le cambouis des chaînes de montage. C'est vrai, ces ateliers salissants et bruyants, ces milliers de voitures en devenir, toujours désespérément les mêmes, le bleu de travail de ces prolétaires piémontais, tout cela, se demande l'apparatchik, est-il bien nécessaire à l'entreprise? Car notre apparatchik de chez Fiat a ceci de particulier qu'il n'aime guère les voitures. Il se déplace d'ailleurs toujours en tram, ce qui lui permet d'apprécier plus sereinement les richesses architecturales de Turin. Il éprouve, de plus, un souverain mépris pour la légendaire fascination exercée par la bagnole sur ses compatriotes italiens. Au fond de lui, il en veut à la Fiat de fabriquer des voitures, de caresser, dans le sens du poil, l'égoïsme automobile de la Péninsule.

    Car l'apparatchik n'est pas une brute. Il aimerait bien, du haut de ses sandales, une humanité changée. Plus douce. Voluptueuse comme peut l'être la dernière volute de la dernière pipe d'une journée d'été. Le soir, sur les rives du Pô. Loin de ces brutes épaisses, pleines de cambouis, qui s'obstinent, allez savoir pourquoi, à construire des voitures.

    Pascal Décaillet

    Lien permanent Catégories : Economie, Monde, Politique 0 commentaire
  • Haïti sombre dans l'indifférence

    Imprimer

    Après le tremblement de terre, le choléra. Des appels au secours à la communauté internationale qui semble s'en f... comme de sa première chaussette. Haïti se meurt dans l'indifférence.

    Dans un accès de dérision je m'autorise à paraphraser - enfin un peu - Guillaumet évoquant sa galère andine : "Ce qu'ils font, vois-tu, aucun animal ne le ferait."

    Ce matin, la grand-messe genevoise de la consommation a ouvert ses portes...

    Lien permanent Catégories : Monde, Politique, Solidarité, Suisse 0 commentaire
  • De grâce, pas jusqu'à 20h.

    Imprimer

    Il est 18h15 je sors du travail… alors que ma journée a été stressante, me voilà encore dans un état d’angoisse… vais-je réussir à faire mes courses avant que les commerces ferment ? je monte dans ma voiture… il est 18h20… le trafique genevois est dense et les travaux sur la routes sont nombreux… mon temps se restreint. Mon téléphone bip des e-mail… et une seule question trotte dans ma tête, vais je réussir a faire mes courses ?

    Ainsi commence le billet de Mme Ornella Grillet, favorable à l'ouverture plus tardive des commerces à Genève.

    Personnellement, je vois le texte de cette manière :

    Il est 18h.15, je ne suis pas encore sorti(e) du travail et ma journée a été stressante. Comme presque chaque soir, j'ai dû appeler ma voisine pour qu'elle prenne en charge mes enfants (Mon mari travaille selon la méthode des trois huit). Les clients m'en ont fait voir de toutes les couleurs aujourd'hui...et ce n'est pas fini ! Jusqu'à 20h., je vais devoir subir les gens stressés. Ce n'est pas une vie ! En rentrant, il va falloir vite faire réviser les devoirs de mon aîné. Le cadet sera déjà couché et il dormira. Et avec ces horaires démentiels, le salaire n'a évidemment pas suivi. Et vous allez voir - certains politiciens en parlent déjà - il est déjà question d'ouvrir les commerces le dimanche matin.

    Pour ces raisons plus qu'évidentes, je voterai non à l'ouverture prolongée des commerces à Genève. Comme Mme Ornella Grillet, je m'intéresse à la politique, mais je ne suis membre d'aucun parti. En plus je m'intéresse aux gens, ils sont plus importants que la politique...

    Lien permanent Catégories : Commerce, Genève, Politique 5 commentaires
  • Radio Eriwan antwortet...

    Imprimer

    A la suite d'une crise de rangement, j'exhume deux petits bouquins - en allemand - intitulés "Radio Eriwan antwortet" et "Neues von Radio Eriwan". Publiés chez Lichtenberg Verlag, Munich, en 1969, soit 20 ans avant la chute du mur de Berlin.

    Constitués de "witz" consacrés à la vie en URSS, ils étaient à l'époque - pour les Allemands de l'Ouest - probablement une manière de mieux supporter, par la dérision, une désunion souvent mal ressentie.

    Quelques exemples :

     

    Frage an Radio Eriwan:

    Gibt es bei uns in der Sowjetunion eine Pressezensur?

    Radio Eriwan antwortet:

    Im Prinzip nein. Es ist uns aber leider nicht möglich, auf diese Frage näher einzugehen.

     

    Frage an Radio Eriwan:

    Ich habe gehört, Nixon und Breschnew hätten einen Wettlauf rund um die Mauer des Kreml gemacht, bei dem Nixon gewann. Stimmt das?

    Radio Eriwan antwortet:

    Im Prinzip ja. Nixon und Breschnew nahmen an einen internationalen Wettlauf teil. Breschnew belegte einen ehrenvollen zweiten Platz. Nixon wurde Vorletzter.

     

    Frage an Radio Eriwan:

    Im Radio höre ich immer, dass unsere Produktion von Butter, Milch, Fleisch und Eier ständig gesteigert wird. Aber mein Kühlschrank ist immer leer. Können Sie mir einen Rat geben?

    Radio Eriwan antwortet:

    Ja, stecken Sie den Kühlschrank-Stecker in die Radio-Steckdose.

     

    Frage an Radio Eriwan:

    Ich habe gehört, das in der Deutschen Demokratischen Republik eine Fabrik einTransparent entfernen musste, auf dem die an sich doch begrüssenswerten Worte standen: "Wir arbeiten lieber für zehn Russen als für einen Amerikaner." Wie ist das zu erklären?

    Radio Eriwan antwortet:

    Wir sind diesen rätselhaften Sache nachgegangen. Die Erklärung ist sehr einfach. Es handelt sich um eine Sargfabrik.

    Bonne fin de journée à tous et désolé pour ceux qui ne comprennent pas bien la langue de Goethe.

    Lien permanent Catégories : Humour, Politique 0 commentaire
  • (D)élire aux dés ?

    Imprimer

    La visite des musées n'est pas toujours ce que l'on espère : parfois vous vous demandez pourquoi vous y êtes allés ; parfois aussi c'est le plaisir pur, le bonheur, l'extase.

    Et bien figurez-vous qu'hier, en me promenant devant les vitrines du Musée suisse du jeu à la Tour-de-Peilz, je suis tombé en arrêt devant le jeu illustré ci-desous. Si Monsieur, ça ne s'invente pas. PA270224.JPG

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Lien permanent Catégories : Loisirs, Politique, Suisse 0 commentaire