28/03/2010

Les copains d'abord ?

Contrairement à ce qu'affirmait Georges Brassens en chantant les copains d'abord, il semble qu'en Europe, ce soit le fric d'abord. La photo publiée avec le ministre espagnol des affaires étrangères, son "collègue" libyen et le "cavaliere" souriant donne plutôt la nausée. Non que je ne sois pas attristé par le non-retour de Max Göldi en Suisse, mais parce certains politiciens, transformés en tapis, attendent avec une délectation obcène, que le colonel fripouille, laisse ses semelles gorgées de pétrole imprégner leurs dessins délicats.

Comment ose-t-on encore parler de diplomatie, alors que les actes du colonel ne relève que du droit commun. Comment parler de solidarité européenne alors que l'Europe semble se f.... pas mal de la Suisse et comment parler d'honneur national alors que certaines entreprises suisses sont obnubilées par les profits qu'elles vont rater en Libye à cause de deux otages.

Ste-Humilité, éclaire le colonel. St-Pognon, épargne-nous.

 

10/03/2010

AFP : relis-toi !

"Les Suisses ont approuvé le 29 novembre dernier à 57,5% une réforme de la Constitution helvétique interdisant l'interdiction de minarets, soulevant un tollé dans le monde, et notamment dans les pays musulmans."

Parfois je me dis que les journalistes sont stressés et n'ont pas beaucoup de temps pour réagir aux événements. Mais dans le cas du communiqué de l'AFP que je viens de lire sur la première page de la TG électronique concernant les minarets et la Suisse à l'ONU, franchement je me délecte.

Merci l'AFP, enfin une agence qui reconnaît que les Suisses n'ont jamais voulu interdire les minarets, bien au contraire...

08/03/2010

Ouf...

Après avoir présenté un numéro clownesque hier soir à la Télévision romande, Monsieur Stauffer retrouve les chemins de l'exclusion : comment ose-t-on proposer de former des apprentis sans papiers ? Comment est-il même possible d'y avoir pensé ?

Le président du MCG préfère s'acoquiner avec de douteux partenaires politiques à Neuchâtel et ailleurs en vue de former un MCR plutôt que de donner un coup de pouce à des jeunes, sans doute sans papiers (Où est le crime ?) mais à qui une formation pourrait ouvrir de nouvelles voies, ne serait-ce que celles d'un retour au pays. En fait le citoyen S. est prêt quand même à donner des coups, mais ailleurs dans l'anatomie des jeunes afin de les virer assez malproprement. On les tolère déjà au noir, si en plus il faut les former...

On ne saurait cependant prendre les propos du MCG à la rigolade. Le discours est assez nauséeux pour qu'on soit suffisamment vigilants : avec des gens comme cela au pouvoir, le Pays de Gex et la Haute Savoie ne seraient pas assez grands pour qu'on s'y réfugie tous.

08/01/2010

Humilité

Mon Cher Muhammar,

J'ai appris, comme tout le monde ou presque, que ton fils Hannibal avait encore fait parler de lui à Londres durant la fête chrétienne de Noël. A ce qu'on dit, il aurait fracassé le nez de son épouse. Je ne connais pas bien le Coran, mais je peux imaginer qu'il n'existe pas beaucoup de versets préconisant ce genre de comportement.

A Genève, ton fils - toujours le même donc - a également exercé ses talents de boxeur sur ses employés de maison. Ca ne s'est pas bien terminé pour lui.

A Paris, il avait, paraît-il, roulé sur les Champs Elysées à une allure qui aurait mis le plus tolérant des pandores dans l'embarras.

Ah, j'oubliais Rome, je crois, ou ailleurs, je ne sais plus, où ton redoutable fiston s'est encore signalé à l'attention des autochtones et apparemment pas de la meilleure manière...

Pourtant, Muhammar, je suis convaincu que tu as inculqué à ton fils les manières qui siéent à son rang, c'est-à-dire les bonnes. Ah, quelle ingratitude. Les enfants - pas tous - sont d'une rare ingratitude. Ils n'écoutent pas leurs parents. Tu lui as pourant - j'en suis sûr - répété souvent qu'on ne frappait pas les plus faibles que soi, qu'une voiture - fut-elle la sienne - était un moyen de transport et non une arme de guerre ; enfin qu'une épouse n'était pas un punching ball. Et pour te remercier de tous ces bons conseils, que fait Hannibal ? Il s'en badigeonne le coquillard avec le grand pinceau de l'indifférence. Pire, il te provoque ! Et toi que fais-tu, qu'as-tu fait ? tu es tombé dans le panneau. Il t'a fait avalé des couleuvres grosses comme des boas.

Ne sachant plus que faire, tu as cru bon de t'en prendre à deux citoyens suisses que tu sais pourtant innocents ; et ça, ce n'est pas fait pour grandir la Libye et son "guide". M'est donc d'avis que le mieux que tu pourrais faire, c'est de relâcher mes deux compatriotes et de remonter les bretelles à ton petit Hannibal qui ne fait pas honneur à ta famille. Et en prime, donne-lui un grand coup de pied où je pense. Je ne suis pas pour les châtiments corporels, mais parfois ça soulage. Et ma foi, si Hannibal ne peut pas s'asseoir pendant quelques jours, il se souviendra que les bonnes manières sont le fondement d'une bonne conduite.

Je te salue, Muhammar.

10/12/2009

Le réchauffement plus important que la faim ?

J’ai beau me répéter que le réchauffement climatique est une affaire qui concerne tout le monde, je n’arrive pas vraiment à m’expliquer pourquoi - et surtout comment - le climat éclipse la misère du monde ! Dans quelques jours - à Copenhague - on saura si le miracle s’est produit ou si la catastrophe planétaire annoncée aura lieu dans vingt-cinq, cinquante ou cent ans.

 

Je comprends qu’il faille s’efforcer d’inculquer la « fibre écolo » à tout le monde. Je trie mes déchets, j’ai changé mes ampoules, j’économise l’eau autant que faire se peut, je me chauffe au bois, j’ai une petite voiture. Bref, je crois me comporter en citoyen le plus responsable possible.

 

Ce que je ne comprends pas en revanche, c’est l’espèce d’acharnement de certains milieux écologistes à culpabiliser la population en lui faisant croire qu’elle est la cause de son propre malheur. Je ne comprends pas non plus qu’on agite systématiquement le mot « taxe » dès qu’il s’agit d’écologie. On va revenir au temps de la taille et de la gabelle !

 

Je ne sais pas si j’ose le mot ; mais cette quasi hystérie qui s’empare du monde à propos du réchauffement climatique m’inquiète. Non pas parce que la cause n’est pas digne d’intérêt, mais simplement parce toutes les autres sont reléguées au rang d’épiphénomène.

 

Il est dès lors « normal » que la conférence sur la faim dans le monde qui s’est tenue récemment sous les auspices de la FAO soit quasiment passée inaperçue ! L’accès à l’eau potable relève également d’un scandale planétaire. Alors pourquoi cet engouement - cette crainte ? - pour le climat alors que la faim - qui touche rappelons-le - un milliard d’êtres humains n’intéresse pas grand monde ?

 

La dignité de notre planète et de ses habitants ne peut pas se résumer à deux degrés de plus ou de moins. Pour la température, c’est dès maintenant, pour la faim, c’est tout de suite.

 

J’ai reçu par courriel un petit conte métaphorique que je me permets de reproduire ci-dessous. Il a été adressé par le …professeur biceps, qui anime un blog sur l’orthographe. Lisez plutôt :

 

Alors qu'il marchait à l'aube sur la plage, le vieux vit devant lui un jeune homme qui ramassait des étoiles de mer et les jetait à l'eau. Il finit par le rejoindre et lui demanda pourquoi il agissait ainsi.
Le jeune homme lui répondit que les étoiles de mer mourraient s'il les laissait là jusqu'au lever du soleil.
« Mais la plage s'étend sur des kilomètres et il y a des millions d'étoiles de mer, répliqua-t-il. Quelle différence cela va-t-il faire ? »
Le jeune homme regarda l'étoile de mer qu'il tenait dans sa main et la lança dans l'écume. Il répondit : « Cela fera une différence pour celle-ci. »

 

08/12/2009

Les bistrots en danger ?

Ainsi donc, j'apprends que les cafetiers-restaurateurs digèrent mal l'interdiction de fumer dans leurs établissements. A mon avis, il n'est pas du tout certain que la désaffection du chaland soit due à un air moins pollué. Ont-il songé une minute que la qualité de leur cuisine pouvait être en cause et que cette dernière, liée à la hauteur des prix pouvait être rédhibitoire sur la fréquentation ?

Alors que le sommet de Copenhague vient de s'ouvrir et que tout le monde souhaite faire baisser les émissions de gaz à effet de serre dans des proportions gigantesques, je m'interroge sur la manière dont on y parviendra alors que certains fumeurs ne sont pas foutus de s'abstenir de fumer pendant qu'ils refont le monde un verre de rouge à la main ou qu'ils dégustent leur plat du jour...

Pour les gaz à effet de serre, on a encore du souci à se faire.

01/12/2009

Et maintenant ?

On entend et lit à peu près tout et n'importe quoi après le séisme qui a fait tomber les minarets helvético-musulmans...avant même qu'on en ait posé la première pierre !

Le peuple a parlé, circulez il n'y a plus rien à voir ! Voire...

Je me sens bien incapable, aujourd'hui, d'analyser les résultats avec toute la sérénité voulue. Il importe de retirer le lait de la cuisinière sinon il va déborder ; certaines casseroles ont d'ailleurs déjà débordé...

Je me demande encore aujourd'hui comment le minaret - une possibilité architecturale mais non une obligation - a pu enflammer les esprits à ce point. Pour certains, cette "verrue islamique" ne serait que la matérialisation d'une religion conquérante et par nature intolérante. Il faut donc s'en protéger, et pourquoi pas attaquer. Tous ceux qui ont voté en faveur de l'initiative ont sans doute des raisons personnelles honorables qui les ont poussés à ce choix. Etait-il rationnel, ce choix ? La question n'est pas - n'est plus - là.

Lorsque l'on appartient à une démocratie comme la nôtre, on ne peut que déplorer certaines décisions populaires. La majorité a raison par le nombre, certes, mais le nombre ne signifie pas encore raison. Le Führer allemand a bien été installé au pouvoir par une majorité populaire... Comparaison n'est pas raison, je sais, mais quand même.

Je viens d'entendre à la radio M. Neirinck s'interroger sur ce qu'il adviendrait d'une initiative qui demanderait le rétablissement de la peine de mort en Suisse et qui serait acceptée par le peuple (qui a toujours raison dans une démocatie directe !)

Je suis loin d'être un admirateur béat de l'islam ; on m'a seulement appris à respecter les autres, tous les autres. Le respect, toutefois, n'empêche pas la critique et le questionnement : pourquoi la burqa, pourquoi lapider les femmes, pourquoi couper la main des voleurs, pourquoi exciser les fillettes entre autres ? Je n'ai toujours pas de réponse. Je continuerai de les poser aussi longtemps qu'il sera nécessaire. J'ai la faiblesse de croire que le dialogue - dans la fermeté - finira par être payant.

J'aimerais, en ce qui me concerne, laisser au moins une chance à tous les musulmans : montrons-leur que le vieil aphorisme "oeil pour oeil, dent pour dent" ne mène hélas à rien, ou plutôt si : à la confrontation stérile.

30/11/2009

Retard, problème technique ou...

Je vous demande pardon à toutes et à tous pour mon peuple, ce peuple Suisse qui n’a pas du tout réfléchi aujourd’hui.

Je suis Musulman d’origine Suisse et aujourd’hui, je suis blessé parce que ma nation m’a abandonné.

Mais je suis fier et heureux d’être Musulman car je sais qu’Allah, Lui, ne m’abandonnera jamais.

 

Ne soyez pas triste du résultat de cette votation ; cela n’en vaut pas la peine. Continuez à prier afin qu’Allah nous donne la victoire finale.

En réponse au texte ci-dessus de M. Mehdi Borgognon sur le blog de M. Ramadan, j'ai envoyé un commentaire qui n'a pas eu - semble-t-il - l'heur de plaire puisqu'il n'a pas été publié. Retard, problème technique ? Non, vous n'allez quand même pas me dire qu'il s'agit de ...

Comme je n'avais pas sauvegardé le texte, j'ai tenté de le reconstituer. Je vous le livre ci-dessous, après l'avoir envoyé encore une fois en guise de commentaire à M. Borgognon. Il n'engage que moi, évidemment !

 

Je remarque en outre que mon premier billet n'a pas été publié. Est-ce un simple retard ou était-il trop dérangeant ?

 

Je demandais à M. Mehdi Borgognon quel sens sens il donnait à la "victoire finale" et contre qui ?

 

Je disais aussi  qu'il était pratique de s'en référer à Allah, ce qui permettait d'escamoter toute discussion puisqu'Il avait toujours raison...

 

J'affirmais encore qu'en d'autres temps, l'Inquisition se prévalait du Dieu des Chrétiens pour qu'il lui donne - aussi - la victoire finale.

 

Je questionnais enfin M. Borgognon pour savoir s'il souhaitait rallumer les bûchers ?

 

Au préalable, moi qui ai voté contre l'initiative, je disais à Mehdi que par ses propos, il alllait presque me faire regretter mon vote.

 

Comme il s'agissait pour moi simplement de donner un avis, avis qu'apparemment on refuse de publier, et bien je vais le publier sur mon propre blog.

 

Bien cordialement à tous.

 

P.S.: Il eût été tellement facile de dire - pour faire écho à Allah - "Continuez à prier afin que Dieu nous donne la victoire finale."

Où nous mène ce genre de propos calamiteux ?

 

27/11/2009

Alea jacta est ?

Il est vendredi 27 novembre et il y belle lurette que j'ai envoyé mon bulletin de vote : j'ai voté contre l'initiative anti-minarets et j'ai exprimé ma préférence pour le CEVA. Pour ceux qui n'auraient pas encore accompli leur devoir électoral, ils disposent d'encore une quarantaine d'heures pour exprimer leur opinion, quelle qu'elle soit.

Ce soir je m'interroge aussi sur le taux d'abstention qui sera annoncé dès que les bureaux auront fermés : 40 % ? 50 % ? moins ? davantage ? Ainsi donc une cohorte de citoyens ne donneront pas leur avis sur des sujets qui pourtant les concernent. J'ai beau savoir que cette situation est endémique à Genève, je ne cesse de me poser la question relative à cette désaffection. Il est vrai que le triste spectacle offert par les pro et anti CEVA n'est sans doute pas de nature à encourager les tièdes à coller un timbre sur leur enveloppe de vote.

Il est aussi difficile d'accuser les étrangers, eux qui sont privés du droit de s'exprimer, alors qu'eux aussi ont des opinions. Tous les Genevois qui habitent dans le canton de Vaud sont aussi privés de donner leur avis à Genève, alors que, paradoxe, les Genevois de France peuvent voter pour ou contre le CEVA ! Je suis dans ce cas.

La démocratie ne s'use que si l'on ne s'en sert pas. Le slogan est un peu usé, lui aussi. Il illumine néanmoins assez bien le malaise qui s'insinue dans une population qui ne se retrouve pas dans ses élus qui eux donnent l'impression d'avoir confisqué le pouvoir, ou pire d'en être les dépositaires de droit divin...

Mesdames et Messieurs les politiciens, ce n'est pas parce que le peuple somnole qu'il vous donne un blanc-seing. N'attendez pas qu'il descende dans la rue alors qu'il se sera réveillé pour le caresser dans le sens du poil. Il pourrait bien, lui, vous prendre à rebrousse-poil.

Vous n'aurez rien gagné et la démocratie non plus. Vous êtes au service de vos électeurs. J'ai la désagréable impression que vous l'oubliez un peu trop souvent.

08/11/2009

Mais que fait l'école à Genève ?

Il faut féliciter la Tribune de Genève d'avoir permis la création des blogs. Il faut s'interroger sur la finalité de ceux-ci à la lecture de leurs contenus. Pour ma part, je regrette les propos qu'on y trouve trop souvent : injures, invectives, incivilités, etc. Les "blogueurs" n'ont-ils pas d'autres moyens que d'user du domaine de l'ordurier pour se défouler ? Quand je dis "blogueurs" je ne mets naturellement pas tout le monde dans le même panier. Ce qui me surprend, c'est que certains textes publiés dans les blogs ne le seraient très certainement pas dans le courrier des lecteurs de la Tribune de Genève. A-t-on le droit d'écrire n'importe quoi parce que l'on se cache derrière un pseudonyme ?

Il ne serait peut-être pas inutile que l'éditeur redéfinisse les règles du jeu non pas dans la direction d'une censure mais dans le respect des formes et par conséquent le respect des autres.

Pourquoi ai-je intitulé mon billet "Mais que fait l'école à Genève ?" ? Parce que je pense que le respect des autres commence très tôt et que l'école a son rôle à jouer. L'école à Genève serait peut-être aussi bien inspirée de renforcer l'instruction civique (En lui donnant un titre un peu moins rébarbatif !) parce qu'en période électorale - comme actuellement - l'incivilité et l'absence de conscience politique ne permet pas toujours (c'est un euphémisme) un débat qui peut être rude, certes, mais qui doit rester correct.

C'est peut-être parce que les débats politiques s'apparentent davantage aux combats de gladiateurs que l'on parle d'arène politque !

Quoi qu'il en soit j'aime bien le slogan "le respect, ça change la vie".

Bon dimanche à tout le monde.