05/02/2011

Cultivons-nous, il en restera toujours quelque chose

 C'est samedi et il est temps que je vous propose une nouvelle définition de l'un de ces termes que l'on ne trouve pas dans tous les articles de journaux, fussent ceux de la TG !

Que pensez-vous de...

Quasar :
 
Il s'agit d'un acronyme anglais pour Quasi Stellar Astronomical Radiosource. D'apparence identique à des étoiles, les quasars ont une luminosité intrinsèque très importante. Ils possèdent un "redshift" (décalage vers le rouge) important, ce qui les situent à des distances considérables de nous. Le quasar le plus éloigné qui ait été détecté se situe à une distance évaluée entre 12 et 16 milliards d'années-lumière. Les dimensions de ces astres sont très "modestes" : elles ne dépassent pas - semble-t-il - 1/100 du diamètre d'une galaxie alors que leur luminosité est énorme : environ celle qu'auraient 100 à 1000 galaxies !

Petit rappel : une année-lumière, c'est, en gros, 10.000 milliards de km.

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29/01/2011

Cultivons-nous, il en restera toujours quelque chose

La semaine dernière, nous avons défini rapidement le mot éclipse. Si au moins une personne a appris quelque chose et bien j'en serais heureux !

Cette semaine, un autre mot a retenu mon attention tout comme j'espère qu'il retiendra la vôtre : la magnitude. Ce-dessous quelques mots pour vous en apprendre ou vous en rappeler la signification.

La magnitude peut être définie comme un nombre qui caractérise l'éclat apparent ou la luminosité intrinsèque d'un astre quelconque. Plus la luminosité est grande plus le nombre sera petit. Le Soleil a une magnitude de -26, la pleine Lune -12, l'étoile polaire +2, etc. L'oeil est capable de voir des astres d'une magnitude de +6 au maximum. Seuls les télescopes géants et le télescope spatial Hubble sont capables de "voir" des astres de magnitude de l'orde de +30.

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22/01/2011

Cultivons-nous, il en restera toujours quelque chose

Allez, on continue la publication de petites définitions de termes liés à l'astronomie, mais dont la signification n'est pas toujours bien connue. Aujourd'hui, je vous propose le mot "éclipse". Tout le monde sait de quoi il s'agit ?

Il s'agit d'un phénomène durant lequel un objet (généralement un astre) est momentanément caché par un autre qui lui passe devant. C'est le cas notamment lorsque la Terre passe entre le Soleil et la Lune (éclipse de Lune) ou lorsque la Lune passe entre le Soleil et la Terre (éclipse de Soleil) Selon la position de l'observateur, l'éclipse peut être partielle, totale ou annulaire (éclipse de Soleil seulement). Une éclipse de Soleil annulaire signifie que le disque de la Lune est trop petit pour cacher totalement le disque du Soleil : la Lune passe bien devant le Soleil mais un "anneau" de Soleil reste visible. Les observations d'éclipses de Soleil doivent faire l'objet de grandes précautions pour éviter des dommages irréversibles au yeux.

On parle d'éclipse de Lune lorsque la Terre s'interpose entre le Soleil et la Lune. L'écipse de Lune se produit lorsque notre satellite naturel passe dans l'ombre de la Terre. Elle prend alors - généralement - une couleur rougeâtre du meilleur effet. Cette couleur est le résultat de la déviation des rayons du Soleil par la Terre.

Mais les éclipses ne sont pas le privilège de l'astronomie. On rencontre parfois des grandes stars de la politique qui s'éclipsent. Il serait peut-être plus judicieux de parler alors de comètes non périodiques...

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15/01/2011

Cultivons-nous, il en restera toujours quelque chose !

L'albédo de la semaine dernière ne vous a peut-être pas mis en transe...Ce n'était pas le but non plus ! Et comme il importe de persévérer, je me vois dans l'amusante obligation de vous proposer ce samedi une nouvelle définition.

Qu'est-ce qu'un coronographe ?

Il s'agit d'un instrument qui permet de créer artificiellement des éclipses de Soleil pour pouvoir observer la couronne solaire, c'est-à-dire la partie qui se situe autour du disque solaire et que l'on ne voit pas à cause de l'intensité de la lumière solaire. Le coronographe va donc cacher le disque solaire pour ne plus voir que la couronne ! Avec un coronographe, plus besoin d'attendre une éclipse naturelle pour observer l'astre de jour ! C'est un Français - Bernard Lyot - qui est à l'origine du premier coronographe, en 1930

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08/01/2011

Cultivons-nous, il en restera toujours quelque chose !

Après vous avoir présenté une cinquantaine de personnages "illustres mais inconnus" au cours de l'année 2010, je me propose, dès cette nouvelle année qui commence, de vous donner chaque semaine une définition d'un terme utlisé par les astronomes et autres astrophysiciens.

Je vous propose pour ouvrir cette nouvelle rubrique un mot qui semble peu connu : "albedo". De quoi s'agit-il ?

Albédo :

C'est une notion qui a été développée au 19ème siècle par l'astronomie américain W.C. BOND. Il s'agit d'une grandeur comprise entre 0 et 1, le chiffre caractérisant la quantité d'énergie lumineuse réfléchie ou absorbée par un corps éclairé. Albédo vient du latin qui signifie "blancheur".

Si l'on prend comme exemple la lumière visible, c'est-à-dire celle qu'un être humain est capable de voir avec ses yeux (contrairement aux rayons ultra-violets, infrarouges, ou encore les rayons x ou les rayons gamma, par exemple), vous constaterez qu'un écran de cinéma a un fort albédo, voisin probablement de 0,8 - 0,9 parce qu'il renvoie presque la totalité des rayons qu'il reçoit.

En comparaison, le même écran qui serait fabriqué avec du carbone pur (autrement dit de la mine de crayon à papier) le film serait probablement invisible (ou presque !) car le carbone absorbe la quasi totalité des rayons qu'il reçoit. Son albédo sera voisin de 0,05.

L'albédo d'un corps céleste - et en particulier d'une planète - donne des indications précieuses sur la nature de son sol et de son atmosphère visible.

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03/01/2011

Le Soleil a rendez-vous avec la Lune

Bonjour à tous,
 
Si les phénomènes astronomiques vous intéressent et si le ciel est dégagé demain mardi 4 janvier, je vous rappelle ou je vous apprends qu'il y aura une éclipse partielle de soleil.
A Genève, elle sera visible
 
de 8h.08 (18 % du Soleil éclipsé)
à 9h.09 (64 % du soleil éclipsé)
 
L'éclipse sera terminée à 10h.32
 
Il est important de rappeler qu'il faut ABSOLUMENT vous munir de protections oculaires afin d'éviter tous dommages aux yeux (brûlure de la rétine).
En principe les opticiens devraient être en mesure de fournir des lunettes spéciales. (il s'agit de lunettes en carton munies de filtres spéciaux)
 
Si vous souhaitez voir une éclipse totale de Soleil en Europe, vous devrez patienter car la prochaine aura lieu en...2081
 
Meilleures salutations à tous les amateurs du ciel et aux simples curieux !
Michel Sommer
Club astronomique M51 - Divonne-les-Bains
 
Si vous n'avez pas de lunettes, voici l'astuce proposée par la Revue Ciel et Espace.

Si vous n'avez pas de dispositif certifié de protection, il existe une astuce pour observer quand même sans danger : la projection de l'image solaire. Prenez une feuille épaisse ou un carton fin et faite un petit trou au milieu avec une aiguille. Tenez la feuille ou le carton face au Soleil et placez à l'arrière, dans son ombre, une feuille blanche : l'image (minuscule) du Soleil partiellement éclipsé se formera sur la feuille blanche de projection. Vous pouvez observer cette image sans danger sur cet écran.

Bonne éclipse !

J'ai essayé, cela fonctionne !

18/12/2010

Un jeu de société ? Pourquoi pas !

Pour tous ceux qui chercheraient un jeu de société pour toute la famille, un jeu à la fois ludique et éducatif, il en existe un qui est édité à Genève et qui s'appelle JONAS ET LE TROU NOIR.

Edité et fabriqué à Genève par les Editons de l'Espace, ce jeu ravira tous les joueurs qui rêvent d'espace, d'astronomie et de culture générale. Ce jeu dispose du logo de l'Association française d'Astronomie et d'un commentaire élogieux de M. Gilbert BURKI, ancien directeur de l'observatoire de Genève.

Jeu de l'oie astronomique, JONAS ET LE TROU NOIR dispose de deux règles du jeu : une pour les très jeunes enfants et une autre, plus élaborée pour les (pré)adolescents et les adultes. De biens belles parties en perspective !

Vous n'êtes pas spécialistes en astronomie, cela n'a pas d'importance. Avec ce jeu, vous pourriez le devenir...

Prix attractif pour les fêtes : CHF 44,00 (port et emballage gratuit) ; pris sur place : CHF 38,00 

Pour commander, un mail à l'adresse suivante : cours-mms@sunrise.ch avec vos noms et adresse. Envoyé immédiatement contre facture.

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www.editionsespace.com

Illustre, mais pourtant inconnu...

La fin de l'année approche et la fin de cette série de portraits sans prétention approche aussi. Dès 2011 je vais passer à autre chose ! On restera probablement dans la physique. Je ne vous en dit pas plus.

Cette semaine, je vous propose un nom et un personnage venus des actuels Pays-Bas.

Christiaan HUYGENS (1629 - 1695)
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Christiaan Huygens est né à la Haye le 14 avril 1629 dans une famille aisée et fut - en quelque sorte - condamné à jouir d’une éducation en rapport avec son statut social ! Son père entretenait de nombreuses relations avec les "figures" de son époque, notamment René Descartes. Le jeune Christiaan suivit les cours de l’université de Leyde et entra ensuite au collège de Breda. En 1650, il réintègre le milieu familial et entreprend ses propres travaux. C’est au cours des 16 années qui suivront qu’il élaborera la plupart de ses grands travaux. Il aura aussi l’occasion de rencontrer des gens illustres : Blaise Pascal et Robert Boyle et Gilles Personne de Roberval notamment. A plusieurs reprises il se rendra à Paris, puis à Londres.
 
1666 : une grande année !
 
Huygens est déjà un personnage connu lorsqu’en 1666 il est accueilli par l’Académie royale des sciences de Paris, nouvellement créée. Il loge à la bibliothèque du Roi et touche la pension la plus élevée de toute l’Académie ! Huygens restera à Paris jusqu'en 1685, date à laquelle il regagne - pour la troisième fois en dix ans - sa terre natale, sa santé précaire nécessitant des séjours de convalescence. Mais il ne regagnera jamais la France, la révocation de l’Edit de Nantes n’y étant pas étrangère. Les déplacements du savant se font moins nombreux. Il se rend néanmoins à Londres en 1689 pour y rencontrer un certain Isaac Newton... Il s’éteindra en juillet 1695, après avoir consacré ses dernières années à la mise au point de lentilles convergentes à très longues focales.
 
Une vie bien remplie
 
Il serait exagéré de considérer Huygens comme le fondateur d’une école ou d’un courant de pensée. L’astronomie ne sera d’ailleurs qu’une partie de son activité. Huygens s’est attelé à certains problèmes de physique oscillatoire. Un de ses ouvrages fondamentaux - publié à Paris en 1673 - s’intitule d’ailleurs « Horologium Oscillatorium ». Il s’intéressera également à l’optique et son nom restera attaché aux lois de la réfraction et de la diffraction.
Quand bien même Huygens n’a pas l’aura de Newton ou de Galilée, il n’en demeure pas moins un grand nom de la science du 17ème siècle. Peut-être pas assez pour être vraiment connu du grand public, mais assez pour mériter que son nom soit donné à une mission spatiale :
« Cassini-Huygens ».

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11/12/2010

Illustre, mais pourtant inconnu...

Pour des raisons qu'il serait inutile de résumer ici, je vous ai lâchement abandonné la semaine dernière. J'aime croire que vous ne m'en avez pas voulu !

Reprenons donc, au moins jusqu'à la fin de l'année, nos petits portraits de personnages que l'Histoire a fini par oublier.

Je vous propose donc pour ce samedi un savant anglais dont le nom est plus qu'obscure dans le grand public.

John FLAMSTEED (1646 - 1719)

flamsteed-photo-03.gifC'est sur sa proposition que fut fondé, en 1676, par le roi Charles II, l'observatoire de Greenwich. Devenu "astronome royal", Flamsteed observa systématiquement les planètes et les étoiles jusqu'à sa mort. Il améliora les instruments et les techniques d'observation (méthode des déclinaisons correspondantes.), mit au point une méthode de projection à laquelle son nom reste attaché (méridien du milieu de la carte et parallèles développés en ligne droite, autres méridiens courbes.), rédigea "l'Historia Coelestis Britannica". Mais cette encyclopédie ayant été publiée sans son autorisation, Flamsteed se querella avec ses collègues et en brûla lui-même les trois-quarts des 400 exemplaires imprimés ! L'ouvrage, finalement révisé par ses assistants, fut republié en 1725 après la mort de l'auteur. Il contient les coordonnées de près de 3000 étoiles et constitue le premier grand catalogue moderne.

Dans son ouvrage, les étoiles sont numérotées d'ouest en est dans une constallation : Bételgeuse est ainsi 58 Orionis. Et plus une étoile est faible, moins sa dénomination est intéressante puisqu'on ne lui accorde pas de nom, mais un numéro d'ordre.

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27/11/2010

Illustre, mais pourtant inconnu...

Transportons-nous cette semaine du côté de l'Allemagne. Nous y trouvons un savant qui est resté célèbre pour son paradoxe ! découvrez la suite...

Heinrich OLBERS (1758 - 1840)

olbers.jpgPour ne pas faillir au titre de la rubrique, nous vous présentons aujourd’hui, Heinrich Olbers. Huitième enfant d’une famille de seize, le jeune Heinrich s’intéressa tôt à l’astronomie mais entreprit des études...de médecine à Göttingen, science et art qu’il mena de front des années durant. Ce n’est qu’après le décès de sa seconde épouse (la première est morte en couches) et de sa fille qu’il abandonnera définitivement la médecine pour se consacrer entièrement à l’astronomie. Les comètes ont sans doute été le sujet de prédilection d’Olbers ; il en découvrit une en 1815 qui porte son nom et calcula l’orbite de nombreuses autres. La « sienne » a une période de 72 ans, pratiquement identique à celle de Halley qui revient tous les 76 ans. Mais Olbers est surtout connu - dans les milieux scientifiques - pour le paradoxe qui porte son nom. Qu’est-ce que le paradoxe d’Olbers ? Comment se fait-il que la nuit soit noire alors que l’univers est constellé d’étoiles distribuées uniformément et que notre ciel devrait être « clair » puisque toutes ces étoiles brillent comme notre Soleil. Pour Olbers, la réponse réside dans le fait que l’espace n’est pas complètement transparent et que de la matière interstellaire absorbe une partie de la lumière des étoiles qui sont dès lors vues comme des points dans le ciel sombre. En fait l’idée n’était pas nouvelle : Halley et le Suisse Jean-Philippe Loys de Cheseaux en avaient déjà parlé.
Il serait enfin injuste de finir ce bref portrait sans mentionner la découverte, par Olbers , de deux astéroïdes : Pallas en 1802 et Vesta en 1807.

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