Science - Page 5

  • Illustre, mais pourtant inconnu...

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    Transportons-nous cette semaine du côté de l'Allemagne. Nous y trouvons un savant qui est resté célèbre pour son paradoxe ! découvrez la suite...

    Heinrich OLBERS (1758 - 1840)

    olbers.jpgPour ne pas faillir au titre de la rubrique, nous vous présentons aujourd’hui, Heinrich Olbers. Huitième enfant d’une famille de seize, le jeune Heinrich s’intéressa tôt à l’astronomie mais entreprit des études...de médecine à Göttingen, science et art qu’il mena de front des années durant. Ce n’est qu’après le décès de sa seconde épouse (la première est morte en couches) et de sa fille qu’il abandonnera définitivement la médecine pour se consacrer entièrement à l’astronomie. Les comètes ont sans doute été le sujet de prédilection d’Olbers ; il en découvrit une en 1815 qui porte son nom et calcula l’orbite de nombreuses autres. La « sienne » a une période de 72 ans, pratiquement identique à celle de Halley qui revient tous les 76 ans. Mais Olbers est surtout connu - dans les milieux scientifiques - pour le paradoxe qui porte son nom. Qu’est-ce que le paradoxe d’Olbers ? Comment se fait-il que la nuit soit noire alors que l’univers est constellé d’étoiles distribuées uniformément et que notre ciel devrait être « clair » puisque toutes ces étoiles brillent comme notre Soleil. Pour Olbers, la réponse réside dans le fait que l’espace n’est pas complètement transparent et que de la matière interstellaire absorbe une partie de la lumière des étoiles qui sont dès lors vues comme des points dans le ciel sombre. En fait l’idée n’était pas nouvelle : Halley et le Suisse Jean-Philippe Loys de Cheseaux en avaient déjà parlé.
    Il serait enfin injuste de finir ce bref portrait sans mentionner la découverte, par Olbers , de deux astéroïdes : Pallas en 1802 et Vesta en 1807.

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    Cette semaine, un Grec à Paris...

    Eugène ANTONIADI (1870 - 1944)

    Nantoniadi2.jpgom indissociable de la planète Mars, il est impossible ne pas parler d’Eugène Antoniadi ! Issu d’une famille grecque de Constantinople, le jeune Eugène se lance dans des études d’architecture, mais consacre tout son temps libre à l’astronomie. Très vite remarqué par les professionnels pour la qualité de son travail, il est en outre doué d’une acuité visuelle hors du commun. Il réalise des dessins de planètes d’une précision extrême ! Au cours d’un séjour à Paris, il fait la connaissance de Camille Flammarion qui l’invite aussitôt à venir travailler à Juvisy-sur-Orge. Salarié de Flammarion, Antoniadi commence son travail en 1895. A cette époque les polémiques sont fréquentes et vives : celle concernant la planète Mars et ses canaux devient vite un sujet de discorde entre les astronomes. L’italien Giovanni Schiaparelli observe Mars en 1877, année de l’opposition, et croit dur comme fer que des canaux ont été construits. Mais la plupart des scientifiques pensent qu’il s’agit d’accidents de terrains naturels. Antoniadi se pique au jeu et deviendra un grand spécialiste de Mars. Puis il claquera la porte de Juvisy et sera en froid avec Flammarion. Il rejoindra ensuite l’observatoire de Meudon où le 20 septembre 1909, une observation mettra définitivement fin au doute : il n’y a aucun canal artificiel sur Mars. La polémique n’en sera pas terminée pour autant...Couvert de récompenses grâce à ses travaux, Antoniadi s’éteindra le 10 février 1944. Un cratère martien porte son nom.

     

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  • Les Automnales : venez jouer

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    Le Club astronomique M51 de Divonne-les-Bains est présent à Palexpo dans le cadre des Automnales et propose pour les enfants - et pourquoi pas les adultes - quelques activités :

    Jonas et le trou noir - jeu de l'oie grandeur nature

    Perdu sur la Lune ou comment survivre sur notre satellite avec 15 objets

    Quizz de 50 questions sur vos connaissances en astronomie et culture générale

    Confection d'un disque de Newton

    STAND 11 01

    A GAGNER : 3 BOÎTES DE "JONAS ET LE TROU NOIR" - jeu de l'oie astronomique, jeu de société pour petits et grands offert par les Editions de l'Espace à Genève

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    Repartons, cette semaine vers le sud, vers l'Italie plus précisément. Il est aujourd'hui question d'un religieux franciscain qui s'est illustré dans la cartographie notamment.

    Vincenzo CORONELLI (1650 - 1718)

    coronelli.jpgVoilà encore un nom qui ne dira pas grand-chose à pas grand monde. Et pourtant ! Ce religieux franciscain, docteur en théologie au Collegium San Bonaventura à Rome, est considéré comme l’un des meilleurs cartographes de son époque. Il s’est illustré surtout par la construction de globes terrestres ou célestes de tailles variables. Si le cardinal d’Estrées, alors ambassadeur de Louis XIV n’avait fait appel à son talent pour réaliser deux énormes sphères - l’une terrestre et l’autre céleste - de presque 4 mètres de diamètre destinées au Roi Soleil, il est plus que probable que ce religieux doublé d’un artiste serait resté dans l’ombre de l’histoire. Coronelli est aussi connu pour avoir confectionné les globes de Parme, plus petits que ceux de Louis XIV. Il a en outre fondé l’Académie des Argonautes puis fut Cosmographe de la Sérénissime République de Venise. Il est enfin l’auteur de divers ouvrages dont la Biblioteca Universale.
    Mais pour en revenir aux Globes de Louis XIV, ils furent critiqués car leur contenu n’était pas très fiable du point de vue scientifique,. Ils n’en demeurent pas moins de véritables œuvres d’art. Porté au nues durant une certaine période, Coronelli finira par connaître la disgrâce. Des soupçons de trafic d’influence pèsent sur lui et il finit par être déchu de son titre de général de son ordre. Quoi qu’il en soit et après une éclipse de plusieurs dizaines d’années, les globes de Coronelli connaissent une nouvelle vie artistique depuis qu’on peut les admirer à la Bibliothèque Nationale de France, espace François Mitterrand, après qu’on eut pu les voir au cours d’une grande exposition de cartographie organisée en 2006


     


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    Avec quelque retard en ce samedi, je vous livre ma petite chronique hebdomadaire relative aux "célèbres inconnus" ! Nous allons aujourd'hui nous intéresser à...une planète dont on ne sait pas grand chose : Pluton.

    Lisez la suite :

    PLUTON : ? - ?

    pluton+charon.gifJe suis née il y a très longtemps et personne ne peut dire avec exactitude quand. Mais il a fallu beaucoup de temps pour - qu’enfin - on me découvre ! Mes consœurs les planètes dites inférieures étaient déjà connues dans l’antiquité. Moi, il a fallu attendre jusqu’en 1930 pour qu’un certain Clyde Tombaugh, un américain, me découvre sur des plaques photographiques. Discrète comme pas une, je ne vous dis pas l’œil qu’il fallait avoir pour se rendre compte que ma place avait changé d’une plaque photographique à l’autre. Et depuis que Clyde m’a découverte, peu d’astronomes se sont intéressés à moi. Lente - il me faut 248 ans pour faire un tour du Soleil, minuscule - 2300 km de diamètre, lointaine - environ 6 milliards de km du Soleil, j’étais tolérée parmi les autres planètes. Mais j’ai néanmoins un compagnon : Charon. Et puis, EN 2006, allez savoir pourquoi, un aréopage de spécialistes a décidé de me déclasser. Je suis désormais une planète naine, un transneptunien. Chez vous sur la Terre on appellerait cela du mobbing. Déjà que moi je n’ai pas trouvé cela très marrant (on a sa fierté tout de même) je n’ai pas besoin de vous expliquer ce que les habitants de la ville natale de Clyde ont pensé de cette triste décision. Moi, au fond je reste philosophe. Planète naine ou planète, Clyde reste mon découvreur. Tout est dit, n’est-ce pas ?

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    Retour à l'histoire moderne cette semaine, direction la perfide Albion. Vous apprendrez quelques faits de la vie d'un anglais fort timide.

    cavendish.jpgHenry CAVENDISH (1731 - 1810)

    Né à Nice par hasard (sa mère y séjournait), Henry Cavendish, issu d’une famille d’aristocrates, semble avoir été un enfant timide et souvent dans la lune. Il passe plus de 4 ans à l’université de Cambridge...sans décrocher le moindre diplôme ! Très timide et peu sociable, Cavendish n’aura que très peu d’amis tous issus du milieu scientifique. Terrifié par les femmes, on dit qu’il communiquait avec ses servantes uniquement par écrit…
    Après quelques voyages en Europe avec son frère, Cavendish hérite - semble-il - d’une fortune colossale. Il se lance alors dans les études scientifiques, avec un succès certain. Ses premiers travaux déboucheront, en 1766, sur la découverte de « l’air inflammable », autrement dit l’hydrogène comme le nommera plus tard Lavoisier. Il n’est pas le premier à produire ce gaz, mais le premier à en déduire la densité : selon lui 11 à 12 fois moins dense que l’air. Il s’intéressera encore à l’oxygène et à la combustion de l’hydrogène dans celui-là : il en déduira que l’eau est alors un corps composé d’oxygène et de deux fois plus d’hydrogène ! Cavendish est également connu pour avoir mesuré avec une très bonne précision pour l’époque la densité de la Terre. D’après lui, cette densité était de 5,45 alors que la valeur actuelle se situe à 5,52 et quelques poussières. Il mit au point une balance de torsion qui porte maintenant son nom. Il s’intéressera encore à l’électrostatique, mais peu enclin à communiquer et à écrire, Cavendish n’a laissé aucun ouvrage majeure. Ses biographes pensent qu’il était plus intéressé à satisfaire sa curiosité naturelle qu’à laisser un nom à la postérité…

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    Cette semaine, retour à la Grèce antique. Arrêtons-nous quelques instants pour décrire la vie d'Hipparque...

    HIPPARQUE (2ème siècle av. J.-C.)
    Hipparque.jpgOn ne connaît pas exactement les dates de naissance et de décès de ce génial Grec. On les situe vers -190 et -120 av. J.-C. Né à Nicée, en Bithynie, le jeune Hipparque observa d’abord dans sa ville natale avant de partir pour Rhodes et s’y établir. Sauf à savoir que le nom d’Hipparque est mentionné par Hergé dans « On a marché sur la Lune » puisque la fusée de Tournesol et ses compagnons y alunissent, peu de monde sait réellement qui est Hipparque. Il a pourtant écrit de très nombreux ouvrages...qui ont tous été perdus, à l’exception d’un seul. Pourtant ce savant grec est à l’origine de la découverte d’un phénomène que l’on appelle la « précession des équinoxes ». C’est d’ailleurs à cause ou grâce à cela que depuis pas mal de temps les astrologues et les astronomes ne font plus bon ménage. Hipparque est probablement à l’origine de l’astrolabe, instrument permettant de se libérer de calculs fastidieux et permettant de déterminer directement les latitudes et longitudes des astres. Hipparque est aussi l’auteur de ce que l’on considère comme le premier catalogue d’étoiles : il n’en comptait pas moins de 1026, ce qui constitue, environ le quart des étoiles que l’on peut voir à l’œil nu ! Le savant calcula aussi la durée réelle de l’année et la fixa à 365 jours, 5 heures et 55 minutes, et sans calculette svp !
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    Un petit détour par l'Allemagne pour célébrer aujourd'hui un savant dont le nom est indissociable de la physique du 20 siècle !

    Max PLANCK (1858 - 1947)

    Planck.jpgComme son nom le laisse supposer, Max Planck est un physicien d’origine allemande. Né à Kiel dans le nord du pays, issu d’une famille bourgeoise (son père, juriste et professeur de droit, participa à la rédaction du code civil allemand) le jeune Planck fera ses études secondaires et universitaires à Munich et Berlin où il obtiendra le grade de docteur en 1878, sans convaincre vraiment ses professeurs ! Peu importe. Dès 1885, il enseigne à Kiel et puis est appelé à Berlin à l’université Humbolt dans laquelle il enseignera pendant plus de 40 ans ! Ce grand savant s’intéresse avant tout à l’électromagnétisme, à la thermodynamique et aux quanta. En ce qui concerne les quanta, il ne semble pas vraiment persuadé de sa découverte et participera peu - semble-t-il, à son approfondissement. Il préfère laisser Einstein l’étayer. Le même Einstein ne croit pas vraiment non plus aux théorie de Planck avant d’en reconnaître le côté novateur. Récompensé par le Prix Nobel de physique en 1918 pour les services rendus à la science, Planck restera célèbre surtout pour sa théorie des quanta. De nombreux honneurs viendront récompenser ce physicien qui a eu avec le pouvoir nazi une position que certains jugeront ambiguë. Sur le plan privé, Planck a souffert : il a eu quatre enfants, tous décédés avant lui. L’aîné est mort à Verdun en 1916, les deux jumelles, mortes en couche alors que le dernier a été exécuté par la Gestapo en 1945.

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    Tournons-nous, cette semaine, du côté de l'Inde d'où est originaire notre savant d'aujourd'hui. Son nom, difficile pour un occidental, ne vous dira probablement rien. La communauté scientifique du 20 siècle le place pourtant parmi les grands.

     

    Subrahmanyan CHANDRASEKHAR (1910 - 1995)

    chandra.jpgVoilà un personnage qui mérite pleinement de figurer dans notre rubrique « illustre, et pourtant inconnu ». Rarement homme n’aura marqué autant que lui la physique durant le 20ème siècle. Rarement aussi on aura rencontré un homme aussi discret qu’érudit. Sa « carrière » commence en 1928 lorsque, jeune étudiant, il rencontre, un très grand physicien : Arnold Sommerfeld. Aux dires de son entourage « Chandra » est une éponge ; il assimile tout à une vitesse incroyable, et surtout la nouvelle physique ! Ses premiers travaux porteront sur les naines blanches, dont la masse ne peut dépasser 1,4 masse solaire. D’une manière plus générale, on saura dorénavant que l’avenir des étoiles dépend de leur masse. « Chandra » rencontrera de nombreux savants prestigieux : Dirac, Bohr, Born, Rosenfeld et travaillera avec Eddington, autre « monstre sacré » de la physique du 20ème siècle. Mais tout savant qu’il fût, Eddington n’en resta pas moins un homme et « descendra en flammes » les théories de son protégé. Chandra en nourrira une amertume réelle...et longue. Le nom de notre homme est intimement lié aussi aux trous noirs dont il a été un des grands théoriciens. Il fut enfin un des piliers - sinon LE pilier - de l’Astrophysical Journal, dont il restera rédacteur en chef pendant 20 ans. Sa carrière brillante mais difficile fut couronnée par le Prix Nobel de physique en 1983, prix qu’il partagera avec William Fowler. Comme pour exorciser ses combats avec Eddington, « Chandra » écrira une biographie de son ancien adversaire. Ce physicien talentueux s’éteint en 1995 après une carrière hors du commun.

    (photo université de Chicago)

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  • Planétarium

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    Il est communiqué aux amateurs du ciel qu'il reste des places dans le planétarium itinérant qui s'est arrêté cette semaine à Divonne-les-Bains.

    Vous pouvez en profiter samedi à 11h., 14h.30, 15h.30 et 16h.30 et dimanche de même.

    Au plaisir de vous y rencontrer.

    PA070192.JPG

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