15/05/2010

Illustre, mais pourtant inconnu...

Nous repartons cette semaine du côté des savants arabes. Ils sont probablement encore plus inconnus que les autres du fait probablement de notre incapacité à en prononcer les noms...
Ibn AL HAYTHAM (965 - 1040)

alhaithm.jpgConnu en Occident sous le nom d’Alhazen, Ibn Al-Haytham peut être considéré comme l’un des plus grands savants arabes. Il voit le jour en Irak en 965, mais c’est en Egypte, au Caire plus précisément, qu’il passera la plus grande partie de sa vie.
Sous le règne du calife Al-Hakim, il entreprend une expédition vers les sources du Nil où il pense que se situe l’origine des crues du Nil. Mais arrivé à la première cataracte, il se rend vite compte que son projet est peu réaliste. Il rentre au Caire et on lui confie un poste mineur dans l’administration. Mais craignant la colère de Al-Hakim à la suite de son échec en Haute-Egypte, il feint la folie. Ce n’est qu’à la disparition du calife qu’il recouvrera soudainement ses esprits... Il peut dès lors se consacrer librement à ses travaux scientifiques. Il est l’auteur d’une centaine d’ouvrages en mathématiques, astronomie et physique. C’est plus particulièrement en optique qu’il innovera. Il étudiera l’oeil et constatera que les rayons lumineux vont droit de l’objet vers l’oeil et non l’inverse. Il a également étudié les phénomènes de réfraction et de diffraction de la lumière. Ses méthodes de travail, basées sur les mathématiques et l’expérimentation font de Al-Haytham un savant particulièrement remarquable. Il a repris nombre de théories de ses prédécesseurs en les améliorant. Ce n’est donc pas un hasard si Al-Haytham est considéré comme un des piliers centraux de la physique arabe.

 

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08/05/2010

Illustre, mais pourtant inconnu...

Samedi matin. Il est temps, comme d'habitude de vous présenter une nouvelle "célébrité inconnue"... Nous allons nous concentrer cette semaine sur un personnage du siècle dernier dont le titre de gloire est d'avoir découvert une planète. Vous avez deviné ?

Clyde TOMBAUGH (1906 - 1998)

tombaugh-photo-2.jpgC'est à cet Américain, né dans l'Illinois, que l'on doit la découverte de la planète Pluton, la plus éloignée de son étoile dans notre système solaire. Dès son enfance, le jeune Tombaugh construisit un télescope pour observer les planètes. Ses observations étaient accompagnées de dessins qu'il envoyait à l'observatoire de Lowell. Le directeur de celui-ci dut être impressionné par les croquis car il lui proposa un poste d'observateur. Il lui fit part aussi de son projet de poursuivre la recherche d'une nouvelle planète dans le système solaire. Clyde Tombaugh, comparant deux clichés photographiques, vit qu'au voisinage d'Uranus un objet de faible intensité était en mouvement. Après vérification, grâce à une troisième plaque photographique, il fut prouvé qu'il avait trouvé ce qu'il cherchait.

Depuis 2006, la planète Pluton a été déclassée en planète naine, ce qui n'a pas manqué de déplaire fortement à la population de sa ville natale, comme si la découverte de Tombaugh avait soudainement moins d'importance...

Photo : R. Sterling Trantham

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07/05/2010

Question de temps

Un petit montage susceptible de mieux faire saisir la place de l'humain dans l'histoire de l'Univers

SENTIER DU TEMPS.pps

 

 

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01/05/2010

Illustre, mais pourtant inconnu...

La science - depuis la plus haute antiquité - a été l'apanage des hommes. Non pas que les femmes fussent moins intelligentes que les mâles. Non, cerrtes, non. On considérait "simplement" que les femmes n'avaient rien à faire avec les sciences - la Science - pas plus d'ailleurs qu'avec les arts ou la littérature. Il y eut, cependant, quelques exceptions célèbres !

Mais, faute de mieux en quelque sorte, je reviens aujourd'hui avec un portrait masculin. J'espère que personne ne m'en voudra ! Je vous présente donc un savant né allemand et mort plutôt anglais ! William Herschel.

William HERSCHEL (1738 - 1822)herschel.jpg

Il y a dans l'histoire - avec un grand « H » - des personnages qui ont manifesté très jeunes un penchant marqué pour les sciences et qui ont laissé, en plus de leur nom, qui une théorie, qui une découverte à jamais gravée dans la mémoire collective ! Einstein fait indiscutablement partie de cette catégorie, comme J.-S. Bach fait indiscutablement partie intégrante de la musique et «est tombé dedans» quand il était petit !

Pour le jeune Wilhelm (n'oublions pas qu'il est né à Hanovre en 1738 et que William ne signifie rien d'autre que Wilhelm en allemand et Guillaume en français), troisième enfant d'une famille de six, il sera très tôt initié par son père...à la musique. Le père du Herschel est chef d'orchestre et Herschel «junior» deviendra hautboïste. En 1756, l'orchestre fait une tournée en Angleterre où le jeune Wilhelm - pas encore tout à fait William - y apprendra la langue. L'année suivante, les troupes françaises occupent Hanovre et les Herschel - père et fils - fuient en Angleterre. On subsiste comme on peut : pour les musiciens c'est en copiant de la musique. Puis les choses s'arrangent, le jeune William va enseigner, puis composer et diriger divers orchestres. Dès 1766, il s'établit à Bath (une ville qui mérite le détour...) comme organiste. Et c'est à ce moment que le hasard intervient : Herschel commence à lire des revues scientifiques consacrées à l'optique. Rapidement l'intérêt se transforme en passion et quand sa soeur Caroline vient le rejoindre en 1772, il a troqué sa baguette de chef d'orchestre contre des instruments d'optique. Il se met à assembler des télescopes mais les résultats ne le satisfont pas complètement. Il va dès lors se consacrer lui-même au polissage de ses miroirs et n'utilisera - on n'est jamais si bien servi que par soi-même - que son propre matériel. Il passera quelques années à observer les cieux pour en comprendre le fonctionnement, mais elles sont quelque peu décevantes. Il se met à étudier alors les étoiles lointaines et les nébuleuses. Mais pour ce faire il a besoin d'instruments de plus en plus puissants. La «perfection» des télescopes de Herschel tient au polissage extrêmement minutieux des miroirs métalliques. Grâce à son savoir-faire, Herschel produit des instruments dont la qualité est supérieure à celle des instruments de l'observatoire royal de Greenwich ! Parallèlement il entreprend l'étude de toutes les étoiles dont la magnitude est supérieure à 4 (la magnitude est un nombre qui caractérise l'éclat apparent ou la luminosité intrinsèque d'un astre ; plus le nombre est grand et plus la luminosité de l'astre est faible). Il termine ce travail en 1779 avant d'en commencer un autre dédié aux étoiles doubles.

1781 : le tournant d'une carrière

Alors que ses observations se poursuivent, Herschel observe, en 1781, un objet qui n'est pas une étoile ordinaire. L'astronome solitaire croit tout d'abord qu'il s'agit d'une comète et en communique l'information à la Bath Philosophical Society. Un de ses amis transmet la nouvelle à la Royal Society. Après vérification, en fait de comète, c'est une planète que Herchel a découverte : Uranus. Dès lors le nom de Herschel sera - naturellement - étroitement lié à l'histoire de l'astronomie. Chasseur solitaire inconnu, Herschel accède tout d'un coup à la notoriété. Le roi lui alloue une pension de 200 livres par an et il reçoit la médaille Copley. Il sera en outre chargé «d'expliquer le ciel» aux membres de la famille royale...En 1786, il quitte Bath pour Slough. Et comme la pension n'est pas énorme, Herschel et sa soeur Caroline fabriquent des télescopes et les vendent. Grâce à son expérience, l'astronome va finalement produire, après quatre ans d'effort, un instrument de 1,2 mètre de diamètre et de 12 mètres de longueur focale, taille gigantesque pour l'époque !
(par comparaison, un appareil de photo classique a une longueur focale généralement comprise entre 30 et 80 millimètres !). Grâce à ce télescope, l'astronome d'origine allemande se paie le luxe de découvrir encore les 6ème et 7ème satellites de Saturne ! Puis enfin, poursuivant l'oeuvre de Messier, il porte le nombre des objets découverts par Messier d'un peu plus de cent à 2500.

En 1786, Herschel a 46 ans et il n'a jamais, semble-t-il, pensé à se marier. Mais un de ses voisins meurt et laisse une jeune veuve. En 1788, il l'épouse, ce qui n'a pas trop plu à sa soeur Caroline, mais qui, dit la chronique, conquise par la gentillesse de la veuve, s'accommodera fort bien de la nouvelle situation. De cette union tardive, naît un fils en 1792. La vie suit alors un cours plus tranquille et la situation financière est meilleure. Avec les années, la fatigue commence à se faire sentir et Herschel élabore des théories astronomiques qualifiées souvent de farfelues, comme l'existence d'êtres vivants et intelligents dans le Soleil !

Il est fait chevalier par la reine Ann alors que son fils devient son assistant. Herschel, célèbre, mourra en 1822 à Slough où il s'était établi quelques années auparavant. Commencer sa vie en musique et la finir par l'astronomie, c'est un peu comme une espèce de symphonie fantastique...

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24/04/2010

Illustre, mais pourtant inconnue...

Vous reprendrez bien un petit portrait féminin ? Mais avec plaisir !

Je vous propose aujourd'hui quelques lignes consacrées à une femme astronome britannique...qui émigra aux Etat-Unis parce que peu reconnue chez elle ! Il s'agit de Cecilia Payne.

Cécilia PAYNE-GAPOSCHKIN (1900 - 1979)

payne.gifDieu qu’il est difficile de trouver des noms de femmes astronomes qui ont laissé leur nom à la postérité. Non pas que les femmes soient incapables de faire des recherches en astronomie, mais plutôt parce que les hommes - en machos indécrottables - n’aiment pas trop se faire éclipser par de brillants esprits féminins. Mais à force de chercher, on finit par tomber sur des personnages intéressants, telle Cécilia (pas celle du petit Nicolas) Payne Gaposchkin (Le 2ème nom étant celui de son mari épousé en 1943 ; il était spécialiste des étoiles doubles).
Cecilia Payne s’est principalement rendue célèbre en astronomie par une première thèse, soutenue à Harvard en 1925 et qui reste dans toutes les mémoires : elle y affirme que la classification des étoiles proposée par une consœur, Annie Cannon, sur la base des spectres, indiquait leur température. Mais l’aspect le plus important portait sur le fait que l’hydrogène était, et de loin, le constituant majoritaire des étoiles. Cette conception et cette vision quasi révolutionnaires de l’astronomie fera même dire à son directeur de thèse qu’il s’agissait là d’une solution « clairement impossible... ». Mme Payne sera néanmoins la première femme à professer à Harvard et en 1977 elle recevra de la part de la société astronomique américaine le prestigieux prix Henry Norris Russell, qui entre-temps avait fait amende honorable au sujet des thèses de C. Payne... Née en Angleterre, Cecilia Payne a émigré au Etats-Unis. Nul n’est prophète en son pays. L’adage se vérifie une fois de plus. Un grand esprit dans une tête de femme ? C’est « clairement impossible... »


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17/04/2010

Illustre, mais pourtant inconnu...

Comme les femmes ne sont pas légion à figurer dans l'histoire des sciences, je quasiment obligé de revenir à un portrait masculin cette semaine. Mais, c'est promis, je reviendrai sur un portrait féminin dans un proche avenir.

En attendant, je vous propose aujourd'hui quelques lignes relatives à un grand nom de la physique, un danois. Lisez la suite ci-dessous.

Niels BOHR (1885 - 1962)

bohr.jpgNé le 7 octobre 1885 à Copenhague, il n’est pas imprudent de prétendre que N. Bohr fut un des plus brillants représentants de l’atome et de la physique des particules du 20ème siècle. Son “principe de correspondance” publié en 1918 marque le début de la mécanique quantique.
Poursuivant sur sa lancée, Bohr sera récompensé par le prix Nobel de physique en 1922. En 1927 Niels Bohr formule son fameux “principe de complémentarité” qui postule “qu’un objet quantique ne peut être à la fois décrit en termes d’ondes et de particules”. Bien que cette vision du problème n’ait jamais été complètement acceptée par les grands savants de son époque, Planck et Einstein en tête, elle n’a jamais été complètement réfutée !

La deuxième guerre mondiale ne facilita évidemment pas le travail du génial danois. Refusant catégoriquement de travailler avec les Allemands, il finira par s’enfuir d’abord en Suède puis aux USA en passant par l’Angleterre. Associé au développement de la bombe atomique, il s’en distanciera très nettement. De retour au Danemark après la guerre, Niels Bohr pris congé de l’Université de sa ville natale en 1955. Il s’engagera contre les armes atomique et écrira une lettre ouverte aux Nations Unies. En 1957, il recevra, entre autres récompenses, le Prix “Atomes pour la Paix". Avant son décès survenu en 1962, il participera encore à la mise en route d’une institution connue de tous dans la région : le CERN

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10/04/2010

Illustre, mais pourtant inconnu(e)...

Quand on parle de gens célèbres mais inconnus, on pense généralement toujours aux hommes. Comme si cela allait de soi ! Il fallait avoir un sacré caractère pour qu'une femme puisse revendiquer - elle aussi - le titre "d'homme célèbre"...

Il n'y en a pas beaucoup en astronomie ou en scienCes en général. Mais en cherchant bien, on en trouve quelques-unes. Et c'est justement la raison pour laquelle, aujourd'hui, je vous propose une personnalité féminine.

Emilie DU CHATELET (1706 - 1749)

Emilie du Chatelet_3k.jpgUne fois n’est pas coutume : trouver une femme célèbre aux siècles des lumières et qui plus est dans le domaine des sciences tenait de la gageure ! Les méchants diront bien sur qu’elle tire sa célébrité de sa liaison avec Voltaire. C’est vite dit ! Ce n’est quand même pas François Marie Arouet qui a traduit en français les « Principia Mathematica » d’un certain Isaac Newton. D’un tempérament de feu, passionnée à souhait, la marquise du Châtelet harcèle littéralement ses amants : le comte de Guebriand, le duc de Richelieu (arrière-petit-neveu du cardinal), Maupertuis pour finalement rejoindre Voltaire ! Mais passons sur les mondanités et les affaires de cœur. Passionnée par les sciences, Emilie, « la tête remplie de connaissances » tentera sa chance au prix de l’académie des sciences. Elle ne le gagnera pas mais son manuscrit sera néanmoins publié ! Le thème en était « la nature du feu ». Conquise par la philosophie de Leibnitz, elle veut tout savoir de lui : elle fait venir de Suisse le grand spécialiste de Leibnitz, un certain Samuel Koenig avec lequel elle rédige « les institutions de physique ». D’après E. Badinter, l’ouvrage renferme  « la plus belle explication de la philosophie de Leibnitz jamais produite en français ». C’est après cela qu’elle s’attaque à LA traduction citée plus haut. Eprise soudainement du marquis de St-Lambert, elle tombera enceinte. Sentant qu’elle ne survivrait pas à l’accouchement (elle décède quelques jours après) elle termine sa traduction le jour de sa mort. L’ouvrage sera publié à titre posthume. Un sacré pied-de-nez aux machos de son époque !

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07/04/2010

Hasard !

Perdu dans mon grenier depuis quelques heures pour y mettre un peu d'ordre, je tombe par hasard sur une coupure de presse : elle est issue du Journal de Genève des 24, 25 et 26 décembre 1986. Jusque là, rien que de très normal. Un grenier n'est-il pas conçu pour recevoir tout ce qu'on croit nécessaire de conserver. Bref. A la page 12 - Dernière heure - je tombe sur un "papier" intitulé "La libellule a bouclé son tour du monde." J'y lit en "chapeau" que "l'avion expérimental américain Voyager s'est posé  mardi matin sur la base aérienne d'Edwards en Californie, bouclant le premier tour du monde aérien sans escale ni ravitaillement." Un périple historique de neuf jours et de 43000km. Les deux pilotes se nomment Dick Rutan et Yeana Yeager. L'article se termine ainsi : "L'exploit de Voyager, qui entre dans les annales de l'histoire de l'aviation, est intervenu six jours après le 83ème anniversaire du premier vol d'un avion motorisé réalisé en 1903 par les frères Wright à Kitty Hawk (Caroline du Nord).

L'information ci-dessus n'aurait aucun intérêt particulier à être rappelée 24 ans après la réalisation de l'exploit si - par le plus grand des hasards - je ne la mettais en relation avec une autre information, de ce jour cette fois : "Solar Impulse" a réalisé son premier vol depuis Payerne. Cette avion solaire ambitionne lui aussi de réaliser un exploit en 2012, sauf erreur : faire le tour du monde avec comme seul "carburant" l'énergie solaire. Sans escale ni ravitaillement non plus !

Il y a un quart de siècle, ce qui importait c'était l'exploit en tant que tel, peu importait les moyens. Pour B. Piccard, l'exploit ce n'est pas tant de faire le tour du monde que de le faire à "l'énergie solaire", soit sans pollution, sans bruit et avec beaucoup de médiatisation !

Après tout, "sol lucet omnibus" disent les latinistes. Pourquoi s'en priver ?

 

06/04/2010

Belle conjonction !

P4060011.JPG

Ci-dessus une photo rapidement prise ce soir à 20h.55. Les connaisseurs verront rapidement les planètes Vénus et Mercure (à droite).

Ce rapprochement, en astronomie, s'appelle une conjonction. Si le beau temps se maintient jusqu'au 8 avril, vous pourrez encore observer - à l'oeil nu, évidemment, ce phénomène. En gros regardez vers l'Ouest, au-dessus du Jura vers 20h.30-20h.45. Venus apparaîtra en premier et la petite Mercure suivra peu après.

03/04/2010

Illustre, mais pourtant inconnu !

Nous nous sommes arrêtés la semaine dernière au 19 siècle avec Urbain Le Verrier, celui qui a découvert la planète Neptune par le calcul !
Aujourd'hui, nous revenons au 20 siècle avec un portrait d'un grand physicien autrichien.
Erwin SCHROEDINGER (1887 - 1961)

schroedinger.JPGNé dans la banlieue viennoise, Erwin Schrödinger, est issu d’une famille plutôt cultivée et aisée. Formé d’abord par un précepteur privé, le jeune Erwin ira ensuite dans un des collèges les plus réputés de Vienne. En 1906 il entre à l’Université de Vienne où il étudie la physique. Quatre ans plus tard, il est docteur en physique. Il sera ensuite assistant à Vienne, à Jena (il s’y marie) à Stuttgart et Zurich. Il résidera sur les bords de la Limmat jusqu’en 1927. Ces 6 années compteront parmi les plus fructueuses et les plus heureuses de sa vie. Il y formulera d’ailleurs sa fameuse équation, dite des “états stationnaires”, appliquée au cas de l’atome d’hydrogène.
Nommé professeur à Berlin à la chaire de Max Planck, il sera le collègue d’Einstein. Mais bientôt, la politique rencontre la physique et Schrödinger quittera l’Allemagne à cause du nazisme naissant. Il se rend à Oxford pour y poursuivre ses travaux. C’est en 1933 également qu’il obtient le Prix Nobel conjointement avec Paul Dirac qui avait étendu l'équation de Schrödinger en y introduisant la relativité restreinte. En 1935, Schrödinger publie son fameux paradoxe du chat. De retour en Autriche en 1936, le savant est vite “démissionné” par les nazis suite à sa “défection” de 1933. Appelé en Irlande, il y restera de 1939 à 1955. Il regagne Vienne en 1956 et tombe malade en 1957. Il décède le 4 janvier 1961. Un grand savant nous a quittés.

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