Suisse - Page 2

  • Quand on frise le code (bis)

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    Je ne comprends décidément pas pourquoi certains blogueurs se permettent soit de ne pas ouvrir les commentaires soit de censurer ceux qui ne leur plaisent pas tout en invoquant la liberté d’expression !

    Peur d'avoir à argumenter ? Ou incapacité à argumenter ?

    M. Laurent Leisi, auteur du blog "résistant citoyen" vient de me censurer parce que j’ai eu le malheur, semble-t-il, de poster le commentaire suivant en complément de son long article relatif à Coudenhove-Kalergi :

    "En éliminant d’abord la démocratie, à savoir le pouvoir du peuple, et ensuite le peuple lui-même avec le métissage, les Blancs devaient être remplacés par une race métissée facile à dominer."

    Qui voudra bien m'expliquer en quoi une race métissée (sic) serait plus facile à dominer que la race blanche.
    En réalité l'affirmation essaie de nous faire croire que le métissage issu du blanc et d'autres couleurs ne peut être à terme que fatal à la couleur blanche.

    Il paraît que dans les années trente ce genre de discours a fait fureur. Avec les résultats que l'on sait. 

     

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  • Quand on frise le code

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    En parcourant sans but précis les blogs je tombe par hasard sur celui de M. Laurent Leisi, conseiller municipal MCG de la ville de Genève.

    Son commentaire et son "copier-coller" consacré à Coudenhove-Kalergi fait frémir. On peut avoir son avis sur l'iimigration dite de masse, on peut vouloir protéger son pays contre les hordes d'émigrés, on peut vouloir mettre les frontaliers dehors parce qu'ils prennent le travail des autochtones, mais a-t-on vraiment le droit d'écrire ou de cautionner ce qui suit :

    En ces temps, il est plus que jamais nécessaire de réagir aux mensonges du Système, de réveiller l’esprit de rébellion chez les Européens. Il va falloir mettre sous les yeux de tous que l’intégration [de l’immigration de masse] équivaut à un génocide.

     

     

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  • L'amère, la mère, la Maire ?...

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    Ces derniers jours, on lit et on entend des propos relatifs  à Mme Esther Alder, Maire de Genève. Peu importe le contenu car ce n'est, en l'occurrence, pas l'essentiel !

    Moi qui ne suis pas un admirateur sans limite de la féminisation des noms de professions et de fonctions je suis conforté dans mon opinion par ce que je lis, mais surtout par ce que j'entends.

    Lire, déjà, la Maire, ne me fait pas sauter de joie, mais l'entendre à la radio suivi d'un nom de famille me navre totalement. Essayez, vous verrez : La Maire Esther Alder... Vous entendez ? Personnellement je n'arrive pas à entendre autre chose que "la mère Esther Alder" qui frôle la muflerie sauf peut-être quand on parle de la mère Michel... 

    Il suffirait d'un faux pas, d'une maladresse de cette honorable élue pour qu'elle devienne aussitôt l'amère Esther Alder...

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  • Service civil vs obligation de servir ?

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    Ainsi donc la proposition du Conseil fédéral de permettre aux "civilistes" de participer à certaines activités d'enseignement n'a pas trouvé grâce devant le Conseil national. Ce qui n'est guère surprenant lorsqu'on se souvient de l'écrasante majorité des votants en faveur de l'obligation de servir. Mais , parce qu'il y a un "mais", on regrette avec force dans certains milieux que la clause du conflit de conscience n'existe plus. Ce qui permet de suspecter chez nombre de jeunes qui s'engagent pour le service civil, une solution de facilité, de confort et d'égoïsme. Rien que cela.

    Dans les milieux les plus imperméables au service civil, on cherche de nouveaux moyens pour enrayer cette hémorragie, notamment un nouvel allongement de la durée dudit service civil.

    Mais à force de contester aux jeunes la possibilité de servir le pays autrement que par une école de recrues et des cours de répétition - le plus souvent sans intérêt et source d'une perte de temps - on encourage sans doute inconsciemment les jeunes qui cherchent la voie de la facilité et du confort, sans oublier l'égoïsme, à se tourner vers la "voie médicale", celle qui leur permettra d'échapper à tout, sauf à l'impôt, militaire lui aussi.

    Si vis pacem...

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  • Un bus genevois à l'heure suisse !

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    On a la critique facile dans notre canton. Pour tout et rien. surtout pour rien. Ce qui correspond bien à une certaine réalité puisque les frontaliers sont considérés comme des moins que rien, des empêcheurs de travailler en rond, souvent pour pas un rond ou presque.

    Je ne reviendrai pas aujourd'hui sur le triste spectacle offert par certaines formations politiques de notre canton qui finiront bien par comprendre que l'"acharnement thérapeutique" visant à nettoyer la racaille venue d'outre frontière les mènera tôt ou tard vers l'oubli.

    Non. Je souhaite juste saluer aujourd'hui les initiateurs et concepteurs du bus aux couleurs de Genève qui va sillonner le territoire de la Confédération et (enfin !) expliquer à tous les Suisses que nous sommes très attachés à ce pays, même si notre frontière commune ne mesure pas plus de dix kilomètres.

    Il aura fallu deux siècles pour que nos gouvernants prennent enfin conscience que Genève avait quelque chose à dire à tous ces citoyens qui, par peur ou par paresse n'ont jamais amené leurs pas au pied du jet d'eau. Sans doute parce que le voir de loin était suffisant ! Qu'à cela ne tienne. Ils n'ont pas souhaité venir, nous allons à eux. Et de belle manière.

    C'est probablement une manière plaisante de montrer que la Genève internationale n'est pas un monstre inabordable et bien qu'elle abrite d'innombrables organisations gouvernementales et non gouvernementales, ses citoyens conservent un accent à nulle autre pareil. De bleu, de bleu. Ce sera aussi l'occasion de montrer que l'époque où les vignerons faisaient "pisser la vigne" a fait place à des spécialistes de la vinification qui gagnent des médailles dans les concours internationaux. Sans oublier non plus l'épineux de Plainpalais, ce cardon protégé.

    Bien sûr, il conviendra d'être un poil moins disert avec le Servette FC qui a perdu de sa superbe depuis longtemps. Peut-être que les politiques qui accompagnent le convoi expliqueront pourquoi les appartements sont si rares à Genève, et si chers !

    Enfin bref. Ce qui importe, c'est de montrer à tous nos compatriotes qu'avec nos spécificités, même si elles ressemblent parfois - ce n'est pas un crime - à celles de nos voisins et amis français, ne font pas de nous des traitres à la patrie ! Genève a besoin de la Suisse et la Suisse a besoin de Genève. C'est sans doute un lieu commun, mais il est en certains qu'il est bon de rappeler régulièrement.

    Bonne route à "notre" bus. Au fait, le chauffeur n'est pas frontalier, j'espère...

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  • Petit abécédaire. Aujourd'hui y comme Yersin

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    Quels sont les lecteurs de "la Peste" de Camus à y associer le nom de Yersin ? Question saugrenue sans doute, mais quand on arrive à la lettre y d'un abécédaire, le choix du sujet ne saute pas immédiatement aux yeux !

    Y donc, comme Yersin. Alexandre de son prénom. Né en 1863 dans le canton de Vaud,  près d'Aubonne et décédé en 1943 au Viet Nam. Le jeune Alexandre suit des études secondaires à Lausanne, puis "fait médecine" dans la même ville avant de poursuivre sa formation à l'université de Marburg, en Allemagne. Ce sera ensuite une formation supplémentaire à l'Hôtel-Dieu de Paris avant de rejoindre l'Institut Pasteur.

    Alexandre Yersin se fera un nom comme bactériologiste mais sera surtout connu, à son époque, pour avoir isolé, le premier, le bacille de la peste. C'était en 1894. Cette découverte lui vaudra la croix de chevalier de la Légion d'Honneur. Si les Prix Nobel avaient existé à ce moment-là, on peut imaginer - rêver - qu'il en fût récipiendaire d'un !

    A. Yersin, comme beaucoup d'autres savants, appartient à la catégorie "Illustre, mais inconnu...", tout au moins pour le grand public.

    Pour quelques détails supplémentaires, suivre le lien

    http://www.pasteur.fr/infosci/archives/yer0.html

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  • Petit abécédaire. Aujourd'hui w comme wassingue

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    En ces jours de francophonie, il n'est sans doute pas inutile de rappeler à nos compatriotes francophones qu'il parlent un français issu du franco-provençal et qu'il n'y a pas à rougir d'employer certains mots que quelques "élites" françaises considèrent (Aujourd'hui encore ?) comme, disons, pittoresques.

    Longtemps le Suisse romand s'est fait remarqué - cela perdure encore - par son nonante. On n'ose même pas parler du huitante...

    Mais la France étant ce qu'elle est, soit un assemblage de régions diverses aux parlers divers, elle nous apporte quelques régionalismes savoureux. Ainsi en est-il du mot qui sert de support au présent texte. Qu'est-ce qu'une wassingue ?

    Pour les "élites" qui n'on pas eu le bonheur d'habiter en province, ce mot de wassingue aura des accents inconnus et une signification tout aussi inconnue ! Pour tous les autres, ils y auront probablement reconnu un objet bien de chez nous qu'un appelle panosse ! Oui vous savez, ce que le petit Larousse nomme une serpillière. Vous n'avez jamais imaginé, comme moi, qu'en utilisant une panosse ou une wassingue (en usage dans le nord de la France), vos carreaux de sol seraient mieux traités qu'avec une serpillière. C'est tellement commun une serpillière, tandis qu'une wassingue ou une panosse...Voilà pour les travaux ménagers.

    Si vous passez maintenant au jardin, au potager, vous allez vous régaler, la saison n'est pas encore finie, de rampon. Moi qui croyais que vocable était universel, j'ai dû déchanter. Un excellent bouquin écrit par Mme Henriette Walter, intitulé "le français d'ici, de là, de là-bas" parue aux  Ed.JC Lattès, 1998 ravira ceux qui aiment le français et ceux qui croient le connaître. Mais revenons à nos salades. Le rampon, donc, n'est pas aussi universel que je l'imaginais. Oh que non ! Mme Walter a dénombré plus de vingt termes pour cette salade répondant au doux nom latin de Valerianella olitoria. On ne résiste pas au plaisir de vous les citer tous :

    mâche, blanchette, boursette, broussette, clairette, clairiette, doucette, graissotte, laitue à lièvres, laitue de berbis, levrette, nüsslisalat (ça, vous savez d'où ça vient !), oreillette, orillette, orillotte, pomâche, pommette, rampon (oui, quand même), ramponnet, salade aux lièvres, salade d'hiver, salade de berbis, salade de blé, salade de brebis, salade de chanoine, salade de levrette.

    Au vu de ce qui précède, je suis conforté dans ma vision du ménage : le sol devient nettement plus propre avec une panosse qu'avec une serpillière tellement commune ! Et comme dans trois jours le printemps sera arrivé, il sera grand temps de vous préparer une salade de dent-de-lion, avec des œufs et des lardons. Personnellement je n'aime pas, c'est trop amer à mon goût. Mais tout le monde me dit, dans nos contrées romandes que la salade de dent-de-lion est très nettement plus goûteuse que celle de pissenlit. Vous savez, ces fleurs jaunes très communes dans nos prés...

    Enfin, pour être très proches des Normands, je puis vous révéler une expression, du côté de la Basse Normandie, qui me réjouit : Le jour de la St-Sylvestre, alors que l'An nouveau approche à grands pas, ils vous disent sans broncher "qu'ils vont guetter les bouts d'ans !" C'est pas beau le français ?

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  • Helvétix résiste encore et toujours...

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    La Suisse est déjà mal prise après l'acceptation de l'initiative dite de "l'immigration de masse" qui va bien au-delà de simples contingents de travailleurs puisqu'il y a dans la balance bon nombre de sujets qui ont fait l'objet d'accords bilatéraux que la Suisse a signés et qui pourraient tomber du jour au lendemain.

    Du strict point de vue du fonctionnement démocratique, il est évident que le peuple suisse s'est prononcé pour une immigration contrôlée, même si la victoire de l'UDC est loin d'être un triomphe. Mais il se trouve que la démocratie se conjugue avec arithmétique...

    D'un autre côté, on constate que ce même peuple suisse semble attaché aux accords bilatéraux et qu'il n'envisage pas, dans sa globalité, d'y mettre fin abruptement. L'embarras du Conseil fédéral est patent tout comme l'agacement de ceux qui aimeraient voir les frontières devenir moins perméables !

    Il est d'ailleurs assez intéressant de constater avec quelle vigueur la mise en application de l'initiative est réclamée alors que l'initiative Weber est en voie d'être très joyeusement édulcorée sans que l'on y trouve vraiment à redire, sauf peut-être que le clan Weber est un mauvais gagnant...

    Mais revenons à notre problème, que dis-je, à notre dilemme. L'application stricte de l'initiative ne peut pas être sans conséquence puisqu'elle est liée au principe de la libre circulation que nous avons accepté et que d'un coup nous voulons dénoncer. Juridiquement la Suisse est en droit de dénoncer un accord...mais doit concéder à l'UE le droit d'appliquer les clauses qui lient les deux parties.

    Appliquer l'initiative revient à affirmer que la Suisse est prête à renoncer à tous les accords bilatéraux signés avec l'UE, un peu comme le renard et les raisins de La Fontaine. Mais le plus désolant est d'accuser l'UE de tous maux, de se comporter en ennemi de la Suisse alors que nous ne sommes pas prêts à payer le prix de notre démocratie directe. Nous sommes en train de dire à UE "ferme ta gueule" sans entendre qu'elle nous répond "cause toujours"...

    Et les néfastes événements que nous vivons "grâce" à l'affaire HSBC ne sont pas de nature à redorer notre blason. La Suisse va encore passer pour le vilain petit canard et notre crédibilité en prendra un sacré coup.

    Il va falloir toute l'habileté de nos diplomates et négociateurs pour nous sortir de cette impasse. Mais sortir d'une impasse, c'est revenir en arrière avec tout cela comporte de nécessaire modestie. La démocratie n'est pas incompatible avec la modestie.

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  • Petit abécédaire. Aujourd'hui p comme paradoxe

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    Oui, paradoxe ! Pourquoi ? Parce que je peine à comprendre pourquoi les Suisses sont, apparemment, contre la mise en place d'une caisse dite unique, dans le domaine de la santé. C'est en tous les cas ce qui ressort du premier sondage que nous délivré l'institut Gfk sur demande de la SSR. Plus de la moitié des Suisses seraient contre le changement du système d'assurance-maladie, bien qu'il soit régulièrement l'objet de critiques virulentes laissant à penser que les caisses-maladie sont les petits moutons noirs qu'il convient de mettre au pas. En omettant de préciser que si les cotisations augmentent régulièrement, le "mérite" en revient pour la plus grosse partie aux coûts de la santé qui n'en finissent pas d'augmenter. J'admets bien volontiers que la transparence ne soit pas la qualité principale des caisses-maladie de ce pays qui se (com)plaisent dans un flou qui n'est cependant pas très artistique. Que les salaires de certains dirigeants de caisses soient un peu surévalués est probablement vrai. Cela représente néanmoins une goutte d'eau dans les total des coûts.

    A y regarder de plus près on se rend compte que les Romands sont eux plutôt favorables à cette "caisse unique", probablement parce qu'ils ont été beaucoup plus concernés par les augmentations de cotisations que les Alémaniques. Aussi bien va-t-on assister à nouveau à une fracture entre Romands et Alémaniques, les seconds nommés imposant - une fois encore ! - leur vue à la Suisse francophone, voire latine ? On peut raisonnablement avoir quelques craintes à ce sujet.

    C'est aussi le moment qu'à choisi le Conseil Fédéral pour aller dans le sens d'un contrôle plus rigoureux des caisses-maladie, ce qui pourrait avoir pour effet de renforcer le camp du "non" à la caisse unique. Si le contrôle devient effectivement plus efficace, on est en droit de penser que ce sont davantage les autorités qui n'ont guère surveillé ce qu'il devait alors que les caisses n'ont fait qu'appliquer la loi...Finalement ne se serait-on pas trompé de cible en prenant les caisses comme boucs-émissaires.

    Pour terminer, caisse unique ou pas caisse unique, il est fort à parier que les cotisations vont continuer à augmenter davantage que le coût de la vie parce que les coûts de la santé vont continuer de grimper dans des proportions qui n'ont rien à voir avec l'indice des prix.

    Quel que soit le résultat du vote, il faudra bien se décider sinon se résoudre, dans ce pays, à introduire une véritable assurance sociale du même type que l'AVS par exemple, qui à ma connaissance, ne provoque aucun tollé : chacun contribue selon ses revenus. On ne peut certes pas transposer le système tel quel, mais c'est probablement la seule piste qui devrait permettre, à terme, de mettre fin aux inégalités criantes dans le domaine de l'assurance-maladie. C'est  bien le moins que l'on puisse faire dans un pays qui se targue d'avoir le meilleur système de santé du monde. En ce qui concerne la capacité contributive de chacun des assurés, on est vraiment loin du compte...

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  • Petit abécédaire. Aujourd'hui o comme occis

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    Il manqué trois cent nonante sept mètres à l'équipe féminine suisse du relais 4 x 100m. pour - éventuellement - offrir une autre médaille à la nation et tous ceux qui croyaient en elles, à savoir les quatre athlètes.

    Prêtes ? Coup de pistolet. Miss Kambundji s'élance et trois mètres plus loin on assiste au premier lancer de témoin de l'histoire des championnats d'Europe. Pour elle la course s'arrête là. Pour les trois autres relayeuses aussi. Immense déception pour une équipe qui espérait une place sur le podium et, pourquoi pas, la plus haute.

    Mais le plus important ne me paraît pas être le témoin qui se fait la malle sans prévenir. Non. Juste une désillusion à surmonter et que l'équipe surmontera. Le plus important a été de voir une équipe restée soudée qui à aucun moment n'a accablé la "fautive". C'est aussi cela que j'aime dans le sport quand il reste un sport : la dignité dans la défaite. Occises debout, mais debout !

    On peut être ivre de joie en cas de victoire. On peut aussi être grand dans la défaite.

    Merci, Mesdames. Vous nous avez montré aujourd'hui que votre grandeur vous mènera à la victoire un jour ou l'autre.

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