Suisse - Page 4

  • Nouvelle Année

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    A toutes et à tous - blogueurs et/ou commentateurs - je souhaite une année 2013 riche de mille petits bonheurs quotidiens, ceux-là même qui donnent tout le sel à l'existence.

    CARPE DIEM

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  • Quand le dédain risque de vous exploser en pleine figure ou la bêtise des présidents français

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    Cela fait déjà deux législatures que les présidents français dédaignent la Suisse sous des prétextes futiles. Mme Eveline Widmer-Schlumpf vient d'en faire la douloureuse expérience avec M. François Hollande qui a poliment (?) éconduit la présidente de la Confédération : il ne viendra pas en Suisse. Il est évident que la Suisse n'est pas le centre de la Terre (Même si elle en rêve parfois...). Il aurait été néanmoins convenable que M. Hollande accepte l'invitation de son voisin, ne serait-ce que pour améliorer ou restaurer des relations de bon voisinage que son prédécesseur avait mis tant de hargne à malmener. Prenons-en acte.

    Il est vrai que pour les médias français, voir Nicolas Sarkozy pavaner avec son "ami" Barack devant les caméras avait une toute autre allure que de serrer la main à Mme Calmy-Rey qui a dû se contenter de voir son interlocuteur tapoter sur son téléphone mobile. En plus du mépris, de l'impolitesse. Nicolas Sarkozy possède des qualités que l'on ne soupçonnait pas !

    Quant à François Hollande, qui dégringole (déjà) dans les sondages, il ne fait guère mieux. En fait pas mieux du tout ! Il snobe la présidente de la Confédération. Bon, elle s'en remettra, à n'en point douter. En fait ce doit être d'une certaine jouissance que d'être ignorée par des ignorants !

    Mais par delà les effets de manches, le mépris, le dédain de certains parlementaires français qui n'ont pas encore réalisé que Paris n'était pas le centre du monde et qu'il ne suffit pas d'accuser la Suisse de tous les maux (n'est-ce pas M. Montebourg ?) pour que l'Hexagone soit soudainement plus grand !

    M. François Mitterrand avait eu l'intelligence de nous rendre visite sans qu'il en sorte diminué  politiquement.

    Attention, M. Hollande, sur ce coup, vous avez allumé un pétard avec une mèche certes assez longue. Il finira néanmoins par vous sauter à la figure. Il sera alors trop tard pour vous plaindre. Ce n'est pas une erreur de vous venez de commettre, c'est une faute.

     

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  • M. Varone en mauvaise posture ?

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    Ainsi donc M. Varone, commandant de la police valaisanne, est de retour en Suisse, après une bien gênante mésaventure. Mais pour lui, se retrouver au milieu des siens est certainement le principal. On croit volontiers que M. Varone n'a jamais contrevenu aux lois suisses (Le contraire serait d'ailleurs un comble pour un commandant de la police). On est en revanche complètement surpris d'entendre le serviteur de l'Etat valaisans, affirmer - avec un brin de naîveté ? - qu'il ignorait la loi turque sur les biens culturels. On peut lui laisser le bénéfice du doute.

    Cela dit, M. Varone est donc libre mais non (encore ?) acquitté. Il risque des années de prison. Sans vouloir juger de la sévérité ou non du code pénal turc en pareille occurrence, on se demandera à juste titre quelle sera la position du candidat potentiel au conseil d'Etat valaisan s'il devait faire l'objet d'une condamnation en Turquie. En cas d'acquittement, l'affaire en reste là. Ne resteraient que le mauvais souvenir et quelques cauchemars. Mais s'il devait écoper d'une peine quelconque, sa position en Suisse pourrait singulièrement se compliquer.

    Il faudra d'abord que M. Varone prenne une décision importante : se rendra-il à un procès où il risque de se voir embastillé pour une ou deux "législatures". S'il ne s'y rend pas (ce que personnellement je comprendrais très bien) et qu'il est condamné, il pourrait perdre une chance de siéger au Conseil d'Etat, ce qui n'est au fond pas dramatique. Mais en ce qui concerne sa fonction de commandant de la police, la situation me paraît plus ambiguë : peut-on continuer à occuper une telle fonction avec un casier judiciaire, fût-il turc ? Je n'ai pas la réponse à cette question. M. Varone a certainement quelques ennemis politiques qui se chargeront d'exploiter la situation.

    Ramasser des pierres dans la nature n'est jamais anodin.

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  • I V G : La morale et les finances

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    L'initiative visant à refuser la prise en charge de l'interruption de grossesse par l'assurance de base est - semble-t-il - sur le point d'aboutir. Les citoyens de notre pays vont donc être contraints de donner leur avis. Il paraît qu'on appelle cela la démocratie directe.

    Mais la question n'est pas là ; les initiants sont de l'avis qu'il n'appartient pas à la collectivité de prendre en charge un avortement, à quelques exceptions près. Et qu'une femme qui "veut" avorter doit prendre ses responsabilités. La communuaté l'a rien à voir là-dedans non point que la solidarité qui n'a pas à s'exercer dans un acte que leur morale n'admet pas.

    Je suis personnellement contre l'avortement, non pas pour des raisons morales ou religieuses, mais qu'il s'agit d'un acte qui n'est jamais anodin. Il devrait toujours être l'ultime recours. Une femme n'avorte pas comme elle va chez le coiffeur ou au fitness. Il faut tout entreprendre pour améliorer encore la prévention. En termes de coûts les IVG en Suisse représentent des "peanuts" - pour reprendre une expression chère aux banquiers - dans le budget de la santé.

    Alors que cherche-t-on à nous faire avaler avec cette initiative ? A criminaliser l'avortement, à reprendre le chemin des avortements clandestins, à tuer des femmes parce qu'elles n'ont pas les moyens de "s'offrir" cette douloureuse intervention.

    Tout citoyen a le droit d'être contre l'avortement, en leur âme et conscience, sans pour autant être considérés comme de dangereux réactionnaires, tant que l'on reste sur le terrain de la morale. Mais notre constitution n'a pas pour mission de définir des principes moraux mais de permettre à tous les citoyens de vivre en bonne harmonie et de les protéger tous, surtout les plus faibles. Ainsi donc, si l'on s'en tient au seul critère financier, il faut rejeter cette initiative. Si l'on en vient sur les critères moraux, il faut également la rejeter.

     

     

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  • C'est ça la politique ?

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    Depuis que la campagne électorale a commencé à Genève - élections municipales obligent - les blogs sont hélas remplis de propos nauséeux envers les candidats de tous bords. A croire que la politique consiste non pas à dire ce que l'on pense pouvoir réaliser si l'on est élu, mais à détruire ses adversaires de toutes les manières possibles, et surtout les plus viles.

    Bien sûr, il n'y aura pas de place pour tout le monde et il est logique que l'on essaie de se profiler. Mais la plupart du temps les candidats, plutôt que de vanter leurs mérites et leur programme, préfèrent "dégommer" ceux d'en face, ceux qui ne sont pas du bon bord, ceux qui n'ont rien compris, ceux qui se compromettent, on se demande même d'ailleurs pourquoi ils ont le droit de se présenter...

    Ajouté à cela que les partis raisonnent en termes de pourcentage (le programme ? On verra plus tard) et nous avons tout ce qu'il faut pour qu'une grande partie de l'électorat se méfie de la politique - celle ce tous ces gens qui veulent une parcelle du pouvoir avec un grand P - puis évite les urnes.

    Je me fais une autre idée de la politique et des politiciens.

    Décidément, j'en ai assez de ces attaques personnelles, de ces propos haineux. Mme Roulet écrit - je crois - que l'appartenance à un parti n'est pas anodine ; rien n'est plus vrai. Elle permet d'attaquer son adversaire politique avec bonne conscience et si possible faire prendre des vessies pour des lanternes aux citoyens.

    Heureusement, je ne voterai pas. Je n'habite pas le canton et je crains déjà de remplir mon devoir de citoyen suisse pour les élections fédérales. Je sais déjà que je ne voterai pour aucun parti. Je préfère établir une liste de personnes - il y en a encore quelques-unes - qui me semblent réellement comprendre ce qu'est la politique : Etre aux service des autres.

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  • Supposons, supposons juste une seconde...

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    Le peuple libyen se bat sous nos yeux afin de se libérer du joug d'un tyran. Le temps passe et déjà nous avons l'impression qu'une victoire des insurgés n'est pas aussi certaine que prévue, mais seulement possible. Et que fait la "communauté internationale" (qu'est-ce que c'est au juste ?) pendant ce temps ? Elle cause, elle s'interroge, elle cherche comment éviter des "flux migratoires", elle ne veut pas intervenir car on n'intervient pas dans un pays souverain. En Irak ? Il y avait des armes de destruction massive là-bas, ce n'est pas pareil et vous ne pouvez pas comparer des armes avec du pétrole...

    Alors supposons, supposons une seule seconde que les forces du colonel parano, contre toute attente, arrivent à bout de la résistance et que tout redevienne "comme avant". Que fera la "communauté internationale" ? Passera l'éponge pour nettoyer tout le sang versé et s'empressera de renégocier des contrats pétroliers ? Protestera - mollement ? - au sein des Nations Unies en brandissant la traduction du colonel à la Cour Pénale Internationale comme une nécessité absolue, mais sans savoir quand...Réagira en se barricadant afin d'empêcher "d'accueillir toute la misère du monde" ? Organisera des collectes de fonds auprès des populations pour "aider tous ces pauvres gens" ? Quoi encore pour se donner bonne conscience ?

    Protester et s'indigner, c'est bien, et ça ne bouffe pas de foin.

    Supposons, supposons juste une seule seconde...

  • Un authentique salaud

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    Le titre de ce billet est repris mot pour mot de l'éditorial de l'Hebdo de cette semaine et signé Alain Jeannet. Est-ce pour être dans l'air du temps, pour parler politiquement correctement, pour vendre un peu plus d'Hebdos que M. Jeannet s'en prend à un mort, un suicidé, un désespéré, un malade ?

    Aucune réponse - policière ou autre - n'est actuellement donnée comme certaine dans cette horrible affaire des jumelles disparues et (probablement ?) mortes. Mais que le père - assassin potentiel et mort lui aussi - soit traité d'authentique salaud me choque profondément. Je ne connaît rien de l'histoire de ce couple qui est parti à la dérive. Je ne connais pas la mère qui doit passer des heures affreuses que je peine à imaginer. Je ne connaissais pas le père qui n'a pas supporté l'idée d'un divorce. Je ne connaissais pas les deux petites filles qui n'avaient rien à voir dans cette terrible histoire. Et quand je ne connais pas, j'évite de juger, j'évite d'utiliser des mots définitifs et j'évite surtout de tirer sur un mort.

    Matthias Schepp, un authentique salaud ?

    Alain Jeannet, un authentique journaliste ?

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  • La vengeance, ça se mange froid, mais la mauvaise foi ?...

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    Tout le monde n'a sans doute pas eu l'occasion de lire les textes édifiants de l'Union des Sociétés Militaires de Genève relatifs à l'initiative sur les armes.

    Que des militaires soient opposés à cette initiative, on peut à la rigueur le comprendre. ils défendent leurs opinions et leur fusils planqués dans les galetas. On ne sait pas très bien à quoi ça peut bien servir, mais enfin, que voulez-vous mon bon monsieur, les traditions c'est sacré.

    Alors pour combattre cette initiative qui sape la confiance que l'Etat met dans le citoyen soldat, l'USMG a commis un petit texte aussi plaisant qu'un ratelier plein de fusils d'assaut.

    Ce n'est pas une arme que l'USMG a sortie, c'est une batterie d'artillerie. Lisez et faites-vous votre opinion. En ce qui me concerne, j'ai déjà fait mon choix : j'accepte l'initiative.

    IMG_0001.pdf

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    Deux citations pour terminer

    Admettre la justice des armes, c'est encourir la destruction (A.J. Cronin)

    La croyance que rien ne change provient soit d'une mauvaise vue, soit d'une mauvaise foi. La première se corrige, la seconde se combat.

    (Niestche)

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  • Vive la pub !

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    Y a-t-il encore des publicitaires dans les agences ? Je me pose la question car deux "pubs" télévisées on retenu récemment mon attention : la première émane de Swisscom qui matraque le télespectateur pour leur vendre "les milliers de films sur pression d'une touche". Le texte final dit en substance à la fin de la présentation : "Tout y est, et plus encore...". Depuis je n'arrête pas de m'interroger sur ce que peut bien contenir le "plus encore" dès lors que tout y est déjà...

    Changeons de registre et arrêtons-nous aux "arts ménagers". La respectable société Schulthess, bien connue dans le secteur des machines à laver le linge nous abreuve depuis quelques temps avec un spot ou une jeune femme - téléphone à la main - passe devant un bébé qui lève les yeux vers elle. tout en disant : "je pourrais la regarder pendant des heures". Bien sûr elle parle de son bébé ! Et bien vous avez tout faux ! Il s'agit simplement de sa machine à laver Schulthess, bien sûr. Schulthess parce que vous lavez bien...Quant au bébé. on ne sait pas comment il l'avale. De travers, sans doute.

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  • Il faut savoir encaisser

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    Hôte de la Radio Suisse Romande il y a deux jours je crois, Daniel Vasella, grand prêtre de Novartis, s'est évidemment vu demander si ses revenus mirobolants et les attaques qui en étaient la conséquence lui posaient un problème. Et M. Vasella de répondre : j'encaisse.

    Du point de vue des encaissements, on peut lui faire confiance...

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