07/06/2009

Minarets : le respect, ça change la vie !

Ainsi donc, on va nous demander notre avis sur ce qui devrait ressortir uniquement à l'islam : doit-on interdire les minarets en Suisse ? Et moi de me demander : en quoi cela me concerne-t-il ? Je ne suis pas musulman ! J'ai beau retourner la question dans tous les sens, je n'arrive pas à comprendre qu'on puisse avoir peur d'un minaret et qu'on veuille les interdire. Interdire les minarets c'est comme si l'interdisait les clochers à cause de la Fraternité St-Pie X. Absurde.

Quand à l'argument de la réciprocité - pas de minarets chez nous parce que pas d'églises "là-bas" - il est tout simplement délirant.

Alors, citoyens et citoyennes, ne vous laissez pas influencer par les tenants de la peur, du racisme et du nationalisme et balayez cette initiative raciste (elle englobe toute une religion sans distinction) parée des plumes de la démocratie d'un bulletin de vote avec un grand "non".

Nos enfants et nos petits-enfants nous en seront reconnaissants.

Le respect,ça change la vie : j'aime bien ce slogan que l'on peut voir un peu partout.

L'intolérance, ça ne change pas la vie, ça la pourrit.

02/05/2009

Les meilleurs du monde ?

Il suffit de parcourir les blogs de la TG pour se rendre compte que nous, Suisses, sommes les meilleurs du monde. La meilleure armée, quoique...Le meilleur système de santé, quoique...Le meilleur enseignement primaire et secondaire, quoique...la meilleure police, quoique... les meilleurs "dealers", quoique, le meilleur parti de la droite extrême, quoique...Bref, c'est tellement génial dans ce pays que tous les étrangers rêvent d'y venir, et d'ailleurs y viennent - et beaucoup trop selon le parti ci-dessus - et qu'encore ceux qui arrivent à Lampedusa ont probablement été mal informés. ignorant qu'on n'arrive pas en bateau chez nous, mais parfois quand même on nous y mène.

On se demande en fin de compte comment des retraités peuvent avoir l'outrecuidance d'aller passer le reste de leurs jours à l'étranger.

Alors le 17 mai prochain, il va falloir viser juste : voulons-nous ajouter à nos géniales qualités et institutions un passeport à empreintes digitales susceptibles de nous rendre complètement transparents !

Ce même jour, il va falloir aussi se prononcer sur l'assurance-maladie et la réintroduction des médecines dites parallèles.

Je ne suis pas devin, mais tout de même je m'interroge déjà sur le taux de participation à ce scrutin. Et tout d'un coup de sérieux doutes m'envahissent : sommes-nous vraiment si bons que cela ?

Demandez donc aux familles modestes ce qui leur reste après avoir payé leurs cotisations maladie et leur loyer ? Et comme cela ne suffit pas, on nous concocte une taxe pour aller chez le médecin. Autrement dit, vous allez payer pour que vos cotisations n'augmentent pas... Il ne faut pas se leurrer. Les frais de santé ne diminueront pas. Ceux qui font de telles promesses sont soit simplement des menteurs ou des inconscients, peut-être les deux à la fois.

Une notion a - malheureusement - disparu complètement des discours aussi bien officiels que de ceux des citoyens lambda : le côté mutualiste de l'assurance-santé. Il n'y a pas si longtemps, ceux qui étaient aisés et en bonne santé payaient pour les moins bien lotis et malades. L'aspect mutualiste a été remplacé par "je paie (cher) donc j'y ai droit. Et les caisses-maladie ont remplacé les sociétés de secours mutuels !

Dire que la Suisse à la meilleure médecine du monde n'a pas beaucoup de sens dans la mesure où elle sera bientôt réservée qu'à ceux qui auront les moyens de se l'offrir. Pour les autres, en reviendra-t-on au dispensaire pour de vulgaires soins de base ?

Les éternels replâtrages auxquels nous assistons ne viendront naturellement pas au bout du problème. Pendant longtemps encore il faudra se serrer la ceinture. L'assurance-maladie ne coûtera pas moins cher, c'est une très méchante illusion entretenue par bon nombre de politiciens ignorants de la problématique.

L'avenir est donc sombre. Et pour longtemps. Nous n'avons pas voulu d'une caisse unique et le peuple est souverain. Mais quel est la souveraineté d'un peuple "asservi" à des cotisations exhorbitantes qu'il ne sera bientôt plus en mesure de payer ? Il faudra bien, une fois ou l'autre faire en sorte que l'on tienne compte de la capacité contributive de chacun. Sinon nous irons dans le mur ; il est tous les jours un peu plus haut...