27/09/2010

1 m2 par seconde

J'ai récemment entendu à la radio que la Suisse était bétonnée à raison de 1 mètre carré par seconde. Qu'est-ce que cela représenten au juste ?

Livrons-nous à un petit calcul :

Il y a 86400 secondes dans une journée, donc 86400 mètres carrés par jour.

Par année, nous avons donc 86400 x 365 = 31536000 secondes et autant de m2.

31536000 m2 représentent 31,536 km2 en un an

en dix ans, la Suisse aura bétonné 315,36 km2

En 2110, la Suisse aura bétonné 3153,6 km2 et en 3010, dans un millénaire, 31536 km2 seront bétonnés, à savoir, en gros, les 3/4 du territoire.

Si l'on revient au début du calcul, on se rend compte que le canton de Genève est bétonnable en moins de 10 ans si tout se concentrait sur lui. Mais il est vrai qu'au rythme où vont les déclassements de terrains agricoles pour construire, les Genevois peuvent encore dormir sur leurs deux oreilles...

07/04/2010

Hasard !

Perdu dans mon grenier depuis quelques heures pour y mettre un peu d'ordre, je tombe par hasard sur une coupure de presse : elle est issue du Journal de Genève des 24, 25 et 26 décembre 1986. Jusque là, rien que de très normal. Un grenier n'est-il pas conçu pour recevoir tout ce qu'on croit nécessaire de conserver. Bref. A la page 12 - Dernière heure - je tombe sur un "papier" intitulé "La libellule a bouclé son tour du monde." J'y lit en "chapeau" que "l'avion expérimental américain Voyager s'est posé  mardi matin sur la base aérienne d'Edwards en Californie, bouclant le premier tour du monde aérien sans escale ni ravitaillement." Un périple historique de neuf jours et de 43000km. Les deux pilotes se nomment Dick Rutan et Yeana Yeager. L'article se termine ainsi : "L'exploit de Voyager, qui entre dans les annales de l'histoire de l'aviation, est intervenu six jours après le 83ème anniversaire du premier vol d'un avion motorisé réalisé en 1903 par les frères Wright à Kitty Hawk (Caroline du Nord).

L'information ci-dessus n'aurait aucun intérêt particulier à être rappelée 24 ans après la réalisation de l'exploit si - par le plus grand des hasards - je ne la mettais en relation avec une autre information, de ce jour cette fois : "Solar Impulse" a réalisé son premier vol depuis Payerne. Cette avion solaire ambitionne lui aussi de réaliser un exploit en 2012, sauf erreur : faire le tour du monde avec comme seul "carburant" l'énergie solaire. Sans escale ni ravitaillement non plus !

Il y a un quart de siècle, ce qui importait c'était l'exploit en tant que tel, peu importait les moyens. Pour B. Piccard, l'exploit ce n'est pas tant de faire le tour du monde que de le faire à "l'énergie solaire", soit sans pollution, sans bruit et avec beaucoup de médiatisation !

Après tout, "sol lucet omnibus" disent les latinistes. Pourquoi s'en priver ?

 

10/12/2009

Le réchauffement plus important que la faim ?

J’ai beau me répéter que le réchauffement climatique est une affaire qui concerne tout le monde, je n’arrive pas vraiment à m’expliquer pourquoi - et surtout comment - le climat éclipse la misère du monde ! Dans quelques jours - à Copenhague - on saura si le miracle s’est produit ou si la catastrophe planétaire annoncée aura lieu dans vingt-cinq, cinquante ou cent ans.

 

Je comprends qu’il faille s’efforcer d’inculquer la « fibre écolo » à tout le monde. Je trie mes déchets, j’ai changé mes ampoules, j’économise l’eau autant que faire se peut, je me chauffe au bois, j’ai une petite voiture. Bref, je crois me comporter en citoyen le plus responsable possible.

 

Ce que je ne comprends pas en revanche, c’est l’espèce d’acharnement de certains milieux écologistes à culpabiliser la population en lui faisant croire qu’elle est la cause de son propre malheur. Je ne comprends pas non plus qu’on agite systématiquement le mot « taxe » dès qu’il s’agit d’écologie. On va revenir au temps de la taille et de la gabelle !

 

Je ne sais pas si j’ose le mot ; mais cette quasi hystérie qui s’empare du monde à propos du réchauffement climatique m’inquiète. Non pas parce que la cause n’est pas digne d’intérêt, mais simplement parce toutes les autres sont reléguées au rang d’épiphénomène.

 

Il est dès lors « normal » que la conférence sur la faim dans le monde qui s’est tenue récemment sous les auspices de la FAO soit quasiment passée inaperçue ! L’accès à l’eau potable relève également d’un scandale planétaire. Alors pourquoi cet engouement - cette crainte ? - pour le climat alors que la faim - qui touche rappelons-le - un milliard d’êtres humains n’intéresse pas grand monde ?

 

La dignité de notre planète et de ses habitants ne peut pas se résumer à deux degrés de plus ou de moins. Pour la température, c’est dès maintenant, pour la faim, c’est tout de suite.

 

J’ai reçu par courriel un petit conte métaphorique que je me permets de reproduire ci-dessous. Il a été adressé par le …professeur biceps, qui anime un blog sur l’orthographe. Lisez plutôt :

 

Alors qu'il marchait à l'aube sur la plage, le vieux vit devant lui un jeune homme qui ramassait des étoiles de mer et les jetait à l'eau. Il finit par le rejoindre et lui demanda pourquoi il agissait ainsi.
Le jeune homme lui répondit que les étoiles de mer mourraient s'il les laissait là jusqu'au lever du soleil.
« Mais la plage s'étend sur des kilomètres et il y a des millions d'étoiles de mer, répliqua-t-il. Quelle différence cela va-t-il faire ? »
Le jeune homme regarda l'étoile de mer qu'il tenait dans sa main et la lança dans l'écume. Il répondit : « Cela fera une différence pour celle-ci. »

 

07/06/2009

Home : pontifiant

On allait voir ce qu'on allait voir...et on n'a pas vu grand chose. Le film "home" - grâce à une promotion bien orchestrée - a permis à Yann-Arthus Bertrand - du haut de quelques milliers d'heures d'hélicoptère - de culpabiliser toute la planète ! Malgré la beauté indéniable des images, j'ai eu envie de dormir après 30 minutes. Rien de nouveau, que des poncifs. Dommage que cet homme aussi talentueux ait commis ce film sans relief. Et même s'il est "trop tard pour être pessimiste" entend-on à la fin des 90 interminables minutes de projection, il est quand même clair que notre bonne vieille Terre méritait mieux.

YAB a voulu prendre tout le monde de haut avec Home, raison sans doute pour laquelle le film est tellement sentencieux.

Je continuerai néanmoins à prendre un plaisir sans mélange à regarder les images de ce photographe dans le domaine où il excelle : la photographie aérienne.