11/01/2014

Petit abécédaire. Aujourd'hui A comme apprenti

Je vais essayer, au fil des jours et de manière aussi régulière que possible, de donner un avis sur un mot que j'aurai choisi en fonction de mon humeur, de l'actualité ou de toute autre information susceptible de retenir mon attention. Ce sera peut-être important, peut-être futile, mais toujours personnel. 

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15/09/2010

Je base, tu bases, il/elle base...

Je me suis toujours demandé où et comment les journalistes apprenaient leur métier. Où ? Dans une rédaction, je suppose, sur le tas avec quelques cours de déontologie journalistique. Daniel Cornu pourrait en dire davantage, lui qui a été, sauf erreur, responsable de la formation des journalistes en Suisse romande.  Comment ? J'ai plus de doutes à ce sujet. A lire les journalistes - qui a ajouté journaleux ? - on est en droit de s'interroger sur leurs compétences à écrire correctement. Bien sûr on me dira que tout va vite et que le rédacteur n'a probablement plus le temps de tout relire - n'y-a-t-il plus de correcteurs/trices ? - et qu'on peut bien tolérer quelques erreurs ça et là. On se dédouane comme on peut. Si les fautes n'étaient que d'orthographe, les rédacteurs pourraient être absous. Mais fâchés avec la syntaxe et le sens des mots, ils nous balancent des phrases qui mériteraient parfois de figurer dans les "perles du bac".

Un de exemples les plus frappants, à l'heure actuelle, est le mot "basé". Avez-vous déjé remarqué ? Les plus grandes sociétés comme les plus petits commerces sont "basés" quelque part. Le marchand de pipes, qui était basé à la rue Machin, ne vend plus ses modèles canon depuis qu'il l'a cassée, sa pipe. La fleuriste aussi est basée quelque part en ville : probablement parce qu'elle offre des plantes carnivores. Bref, ce mot fourre-tout a tout avalé sur son passage. Les mots "sis", "établi" ont été sacrifié sur l'autel de la langue bancale.

C'est peut-être un effet de mode..ou d'ignorance et d'incompétence. Allons savoir. Vous souvenez-vous du temps où du jour au lendemain, Yasser Arafat avait entendu son prénom modifié en "Yassir". Puis de nouveau Yasser.

Bref on ne peut qu'espérer voir les "basé(e)(s)" rentrer dans leur casernes dans les meilleurs délais et n'en ressortir qu'en cas d'extrême nécessité.

08/03/2010

Ouf...

Après avoir présenté un numéro clownesque hier soir à la Télévision romande, Monsieur Stauffer retrouve les chemins de l'exclusion : comment ose-t-on proposer de former des apprentis sans papiers ? Comment est-il même possible d'y avoir pensé ?

Le président du MCG préfère s'acoquiner avec de douteux partenaires politiques à Neuchâtel et ailleurs en vue de former un MCR plutôt que de donner un coup de pouce à des jeunes, sans doute sans papiers (Où est le crime ?) mais à qui une formation pourrait ouvrir de nouvelles voies, ne serait-ce que celles d'un retour au pays. En fait le citoyen S. est prêt quand même à donner des coups, mais ailleurs dans l'anatomie des jeunes afin de les virer assez malproprement. On les tolère déjà au noir, si en plus il faut les former...

On ne saurait cependant prendre les propos du MCG à la rigolade. Le discours est assez nauséeux pour qu'on soit suffisamment vigilants : avec des gens comme cela au pouvoir, le Pays de Gex et la Haute Savoie ne seraient pas assez grands pour qu'on s'y réfugie tous.

08/11/2009

Mais que fait l'école à Genève ?

Il faut féliciter la Tribune de Genève d'avoir permis la création des blogs. Il faut s'interroger sur la finalité de ceux-ci à la lecture de leurs contenus. Pour ma part, je regrette les propos qu'on y trouve trop souvent : injures, invectives, incivilités, etc. Les "blogueurs" n'ont-ils pas d'autres moyens que d'user du domaine de l'ordurier pour se défouler ? Quand je dis "blogueurs" je ne mets naturellement pas tout le monde dans le même panier. Ce qui me surprend, c'est que certains textes publiés dans les blogs ne le seraient très certainement pas dans le courrier des lecteurs de la Tribune de Genève. A-t-on le droit d'écrire n'importe quoi parce que l'on se cache derrière un pseudonyme ?

Il ne serait peut-être pas inutile que l'éditeur redéfinisse les règles du jeu non pas dans la direction d'une censure mais dans le respect des formes et par conséquent le respect des autres.

Pourquoi ai-je intitulé mon billet "Mais que fait l'école à Genève ?" ? Parce que je pense que le respect des autres commence très tôt et que l'école a son rôle à jouer. L'école à Genève serait peut-être aussi bien inspirée de renforcer l'instruction civique (En lui donnant un titre un peu moins rébarbatif !) parce qu'en période électorale - comme actuellement - l'incivilité et l'absence de conscience politique ne permet pas toujours (c'est un euphémisme) un débat qui peut être rude, certes, mais qui doit rester correct.

C'est peut-être parce que les débats politiques s'apparentent davantage aux combats de gladiateurs que l'on parle d'arène politque !

Quoi qu'il en soit j'aime bien le slogan "le respect, ça change la vie".

Bon dimanche à tout le monde.