25/01/2014

Petit abécédaire. Aujourd'hui E comme Equinoxe

Tout le monde ou presque connaît le mot et personne ou presque n'est en mesure d'en donner une définition précise ! Oui, d'accord, j'exagère  peut-être un peu...Dans le langage populaire, il s'agit des deux moments de l'année où les jours et les nuits sont d'égale durée : 12 heures. Il y a donc l'équinoxe de printemps et l'équinoxe d'automne.

En termes un poil plus scientifiques, on dira que l'équinoxe est le point de l'orbite terrestre où la déclinaison apparente du Soleil est nulle : le Soleil est au zénith à l'équateur terrestre. Et par convention, on assimile les équinoxes (comme les solstices d'ailleurs) aux dates figurant les changements de saisons.

Mais en réalité, aujourd'hui, je souhaite intervenir sur un autre phénomène, celui dit de la précession des équinoxes. Là aussi, pour faire simple, il faut savoir que l'axe de la Terre se comporte comme une toupie lorsque celle-ci ralentit : son axe ne reste pas droit mais commence par osciller et prendre la forme d'un cône. Pas très rapide le phénomène, puisqu'il faut environ 26000 ans pour que la base du cône soit parcourue en totalité par l'axe de la Terre !

Cela n'a bien entendu aucune importance particulière sur la vie des gens. Sauf, peut-être, à savoir que la précession des équinoxes est à l'origine des positions irréconciliables entre astronomes et astrologues. Ces derniers se prennent les pieds dans le tapis dans les grandes longueurs. D'abord ils divisent le ciel en douze portions de valeurs identiques : les douze signes du Zodiaque qu'ils ont définitivement pris comme base de leur calculs divinatoires, alors qu'il en existe treize. Sans le savoir ou plutôt en ne voulant pas le savoir, ils se trompent et par conséquent ils trompent leur clients.

En effet, la précession des équinoxes a une conséquence tout à fait claire : les étoiles dans le ciel n'occupent pas une position immuable et définitive. L'étoile polaire, par exemple, n'a pas toujours été là où elle se trouve et elle ne le sera pas toujours. Ce qui veut dire aussi que les signes du Zodiaque que l'on nous présente ne correspondent plus du tout à la réalité. Depuis Claude Ptolémée au 2ème siècle et ce jour les différences accumulées à cause de la précession représentent environ 30 degrés de quoi rendre caduque toute analyse astrologique raisonnable. Mais qu'à cela ne tienne. Les astrologues s'obstinent à ne pas prendre le phénomène en considération et échafaudent des "prévisions" qui reposent sur des erreurs. Et quand vous leur posez la question, vous n'avez généralement droit qu'à de la condescendance, voire du mépris.

Mais peu importe finalement. Si certaines personnes veulent absolument connaître leur thème astral, ce n'est pas bien grave. Ce qui le serait en revanche serait de prendre tout cela pour argent comptant et prendre ses décisions sur des bases plus que douteuses. Sans compter les ponctions financières versées aux astrologues.

Pour ceux que cela intéresse, voici le zodiaque des astronomes. Il compte 13 signes d'inégale longueur, et non pas douze car le Soleil "traverse" 13 constellations et non pas douze. 

Si vous êtes nés entre

le 18 décembre et le 18 janvier, vous êtes Sagittaire (32 jours)

le 19 janvier et le 16 février, vous êtes Capricorne (29 jours)

le 17 février et le 11 mars, vous êtes Verseau (23 jours)

le 12 mars et le 18 avril, vous êtes Poissons (38 jours)

le 19 avril et le 13 mai, vous êtes Bélier (25 jours)

le 14 mai et le 20 juin, vous êtes Taureau (38 jours)

le 21 juin et le 19 juillet, vous êtes Gémeaux (29 jours)

le 20 juillet et le 9 août, vous êtes Cancer, (21 jours)

le 10 août et le 15 septembre, vous êtes Lion (37 jours)

le 16 septembre et le 30 octobre, vous êtes Vierge (45 jours)

le 31 octobre et le 22 novembre, vous êtes Balance, (23 jours)

le 23 novembre et le 29 novembre, vous êtes Scorpion (7 jours)

le 30 novembre et le 17 décembre, vous êtes Ophiucus (18 jours)

 

Astronomie et astrologie sont irréconciliables, je le crains. 

 

22/01/2014

Petit abécédaire. Aujourd'hui D comme Davos

L'ouverture à Montreux de l'improbable conférence sur un cessez-le-feu plus ou moins immédiat des hostilités et avec le secret espoir, d'un côté, de se débarrasser de Assad, et de l'autre de tordre le cou à tous les terroristes qui veulent s'emparer du pouvoir à Damas, l'ouverture donc de cette conférence a passablement éclipsé l'ouverture du WEF, autrement dit le Forum économique de Davos.

Le président iranien, qui n'a pas été  invité à Montreux (Tout fout le camp, y compris la diplomatie !), a finalement décidé qu'il irait quand même en Suisse et a fait réserver une chambre ou une suite dans un palace davosien. Et notre brave Darius Rochebin - qui veut toujours qu'on le pardonne - s'est empressé d'aller à la rencontre de l'illustre président à la barbe remarquablement entretenue. On serait presque tenté de prendre les déclarations de Hassan Rohani pour argent comptant. Son côté posé et reposé, sa civilité, son calme face aux (im)pertinentes questions de Darius force le respect. Pour Hassan Rohani, la réouverture d'une ambassade américaine à Téhéran est du domaine du possible. Et d'ailleurs, il aime bien dire et répéter que tout était possible. Finalement je me demande si je ne l'aime pas un peu davantage que le précédent président. Mais en Iran, comment dire, il faut se méfier des édiles qui ont un discours modéré. Il n'est pas rare qu'ils finissent par avoir des ennuis avec le guide suprême Ali Khamenei. Je ne connais pas parfaitement l'organisation politique de l'Iran, mais ce guide suprême, comme son nom l'indique, est une espèce de représentant d'Allah ou du prophète et qu'il n'est guère sensé de contester ses avis éclairés. Alors évidemment, quand votre patron c'est le prophète, ça oblige la démocratie à un peu plus de modération : vous avez pas mal de droits et notamment celui d'être d'accord avec lui.

Ok - oui la transition est osée - mais le WEF ne se résume pas aux déclarations d'un président. Ils sont nombreux ceux qui se pressent aux portillons économiques. Tous ont leurs solutions aux problèmes du monde. Ils ont d'ailleurs tellement de solutions qu'ils en oublient les problèmes. Et c'est là qu'interviennent les économistes de tous poils venant au secours des politiques en déclarant doctement : avez-vous des solutions ou faites-vous partie du problème ? Et puis il y aura aussi d'innombrables discussions entre gens de bonne compagnie et de bons comptes en banque - ce n'est pas le tout d'avoir des choses à dire, encore faut-il avoir les moyens d'aller les dire - qui ne déboucheront que sur quelque déclaration fumeuse sans véritable portée.

Mais le pire - si, si - c'est le comportement des habitants du lieu. M. Klaus Schwab l'a dit et répété. Les Davosiens à qui le WEF fait une pub d'enfer - c'est le cas de le dire - doivent cesser de se plaindre, sinon on va dé-lo-ca-li-ser. Franchement se plaindre juste pour des policiers dans tous les coins, des interdictions en tous genres, les tiers-mondistes qui ne peuvent même pas venir manifester, le prix des chambres à faire exploser vos calculettes, des hélicoptères qui fait voltiger la neige, est un manque de goût qui frise l'indécence.

Moi, à la place de M. Schwab, je n'hésiterai pas à me mettre en relation avec V. Poutine. Au cas ou le déménagement se révélerait indispensable, il serait sans doute possible d'envisager le WEF à Sotchi. Dès après les jeux il y aura de la place. Et avec les infrastructures mises en place, ça ne devrait pas trop ternir l'image du WEF.

Quant à Davos elle redeviendrait ce qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être : une belle station de ski.

18/01/2014

Petit abécédaire. Aujourd'hui C comme curie

Selon que vous serez plutôt religieux ou scientifique, vous ferez de ce mot une lecture évidemment différente. Pour tous les fidèles aux Evangiles, la curie représente l'ensemble des organismes gouvernementaux du Saint-Siège occupé par le Pape François ( Je me demande encore aujourd'hui pourquoi on a renoncé à lui attribuer le numéro qui lui revient, soit le premier. De peur qu'on le confonde avec le roi de France du même nom et du même rang ?). Mais la curie, c'est aussi, semble-t-il, un gouvernement que le successeur de Pierre paraît décidé à remettre sur des rails neufs afin d'éviter les déraillements du passé. Y réussira-t-il ? Pour les croyants, l'Esprit Saint l'y aidera. Pour les autres - les athées, les agonistiques, et de manière générale tous ceux qui n'appartiennent pas au monde romain,  la curie est un organe politique comme un autre, à la nuance près que les femmes y sont encore plus sous-représentées qu'ailleurs. Pour les plus virulents, ce serait aussi un nid de pédophiles. Regrettable, très regrettable excès dans la formulation. En effet, cela reviendrait à affirmer que tous les banquiers suisses sont malhonnêtes...Excusez-moi, je m'égare.

Revenons donc à la curie, la scientifique cette fois. Qui sait encore aujourd'hui que ce nom commun appartient en fait à Marie Curie, née Sklodowska, polonaise de naissance ayant épousé Pierre Curie, physicien français, comme sa femme. Marie Curie a été par deux fois récipiendaire d'un prix Nobel : en 1903 pour la physique et en 1911 pour la chimie. Qui dit mieux ? Personne. Qui dit aussi bien ? C'est une performance que seuls trois hommes ont également réussie : L. Pauling, J. Bardeen et F. Sanger.  Mais au fait, qu'est-ce qu'une curie ? Une unité anciennement utilisée pour la mesure d'une source radioactive qui vaut actuellement 3,71 x 1010 becquerels. Heu, Wikipédia est une bonne source d'information pour ceux qui souhaiteraient des déails...


Pour terminer, je promets de ne pas revenir à la lettre i sur la curie procédée du préfixe "in". J'entends et je lis trop souvent des commentaires - qu'il soient de citoyens lambda ou de journalistes - ou l'incurie règne : dans les assemblées d'élus, au sein des administrations, dans les entreprises, à l'éducation, dans les transports, et plus encore, sans que je sois obligé d'y mêler mon grain de sel. Promis.



13/01/2014

Petit abécédaire. Aujourd'hui B comme boson

Le boson de Higgs, c'est la particule de Dieu. Il paraît que cette appellation quasi mystique irrite au plus haut point de nombreux physiciens. Je ne sais pas si le boson est mystique ou non. En revanche, il n'est peut-être pas mauvais de préciser que certains esprits ignorants ou mal tournés ont cru ou voulu faire croire qu'il s'agissait du boson de X parce qu'on ne savait pas exactement qui il était et surtout où il était.

Or, par un curieux effet d'homophonie, le boson de X est en réalité le boson de Higgs. Et dans les milieux scientifiques, Peter Higgs est bien connu. Justement parce qu'il a pressenti, dans les années soixante, l'existence de "son" boson. Toutefois entre le pressentiment et la découverte, il s'est déroulé une cinquantaine d'années au cours desquelles la particule de Dieu n'a évangélisé personne. De plus il aura fallu que le prix Nobel de physique soit attribué à Peter Higgs pour que l'on sache enfin qu'il n'était pas tout seul à avoir cogité sur cette histoire de particule élémentaire insaisissable. En fait le prix Nobel a été attribué conjointement à François Englert dont personne n'a jamais retenu le nom. Higgs a peut-être pensé qu'il pouvait dormir sur ses deux bosons mais il a finalement été rattrapé par le CERN. Mais que vient faire le CERN dans cette histoire ? Juste envoyé des particules les unes contre les autres à des vitesses proches de la lumière et déclaré - enfin - oui le boson est bien à Higgs, nous l'avons vu. Les autres physiciens qui avaient planché sur l'affaire ont une fois de plus été oubliés. Accordez-moi donc quelques secondes de silence pour vous rappeler - ou apprendre - leur nom : Englert, Brout, Hagen, Guralnik et Kibble. Il n'est jamais trop tard pour révéler une injustice et y porter remède.

A côté des ignorants et des mal tournés, il y a les ronchons qui estiment qu'on a payé très cher une machine juste pour que des particules se rencontrent à haute vitesse. A quoi ça sert ? On aurait pu faire tellement de choses avec ces milliards. Peut-être, d'accord, mais quand même la particule de Dieu, c'est pas rien !

La particule de Dieu, la particule de Dieu, c'est vite dit. Mais d'abord qui vous dit que Dieu existe, hein qui ? Alors vous pensez, sa particule...A ce stade il vaut mieux feindre l'ignorance et admettre éventuellement l'inexistence de Dieu pour vous sortir d'une discussion stérile et de toute façon vouée à l'incompréhension mutuelle.

Il n'empêche, que la particule soit à Higgs ou à Dieu, elle vaut par la grâce du comité Nobel plusieurs centaines de milliers de couronnes. Et pas de celles dont on ceint la tête des souverains. Non. celles qu'on inscrit au crédit d'un compte bancaire. Et ce compte, vous savez dans quel pays il pourrait être ? Vous avez trouvé ? M..de, j'ai raté ma chute...

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11/01/2014

Petit abécédaire. Aujourd'hui A comme apprenti

Je vais essayer, au fil des jours et de manière aussi régulière que possible, de donner un avis sur un mot que j'aurai choisi en fonction de mon humeur, de l'actualité ou de toute autre information susceptible de retenir mon attention. Ce sera peut-être important, peut-être futile, mais toujours personnel. 

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28/12/2013

Pétillant !...

Ce marin je tombe un peu par hasard sur l'émission "Tout un plat" de Daniel Fazan - grand gastronome devant l'Eternel - qui avait invité un certain Pierre Mandry qui est apparemment un peu clown, un peu vigneron et un peu des tas d'autres choses !

Ce monsieur a donc créé un vin champagnisé à partir de raisins noirs qui ne peut pas s'intituler "champagne". Il semble en avoir tous les airs et toutes les caractéristiques mais n'a pas droit à l'appellation, les Champenois étant très jaloux de leurs bulles.

Moi qui ne bois pratiquement jamais de champagne, ces histoires de blancs de blancs, blancs de noirs et autres noirs de noirs m'ont spontanément inspiré un "de bleu de bleu" si cher à la TdG...

 

P.S.: ce M. Mandry pratique, officie à Founex à une encablure et demie de Genève.

20/12/2013

Savoir gérer...

Il existe des mots, dans notre langue française, qui tiennent le haut du pavé alors que d'autres, pour des raisons  que j'ignore, ont pratiquement disparu de notre communication quotidienne. Des exemples de "disparus" ? Tenir compte et prendre en considération devenus par un désir de concision discutable "prendre en compte" ! Faut-il aussi s'alarmer du "challenge" (avec un t initial dans la prononciation pour sonner plus british) qui a détrôné notre bon vieux défi. On ne s'étonnera pas non plus des "points" qui sont sensés remplacés les "pourcents" dans le discours de certains journalistes qui souhaitent sans doute nous montrer qu'ils ont des lettres ! C'est abusif ? Peu importe, c'est dans l'air du temps ! Dans la presse parlée, je retiendrai le délicieux "géole" (sic) prononcé par des commentateurs peu scrupuleux ou ignorants. Est-il en outre bien nécessaire de s'attarder sur la disparition quasi permanente du "ce que" dans certaines phrases "au profit" - si l'on ose dire - d'un regrettable mais fréquent qu'est-ce que" : "Je ne sais pas qu'est-ce qui s'est passé."

Francophone, ton français fout le camp ! Cela dit, je ne m'élève pas en parangon de vertu en la matière. J'essaie seulement d'utiliser la langue qui est la mienne en prenant soin de la maltraiter le moins possible tout en lui accordant le droit d'évoluer, en créant des néologismes, en empruntant des mots aux langues étrangères - comme elle l'a d'ailleurs toujours fait - ou encore en modifiant des prépositions jadis utilisés avec certains verbes : partir pour, remercier de (remercier pour était alors considéré comme un germanisme !)

Mais, au fond, tout cela me paraît presque secondaire quand j'entends à longueur de journée l'utilisation qui fait en quelque sorte fureur à l'époque de monde globalisé d'un mot devenu "incontournable" : gérer

A l'école, quand j'y usais encore mes culottes sur les bancs, il nous était enseigné de remplacer le verbe "faire" par un verbe plus précis, correspondant mieux é la situation. Pas toujours facile !

Aussi bien faut-il s'étonner que le verbe gérer occupe une telle place dans notre langage quotidien ? Gérer son temps, gérer la situation, gérer ses amours  (Si, si !), gérer ses vacances, gérer la crise, gérer sa sexualité, etc, etc. Il faut savoir tout gérer, peut-être à cause de la mainmise d'une économie toute puissante qui ne donne d'ailleurs - et de loin - pas toujours le bon exemple.

La seule chose que les gens - souvent - ne savent pas ou plus gérer, c'est leur budget. Avec les cartes de crédit en tous genres, trop de citoyens semblent avoir oublié qu'une signature ou qu'un code de carte épuise très vite l'avoir disponible et que l'on se retrouve dans le rouge sans y avoir pris garde.

Et ce n'est pas l'émission de ABE de cette semaine consacrée au surendettement qui va me faire changer d'avis : trop de jeunes (et moins jeunes) ont appris à tout gérer, sauf leur budget personnel.

 O tempora, o mores.

 

 

19/12/2013

Crise, quand tu nous tiens...et nous amuses !

Reçu d'un ami dans ma boîte mail.

"Preuve que c'est vraiment la crise !


Les problèmes des boulangers vont croissant.


Alors que les bouchers veulent défendre leur bifteck, les éleveurs de
volailles se font plumer, les éleveurs de chiens sont aux abois, les
pêcheurs haussent le ton.


Et bien sûr, les éleveurs de porcs sont "/dans la merde/", tandis que
les céréaliers sont "/sur la paille/".


Par ailleurs, alors que les brasseurs sont sous pression, les
viticulteurs trinquent. Heureusement, les électriciens résistent.
Mais pour les couvreurs, c'est la tuile et certains plombiers prennent
carrément la fuite.


Dans l'industrie automobile, les salariés débrayent, dans l'espoir que
la direction fasse marche arrière.


Chez EDF, les syndicats sont sous tension, mais la direction ne semble
pas au courant.


Les cheminots voudraient garder leur train de vie, mais la crise est
arrivée sans crier gare…
Les veilleurs de nuit, eux, vivent au jour le jour.


Pendant que les pédicures travaillent d'arrache-pied, les croupiers
jouent le tout pour le tout, les dessinateurs font grise mine, les
militaires partent en retraite, les imprimeurs dépriment et les
météorologistes sont en dépression."

13:41 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

02/12/2013

Langue nationale et passeport

Ceux qui souhaitent secrètement que toutes les demandes de naturalisation fassent l'objet d'un examen oral et écrit dans l'une de nos langues nationales aussi difficile que possible peuvent toujours s'inspirer de ce qui suit.

Question subsidiaire : combien de Suisses deviendraient apatrides si on leur soumettait le même texte ?...

A moins de se mettre au suisse allemand. Mais lequel ?

En français : deux mots composés des mêmes lettres se prononcent toujours de la même façon !

En êtes vous bien sûr ?

Voici quelques exemples d’homographes de

prononciations différentes !

(Homographes non homophones)


Sortant de l’abbaye où les poules du couvent couvent, je vis des vis rouillées à même le sol.

Nous portions nos portions, lorsque mes fils ont cassé par inadvertance les fils de la clôture électrique.

Je suis content qu’il vous content cette histoire !

Mon premier fils est né à l’Est, il en est fier et l’on peut s’y fier.

Ils n’ont pas un caractère violent et ne violent pas leurs promesses ; leurs femmes se parent de fleurs pour leur parent. Elles ne se négligent jamais, mais moi, je suis plus négligent.

Elles excellent à composer un excellent repas avec des poissons qui affluent de l’affluent.

Il convient qu’elles convient leurs amis ; elles expédient une lettre pour les inviter, c’est un bon expédient.

Il serait bien que nous éditions cette histoire pour en réaliser de belles éditions.

01/12/2013

Des immigrants pour nos retraites

Ainsi donc nous allons retourner aux urnes pour savoir si nous devons limiter ou non "l'afflux massif" d'étrangers selon l'idéologie de certains partis suisses qui souhaitent se protéger des étrangers comme on se protège du sida en mettant des préservatifs.  

Si le port de préservatifs est une évidence pour éviter la contamination par le VIH, il n'est de loin pas certain que la fermeture des frontières soit la solution aux problèmes que rencontrent notre pays, et en premier lieu le chômage. Et faire travailler encore plus de Suissesses pour stopper l'arrivée de migrants paraît à première vue une solution peu contestable parce qu'elle met le pays à l'abri d'une immigration non contrôlée.

Il est une question que les initiants n'ont pas vu ou pas voulu voir en lançant leur initiative. Le taux de renouvellement de la population est dans notre pays beaucoup trop bas pour assurer à terme des retraites raisonnables pour tous. En un mot comme en cent, les femmes suisses (et les hommes !) ne font pas assez d'enfants , ce qui pourrait bien mettre nos institutions sociales en danger à terme.

Il est incontestable que les immigrants font davantage d'enfants et qu'il s'agit là d'un critère à ne pas négliger si l'on ne veut pas que nos retraites et autres assurances sociales ne rétrécissent comme peau de chagrin.

M. Berset peut proposer n'importe quelle solution pour assurer aux Suisses des retraites qui ne devraient en aucun cas diminuer. Mais quelle que soit la solution choisie, il ne saurait être question de faire l'économie du réflexion approfondie de la natalité et de son taux qui a une tendance fâcheuse à baisser, signe évident que le financement de nos retraites est loin d'être assuré.