31/08/2013

Chèvre-émissaire...

Il ne fait pas toujours bon être Conseiller fédéral ! Et ce n'est pas Mme Evelin Widmer-Schlumpf qui me démentira aujourd'hui. De tous côtés, ou presque on l'accuse d'avoir vendu la Suisse aux Etats-Unis parce que l'accord "négocié" avec Washington est très nettement à l'avantage des Etats-Unis. Un contrat léonin, diront certains : tout pour l'un, rien pour l'autre !

Il n'est pas inutile de rappeler que si la situation est à ce point désespérée pour la Suisse, l'erreur - que dis-je, la faute - en revient d'abord à certaines banques suisses qui ont cru avec l'arrogance qu'on leur connaît qu'on pouvait - sous couvert de secret bancaire - s'asseoir sur les lois, surtout celles d'autres pays.

Mais les pires délits ont une fin. Les banques coupables sont démasquées et il faudrait que le Conseil fédéral volent (le terme n'est peut-être pas bien choisi !) à leur secours. Franchement, est-il vraiment des compétences du Conseil fédéral de couvrir ce que le droit international reprouve. Bien sûr, on peut se draper du mythe des Habsbourg en hurlant à tout va que l'étranger n'a rien à imposer chez nous, que nous sommes souverains et que nous n'avons de leçons à recevoir de personne. Bien sûr, bien sûr ! Mais ce ne sont pas des leçons que nous recevons, mais des baffes. Et elles font d'autant plus mal qu'elles sont méritées.

Comment un petit pays comme la Suisse - certes indépendant, comme n'importe quel autre - a-t-il pu croire qu'il pourrait défier les grands, surtout à une époque où l'argent est rare. Comment a-t-il pu imaginer que le secret bancaire n'était "pas négociable". Comment peut-il imaginer que l'Europe va lui faire des courbettes et accepter ses desiderata pour des ordres. Comment rester "scotchés" sur des valeurs d'un temps révolu en accusant les autres de ne rien comprendre à notre pays. Il y aurait encore mille comment à se poser. Mais il semble qu'en Suisse, la "révolution conservatrice" comme l'a joliment décrite Pascal Décaillet dans l'un des ses billets, soit en marche ! En marche vers quoi, vers quelle destination ? Le repli sur soi et le dénigrement des autres sauf quand cela sert ses intérêts.

Aura-t-on une fois le courage dans ce pays d'affronter les vrais problèmes, de les discuter ouvertement, sans tabous et avec détermination plutôt que de chercher des faux-fuyants et des boucs-émissaires qui sont des proies faciles. Continuons à nous conduire comme des gamins capricieux. Nous allons dans le mur. Celui que nous nous construisons nous-mêmes. Et quand nous serons dedans personne ne viendra nous dégager. La Suisse n'est qu'un minuscule point sur la carte du globe.

P.S.: je viens de recevoir le dernier opus du MCG dans ma boîte aux lettres. Ca ne me rend pas très optimiste quant à l'ouverture de notre pays. Je n'ose même pas parler de Genève...

24/08/2013

Alerte à la noyade dans...l'ISS

Le site Planet.fr fait état hier vendredi d'une mésaventure (le terme est faible) survenue à l'un des astronautes - l'Italien Luca Parmitano - lors d'une sortie de la station spatiale internationale ISS.

Ressentant une étrange sensation, l'Italien s'est tout d'un coup aperçu que de l'eau se trouvait dans le casque de sa combinaison. Pour une surprise ce fut une surprise. Heureusement pour lui, Parmitano a pu rejoindre la station avant d'avoir le casque plein d'eau avec la conséquence fatale qui en serait découlée.

On parle d'une fuite dans le système de refroidissement de sa combinaison qui serait à l'origine de l'incident (de l'accident ?). Par mesure de précaution, toutes les sorties sont suspendues en attendant d'en savoir davantage.

J'ajouterai que les ingénieurs ont sans doute anticipé d'innombrables causes d'incidents et d'accidents, mais qu'ils n'avaient peut-être pas imaginé que le casque d'un astronaute puisse se remplir d'eau...

 

10:57 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

19/08/2013

lettre à un ami égyptien que je ne connais pas encore

Cher Ami,

 

Je ne suis jamais allé en Egypte. Et pourtant je brûle d'envie de te connaître. Peu m'importe que tu sois musulman (j'insiste sur ce terme), copte ou simplement issu de la société civile sans appartenance religieuse rigoureusement définie.

Depuis que votre président a été destitué pour des raisons que certains trouvent justes alors que d'autres les considèrent iniques, j'ai peur. Oh, certes pas pour moi qui habite dans un pays démocratique que certains s'ingénient à placer trop à droite ou trop à gauche de l'échiquier politique. Les critiques fusent dans tous les sens et les pseudo-parangons de démocratie hurlent - c'est un comble - à la captation du pouvoir.

Vous êtes des millions d'Egyptiens à vouloir la démocratie. Qui vous en blâmerait ? Vous avez chassé Hosni Moubarak, vous avez voté, élu un président dans de bonnes conditions et c'est justement à partir de ce moment que cela commence à "coincer". Avez-vous bien compris que la démocratie ne consiste pas à s'approprier le pouvoir comme cela semble avoir été le cas. Non la démocratie est un jeu subtile dans lequel les minorités ont leur mot à dire et dont la majorité peut tenir compte. Et souvent elle y consent. Par jeu politique ou par nécessité.

Ami, je ne te connais pas encore, mais je t'encourage à tendre la main. Non pas pour manifester ton hostilité envers les "autres", mais pour les amener à discuter de ce que vous pourriez faire ensemble dans le respect de tous. C'est-à-dire accepter que ceux qui ne pensent pas comme toi ne sont pas des ennemis mais "simplement" des adversaires qui cherchent aussi à faire évoluer le pays. A ce sujet, n'oublie jamais cette phrase d'Helvétius : "Les hommes sont si bêtes qu'une violence répétée finit par leur paraître un droit."

Oui, je sais, mon discours est plein d'une immense naïveté. Et le méchant ce n'est pas toi. Et les autres disent la même chose. Alors s'il n'y a pas de méchants, comment se fait-il qu'il y ait autant de violence dans votre pays ? J'imagine que l'armée sera citée et que c'est elle le bouc-émissaire.

J'ai hâte de te connaître, peu importe que tu représentes les frères musulmans, les coptes ou n'importe qui d'autre et si tu es élu dans une assemblée démocratique, j'aurai plaisir à suivre ta politique que tu négocieras avec celle des députés qui ne partageront pas forcément tes idées. Mais vous vous respecterez. C'est la sagesse même...et le début de la démocratie, celle qui se nourrit aussi de son opposition parlementaire.

 

A très bientôt et bonne chance

 

16/08/2013

Une belle balade

Il y a de nombreuses façons d'éviter de rester scotché devant l'écran de son PC ! Par exemple une balade en montagne.

Vous prenez le train depuis votre domicile jusqu'à Brigue puis ensuite jusqu'à Mörel. De là, une télécabine vous emmera à Riederalp.

C'est à partir de Riederalp qu'il faut se forger un peu le mental : le but de la course étant de rejoindre Belalp en traversant non plus le glacier d'Aletsch qui a terriblement reculé, mais en empruntant un superbe pont suspendu au-dessus des gorges de la Massa. Vous remontez ensuite vers Aletschji puis à Belalp pour reprendre un téléphérique jusqu'à Blatten et enfin le car postal qui vous ramènera à Brigue. Comptez environ cinq heures et demie de marche.

De Riederfurka  au pont vous descendez de 500 mètres d'altitude pour remonter ensuite à Belalp situé à un peu plus de 2100m.

Et quand le beau tempos est de la partie, que du bonheur, sauf peut-être quelques courbatures le lendemain car on n'a plus vingt ans, mais encore, Dieu merci, vingt dents.

Le pont suspendu : 124 m. de long. 80 mètres au-dessus de la rivière. Construit en 2008, ce pont est le fruit d'une "collaboration avec Pro Natura, le WWF et le site "Alpes suisses Jungfrau-Aletsch" inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO."

 

Photo 1 : glacier d'Aletsch  -  Photo 2 : le pont suspendu - photo 3 : GrünseeP8140102.JPGP8140088.JPGP8140084.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

15:48 Publié dans Nature | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/08/2013

Deux litres ou vingt litres ?

Il  y a quelques minutes je regardais l'émssion de la RTS - Mise au point - consacrée notamment au projet des douanes suisses d'autoriser en franchise l'importation de 20 litres de vin contre deux actuellement, soit 26 bouteilles contre 3 actuellement.

Les arguments de la douane ne manquent pas de logique : elle nous explique que les montants encaissés, en regard des travaux administratifs y relatifs sont très bas. Et mobiliser du personnel pour encaisser entre un et deux francs pour 3 ou 4 bouteilles supplémentaires relève presque de l'anecdocte.

Je ne sais pas ce qu'en pensent les vignerons suisses. Je peux imaginer sans peine qu'ils vont monter au créneau pour faire capoter cette proposition. Il y en a en tous les cas un, ce soir, qui est venu devant les caméras pour pleunicher sur la fin de la viticulture suisse en cas d'acceptation de cette proposition. Il s'appelle Luc Barthassat et il est viticulteur à Genève.

Les arguments, on les connaît : les vins étrangers importés sont de la piquette, ils sont produits par des vignerons peu scrupuleux qui ont des employés "au noir" et très mal payés, non soumis à des conventions collectives. Enfin, à entendre ce monsieur, j'en viens à me demander si le verre des bouteilles n'est pas aussi trafiqué.

Et l'on nous ressert, évidemment, le couplet sur le "consommer local" quand ce n'est pas le mot "protectionnisme" qui arrive dans la discours.

 

Alors je dis non. Assez d'entendre toujours les mêmes jérémiades. Les viticulteurs suisses ont pourtant des atouts à faire valoir. Il savent produire des vins de grande qualité...qui se vendent très bien alors que ce sont les rouges qui tachent et les blancs qui piquent qui peinent à s'écouler.

Alors si l'on veut vraiment parler de protectionnisme, gageons qu'il n'y aura plus de risque de trouver de l'alcool au volant. Soit parce que le consommateur ne boira plus de piquette, soit parce pour le porte-monnaie un verre ça va, deux verres, bonjour les dégâts. Avec ou sans vins étrangers.

 

 

21:30 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

10/08/2013

Plus égale que les autres ?

La phrase de La Fontaine "que vous soyez puissant ou misérable" résonne encore de nos jours comme un avertissement. Lorsqu'il s'agit de business - mais s'agit-il seulement de business ? - il convient de se demander si le refus de montrer un sac à une personne de couleur relève du racisme ou plus bêtement d'une peur - sans fondement ? - de se faire arnaquer.

Il y a quand même une chose qui me dérange dans cette affaire. Refuser de montrer un objet à une personne de couleur relève du racisme alors que si la personne avait été blanche c'eût été "simplement" une affront, une humiliation.

Sans vouloir minimiser le moins du monde les actes racistes, les délits de faciès et autres interdiction de piscine aux réquérants, il faut bien se rendre compte que cette malheureuse affaire de Zurich, parce que la protagoniste est une vedette des médias, fortunée et célèbre, prend des proportions surmédiatisées.

S'il s'était agi d'une requérante d'asile dans la même situation, j'entends d'ici le bon peuple crier au scandale que les réquérantes n'ont rien à faire dans les boutiques de luxe.

Le racisme ne se mesure pas à l'aune de la richesse de l'offensé(e).

 

Enfin, j'ai un certain respect envers la propriétaire de la boutique qui a pris le défense de son employée. Dans d'autres boutiques, il n'est pas inimaginable de penser que la "fautive" aurait été priée d'aller voir au bord de la Limmat s'il y avait du travail.

09/08/2013

Sans numéro d'ordre ?

Mon esprit parfois un peu trop cartésien me dit que le nouveau pape des catholiques romains est privé de son numéro d'ordre pour des raisons qui m'échappent.

François 1er est donc simplement le pape François. Et pourquoi donc ? Quelle est la raison de cette suppression ?

Je ne me rappelle pas que le pape Jean-Paul II ait été précédé par le pape Jean-Paul. On a bien parlé de Jean-Paul 1er, même si son règne a été plus que bref.

François pour éviter peut-être de le confoncre avec le roi de France François 1er, car il y en aurait sans doute quelques-uns pour demander : "François 1er, je ne savais pas qu'il avait aussi été pape..."

 

 

02/08/2013

Suisse accueillante ?

Je viens de lire le discours de M. Cerutti, maire de Vernier. Excepté le fait que la Suisse ne compte pas 26 cantons, mais 23 dont 3 divisés en 2 demi-cantons, M. Cerutti dit notamment : "En prêtant serment de se défendre mutuellement contre toute menace venant de l’extérieur, en se prêtant assistance contre le futur envahisseur, les Suisses de 1291 ont permis la création d’une démocratie remarquable et accueillante.(...)"

 

Accueillante, vraiment ? A voir le nombre d'initiatives visant à n'accueillir que le minimum d'étrangers, à voir le MCG s'acharner sur les frontaliers, à voir le peuple accepter un durcissement de la loi sur les demandeurs d'asile, je m'interroge sur le sens du mot "accueiillant".

 

En fait j'imagine que c'est un peu comme dans Astérix en Corse je crois : "J'aime les étrangers surtout quand ils restent chez eux."

 

C'est cela une des valeurs suisses dont on nous rebat les oreilles afin de nous faire croire que l'on est meilleur que les autres ?

28/06/2013

Adieu champion...

J'ai encore devant mes yeux de 1956 votre arrivée triomphale et triomphante lors du marathon des jeux olypiques de Melbourne. Je me demandais alors ce qui pouvait bien se passer dans votre tête à ce moment-là. Quel effet cela pouvait bien faire d'entrer dans le stade olympique sachant qu'aucun autre n'y était entré avant vous ?

Il y avait à cette époque de la modestie dans la victoire et vous ne pensiez guère à votre compte en banque. La première place valait de l'or, une médaille d'or qui a probablement suffi à votre bonheur.

Maintenant, Monsieur Mimoun, que vous avez rejoint l'Olympe des coureurs de grand fond, vous pourrez vous remémorer en toute quiétude ces moments d'intense émotion que vous avez probablement partagés avec un certain Emil Zatopek.

Vous n'avez certes pas toujours gagné. Mais n'est-on pas grand aussi dans la défaite assumée ?

17:51 Publié dans Sports | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/05/2013

Quand le français joue avec lui-même

Juste pour le plaisir en ce début de week-end calamiteux !

dictée sans fautes.jpg

10:54 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |