30/05/2015

La FIFA lave plus blanc

La messe est dite. Le pontife du football mondial a vu la fumée blanche sortir des urnes en se disant in petto : j'y suis depuis dix-sept ans et j'y reste encore. Ouf, on va encore parler de moi. Parole prophétique puisqu'effectivement, on va parler de lui. La seule question importante est de savoir en quels termes. On sait déjà que les Américains et la clique à Platini sont, les premiers nommés d'affreux justiciers prêts à s'emparer des auréoles de sept misérables "cardinaux", alors que la clique est simplement jalouse.

La main sur le cœur, Sepp Blatter, ne sait rien, ne voit rien, ne dit rien. On lui parle de corruption, circulez y'a rien à voir. On ne peut pas surveiller tout le monde. Tout le monde, certes non, mais quelques-uns, ça doit bien être possible ?

Bref, les toutes petites fédérations ayant autant de droits que les très importantes, il ne semble pas très difficile d'obtenir - j'allais dire acheter - des consentements par quelques bienveillantes attentions toutes plus légales les unes que les autres.

Mais Sepp ne sait pas ce qui se passe dans son entourage et découvre avec horreur que certains de ses plus fidèles serviteurs ont la main plutôt sur le portefeuille que sur le cœur.

Au moment de l'élection du président, je me suis dit qu'en cas d'échec, Sepp Blatter aurait pu demander un siège au sein du Conseil d'administration de la Société Générale ou de Credit Suisse. Dans ces deux institutions, on ne sait pas ce qui se trame dans les étages inférieurs.

Allons Sepp, même sans la FIFA, vous auriez eu de l'avenir.

06/05/2015

Service civil vs obligation de servir ?

Ainsi donc la proposition du Conseil fédéral de permettre aux "civilistes" de participer à certaines activités d'enseignement n'a pas trouvé grâce devant le Conseil national. Ce qui n'est guère surprenant lorsqu'on se souvient de l'écrasante majorité des votants en faveur de l'obligation de servir. Mais , parce qu'il y a un "mais", on regrette avec force dans certains milieux que la clause du conflit de conscience n'existe plus. Ce qui permet de suspecter chez nombre de jeunes qui s'engagent pour le service civil, une solution de facilité, de confort et d'égoïsme. Rien que cela.

Dans les milieux les plus imperméables au service civil, on cherche de nouveaux moyens pour enrayer cette hémorragie, notamment un nouvel allongement de la durée dudit service civil.

Mais à force de contester aux jeunes la possibilité de servir le pays autrement que par une école de recrues et des cours de répétition - le plus souvent sans intérêt et source d'une perte de temps - on encourage sans doute inconsciemment les jeunes qui cherchent la voie de la facilité et du confort, sans oublier l'égoïsme, à se tourner vers la "voie médicale", celle qui leur permettra d'échapper à tout, sauf à l'impôt, militaire lui aussi.

Si vis pacem...

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28/04/2015

Un bus genevois à l'heure suisse !

On a la critique facile dans notre canton. Pour tout et rien. surtout pour rien. Ce qui correspond bien à une certaine réalité puisque les frontaliers sont considérés comme des moins que rien, des empêcheurs de travailler en rond, souvent pour pas un rond ou presque.

Je ne reviendrai pas aujourd'hui sur le triste spectacle offert par certaines formations politiques de notre canton qui finiront bien par comprendre que l'"acharnement thérapeutique" visant à nettoyer la racaille venue d'outre frontière les mènera tôt ou tard vers l'oubli.

Non. Je souhaite juste saluer aujourd'hui les initiateurs et concepteurs du bus aux couleurs de Genève qui va sillonner le territoire de la Confédération et (enfin !) expliquer à tous les Suisses que nous sommes très attachés à ce pays, même si notre frontière commune ne mesure pas plus de dix kilomètres.

Il aura fallu deux siècles pour que nos gouvernants prennent enfin conscience que Genève avait quelque chose à dire à tous ces citoyens qui, par peur ou par paresse n'ont jamais amené leurs pas au pied du jet d'eau. Sans doute parce que le voir de loin était suffisant ! Qu'à cela ne tienne. Ils n'ont pas souhaité venir, nous allons à eux. Et de belle manière.

C'est probablement une manière plaisante de montrer que la Genève internationale n'est pas un monstre inabordable et bien qu'elle abrite d'innombrables organisations gouvernementales et non gouvernementales, ses citoyens conservent un accent à nulle autre pareil. De bleu, de bleu. Ce sera aussi l'occasion de montrer que l'époque où les vignerons faisaient "pisser la vigne" a fait place à des spécialistes de la vinification qui gagnent des médailles dans les concours internationaux. Sans oublier non plus l'épineux de Plainpalais, ce cardon protégé.

Bien sûr, il conviendra d'être un poil moins disert avec le Servette FC qui a perdu de sa superbe depuis longtemps. Peut-être que les politiques qui accompagnent le convoi expliqueront pourquoi les appartements sont si rares à Genève, et si chers !

Enfin bref. Ce qui importe, c'est de montrer à tous nos compatriotes qu'avec nos spécificités, même si elles ressemblent parfois - ce n'est pas un crime - à celles de nos voisins et amis français, ne font pas de nous des traitres à la patrie ! Genève a besoin de la Suisse et la Suisse a besoin de Genève. C'est sans doute un lieu commun, mais il est en certains qu'il est bon de rappeler régulièrement.

Bonne route à "notre" bus. Au fait, le chauffeur n'est pas frontalier, j'espère...

12/04/2015

Petit abécédaire. Aujourd'hui z comme zut...et je reste poli.

J'aurais bien utilisé un mot de cinq lettres, mais d'une part son emploi aurait été inconvenant et d'autre part le mot zut me permet de terminer - enfin - mon petit abécédaire.

Moi qui suis moyennement fan de football, je me dis que la disparition du Servette FC n'est sans doute pas une nouvelle réjouissante - il n'y a aucune raison de se réjouir du malheur des autres - mais ce ne serait pas la fin du monde non plus.

Depuis que le football s'est transformé en Société Anonyme et que les spectateurs paient une entrée sur un stade démesurément grand pour voir 11 salariés - probablement mieux payés qu'une caissière de supermarché - bosser pendant 90 minutes et avoir davantage de pouvoirs que le fusible qu'on appelle entraîneur, j'ai cessé de me rendre au stade.

C'est dire si je ne suis pas prêt à investir le moindre centime dans une société commerciale apparemment mal gérée. Et comme contribuable je ne souhaite pas non plus que mes impôts servent à renflouer une pompe à fric qui aspire dans le mauvais sens. En termes économiques et commerciaux, on cherche, dans ces cas-là, des repreneurs et de nouveaux sponsors. Depuis le temps que dure la comédie, je suggère d'ailleurs plutôt des mécènes que des sponsors...

Acta est fabula. Et il n'est pas nécessaire d'ajouter un acte à chaque nouveau naufrage.

31/03/2015

Petit abécédaire. Aujourd'hui y comme Yersin

Quels sont les lecteurs de "la Peste" de Camus à y associer le nom de Yersin ? Question saugrenue sans doute, mais quand on arrive à la lettre y d'un abécédaire, le choix du sujet ne saute pas immédiatement aux yeux !

Y donc, comme Yersin. Alexandre de son prénom. Né en 1863 dans le canton de Vaud,  près d'Aubonne et décédé en 1943 au Viet Nam. Le jeune Alexandre suit des études secondaires à Lausanne, puis "fait médecine" dans la même ville avant de poursuivre sa formation à l'université de Marburg, en Allemagne. Ce sera ensuite une formation supplémentaire à l'Hôtel-Dieu de Paris avant de rejoindre l'Institut Pasteur.

Alexandre Yersin se fera un nom comme bactériologiste mais sera surtout connu, à son époque, pour avoir isolé, le premier, le bacille de la peste. C'était en 1894. Cette découverte lui vaudra la croix de chevalier de la Légion d'Honneur. Si les Prix Nobel avaient existé à ce moment-là, on peut imaginer - rêver - qu'il en fût récipiendaire d'un !

A. Yersin, comme beaucoup d'autres savants, appartient à la catégorie "Illustre, mais inconnu...", tout au moins pour le grand public.

Pour quelques détails supplémentaires, suivre le lien

http://www.pasteur.fr/infosci/archives/yer0.html

21/03/2015

Petit abécédaire. Aujourd'hui x comme xénophobe

Le "x comme xénophobe" me vient presque immédiatement à l'esprit quand je vois les affiches du MCG qui éructent avec une rare violence - sans d'ailleurs que les autres partis ne s'en émeuvent vraiment ; les élections sont si proches ! - "Onex . commune zéro frontalier." Même M. Mauro Poggia, dont je me demande encore ce qu'il est allé faire dans la galère MCG - a, paraît-il, déclaré et admis que le slogan était provocateur. Le dire et le confesser est un premier pas qui ne suffit pourtant pas à s'affranchir de la xénophobie latente qu'exhale le MCG. 

Il est vrai que la classe politique "habituelle", par une posture et un attentisme coupables, facilite grandement la tâche de ce mouvement citoyen qui n'en demandait pas tant !. Il faut dire qu'en période électorale, il importe de ne pas fâcher l'électeur ; il convient de tout tenter pour se faire (ré)élire ; un programme ? Pour quoi faire ! L'important est de s'asseoir dans un siège.

Et aussi longtemps que le MCG aura une politique (?) qui consiste à stigmatiser des groupes de personnes, il conviendra de le dénoncer avec vigueur. Non pas en argumentant de manière rationnelle, car le public réagit souvent davantage à l'émotionnel qu'au rationnel, mais en raillant ce parti qui, tôt ou tard, disparaîtra de notre paysage politique. Il faut simplement, si j'ose dire, rester vigilant...

19/03/2015

Eclipse : encore des lunettes disponibles

Le Club astronomique de Divonne-les-Bains a encore une vingtaine de paires de lunettes spéciales "éclipse" disponibles à la vente. Il y en a peut-être encore un peu à l'office du tourisme.

Le site www.m51.asso.cc-pays-de-gex.fr donne quelques renseignements sur la page "Actualités"

Qu'on se le dise.

Et bien entendu, attention à vos yeux.

En ce qui concerne la position du DIP, je préfère ne rien dire. En 1961, éclipse totale dans nos régions, nous avions aussi été cloîtrés à l'intérieur...

17/03/2015

Petit abécédaire. Aujourd'hui w comme wassingue

En ces jours de francophonie, il n'est sans doute pas inutile de rappeler à nos compatriotes francophones qu'il parlent un français issu du franco-provençal et qu'il n'y a pas à rougir d'employer certains mots que quelques "élites" françaises considèrent (Aujourd'hui encore ?) comme, disons, pittoresques.

Longtemps le Suisse romand s'est fait remarqué - cela perdure encore - par son nonante. On n'ose même pas parler du huitante...

Mais la France étant ce qu'elle est, soit un assemblage de régions diverses aux parlers divers, elle nous apporte quelques régionalismes savoureux. Ainsi en est-il du mot qui sert de support au présent texte. Qu'est-ce qu'une wassingue ?

Pour les "élites" qui n'on pas eu le bonheur d'habiter en province, ce mot de wassingue aura des accents inconnus et une signification tout aussi inconnue ! Pour tous les autres, ils y auront probablement reconnu un objet bien de chez nous qu'un appelle panosse ! Oui vous savez, ce que le petit Larousse nomme une serpillière. Vous n'avez jamais imaginé, comme moi, qu'en utilisant une panosse ou une wassingue (en usage dans le nord de la France), vos carreaux de sol seraient mieux traités qu'avec une serpillière. C'est tellement commun une serpillière, tandis qu'une wassingue ou une panosse...Voilà pour les travaux ménagers.

Si vous passez maintenant au jardin, au potager, vous allez vous régaler, la saison n'est pas encore finie, de rampon. Moi qui croyais que vocable était universel, j'ai dû déchanter. Un excellent bouquin écrit par Mme Henriette Walter, intitulé "le français d'ici, de là, de là-bas" parue aux  Ed.JC Lattès, 1998 ravira ceux qui aiment le français et ceux qui croient le connaître. Mais revenons à nos salades. Le rampon, donc, n'est pas aussi universel que je l'imaginais. Oh que non ! Mme Walter a dénombré plus de vingt termes pour cette salade répondant au doux nom latin de Valerianella olitoria. On ne résiste pas au plaisir de vous les citer tous :

mâche, blanchette, boursette, broussette, clairette, clairiette, doucette, graissotte, laitue à lièvres, laitue de berbis, levrette, nüsslisalat (ça, vous savez d'où ça vient !), oreillette, orillette, orillotte, pomâche, pommette, rampon (oui, quand même), ramponnet, salade aux lièvres, salade d'hiver, salade de berbis, salade de blé, salade de brebis, salade de chanoine, salade de levrette.

Au vu de ce qui précède, je suis conforté dans ma vision du ménage : le sol devient nettement plus propre avec une panosse qu'avec une serpillière tellement commune ! Et comme dans trois jours le printemps sera arrivé, il sera grand temps de vous préparer une salade de dent-de-lion, avec des œufs et des lardons. Personnellement je n'aime pas, c'est trop amer à mon goût. Mais tout le monde me dit, dans nos contrées romandes que la salade de dent-de-lion est très nettement plus goûteuse que celle de pissenlit. Vous savez, ces fleurs jaunes très communes dans nos prés...

Enfin, pour être très proches des Normands, je puis vous révéler une expression, du côté de la Basse Normandie, qui me réjouit : Le jour de la St-Sylvestre, alors que l'An nouveau approche à grands pas, ils vous disent sans broncher "qu'ils vont guetter les bouts d'ans !" C'est pas beau le français ?

14/03/2015

Petit abécédaire. Aujourd'hui v comme vocabulaire

Je ne parlerai pas aujourd'hui du vocabulaire ordurier que l'on rencontre assez fréquemment sur certains blogs et qui, évidemment ne sert aucunement à exprimer des idées ou présenter des arguments, non, juste l'insulte gratuit qui n'apporte rien au débat. On fait ce qu'on peut avec ce qu'on a. Et comme on n'a pas grand chose, on le cache derrière un pseudonyme.

J'ai déjà dit tout le mal que je pensais de l'usage du pseudonyme sur les blogs, largement répandus alors que la version papier de la TG - dans le courrier des lecteurs - ne les autorise pas à ma connaissance. Sauf peut-être dans des cas exceptionnels et dûment motivés.

Pas plus je ne m'étendrai sur les scripteurs non francophones qui font l'effort d'exprimer leurs opinions dans la langue de Voltaire et qu'on absout bien volontiers en cas d'erreurs de leur part.

On me dira aussi qu'il y a une cohorte de francophones qui maltraitent leur langue et qu'il faudrait des litres d'encre rouge pour corriger toutes les fautes rencontrées à longueur de blogs. C'est probablement vrai. Mais c'est un peu injuste dans la mesure où les nuls en mathématiques ne sont jamais montrés du doigt. Certains sont même fiers de leur nullité dans le maniement des nombres...

Il ne reste finalement que les journalistes à qui l'on devrait pouvoir faire confiance. Je ne parle pas du contenu, non, juste de la manière d'écrire. Et là, force est de constater que la maltraitance de la langue est quasiment érigée en système. Il est évidemment dangereux de généraliser - il y a d'heureuses exceptions - trop souvent cependant la profession (Mais est-ce vraiment encore une profession ?) use bêtement de toutes les erreurs qu'il conviendrait de bannir. Quelques exemples ?  La confusion entre points et pourcents, Les prochaines 24 heures au lieu des 24 prochaines heures (Je n'ai jamais entendu les prochaines deux heures. Je me pose dès lors la question de savoir à partir de combien d'heures on peut se permettre l'inversion précitée. 10 heures, 17 heures, 22 heures...?). J'aime bien aussi le "paradigme" utilisé à tort et à travers mais qui doit faire penser à l'utilisateur qu'il est intelligent. Depuis quelques temps, on rencontre aussi le "basé", qu'il s'agisse d'une multinationale ou d'un cordonnier de la rue des Eaux-vives, qui semble avoir séduit même les antimilitaristes ! Le désormais classique "prendre en compte" qui est malheureusement la "mise en commun" de deux expressions : tenir compte et prendre en considération. Mais le pire, pour autant que l'on  veuille graduer les exemples, le très contestable "Je n'ai pas compris qu'est-ce qu'il a dit"  ou "il a demandé qu'est-ce qu'il se passe".

A quand le concours du journaliste qui aura, au cours d'un an, maltraité le plus sa propre langue ?

Loin de moi l'idée de vouloir donner des leçons. Non juste envie de rappeler aux journalistes qu'ils devraient être des références. En fait, souvent ils en sont, mais pas forcément de celles que l'on souhaite imiter.

11/03/2015

Eclipse (partielle !) de Soleil

Pour ceux qui l'ignoreraient encore, nous aurons droit - si la météo est favorable - à une éclipse partielle de Soleil le vendredi 20 mars prochain entre 9h30 et 11h30 environ.

Sous nos latitudes, l'occultation du Soleil par le disque lunaire sera d'environ 70 %.

Cela précisé, il n'est sans doute pas inutile de préciser qu'il faut absolument se munir de lunettes prévues pour l'observation des éclipses, à l'exclusion de tout autre système qui pourrait conduire à des lésions irréversibles de la rétine.

Le Club astronomique de Divonne-les-Bains sera au bord du Lac (de Divonne évidemment !) avec divers instruments pour observer le phénomène.

Pour ceux qui souhaiteraient acquérir une paire de lunettes, il faudra compter environ 0,70 €. Tout le reste est bien entendu gratuit.