27/08/2014

Petit abécédaire. Aujourd'hui q comme qwert(y)

Pourquoi, bon sang, s'arrêter à cet adjectif invariable (Si, si, en tous les cas dans mon Petit-Robert) ? Ben d'abord parce que c'est le dernier qui figure à la lettre "q". Aucune possibilité d'aller plus loin dans les "q". Ensuite parce que chaque fois que m'éloignant  de mon fidèle qwerty pour tomber sur un inconnu du nom d'azerty, je me plante dans le grandes largeurs et me retrouve avec des orthographes assez improbables. Dans ce genre de situations, plusieurs solutions possibles : la première et la plus radicale consiste à fermer l'ordinateur devant lequel vous vous trouvez et à ajourner sine die votre commentaire que vous vouliez publier sur les blogs de la TdG. La deuxième possibilité commande d'arrêter net tous vos automatismes et de vous concentrer. Au bout de deux heures environ, vous aurez compris que le Z est un W. Relativement peu important parce que moins utilisés que le E. Mais quand même. Vous ratez déjà tous les impératifs. Et l'un des premiers impératifs, c'est justement de ne pas se tromper. Ensuite vous cherchew, pardon cherchez à mettre en forme le mot adrénaline et vous tombez, si l'on ose dire, suite à votre redoutable efficacité à "taper à l'aveugle", sur votre Q. Dans ce cas rassurez-vous immédiatement, (de) Montaigne (Michel de son prénom) avait déjà pensé à tout, l'avait prédit : "Sur le plus beau trône du monde, on n'est jamais assis que sur son cul."

Finalement, cette redoutable confusion de claviers a - peut-être - quand même un avantage. Nous continuerons tous, de temps en temps à écrire quelques conne...s. Avec ce foutu clavier Azerty, il nous faudra simplement un peu plus de temps pour les écrire. C'est toujours cela de gagné... pour les autres.

 

30/11/2013

Juste pour le plaisir !

Un ami m'a transmis le texte ci-dessous. Tiré, semble-t-il, d'un vieil almanach, il a la saveur d'un week-end ensoleillé à la fin du mois de novembre.

Pas de quoi se prendre la tête, juste le plaisir de jouer avec les mots.

Monsieur Lamère a épousé Mademoiselle Lepère. De ce mariage, est né un fils aux yeux pers*. (*pers = entre vert et bleu).

Monsieur est le père, Madame estla mère. Les deux font la paire. Lepère, quoique père, est resté Lamère, mais la mère, avant d'être Lamère était Lepère.

Le père est donc le père sans être Lepère, puisqu'il est Lamère et la mère est Lamère, bien que née Lepère. Aucun des deux n'est maire. N'étant ni le maire ni la mère, le père ne commet donc pas d'impair en signant Lamère. 
Le fils aux yeux pers de Lepère deviendra maire. Il sera le maire Lamère, aux yeux pers, fils de Monsieur Lamère, son père, et de Mademoiselle Lepère, sa mère. 
La mère du maire meurt et Lamère, père du maire,la perd. Aux obsèques, le père de la mère du maire, le grand-père Lepère, vient du bord de mer et marche de pair avec le maire Lamère, son petit-fils. Les amis du maire, venus pour la mère, cherchent les Lamère, ne trouvent que le maire et Lepère, père de la mère du maire, venu de la mer, et chacun s'y perd !

12/06/2011

Ah, le passé simple !...

Vous aimez votre langue, le français. Mais vous pensez que le passé simple est une survivance d'un passé révolu et poussiéreux. On ne peut pas vous donner complètement tort. Néanmoins, le passé simple, grâce (ou à cause ?) de son pluriel bien singulier peut donner lieu à de bien plaisantes phrases. Lisez la suite et vous constaterez que le passé simple a encore de beaux jours devant lui, à condition de ne pas vouloir lui chercher de méchantes querelles !

 

1. Non! Ce n'était pas chose évidente que cette conversation en langue morte. Et pourtant je la tins.


2. Hier, nous achetâmes le DVD d'un spectacle de
Marcel Marceau et, tout de suite, nous le mîmes.


3. Vous avez mis à la casse votre vieille voiture allemande ? Vous souvient-il qu'un jour vous me la passâtes ?


4. Bien que vous ayez cessé d'être une prostituée, un jour vous le pûtes.


5. Merlin n'était qu'un simple mortel jusqu'à ce qu'enchanteur il devint.


6. Deux vieux acteurs hollywoodiens discutent : - Te rappelles-tu ce western où nous jouions les Indiens  - Oh oui ! Et je sais que nous nous y plûmes.


7. Vous saviez que ce manteau était tout pelé...Alors pourquoi, à la réception d'hier soir, le mîtes-vous ?


8. C'est dans ce tonneau que notre vin vieux fut.


9. On nous offrit une augmentation et, bien sûr, nous la prîmes.


10. Les moines brassèrent la bière et la burent.


11. Comme tout bon musulman qui se respecte doit s'y rendre au moins une fois, cet été à La Mecque il alla.


12. C'est bien parce que vous m'avez invité à goûter votre Beaujolais que je vins.


13. Charlotte Corday cacha le poignard en son sein et, à l'idée du crime qu'elle allait perpétrer, elle se marra.


14. Que la crevette était un insecte, vous le crûtes assez.


15. Pour les prochaines vacances, l'idée d'aller en Arabie Saoudite ils émirent.

16. Heureusement que vous avez retrouvé des capitaux ! Car mettre la clé sous la porte vous faillites.