02/05/2017

Décrypter ?

Ce verbe - très à la mode - est utilisé chaque fois que le "décrypteur" a - enfin - trouvé le sens caché du texte que personne d'autre n'avait compris. Mais lui l'a décrypté !

En fait tout cela c'est de l'enfumage. On décrypte un texte qui a été volontairement crypté et qui oblige à posséder, soit la clé nécessaire à sa compréhension, soit à décrypter.

Je ne dis pas, parfois un texte est tellement mal foutu qu'il oblige au décryptage ; mais comme il n'a pas été crypté, son sens reste difficile à comprendre...

En conclusion ne vaudrait-il pas mieux proposer "expliquer" plutôt que décrypter. Finalement expliquer est un exercice qui se révèle sans doute plus difficile qu'il n'y paraît parce que le texte original, justement, n'est pas crypté. Il faut essayer de reformuler et dire  "à peu près complètement" la même chose avec des mots différents.

Décrypter est d'un abord plus facile et permet plus d'arrangements avec la vérité. Si le texte est crypté, alors peu importe que le résultat du décryptage soit correct ou non, puisque de toute façon personne n'a la clé pour en comprendre le sens réel, volontairement caché par l'auteur.

Décrypter un texte permet aussi de faire croire aux lecteurs que l'auteur a volontairement caché des éléments qui ne devaient pas être révélés mais qu'un habile "décrypteur" a lui révélé, sans trop de conséquence pour lui étant le seul à avoir pu le faire !

Le décryptage est surtout utile en période électorale pour se débarrasser de certains candidats qui font de l'ombre à d'autres.

 

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19/01/2017

LA LANGUE DES MEDIAS

Je viens de terminer l'ouvrage qui a pour titre "LA LANGUE DES MÉDIAS" avec pour sous-titre "déstructuration du langage et fabrication du consentement", dont l'auteure est Mme Ingrid Riocroux, chercheuse associée à l'Université Paris IV.

Disons-le d'emblée, la profession de journaliste en prend pour son grade. L'auteur démonte, au moyen de très nombreux exemples, la manière qu'a le Journaliste de prendre parti, souvent inconsciemment, et de se mettre du côté de ce qui est moralement acceptable, dans le camp du juste. On peut notamment lire, sur la dernière de couverture : "(...)Prenant pour des données objectives des opinions qui sont en réalité identifiables à des courants de pensée, ils contribuent à répandre nombre de préjugés qui sont au fondement des croyances de notre société.(...)

La méfiance affichée envers la presse traditionnelle (écrite et audiovisuelle) par des citoyens déboussolés aurait-elle donc pour origine un exercice biaisé de la profession, à savoir présenter non pas des faits bruts en quelque sorte, mais enrobés dans une pincée de pensée dominante...L'auteur dénonce en outre les lacunes langagières, exemples à l'appui, de nombre de journalistes, ainsi que les interviewes orientées...

Cette manière de travailler du Journaliste a poussé à l’apparition de médias alternatifs, appelés par ceux-là mêmes qui la constituent la "réinfosphère " qui, elle aussi, se charge du "décryptage" de l'actualité en prétendant, semble-t-il à une meilleure objectivité. L'auteure met toutefois en garde : "Ils (les médias alternatifs) bénéficient d'une bienveillance et d'une confiance absolue de la part de leur public. Le problème réside dans le fait que, si la méfiance répandue envers les médias officiels incite beaucoup de gens à vérifier, autant que possible, les informations qu'ils délivrent, en revanche, la confiance aveugle investie par les mêmes personnes dans les médias alternatifs, quelle que soit leur tendance, entraîne une forme de paresse et une propension à prendre pour argent comptant les informations qu'on y trouve. Paradoxalement, la médiocrité avérée des grands médias stimule donc un esprit critique dont l'individu se départit complètement dès l'instant où il se sent dans un environnement idéologique familier. Comme si le fait de lire une information délivrée par quelqu'un qui pense comme lui le mettait à l'abri de la manipulation, du mensonge , ou seulement de l'erreur."(p.310)

L'étude de Mme Riocreux, très pointue et sans aucune concession indique à ses lecteurs que l'on ne devrait jamais accepter pour vrai et authentique un fait, une information, simplement parce que "c'est dans le journal". La lecture du livre propose de s'interroger sur les informations présentées par les journalistes et surtout sur la manière de les présenter, de les transmettre afin qu'elles aillent dans la direction du vent...

La quatrième de couverture précise en dernier lieu : "Ce livre est conçu comme un manuel de réception intelligente à l'usage des lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs quotidiennement exposés aux médias d'information. Son ambition est de lutter à la fois contre la naïveté et la paranoïa complotiste afin de n'être plus "orientés par un discours orientant."

A lire de toute urgence. Et se forger sa propre opinion !

 

La langue des médias - Ingrid RIOCREUX - Editions de l'Artilleur - Paris 2016                                                                                                                                                                                                              

16/08/2015

L'amère, la mère, la Maire ?...

Ces derniers jours, on lit et on entend des propos relatifs  à Mme Esther Alder, Maire de Genève. Peu importe le contenu car ce n'est, en l'occurrence, pas l'essentiel !

Moi qui ne suis pas un admirateur sans limite de la féminisation des noms de professions et de fonctions je suis conforté dans mon opinion par ce que je lis, mais surtout par ce que j'entends.

Lire, déjà, la Maire, ne me fait pas sauter de joie, mais l'entendre à la radio suivi d'un nom de famille me navre totalement. Essayez, vous verrez : La Maire Esther Alder... Vous entendez ? Personnellement je n'arrive pas à entendre autre chose que "la mère Esther Alder" qui frôle la muflerie sauf peut-être quand on parle de la mère Michel... 

Il suffirait d'un faux pas, d'une maladresse de cette honorable élue pour qu'elle devienne aussitôt l'amère Esther Alder...

17/06/2015

Imagine...

En Corse, Les institutrices qui ont cru bon de faire chanter des enfants en corse, en français, en anglais et aussi en arabe n'ont pas imaginé une seconde que leur initiative allait provoquer la colère de certains parents. Le français, en Corse, ça se conçoit. L'anglais tout autant, le corse évidemment et l'espagnol pourquoi pas ! Mais l'arabe, franchement, de quel droit ? Ca mérite bien quelques tags haineux et des menaces de mort envers le personnel enseignant. La justice s'en mêle, ce qui est bien la moindre des choses.

Ainsi donc la France défile sur les avenues de Paris à la suite du massacre de Charlie Hebdo, toute certaine qu'elle est que l'islam est responsable de la tuerie. Mais comme cela ne suffit pas, il faut dès lors incriminer aussi la langue arabe qui ne peut être que l'idiome de criminels alors même qu'on la parlait avant la naissance du prophète.

Il y a de quoi s'inquiéter sérieusement de la xénophobie. Que des adultes s'attaquent à une manifestation enfantine (annulée depuis les menaces) montret à quel point il faut peu de choses pour allumer ou réactiver des foyers qui puent la pourriture brune.

Tout ça à cause d'un tube de John Lennon - Imagine. Un titre qui aurait pourtant dû permettre aux Corses xénophobes d'imaginer que l'existence pouvait aussi se concevoir avec la langue arabe et toutes les autres.

Il y a trop de gens qui n'imaginent pas. Ils condamnent seulement. Et les enfants la-dedans ?

17/03/2015

Petit abécédaire. Aujourd'hui w comme wassingue

En ces jours de francophonie, il n'est sans doute pas inutile de rappeler à nos compatriotes francophones qu'il parlent un français issu du franco-provençal et qu'il n'y a pas à rougir d'employer certains mots que quelques "élites" françaises considèrent (Aujourd'hui encore ?) comme, disons, pittoresques.

Longtemps le Suisse romand s'est fait remarqué - cela perdure encore - par son nonante. On n'ose même pas parler du huitante...

Mais la France étant ce qu'elle est, soit un assemblage de régions diverses aux parlers divers, elle nous apporte quelques régionalismes savoureux. Ainsi en est-il du mot qui sert de support au présent texte. Qu'est-ce qu'une wassingue ?

Pour les "élites" qui n'on pas eu le bonheur d'habiter en province, ce mot de wassingue aura des accents inconnus et une signification tout aussi inconnue ! Pour tous les autres, ils y auront probablement reconnu un objet bien de chez nous qu'un appelle panosse ! Oui vous savez, ce que le petit Larousse nomme une serpillière. Vous n'avez jamais imaginé, comme moi, qu'en utilisant une panosse ou une wassingue (en usage dans le nord de la France), vos carreaux de sol seraient mieux traités qu'avec une serpillière. C'est tellement commun une serpillière, tandis qu'une wassingue ou une panosse...Voilà pour les travaux ménagers.

Si vous passez maintenant au jardin, au potager, vous allez vous régaler, la saison n'est pas encore finie, de rampon. Moi qui croyais que vocable était universel, j'ai dû déchanter. Un excellent bouquin écrit par Mme Henriette Walter, intitulé "le français d'ici, de là, de là-bas" parue aux  Ed.JC Lattès, 1998 ravira ceux qui aiment le français et ceux qui croient le connaître. Mais revenons à nos salades. Le rampon, donc, n'est pas aussi universel que je l'imaginais. Oh que non ! Mme Walter a dénombré plus de vingt termes pour cette salade répondant au doux nom latin de Valerianella olitoria. On ne résiste pas au plaisir de vous les citer tous :

mâche, blanchette, boursette, broussette, clairette, clairiette, doucette, graissotte, laitue à lièvres, laitue de berbis, levrette, nüsslisalat (ça, vous savez d'où ça vient !), oreillette, orillette, orillotte, pomâche, pommette, rampon (oui, quand même), ramponnet, salade aux lièvres, salade d'hiver, salade de berbis, salade de blé, salade de brebis, salade de chanoine, salade de levrette.

Au vu de ce qui précède, je suis conforté dans ma vision du ménage : le sol devient nettement plus propre avec une panosse qu'avec une serpillière tellement commune ! Et comme dans trois jours le printemps sera arrivé, il sera grand temps de vous préparer une salade de dent-de-lion, avec des œufs et des lardons. Personnellement je n'aime pas, c'est trop amer à mon goût. Mais tout le monde me dit, dans nos contrées romandes que la salade de dent-de-lion est très nettement plus goûteuse que celle de pissenlit. Vous savez, ces fleurs jaunes très communes dans nos prés...

Enfin, pour être très proches des Normands, je puis vous révéler une expression, du côté de la Basse Normandie, qui me réjouit : Le jour de la St-Sylvestre, alors que l'An nouveau approche à grands pas, ils vous disent sans broncher "qu'ils vont guetter les bouts d'ans !" C'est pas beau le français ?

26/09/2014

Petit abécédaire . Aujourd'hui r comme référendum

Pris dans l'acception du Petit Larousse, un référendum "est une procédure qui permet à tous les citoyens de manifester par un vote l'approbation ou le rejet d'une mesure proposée par les pouvoirs publics."

Et le référendum a plutôt le vent en poupe actuellement, qu'il s'agisse par exemple du vote des Ecossais sur une éventuelle indépendance, du souhait des Catalans d'organiser le même type de vote que les Ecossais ou encore le vote sur la Crimée, quand bien même la mesure n'était pas proposée par les pouvoirs publics.

Quand un référendum relatif à l'éventuelle indépendance d'une région qui était plus ou moins autonome auparavant aboutit à un résultat positif, cela me réjouit et m'inquiète tout à la fois. Je m'explique. Il est toujours souhaitable que les citoyens puissent s'exprimer sur ce qui les concerne et cela en toute liberté. C'est un signe fort d'une démocratie qui fonctionne bien. Et bien sûr on ne peut que se réjouir d'un tel processus quand il respecte le droit interne et le droit international. La force de la démocratie est la fois de permettre aux gens de se déterminer et de leur laisser appliquer leur décision. La création du canton du Jura est à ce titre un bel exemple d'acceptation d'indépendance d'une région qui la souhaitait depuis longtemps !

Mais la crainte qui se cache derrière une multiplication de référendums visant l'indépendance est qu'ils aboutissent à la création de nombreux nouveaux Etats. Et qui dit nouveaux Etat et nouvelles frontières dit aussi nouvelles possibilités de tensions et de conflits.

Il est assez paradoxal que de nouveaux Etats aient accédé à l'indépendance en Europe pour aussitôt demander à intégrer l'Union européenne. Il est vrai qu'en Suisse, l'UE n'a pas bonne presse ni bonne opinion publique...ce qui est également paradoxal quand on considère sa propre organisation politique !

Mais la politique n'est-elle pas (aussi) l'art du paradoxe ?

20/09/2014

Etat, vraiment ?

Je suis toujours étonné de voir avec quelle ignorance coupable la plupart des journalistes nomment les choses. Comme si reprendre - sans les vérifier - les termes de leurs collègues étaient un gage d'exactitude. Il n'en est évidemment rien. Mais tels des moutons, de trop nombreux journalistes, prétextant sans doute un monde qui va trop vite pour eux, se jettent sur des mots ou des expressions sans en saisir le sens véritable. Mais qu'importe puisque tout le monde "dit comme ça."

On pourrait sourire évidemment d'une telle absence de professionnalisme lorsque les conséquences ne sont pas dramatiques. La confusion des points et des pourcents en est une bonne illustration. Le sourire devient nettement plus jaune quand les pseudo-scribouillards parlent depuis quelque temps de "l'Etat islamique". Quel abus de langage. D'abord parce qu'il pourrait laisser penser qu'il possède une légitimité puisque que précisément il est un Etat. Redoutable méprise. Et à force de répéter "Etat islamique", le lecteur va finir par imaginer que c'est vrai !

Si mes souvenirs sont exacts, un Etat est caractérisé par trois éléments fondamentaux : un peuple, un territoire et une puissance publique originaire. Et dans le cas qui nous intéresse, je ne vois pas bien qui est le peuple, où se situe précisément le territoire. Quant à la puissance publique...

Bref, il est parfaitement regrettable que les personnes qui sont en charge d'informer leurs concitoyens aient aussi peu de respect de la langue, de leurs lecteurs et finalement d'eux-mêmes. Le journalisme est un métier, pas une occupation.

27/07/2014

Etourderie ou incompétence ?

Depuis que les correcteurs ont quasiment disparu des rédactions, les journaux nous offrent à journée faite des exemples de ce que l'urgence alliée à l'étourderie ou l'incompétence (?) de certains journalistes fait écrire !

La meilleure du week-end se trouve dans la Tribune de Genève. A la page 24, rubrique "A rebrousse-poil" je tombe sur une interview d'Alain Morisod - idolâtre de Melchior (sic) - qui répond ceci à la question : "Comment êtes-vous tombé dans la marmite ?" "J'avais 3 ou 4 ans. Durant le période de Noël je jouais avec les centons lorsque j'ai cassé la tronche de Melchior.(...)"

Un peu intrigué par cette orthographe un tantinet inhabituelle, je vérifie quand même dans le Petit Robert dans lequel je trouve néanmoins le terme de centon:"Pièce littéraire ou musicale, faite de morceaux empruntés." Wikipédia en donne la définition suivante :"Un centon est une œuvre littéraire constituée d'éléments repris à une ou plusieurs autres, et réarrangés de manière à former un texte différent. Le terme est d'origine latine (cento) et désigne à l'origine une pièce d'étoffe faite de morceaux rapiécés. Le Petit Larousse, lui, ignore carrément le mot.

Mais que collectionne-t-il donc Alain Morisod  ? Apparemment ce sont bien des figurines du Roi Mage Melchior qui n'ont rien à voir avec les centons du journaliste. Alain Morisod est bien collectionneur - un peu par hasard - des santons, figurines si chères à la Provence. Comment se fait-il qu'on puisse confondre deux termes, certes homophones, dont les définitions sont à des années-lumière l'une de l'autre.

Etourderie ou incompétence ? Sans rancune !

20/12/2013

Savoir gérer...

Il existe des mots, dans notre langue française, qui tiennent le haut du pavé alors que d'autres, pour des raisons  que j'ignore, ont pratiquement disparu de notre communication quotidienne. Des exemples de "disparus" ? Tenir compte et prendre en considération devenus par un désir de concision discutable "prendre en compte" ! Faut-il aussi s'alarmer du "challenge" (avec un t initial dans la prononciation pour sonner plus british) qui a détrôné notre bon vieux défi. On ne s'étonnera pas non plus des "points" qui sont sensés remplacés les "pourcents" dans le discours de certains journalistes qui souhaitent sans doute nous montrer qu'ils ont des lettres ! C'est abusif ? Peu importe, c'est dans l'air du temps ! Dans la presse parlée, je retiendrai le délicieux "géole" (sic) prononcé par des commentateurs peu scrupuleux ou ignorants. Est-il en outre bien nécessaire de s'attarder sur la disparition quasi permanente du "ce que" dans certaines phrases "au profit" - si l'on ose dire - d'un regrettable mais fréquent qu'est-ce que" : "Je ne sais pas qu'est-ce qui s'est passé."

Francophone, ton français fout le camp ! Cela dit, je ne m'élève pas en parangon de vertu en la matière. J'essaie seulement d'utiliser la langue qui est la mienne en prenant soin de la maltraiter le moins possible tout en lui accordant le droit d'évoluer, en créant des néologismes, en empruntant des mots aux langues étrangères - comme elle l'a d'ailleurs toujours fait - ou encore en modifiant des prépositions jadis utilisés avec certains verbes : partir pour, remercier de (remercier pour était alors considéré comme un germanisme !)

Mais, au fond, tout cela me paraît presque secondaire quand j'entends à longueur de journée l'utilisation qui fait en quelque sorte fureur à l'époque de monde globalisé d'un mot devenu "incontournable" : gérer

A l'école, quand j'y usais encore mes culottes sur les bancs, il nous était enseigné de remplacer le verbe "faire" par un verbe plus précis, correspondant mieux é la situation. Pas toujours facile !

Aussi bien faut-il s'étonner que le verbe gérer occupe une telle place dans notre langage quotidien ? Gérer son temps, gérer la situation, gérer ses amours  (Si, si !), gérer ses vacances, gérer la crise, gérer sa sexualité, etc, etc. Il faut savoir tout gérer, peut-être à cause de la mainmise d'une économie toute puissante qui ne donne d'ailleurs - et de loin - pas toujours le bon exemple.

La seule chose que les gens - souvent - ne savent pas ou plus gérer, c'est leur budget. Avec les cartes de crédit en tous genres, trop de citoyens semblent avoir oublié qu'une signature ou qu'un code de carte épuise très vite l'avoir disponible et que l'on se retrouve dans le rouge sans y avoir pris garde.

Et ce n'est pas l'émission de ABE de cette semaine consacrée au surendettement qui va me faire changer d'avis : trop de jeunes (et moins jeunes) ont appris à tout gérer, sauf leur budget personnel.

 O tempora, o mores.

 

 

30/11/2013

Juste pour le plaisir !

Un ami m'a transmis le texte ci-dessous. Tiré, semble-t-il, d'un vieil almanach, il a la saveur d'un week-end ensoleillé à la fin du mois de novembre.

Pas de quoi se prendre la tête, juste le plaisir de jouer avec les mots.

Monsieur Lamère a épousé Mademoiselle Lepère. De ce mariage, est né un fils aux yeux pers*. (*pers = entre vert et bleu).

Monsieur est le père, Madame estla mère. Les deux font la paire. Lepère, quoique père, est resté Lamère, mais la mère, avant d'être Lamère était Lepère.

Le père est donc le père sans être Lepère, puisqu'il est Lamère et la mère est Lamère, bien que née Lepère. Aucun des deux n'est maire. N'étant ni le maire ni la mère, le père ne commet donc pas d'impair en signant Lamère. 
Le fils aux yeux pers de Lepère deviendra maire. Il sera le maire Lamère, aux yeux pers, fils de Monsieur Lamère, son père, et de Mademoiselle Lepère, sa mère. 
La mère du maire meurt et Lamère, père du maire,la perd. Aux obsèques, le père de la mère du maire, le grand-père Lepère, vient du bord de mer et marche de pair avec le maire Lamère, son petit-fils. Les amis du maire, venus pour la mère, cherchent les Lamère, ne trouvent que le maire et Lepère, père de la mère du maire, venu de la mer, et chacun s'y perd !