11/05/2011

La comédie de Bertrand Cantat

Voilà que reviennent encore et encore la hargne et la vengeance contre Cantat. Au fond il a payé. mais pas assez cher. Et même si on l'avait guillotiné - avant que R. Badinter mette fin à ce triste simulâcre de justice - il y en aurait pour demander qu'on lui coupe le coup encore une fois.

Mais à quoi servirait donc la justice si elle n'était que le bras exterminateur d'une population vengeresse ? Je n'ai jamais été fan de B. Cantant, pas plus d'ailleurs que de M. Trintignant. Cette histoire d'amour passionnel qui finit dans le drame et le sang ne peut pas se résumer à un article du code pénal et un nombre d'années de détention pour le "qualifier". On doit avoir de la compassion pour les parents de Marie Trintignant et l'abominable sort qui a été réservé à leur fille. On peut tout aussi bien avoir de la compassion pour la famille de B. Cantat.

Quant à l'acteur de drame, pourquoi vouloir l'empêcher de faire son métier, probablement le seul qu'il sache faire correctement : écrire et jouer de la musique. Lorsqu'un mécanicien "trucide" sa maîtresse, a-t-on jamais eu l'idée de l'empêcher - à sa sortie de pénitencier - d'exercer son métier ?

Il est vrai qu'en s'acharnant sur un ou  une "repris(e) de justice" (le terme est éloquent !), la population vengeresse a le doux et réconfortant sentiment d'être du bon côté de la justice parce qu'elle ignore tout de son avenir...

21/04/2011

A droite toute !

Avez-vous remarqué, depuis un certain temps, le lent glissement de certains pays européens vers une droite dure sans que les populations en soient vraiment conscientes ! Il est vrai que le chant des sirènes...

La Hongrie dont le gouvernement va tranquillement vers un durcissement - notamment vis-à-vis de la presse - se met à rêver à nouveau d'une grande Hongrie pour laver l'affront du traité du Trianon en 1920.

Plus au nord, l'émergence des "vrais Finlandais" (Je ne savais pas qu'il y en avait de faux) qui pointent désormais à la troisième place en ordre d'importance.

Marine Le Pen et son Front national (La France aux Français !) qui doit espérer secrètement jouer dans la cour des grands.

La ligue du Nord en Italie et Umberto Bossi qui aimeraient sans doute bien "larguer" l'Italie du sud, responsables de tous les malheurs de la péninsule.

La Pologne et ses jumeaux - l'un d'eux est tragiquement mort dans un accident d'avion - auraient souhaité une nation encore plus catholique avec tout ce que cela comporte d'intolérance du moment qu'on se trouve du bon côté.

Notre petite Suisse qui sous couvert de patriotisme glisse lentement vers un nationalisme qui n'annonce rien de bon. La Lega Ticinese qui voudrait un mur pour que les Italiens (Dans le temps on les appelait les Ritals) restent en Italie. Quant à l'UDC elle est plutôt favorable à l'abandon des accords de Schengen.

Un peu partout on assiste à un "repli identitaire" - au fait de quoi s'agit-il ? - qui vise avant tout à faire croire aux populations que les problèmes viennent d'ailleurs.

Il y a maintenant plus de 50 ans qu'on a ébauché puis créé l'Europe. Elle est certes loin de la perfection. Elle n'est pas très sociale et peut-être trop économique. Mais elle a le mérite d'exister. Elle a permis jusqu'ici de se parler et d'avancer, qu'on le veuille ou non. Oui il faudra encore l'améliorer. Oui il faudra que les politiciens travaillent à créer une vraie nation européenne avec un fort sentiment d'appartenance. Cela prend du temps et de l'énergie. Mais ce n'est pas parce que l'on constate quelques fissures dans l'édifice qu'il faut le dynamiter. Qui veut vraiment revenir au temps des frontières, des contingents, des permis, du protectionnisme, de la peine de mort...?

Oui, l'Europe est condamnée ! Condamnée à continuer son chemin, peut-être à tâtonner encore ici et là, condamnée à améliorer les relations entre ses membres, à mettre de l'huile dans les rouages de son fonctionnement, à construire le pays Europe. On ne se hasardera pas à prévoir une échéance mais il est nécessaire de tenir le cap.

Il n'est point nécessaire d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer (Guillaume le Taciturne et non le Conquérant, comme me le fait aimablement remarquer Mère-Grand ci-dessous ! Pourquoi le Conquérant ? Mystère...)

 

 

 

13/01/2011

Indignez-vous, qu'en restera-t-il

Ainsi donc, M. Hessel nous recommande l'indignation. C'est sans doute un sentiment digne mais qui n'empêchera pas toutes les bassesses du monde. Et puis on peut s'indigner d'énormément de choses : la faim dans le monde, les enfants qui travaillent dans les mines, la guerre en Irak, les chômeurs victimes de la mondialisation. Mais on peut aussi s'indigner quand un citoyen refuse de serrer la main d'un président ou quand ce président répond "casse-toi pauvre con". A Genève, des citoyens, probablement honnêtes, se sont indigné quand G. Réal a été inhumée au cimetière des rois. Quoi d'autre ? A vous de compléter la liste.

S'indigner ne bouffe pas de foin. S'indigner est de bon ton dans les soirées de charité et d'ailleurs un instant d'indignation est si vite oublié. Qu'importe on s'indignera la semaine prochaine, le mois prochain. Il y aura bien assez d'occasions de s'indigner.

Et puis ?

L'indignation ne va pas changer le monde. Après l'indignation, il faut résister. Et là les choses se compliquent parce que notre capacité de résistance est généralement nettement plus molle que notre capacité à nous indigner.

27/11/2010

Un beau texte de Pascal Décaillet

Il m'est arrivé d'égratigner Pascal Décaillet parce qu'un de ses billets ne m'avait pas plu. J'ai souvent aussi souligné la qualité de la plume de ce forçat du journalisme, mitraillant sur tous les fronts ! Il donne, en quelque sorte, raison à Albert Einstein qui a dit que "plus on va vite, plus le temps est court"...Mais comment fait-il, cet homme ? A-t-il une plume dans chaque main ? Mais comment tient-il alors son micro à Léman Bleu ? Sans compter la famille ! Bref.

Losrque Pascal Décaillet s'en est pris assez violemment au Mammouth, alias la RSR de laquelle il avait été éjecté, j'avais demandé s'il ne crachait pas dans la soupe puisqu'il était bien impliqué dans le Mammouth... J'ajoutais que je voulais bien faire amende honorable si je me trompais. En lisant le texte ci-dessous, vous constaterez que Pascal Décaillet a une idée bien précise des apparatchiks, idée qu'en l'occurrence je partage pleinement. Il ne me reste donc qu'à faire amende honorable dans le cas présent.

Le texte ci-dessous a paru dans la revue "CHOISIR" en janvier 2005

Ils sont là depuis l'aube des temps, l'Egypte ancienne, Byzance la complexe, la Russie tsariste, la Suisse de la culture: ils sont assis, sûrs d'eux, conscients de leur éternité, ils ont l'arrogante tranquillité des espèces qui auraient précédé l'humanité et seraient pénétrées par la génétique certitude, le jour venu, post-apocalyptique, de lui survivre. Pour les désigner, il faut rendre hommage à la langue russe, sonore et métalliquement charnelle, qui a su leur inventer un nom: les apparatchiks.

Ils existent évidemment partout, dans toutes les sociétés, toutes les entreprises, les grands corps de l'Etat, les médias, les réseaux associatifs, les syndicats d'enseignants, les suppôts professionnels du patronat, les Offices fédéraux, et tout autant dans le privé, ce qui est encore plus surréaliste, comme si tout groupement humain sécrétait  son quota, peut-être invariant d'ailleurs, d'Abyssinie à la Prusse orientale, d'apparatchiks. 

Un apparatchik n'est pas nécessairement un inutile. Il doit bien avoir une fonction, puisqu'il existe, jusque dans les firmes les plus sélectives, et qui ne sont pas spécialement enclines, en ces périodes difficiles, à faire des cadeaux. L'apparatchik, généralement, ne s'intéresse que très peu, et de très loin, au produit fabriqué par l'entreprise. Il n'est pas un créatif, encore moins un imaginatif, son enthousiasme est gris comme un stratus d'automne, et pourtant il est là, comme un meuble. L'entreprise le garde.

Car la fonction première de l'apparatchik, et nul n'est besoin d'être spécialiste de Pouchkine pour le saisir, c'est la conservation, l'entretien jaloux, opiniâtre, de l'appareil. Chez Fiat, côtoyant sans les voir les meilleurs dessinateurs de prototypes, l'apparatchik s'occuperait sans doute du journal d'entreprise, ou du cahier de doléances des mécontents, ou du rayon végétarien de la cafétéria, ou de la collecte pour la baignade de bureau sur les bords du Pô, toutes choses éminemment respectables, mais d'un rapport assez lointain, vous en conviendrez, avec la fabrication de voitures. Laquelle me semble tout de même, pour Fiat, une activité assez importante.

Les apparatchiks sont souvent sociables, attachent de l'importance à la bonne ambiance de l'entreprise, n'oublient pas les anniversaires de leurs collègues, les pressent de rester au lit et de ne surtout pas venir travailler au-delà de 37,5 de température corporelle. Comme ils sont là pour l'éternité, ils prennent le temps. Les apparatchiks marchent lentement. Certains d'entre eux fument la pipe, qu'ils ont soin, d'ailleurs, de bourrer avec application et minutie, car, un être humain n'étant jamais totalement imparfait, un apparatchik peut s'avérer d'un rare et appréciable perfectionnisme. Les apparatchiks sont des horlogers, avec juste un point un peu gênant: ils ne produisent jamais la moindre montre. D'ailleurs qu'importe de savoir l'heure, quand on est soi-même éternel?

Les apparatchiks s'associent et s'assemblent. Ils aiment évoquer leurs problèmes, ensemble, devant une tisane, si possible pas trop chaude. Chez Fiat, à Turin, ils ne parleraient jamais du tout dernier modèle, le dernier cri, la voiture de rêve pour tous les Italiens et toute la planète, celle qui partirait à la conquête du monde et ferait exploser les parts de marché. Non. Ils auraient des soucis plus intérieurs: le prochain repas du comité d'entreprise, par exemple. Ou la demande d'un meilleur équilibre nutritif dans les menus de la cantine. Car un apparatchik est très soucieux, toujours, du rapport chiffré entre protéines et glucides, et, si les lipides s'y mettent aussi, il sort immédiatement sa calculette. Dans la poche extérieure gauche. A côté du tabac pour pipe. On est éternel, mais on se conserve, tout de même.

Un apparatchik, prenons toujours notre Turinois de chez Fiat, déteste généralement le cambouis des chaînes de montage. C'est vrai, ces ateliers salissants et bruyants, ces milliers de voitures en devenir, toujours désespérément les mêmes, le bleu de travail de ces prolétaires piémontais, tout cela, se demande l'apparatchik, est-il bien nécessaire à l'entreprise? Car notre apparatchik de chez Fiat a ceci de particulier qu'il n'aime guère les voitures. Il se déplace d'ailleurs toujours en tram, ce qui lui permet d'apprécier plus sereinement les richesses architecturales de Turin. Il éprouve, de plus, un souverain mépris pour la légendaire fascination exercée par la bagnole sur ses compatriotes italiens. Au fond de lui, il en veut à la Fiat de fabriquer des voitures, de caresser, dans le sens du poil, l'égoïsme automobile de la Péninsule.

Car l'apparatchik n'est pas une brute. Il aimerait bien, du haut de ses sandales, une humanité changée. Plus douce. Voluptueuse comme peut l'être la dernière volute de la dernière pipe d'une journée d'été. Le soir, sur les rives du Pô. Loin de ces brutes épaisses, pleines de cambouis, qui s'obstinent, allez savoir pourquoi, à construire des voitures.

Pascal Décaillet

12/11/2010

Haïti sombre dans l'indifférence

Après le tremblement de terre, le choléra. Des appels au secours à la communauté internationale qui semble s'en f... comme de sa première chaussette. Haïti se meurt dans l'indifférence.

Dans un accès de dérision je m'autorise à paraphraser - enfin un peu - Guillaumet évoquant sa galère andine : "Ce qu'ils font, vois-tu, aucun animal ne le ferait."

Ce matin, la grand-messe genevoise de la consommation a ouvert ses portes...

10/03/2010

AFP : relis-toi !

"Les Suisses ont approuvé le 29 novembre dernier à 57,5% une réforme de la Constitution helvétique interdisant l'interdiction de minarets, soulevant un tollé dans le monde, et notamment dans les pays musulmans."

Parfois je me dis que les journalistes sont stressés et n'ont pas beaucoup de temps pour réagir aux événements. Mais dans le cas du communiqué de l'AFP que je viens de lire sur la première page de la TG électronique concernant les minarets et la Suisse à l'ONU, franchement je me délecte.

Merci l'AFP, enfin une agence qui reconnaît que les Suisses n'ont jamais voulu interdire les minarets, bien au contraire...

26/08/2009

Bien solitaires, je trouve...

Depuis  que l'affaire Kadhafi occupe la une de la presse, je me dis qu'il y a des Suisses dont on devrait parler un peu plus. Bien sûr, la résonance médiatique de leur action est bien modeste en regard des gesticulations que le monde politique helvétique provoque depuis quelque temps.

Il y a d'abord Tony El Suizo qui a construit de nombreux ponts - quel magnifique symbole - dans des régions deshéritées d'Amérique du Sud et d'Asie. Il n'a rien demandé. Il a agi. Il s'est débrouillé pour trouver ce qu'il lui fallait. Chapeau bas, Tony. C'est beau, c'est grand, c'est utile. Vous avez tout mon respect.

Récemment je suis tombé sur un reportage qui parlait d'un avocat. Un certain Alain Werner. Ce juriste a décidé de représenter les victimes du génocide cambodgien. Il semble ne le faire ni pour la gloire ni pour l'argent. Non simplement pour que les victimes aient une voix dans le procès qui s'est ouvert ou qui va s'ouvrir.

Voilà juste deux noms que je voulais mentionner ce soir, au moment où les passions se déchaînent contre certains politiciens suisses.

Comme dirait le petit Calimero : "c'est trop injuste."

07/06/2009

Home : pontifiant

On allait voir ce qu'on allait voir...et on n'a pas vu grand chose. Le film "home" - grâce à une promotion bien orchestrée - a permis à Yann-Arthus Bertrand - du haut de quelques milliers d'heures d'hélicoptère - de culpabiliser toute la planète ! Malgré la beauté indéniable des images, j'ai eu envie de dormir après 30 minutes. Rien de nouveau, que des poncifs. Dommage que cet homme aussi talentueux ait commis ce film sans relief. Et même s'il est "trop tard pour être pessimiste" entend-on à la fin des 90 interminables minutes de projection, il est quand même clair que notre bonne vieille Terre méritait mieux.

YAB a voulu prendre tout le monde de haut avec Home, raison sans doute pour laquelle le film est tellement sentencieux.

Je continuerai néanmoins à prendre un plaisir sans mélange à regarder les images de ce photographe dans le domaine où il excelle : la photographie aérienne.

23/11/2008

OBAMA ET L'ASTROLOGIE !

Il y a 3 ou 4 semaines, je lisais une note relative au thème astral du président élu des Etats-Unis. L'auteur lui prédisait un avenir plutôt sombre dans la course à la Maison blanche. Ainsi donc même les astrologues se trompent. Ce qui, d'une certaine manière, est plutôt rassurant. Inutile de vous dire que je n'appartient pas à cette chapelle, à cette religion serais-je même tenté de dire. On a beau essayer d'expliquer aux astrologues que leurs calculs ne peuvent pas être justes parce que leur base de calcul n'est plus d'actualité : ils s'entêtent.

Alors plutôt que de vouloir prouver que le zodiaque n'est pas divisé en 12 signes d'égale durée - ce qui, du point de vue astronomique est une aberration - je vais me contenter de donner ci-après les 13 signes (et non douze) et leur durée respective. Après cela vous pourrez vous amuser à savoir de quel signe vous êtes réellement. Oui, j'ai bien dit 13 signes, car le Soleil, le nôtre, traverse 13 constellations au cours de l'année.

Une fois encore, je ne cherche pas à convaincre qui que ce soit, mais simplement à informer !

Alors pour tous eux qui sont davantage astronomes qu'astrologues, prenez note de votre nouveau signe.

Si vous êtes nés entre...
le 18 décembre et le 18 janvier.............vous êtes Sagittaire (32 jours)
le 19 janvier et le 16 février.................. vous êtes Capricorne (29 jours)
le 17 février et le 11 mars......................vous êtes Verseau (23 jours)
le 12 mars et le 18 avril..........................vous êtes Poissons (38 jours)
le19 avril et 13 mai................................ vous êtes Bélier (25 jours)
le 14 mai et le 20 juin.............................vous êtes Taureau (38 jours)
le 21 juin et le 19 juillet...........................vous êtes Gémeaux (29 jours)
le 20 juillet et le 9 août............................vous êtes Cancer (21 jours)
le 10 août et le 15 septembre..................vous êtes Lion (37 jours)
le 16 septembre et le 30 octobre.............vous êtes Vierge (45 jours)
le 31 octobre et le 22 novembre..............vous êtes Balance (23 jours)
le 23 novembre et le 29 novembre..........vous êtes Scorpion (7 jours)
le 30 novembre et le 17 décembre..........vous êtes Ophiucus (18 jours)
Encore un mot : le Soleil ne "traverse" pas 12 mais 13 constellations, Ophiucus étant la treizième.

 

02/11/2008

Indigestion

Mais quand donc finira la campagne électorale américaine ? Elle dégouline de partout, envahit nos radios, nos télévisions, nos foyers. Les inévitables "experts" donnent de doctes avis sur une campagne qui aura coûté la peau du...enfin qui aura coûté les yeux de la tête, comme d'habitude, "mieux" que d'habitude.

J'ai beau essayer de me persuader que le locataire de la Maison Blanche est un personnage incontournable de la scène internationale, que les Etats-Unis exercent un contrepoids salutaire (?) dans l'équilibre du monde, je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi un pays dépense tant de dollars pour élire un homme alors qu'ils y en a des millions qui ont arraché la page d'un hypothétique dictionnaire à la page assurance maladie. Je n'arrive pas plus à comprendre pourquoi l'on injecte des milliards de dollars dans l'économie mondiale vacillante due aux délires de "spécialistes" alors que - tout le monde le sait - des millions de personnes - comme disait Prévert - ont le pain quotidien relativement hebdomadaire.

Mais ce qui me dépasse vraiment le plus, c'est que lorsque l'économie sera revenue à meilleure fortune, on cherchera encore des dollars pour les pauvres (ceux qui resteront, car tous les autres seront morts de faim) en prétendant prétentieusement qu'il faut d'abord investir et augmenter la croissance afin de mieux s'occuper de ceux qui n'ont rien.

Dans mon propre dictionnaire, l'économie en crise m'a arraché deux pages ; là où se trouvent deux mots qui me tiennent à coeur : partage et solidarité. Apparemment on peut s'en passer du moment que l'on va reconstruire sur les indices boursiers qui ne manqueront pas d'enrichir ceux qui arrachent les pages inutiles des dictionnaires.

O tempora ; o mores !