Politique

  • Donneur de légion

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    Contrairement à Décaillet, je ne suis pas fondamentalement opposé à M. Macron même si le premier nommé dénie systématiquement au second toute intelligence politique et historique. En deux mots, un ignare fait président. Mais Décaillet n'a évidemment pas le monopole du savoir quand bien même il affirme avoir lu des quantités industrielles de livres. Je le crois volontiers et n'ai aucune raison d'en douter. Le philosophe Alain tempère néanmoins l'optimisme que l'on peut avoir à propos de la lecture lorsqu'il affirme :" Il est difficile de juger de l'intelligence de quelqu'un qui a beaucoup lu, car la mémoire imite à merveille l'intelligence."

    Je ne suis pas fondamentalement opposé à M. Macron, disais-je, mais tout de même, il y a un truc qui m'a vraiment chiffonné ces jours derniers. Comment a-t-il pu attribuer la Légion d'Honneur à l'équipe de France de football qui a gagné, par deux fois il est vrai, la Coupe du monde football. J'ignorais qu'en tapant dans un ballon, même avec talent, et en encaissant quelques substantielles primes, cela valait rosette. Il y a des marins, bénévoles, qui doivent attendre d'être morts pour en être décorés. Et curieusement, aucun commentaire malveillant (A ma connaissance) n'est venu ternir ce que je considère comme un faux pas du Président. Les millions d'euros provenant d'activités sportives sentent nettement moins mauvais que ceux amassés dans les coffres de la banque Rotschild ou d'ailleurs. Ce qui prouve, peut-être, qu'au lieu d'être élu président de la République et de voir la vie en jaune, M. Macron aurait sans doute mieux réussi comme président de la FIFA.

    Cela dit, à la veille de la grève des femmes et si l'équipe française féminine de football gagne la Coupe du Monde le mois prochain, Emmanuel Macron n'aura d'autre choix que de procéder à une nouvelle distribution de rosettes...

    Comment, il faut la gagner deux fois pour y avoir droit ?

     

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  • Quand les mots perdent leur sens

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    Depuis que les gilets jaunes sont descendus dans la rue en essayant de faire croire - et d'abord à eux-mêmes - qu'ils représentaient toute la France, on voit fleurir un peu partout des termes dont on imagine mal qu'ils sont en train de perdre leur sens. Et il y a, chez notre voisin d'outre Jura, une personne qui a focalisé sur sa personne tellement de détestation et de haine que le vocabulaire utilisé pour le critiquer est allé crescendo dans l'outrance et l'insulte : cette personne, vous le savez évidemment, c'est Emmanuel Macron. Il est accusé d'insulter ses compatriotes, ce qui justifierait chez ses détracteurs et contempteurs une violence verbale jamais atteinte en France à ce jour.

    Il y a toutefois, parmi les loups, des chroniqueurs qui se rappellent à notre bon souvenir et qui n'hésitent pas à remettre les points sur les i quand on attribue à E. Macron le titre peu envié de dictateur. C'est le cas de Kamel Daoud, qui signe des chroniques régulières dans le Point et qui, dans le no 2420 du 17 janvier dernier remet le vocabulaire dictatorial à sa juste place, celle qu'il n'aurait jamais dû quitter.

    Voilà ce qu'on y lit : "(...)Quelques mots sont à redéfinir d'urgence pour recouvrer la mesure. "Dictature" d'abord, utilisé à l'intention du macronisme. Certains oublient donc ce qu'est un dictateur. La littérature en a adouci les mystère brutal, le reportage en a fait un "sujet" exotique, les années 1970 étant un souvenir, on en parle aujourd'hui avec une dangereuse négligence. Un dictateur, c'est un homme qui prend le pouvoir à la vie à la mort. Qui tue la moitié de son peuple pour gouverner l'autre moitié agenouillée, qui a des prisons secrètes, une police secrète, une humeur secrète. Il est sanguinaire, fantasque, assassin. Il adore faire du pays une photo de lui-même, il aime la parade et le portrait géant. Le confort étant un abrègement inévitable de la mémoire, on semble avoir oublié ce qu'est un dictateur et on le voit partout, dans la presse et la parade.

    ""Violences policières". C’est l'usage que l'on fait de la police pour protéger un dictateur, ses proches, ses biens. C'est synonyme de sang, blessés graves, morts quotidiens, "disparitions" et procès de minuit. C'est loin de définir des heurts entre manifestants et policiers à Paris ou à Bordeaux."

    ""Résistance". Ce mot, en France,a une mémoire. Ce n'est pas un sticker jaune qu'on appose sur un bocal, un front ou un gilet. On peut faire de la résistance, mais pas se faire passer pour elle."

    ""Décapitation"."Monarchie"."Bastille"."Roi". On a suivi dans le reste du monde de remake faiblard et artificiel de la Révolution française dans la France des intox. Plus proche de la redéfinition de l’œdipe que de la vraie révolution. Ici, épouser la mère et errer, s., avec ces mots, certains veulent tuer le "père", épouser la mère et errer, aveugles et coupables." 

    "(...)"

    ""Répression". Cela arrive de nuit. Vous êtes dans votre maison et on vous arrête - cagoule, menottes, cellule secrète, torture et PV à signer sous la menace de câbles électriques nus. Votre famille ne sait pas où vous êtes et votre vie dépend d'une ONG qui se bat pour vous en Europe. Votre corps devient un délateur contre votre âme, vous perdez vos dents et votre dignité. La fosse sera votre rêve nocturne, et, quand vous êtes libre, vous ne pouvez rien saisir de vos mains sans gémir et recompter vos doigts. Cela ne se passe pas ainsi à Paris"

    "Tout cela pour revenir par des mots sur les mots. Ils sont dangereux. "Gazer"en est un de plus qu'il faut redéfinir avec précaution. Si, en France, on commence à abuser jusqu'au ridicule des mots "dictature" et "répression", que va-t-il nous rester à nous, au Sud, comme mots pour parler de nos sorts ?"

     

    Si les mots ont encore un sens, alors faudra-t-il aussi redéfinir "honnêteté intellectuelle" lorsqu’on essaie, par d'innombrables abus de langage, de faire passer E. Macron pour un dictateur ou tout autre "titre" que seules la haine et la bêtise peuvent expliquer, mais sûrement pas justifier.

     

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  • Conspiration ?

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    On peut penser ce qu'on veut de l'endurance politique de Pierre Maudet et de sa capacité à surmonter toutes les critiques, on peut regretter son manque de cohérence par rapport aux faits, on peut apprécier cette espèce de naïveté qui consiste à dire - comme le fit une ministre française de la santé - responsable mais pas coupable, on peut déplorer la lenteur du ministre à s'éclipser, on peut s'amuser de ce qu'un conseiller d'Etat "règne" sur...vingt collaborateurs, on peut craindre une cohabitation difficile, on peut espérer la fin du grand déballage, on peut souhaiter un ministère public moins disert et plus discret, on peut avoir de l'empathie pour la famille de Pierre Maudet, on peut condamner toutes les hyènes qui hurlent à la démission, on peut aussi approuver ceux qui changent d'avis selon le direction du vent.

    Bref dans cette (bien triste) affaire, tout paraît possible. Et de quelque côté que l'on se place, on n'est plus à une vacherie près. Alors pour couronner le dernier en date des actes du feuilleton, cinq conseillers d'Etat se réunissent en secret (de polichinelle) en excluant comme une pestiférée une sixième ministre qui a le malheur d'appartenir au mauvais parti. Quelle délicatesse envers une collègue qui a sûrement beaucoup apprécié la manœuvre !

    Mais qu'a-t-il pu bien se passer dans la tête de ce gouvernement pour en arriver à un comportement aussi sot. Puisque M. Hodgers est l'actuel président de ce collège amputé, il paraît assez normal de lui attribuer la paternité de cette blague politique. Le seul problème, c'est qu'elle ne fait rire personne.

    Je ferai volontiers amende honorable si tout ce qui précède n'était que le fruit d'une imagination qui confondrait une vraie "Genferei" avec une mauvaise farce politique.

    Finalement Luc Barthassat n'est peut-être par mécontent de ne pas avoir été réélu...

     

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  • En marge de la COP 24 : CO2 ? Foutaise...

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    Au détour d'une lecture de l'Echo Magazine, publié à Genève, je tombe sur un billet consacré à un certain Werner Munter. Inutile, probablement, d'expliquer à tous les écologistes et tenants de la COP21 et suivantes qui est ce personnage. La seule évocation de son nom suffit apparemment à faire sourdre une authentique colère contre celui qui traque avec allégresse les prophéties du GIEC. 

    Ce personnage haut en couleurs ne laisse pas indifférent. Après des études de philosophie et d'histoire à Berne, Munter s'intéresse, en autodidacte, à l'étude des avalanches. D'abord pris pour un aimable mais bougon amateur, il sera finalement considéré comme un des plus grands spécialistes mondiaux des avalanches. Même l'Institut de la neige et des avalanches à Davos lui ouvrira ses portes après pas mal de confrontation.

    Mais Werner Munter n'est pas seulement connu pour ses compétences en matière de neige. Il s'est attaqué également au réchauffement climatique et au passage se permet d'égratigner assez véhémentement les conclusions du GIEC. Il n'y va pas par quatre chemins et précise :"C'est de l'arrogance pure de croire qu'en 150 ans d'industrialisation, l'être humain aurait changé le climat. Les experts du GIEC répètent en boucle : 'c'est prouvé depuis longtemps', mais avance de preuves scientifiques, car il n'y en a pas. Ils le savent mais sont payés pour." On ne saurait le dire plus directement ! Plus loin :"Au cours des 10.000 dernières années, il y a eu cinq pics de température comparables à celui que nous vivons. Ces optima correspondent  à des cycles naturels. Il y a moins de 0,5 0/00 de CO2 dans l'atmosphère, et 5 % de cette quantité est imputable à l'homme. La thèse officielle contredit aussi la première loi de la thermodynamique. C'est de la foutaise ! J'ai des preuves mathématiques irréfutables que le CO2 est climatiquement neutre indépendamment de sa concentration. Mais personne ne veut les voir.On préfère se flageller...Le véritable problème, c'est la pollution. Si nous ne changeons pas nos modes de vie , nous crèverons dans notre propre merde!"Voilà qui est dit, en termes directs et sans circonlocutions inutiles.

    Indépendamment du fait que personne ne conteste que le réchauffement climatique est un fait avéré, son origine - attribuée dans une très large mesure aux activités humaines - semble faire encore débat. D'un côté la doxa qui accepte les conclusions du GIEC comme le saint évangile du climat et de l'autre quelques électrons libres qui crient au scandale, non pas avec des arrière-pensées économiques du style Trump, mais parce que convaincus que le GIEC fait fausse route.

    Il est vrai que la doxa ferait bien de se méfier des experts car leurs intentions ne sont pas toujours d'une grande clarté. Le domaine de la médecine et de la pharma en a fournis moult exemples au cours des dernières années. Mais c'est une autre histoire.

    La vraie question qui se pose avec le réchauffement climatique n'est pas de le contester - il est bien présent et mesurable - mais de savoir si l'on pourra le contenir par des comportements à la hauteur des enjeux fixés par les experts.

    Première constatation : les émissions de CO2 ne semblent pas diminuer en dépit de toutes les COP qui sont organisées.

    Deuxième constatation : les taxes sur le CO2, outre le fait qu’elles pénalisent les plus modestes - sont-elles réellement les seules à pouvoir venir à bout du CO2

    Et troisième constatation, plus provocatrice : les conclusions du GIEC sont-elles absolument irréfutables ou bien est-on autorisé à les contester, les mettre en doute sans passer immédiatement pour un irrécupérable fossoyeur du monde de demain.

    Heureusement, finalement, qu'il y ait des Munter. Les experts en ont aussi besoin !

     

    (Echo Magazine - no 48 - 29.11.2018, p.19-23))

     

  • Les Genevois fidèles à leur habitudes

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    L'annonce de Pierre Maudet de se porter candidat à la candidature en vue du remplacement de Didier Burkhalter au Conseil fédéral commence déjà à échauffer les esprits à Genève, à peine annoncée.

    Etre le contemporain d'Emmanuel Macron ne va évidemment pas lui faciliter la tâche. Si jeune, si autoritaire, si tout et tout, comment voulez-vous en faire un Conseiller fédéral ? Sans oublier l'ensemble de la classe politique genevoise qui ne va pas manquer d’interpréter la grande scène du village d'Astérix, incapable qu'elle est de ne se jamais mettre d'accord sur un nom...

    Même le candidat  Maudet ne semble pas trop y croire ! Mais quand même, poussé par une ambition qui n'a rien à envier à celle de tant d'autres, le sieur Maudet ne peut pas ne pas avoir en point de mire cette parcelle d'autorité qui sied à toute ambition. Mais comme disait Joubert "l'ambition, c'est comme les échasses, ça peut hausser un homme, ça ne le grandit pas."

    Quant aux pauvres Tessinois (qui s'y prennent peut-être un peu mal) toute la Suisse compatit, avec peut-être ici et là quelques larmes de crocodile...

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  • Encore et toujours l'Union Européenne...

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    Une fois encore Pascal Décaillet s'étrangle et fait savoir à tous ses admirateurs - si, si il y en a - que l'Union Européenne serait très bien inspirée de garder ses réflexions pour elle surtout quand elle dénonce la montée du protectionnisme en Suisse. Et alors ? Depuis quand l'U.E devrait-elle sagement rester coite et encaisser sagement tout ce que décide la Suisse ?

    Je me permets de rappeler que P. Décaillet s'est permis des propos qui frisaient l'insulte à l'encontre du candidat qui n'étaient pas encore le Président de la République française. D'où l'envie de poser la question : "de quoi se mêle Pascal Décaillet ?" lui, qui n'est, à ma connaissance "que" citoyen suisse.

    Donc la politique interne de la Suisse n'est pas négociable ! A la bonheur ; le secret bancaire n'était lui non plus non-négociable, ce qui ne laisse rien augurer de bon si la Suisse continue à penser qu’elle se trouve sur une autre planète !

    Lorsqu'on a des partenaires, il semblerait logique - et poli - de s'asseoir autour d'une table et de discuter les désaccords  plutôt que de leur dire "voilà ce que nous avons décidé, votre avis ne nous intéresse pas."

    A force de jouer au boomerang, les Suisses, n'étant pas des Australiens, risquent bien de le prendre en pleine gueule parce qu'ils l'envoient de travers. Et l'U.E sera priée de ne pas rire.

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  • Limpide !

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    Je parlais, dans une note précédente du verbe décrypter que l'on nous sert à longueur de colonnes dans les journaux et magazines ainsi que dans la presse audio-visuelle. A croire d'ailleurs que tout ce qui est publié est crypté de façon à ce que personne n'y comprenne rien !

    Mais il y a quelques exceptions où le décryptage n'est pas nécessaire. Par exemple, tenez (Non, je ne me prends pas pour Cyrano) : Pascal Décaillet dont je viens de lire le dernier billet à l'instant, est d'une limpidité extrême : il s'en prend à M. Emmanuel Macron, qu'il trouve sympathique, mais qu'il ne comprend pas. Et il encense littéralement Marine Le Pen dont le discours est, comme le sien, d'une limpidité extrême. 

    Plus on lit Pascal Décaillet, plus on se rend compte qu'il n'y a pas que sa limpidité qui soit extrême. Gare à vous si vous n'êtes pas du côté de ses préférences, vous serez ravalé au rang de sous-secrétaire d'Etat au logement. La présidence, il semble la réserver à une candidate extrêmement droite dans ses bottes.

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  • Mais qui alors ?

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    Bon. Il paraît qui n'est pas souhaitable ni utile de se fier aux sondages puisqu'ils sont toujours dans une fourchette de plus ou moins 20 % et qu'ils nous enfument bien davantage qu'ils nous aident à y voir clair. Donc, rien d'autre à faire que d'éliminer les sondages de notre quotidien.

    Cherchons donc d'autres moyens pour tenter de se faire une idée sur qui pourrait sortir des urnes gauloises si tant est qu'il ou elle puisse y entrer tellement les casseroles attachées à leur basques font de bruit. En outre entrer dans une urne avec une casserole relève du numéro de crique que seuls les contorsionnistes sont susceptibles de réaliser. Ou alors l'une est funéraire...

    Ah, j'oubliais la presse. Peu importe laquelle. De toute façon ses séides et ses contempteurs auront quasiment toujours l'illusion d'être du bon côté en se prévalant de la mauvaise foi de ceux d'en face. La Presse , c'est Charlie, c'est le Canard, c'était l'Hebdo (dont certains esprits ouverts se sont tant félicités de le voir disparaître). Bref c'est la presse qui fait ou défait les réputations au moment où il le faut ! 

    Et en France, c’est justement et très opportunément le moment !  Voyez le Canard Enchaîné. Il lui a fallu au moins dix ans pour - enfin -  rendre compte et publier tout ce qu'il savait sur les petits arrangements de la famille Fillon. Résultat le collaborateur de N. Sarkozy est stoppé net dans ses ambitions élyséennes. Les sondages ne sont pas bons. D'accord mais les sondages, ils sont toujours à côté de la plaque...

    Alors on se tourne vers vers un certain Emmanuel Macron, un vilain petit banquier d'après ce que l'on entend ici et là. Ce type qui pourrait se mesurer à Marine Le Pen est suspect et puis son programme, hein, du vent. Il y a quand même environ 25 % d'électeurs qui aiment naviguer avec le vent de face. F. Bayrou - depuis qu'il s'est rallié à M. Macron - est presque devenu un petit mouton noir. comme aurait dt Fernand Reynaud "l’honnêteté" en politique "ça a jamais payé"...

    Et hors de France ? La Marine empêtrée dans une affaire d'emplois franco-français financés par des deniers européens. Mais la garde ne se rend ni ne meurt. Elle attaque et refuse d'aller prendre le thé avec les enquêteurs français. Quelle éducation.

    J'oubliais aussi J.-L. Mélenchon. Tellement fort qu'il réussit à paraître aux Français à deux endroits à la fois  l'original à Lyon et le clone à Paris (attention à l'orthographe de clone). On pense ce qu'on veut, mais il cause bien cet homme, il a de la suite dans les idées et aussi des idées. Peut-être pas autant que MLP qui en alignent 144 juste pour les cinq ans à venir. A tel point qu'on se demande pourquoi elle ne ferait pas campagne avec le tribun. Oui, au fond, pourquoi ?

    Enfin, il y a le tombeur de M. Valls, B. Hamon qui veut donner de sous à tout le monde mais qui cherche encore dans quelle caisse il va les prendre. Evidemment c'est cool d'être payé à ne rien faire, sauf quand on est chômeur. Ca laisse des trous dans votre CV.

    Bon, résumons. Nous avons tous les candidats qui sont trop à droite, tous les candidats qui sont trop ou beaucoup trop à gauche ; il y a encore "toute celle" qui sont complètement à l'extrême droite et le petit nouveau, avatar du président-qui-ne-se-représente-pas qui est beaucoup trop au centre (Mais F. Bayrou va l'aider).

    Dans ces conditions, comment se pourrait-il que notre grand voisin se trouve un homme (ou une femme) providentiel(le) capable de n'être pas frappé de toutes les tares de ceux et celle cités si-dessus ? Il y a un mot que la France méconnaît : le consensus. Ce terme n'apparaît quasiment jamais dans la presse. Peut-être parce que c'est un mot latin et qu'on ne sait pas bien ce qu'il signifie. Bref, en France, c'est droite contre gauche, gauche contre droite et balle jamais au centre.

    Y'a pas à dire. Le mot consensus sonne bien. Surtout chez nous en Suisse où il a été érigé en vertu. Sauf peut-être quand il s'agit de minarets, de réfugiés et qui sait, dans pas longtemps, de retraites et de frontaliers...

     

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  • Heureuse démocratie

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    cornes.jpg

    Pendant que l'on disserte de tous côtés sur les causes de la violence islamiste qui s'abat sur l'Europe et sur les solutions que l'on peine à trouver à la question des réfugiés et des migrants (Au fait, je ne saisis pas toujours bien la subtile distinction qu'il convient de faire entre ces deux termes), il y a en Suisse un paysan qui vient de gagner un pari un peu fou : lancer et faire aboutir une initiative pour que les vaches à qui l'on n'aurait pas cruellement enlevé les cornes soient en quelque sorte subventionnées.

    Au moment aussi où le franc que l'on a décidé une fois pour toutes d'affubler de l'adjectif fort occupe l'esprit des économistes et de ceux qui croient l'être, au moment où les bonus accordés sans retenue aux capitaines d'industrie qui oublient les sous-officiers et les soldats prennent une fois encore l'ascenseur, au moment où le Président de la Confédération fait le "buzz" sur la toile et ailleurs lorsqu'il parle du rire, au moment où la réforme de la fiscalité des entreprises fait un tabac dans le canton de Vaud alors qu'à Genève on n'est pas encore sûr d'avoir bien compris de quoi il s'agissait, il est vraiment, mais vraiment réconfortant de savoir que plus de cent mille citoyens en pris la peine de signer une initiative afin que les vaches ne soient pas mutilées.

    Je n'ai pas signé cette initiative parce que je n'en ai pas eu l'occasion, mais si j'avais été mieux informé, je l'aurais fait. Mais je l'accepterai, c'est sûr. D'abord parce que je n'aime pas les vaches qui n'ont plus de cornes. C'est moche. Ensuite parce que cette initiative aboutie montre et démontre que l'on peut être contre les minarets ou pour les cornes des bovidés - ou les deux à la fois - comme si c'était plus important que le choix d'un nouvel avion de combat.

    Quel pays la Suisse, quand même ! Même que je m'étonne que Pascal Décaillet n'ait pas encore crié au génie de la démocratie directe en prenant connaissance de l'aboutissement de l'initiative.

    On ne se félicitera jamais assez d'habiter dans un pays qui peut s'autoriser à mettre les attributs cornus des bovidés au même niveau que la surveillance des frontières selon St-Schengen.

    Et avec un peu de malice, j'attends que les Français puissent enfin se prononcer sur la longueur de la baguette et les Belges sur la grosseur des frites...Ils auront alors enfin compris ce qu'est une véritable démocratie. Qu'on se le dise.

     

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  • Intelligence artificielle

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    "C'est donc fait l'homme... a trouvé son maître. Ce jour tant redouté est arrivé... l'intelligence artificielle nous dépasse...

    Question: est-ce que la machine sera à notre service ou à l'inverse allons-nous en être tributaire ?

     Pas clair... car si la machine devient vraiment si intelligente que cela alors pourquoi elle s'encombrerait d'une créature finalement nuisible à son environnement et qui ne semble pas apprendre vraiment avec le temps ... comme l'homme?" (blog de M. X. Comtesse)

     

    A moins que la machine soit capable, dans l'avenir, de se reproduire et finalement de faire de l'homme son esclave total, je me demande pourquoi cet homme ne serait pas en mesure, en dernière extrémité, de retirer la prise pour que la machine s'arrête...

    Gagner une partie de go avec des algorithmes est une chose, présider les Etat-Unis en est une autre. Quoique !...En voyant Donald Trump, on est en droit de se demander si une machine ne ferait pas mieux l'affaire.

     

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