Santé

  • Grippe vs coronavirus

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    Comparaison n'est jamais raison. Il n'empêche ! Dans les deux cas, nous avons un virus qui est contagieux, et donc, épidémique. Seule la virulence des "bestioles" est différente, mais tous le deux causent des morts. Davantage dans une "configuration" que dans l'autre.

    D'où mon premier étonnement : les morts de la grippe ne seraient qu'un épiphénomène de la situation sanitaire d'un pays. Le citoyen n'a pas peur et il y a un vaccin pour le rassurer. Que ce dernier soit efficace ou non - pas mal de spécialistes pensent que non, mais c'est une autre question - est un élément sans importance.

    Dans le cas du coronavirus on a l'impression que ce n'est pas tant le nombre de décès qui effraie le citoyen mais le fait d'être contaminé subrepticement chaque fois qu'une personne lui parle et lui touche la main. D'où la ruée sur les masques et le gel hydroalcoolique.

    Mon second étonnement concerne la manière de traiter l'information de ces deux types d'épidémies : Le coronavirus fait l'objet d'un suivi heure par heure qui confine presque à l'hystérie tout en continuant à sous-estimer le rôle des grands rassemblements publics. L'économie plus forte que la prévention ? Les médias ameutent tous les spécialistes des maladies contagieuses et de l'économie. Pour la fermeture des frontières les politiciens ne sont pas tous d'accord. Bref le coronavirus fait le "buzz".

    Et pour la grippe ? Quasiment rien ! Les médias, informés par les autorités sanitaires annoncent que l'épidémie de grippe saisonnière commence, que le pic sera probablement atteint à telle ou telle date. On ne parle jamais des décès, sinon après la fin de la grippe, on n'annonce jamais le nombre de cas au jour le jour. Il nous est juste donné une précision "en nombre de consultations par 1000 habitants". Bref, la grippe n'intéresse personne et il y a même des grippés qui continuent d'aller à leur travail.

    Vous êtes mort à cause de la grippe ? Ce n'est pas grave. Mais attention au coronavirus, il est "plus mortel".

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  • Le cholestérol n'est pas celui que vous croyez !

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    Le deuxième programme de la télévision suisse romande nous a offert hier soir un document que je qualifierais volontiers de courageux : aborder la question du cholestérol et ses prétendus effets dévastateurs sur le système cardiovasculaire. 

    On s'attendait à une charge lourde contre les méfaits du cholestérol, surtout du LDL, afin de mettre en avant les avantages évidents pour ne pas dire les bienfaits des statines.

    Or, il se trouve que ces molécules sont génératrices bien davantage de bénéfices géants pour l'industrie pharmaceutique que de résultats cliniques probants. Les effets secondaires ont été soigneusement et habilement passés sous silence et si les études cliniques - souvent financées par l'industrie elle-même - n'ont pas vraiment été manipulées, leur interprétation a été très manifestement orientée dans la bonne direction...

    Le tandem "statines-maladies cardiovasculaires" est tellement ancré dans l'esprit de la population qu'il paraît difficile de renverser la vapeur et cesser en quelque sorte d'empoisonner la population. Car c'est bien d'un problème de santé publique dont il s'agit.

    Finalement, soyons bien clairs : les statines ont indiscutablement un effet sur le taux de cholestérol dans le sang mais ce n'est sans doute pas la bonne question à poser. Non. Il convient de s’interroger sur la nécessité de faire baisser le taux de notre cholestérol. Et à cette question, tous les intervenants d'hier soir - à des degrés divers - ont répondu par la négative.

    Et tous, sans exception, ne sont ni des charlatans ni des illuminés. Juste des chercheurs qui ont trouvé pas mal de réponse mais qui peinent à se faire entendre...

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  • Petit abécédaire. Aujourd'hui p comme paradoxe

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    Oui, paradoxe ! Pourquoi ? Parce que je peine à comprendre pourquoi les Suisses sont, apparemment, contre la mise en place d'une caisse dite unique, dans le domaine de la santé. C'est en tous les cas ce qui ressort du premier sondage que nous délivré l'institut Gfk sur demande de la SSR. Plus de la moitié des Suisses seraient contre le changement du système d'assurance-maladie, bien qu'il soit régulièrement l'objet de critiques virulentes laissant à penser que les caisses-maladie sont les petits moutons noirs qu'il convient de mettre au pas. En omettant de préciser que si les cotisations augmentent régulièrement, le "mérite" en revient pour la plus grosse partie aux coûts de la santé qui n'en finissent pas d'augmenter. J'admets bien volontiers que la transparence ne soit pas la qualité principale des caisses-maladie de ce pays qui se (com)plaisent dans un flou qui n'est cependant pas très artistique. Que les salaires de certains dirigeants de caisses soient un peu surévalués est probablement vrai. Cela représente néanmoins une goutte d'eau dans les total des coûts.

    A y regarder de plus près on se rend compte que les Romands sont eux plutôt favorables à cette "caisse unique", probablement parce qu'ils ont été beaucoup plus concernés par les augmentations de cotisations que les Alémaniques. Aussi bien va-t-on assister à nouveau à une fracture entre Romands et Alémaniques, les seconds nommés imposant - une fois encore ! - leur vue à la Suisse francophone, voire latine ? On peut raisonnablement avoir quelques craintes à ce sujet.

    C'est aussi le moment qu'à choisi le Conseil Fédéral pour aller dans le sens d'un contrôle plus rigoureux des caisses-maladie, ce qui pourrait avoir pour effet de renforcer le camp du "non" à la caisse unique. Si le contrôle devient effectivement plus efficace, on est en droit de penser que ce sont davantage les autorités qui n'ont guère surveillé ce qu'il devait alors que les caisses n'ont fait qu'appliquer la loi...Finalement ne se serait-on pas trompé de cible en prenant les caisses comme boucs-émissaires.

    Pour terminer, caisse unique ou pas caisse unique, il est fort à parier que les cotisations vont continuer à augmenter davantage que le coût de la vie parce que les coûts de la santé vont continuer de grimper dans des proportions qui n'ont rien à voir avec l'indice des prix.

    Quel que soit le résultat du vote, il faudra bien se décider sinon se résoudre, dans ce pays, à introduire une véritable assurance sociale du même type que l'AVS par exemple, qui à ma connaissance, ne provoque aucun tollé : chacun contribue selon ses revenus. On ne peut certes pas transposer le système tel quel, mais c'est probablement la seule piste qui devrait permettre, à terme, de mettre fin aux inégalités criantes dans le domaine de l'assurance-maladie. C'est  bien le moins que l'on puisse faire dans un pays qui se targue d'avoir le meilleur système de santé du monde. En ce qui concerne la capacité contributive de chacun des assurés, on est vraiment loin du compte...

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  • argent dilapidé

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    "Pour rappel, cette campagne abominable nous coûte la bagatelle de 2 millions! Oui, c'est cette somme gigantesque qui est dépensée chaque année pour à peine plus de 500 cas de contamination en Suisse, soit à peine plus de 10 décès par année!"


    Voilà une partie du texte relatif à la campagne de prévention contre le SIDA engagée par l'OFSP publié par M. Vuagnat sur son blog auquel j'ai ajouté un simple commentaire :

    "Quel cynisme, Monsieur"

    commentaire qui n'a apparemment pas plu ni n'a été publié par l'auteur des lignes ci-dessus, à moins qu'il ne l'ait pas reçu, ce qui reste une éventualité.


    Blogs ? Sans commentaires...

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