30/08/2015

Quand on frise le code (bis)

Je ne comprends décidément pas pourquoi certains blogueurs se permettent soit de ne pas ouvrir les commentaires soit de censurer ceux qui ne leur plaisent pas tout en invoquant la liberté d’expression !

Peur d'avoir à argumenter ? Ou incapacité à argumenter ?

M. Laurent Leisi, auteur du blog "résistant citoyen" vient de me censurer parce que j’ai eu le malheur, semble-t-il, de poster le commentaire suivant en complément de son long article relatif à Coudenhove-Kalergi :

"En éliminant d’abord la démocratie, à savoir le pouvoir du peuple, et ensuite le peuple lui-même avec le métissage, les Blancs devaient être remplacés par une race métissée facile à dominer."

Qui voudra bien m'expliquer en quoi une race métissée (sic) serait plus facile à dominer que la race blanche.
En réalité l'affirmation essaie de nous faire croire que le métissage issu du blanc et d'autres couleurs ne peut être à terme que fatal à la couleur blanche.

Il paraît que dans les années trente ce genre de discours a fait fureur. Avec les résultats que l'on sait. 

 

01/12/2013

Des immigrants pour nos retraites

Ainsi donc nous allons retourner aux urnes pour savoir si nous devons limiter ou non "l'afflux massif" d'étrangers selon l'idéologie de certains partis suisses qui souhaitent se protéger des étrangers comme on se protège du sida en mettant des préservatifs.  

Si le port de préservatifs est une évidence pour éviter la contamination par le VIH, il n'est de loin pas certain que la fermeture des frontières soit la solution aux problèmes que rencontrent notre pays, et en premier lieu le chômage. Et faire travailler encore plus de Suissesses pour stopper l'arrivée de migrants paraît à première vue une solution peu contestable parce qu'elle met le pays à l'abri d'une immigration non contrôlée.

Il est une question que les initiants n'ont pas vu ou pas voulu voir en lançant leur initiative. Le taux de renouvellement de la population est dans notre pays beaucoup trop bas pour assurer à terme des retraites raisonnables pour tous. En un mot comme en cent, les femmes suisses (et les hommes !) ne font pas assez d'enfants , ce qui pourrait bien mettre nos institutions sociales en danger à terme.

Il est incontestable que les immigrants font davantage d'enfants et qu'il s'agit là d'un critère à ne pas négliger si l'on ne veut pas que nos retraites et autres assurances sociales ne rétrécissent comme peau de chagrin.

M. Berset peut proposer n'importe quelle solution pour assurer aux Suisses des retraites qui ne devraient en aucun cas diminuer. Mais quelle que soit la solution choisie, il ne saurait être question de faire l'économie du réflexion approfondie de la natalité et de son taux qui a une tendance fâcheuse à baisser, signe évident que le financement de nos retraites est loin d'être assuré.

20/11/2013

La France a gagné ! Et maintenant ?

Les Français n'ont-ils pas d'autres problèmes que de voir gagner ou perdre leur équipe nationale de football.

Ce matin sur France Info, ce n'est pas moins d'environ 30 minutes qui ont été consacrées à cette victoire qui permettra au onze tricolore d'aller admirer le Christ du Corcovado. La victoire a permis également à l'action de TF1 de faire un bond en avant après le recul de la semaine dernière.

Mais peut-être que les "circences" viennent à point nommé et feront taire tous les oubliés de la République pour qui le "panis" quotidien devient, comme l'a dit beaucoup mieux que moi Jacques Prévert, relativement hebdomadaire.

Combien de citoyens les Restos du Cœur chers à Coluche vont-ils devoir - et pouvoir ? - secourir cet hiver ?

Le secours catholique français indique dans son dernier rapport qu'un nombre impressionnant d'enfants vivent en France au-dessous du seuil de pauvreté.

Rassurez-vous. C'est juste un coup de gueule, mais il fallait que je le pousse.

27/04/2013

Merci, Monsieur...

Je lisais récemment, la revue de la ville de Genève qui fourmille d'informations plus ou moins intéressantes.

Il en est une qui a retenu plus particulièrement mon attention : la page consacrée à Monsieur Noël Constant, éducateur de rue. Au fond il est beaucoup plus que cela. Un engagement qui tire sa force dans l'accomplissement d'une carrière en faveur de tous les déshérités. Un engagement qui ne fait pas la une des quotidiens. Une compassion qui s'adresse à tout les cabossés de l'existence.

Au fond, je me dis que lorsqu'on rencontre de personnages de cette trempe, il n'est point nécessaire de faire de longs discours. Juste leur dire  : "Merci, Monsieur. Vous êtes un exemple pour tous."

01/12/2011

Quand on cherche du travail, on en trouve...

Ce matin, en sortant d'un supermarché de Plan-les-Ouates, je suis hélé par un vendeur du "sans abri" ; il arbore son badge de vendeur officiel. Je m'approche et j'engage la conversation. D'où venez-vous ? De Roumanie. Je suis parti il y a plus de 20 ans. J'ai travaillé en Allemagne puis un peu en France et je suis maintenant à Genève. Mais faire la manche et autres activités de ce genre ne m'intéressent pas. Mais vous savez, avant Noël, c'est difficile de trouver du travail. Je lui demande si les gens sont interpelés par son sort. La réponse ? Ni oui, ni non. De l'indifférence, peut-être ?

Quelques paroles supplémentaires échangées, l'homme me dit : "vous savez, quand on cherche du travail, on en trouve...Je suis plutôt ébranlé par cette déclaration. Quand je pense qu'une bonne Suissesse m'avait déclaré sans broncher lors d'un entretien d'embauche : "J'habite sur la rive droite et vous me proposez quelque chose sur la rive gauche. Ce n'est pas possible.

J'espère que l'homme rencontré retouvera un emploi. Il le mérite.

 

 

07/03/2011

Supposons, supposons juste une seconde...

Le peuple libyen se bat sous nos yeux afin de se libérer du joug d'un tyran. Le temps passe et déjà nous avons l'impression qu'une victoire des insurgés n'est pas aussi certaine que prévue, mais seulement possible. Et que fait la "communauté internationale" (qu'est-ce que c'est au juste ?) pendant ce temps ? Elle cause, elle s'interroge, elle cherche comment éviter des "flux migratoires", elle ne veut pas intervenir car on n'intervient pas dans un pays souverain. En Irak ? Il y avait des armes de destruction massive là-bas, ce n'est pas pareil et vous ne pouvez pas comparer des armes avec du pétrole...

Alors supposons, supposons une seule seconde que les forces du colonel parano, contre toute attente, arrivent à bout de la résistance et que tout redevienne "comme avant". Que fera la "communauté internationale" ? Passera l'éponge pour nettoyer tout le sang versé et s'empressera de renégocier des contrats pétroliers ? Protestera - mollement ? - au sein des Nations Unies en brandissant la traduction du colonel à la Cour Pénale Internationale comme une nécessité absolue, mais sans savoir quand...Réagira en se barricadant afin d'empêcher "d'accueillir toute la misère du monde" ? Organisera des collectes de fonds auprès des populations pour "aider tous ces pauvres gens" ? Quoi encore pour se donner bonne conscience ?

Protester et s'indigner, c'est bien, et ça ne bouffe pas de foin.

Supposons, supposons juste une seule seconde...

03/03/2011

Le forfait est un forfait

On nous annonce que le nombre de résidents étrangers au bénéfice (sans mauvais jeu de mots) d'un forfait fiscal est en augmentation à Genève. Tous les partisans de ces forfaits fiscaux expliquent en long et en large que sans ces apports substantiels aux finances cantonales, les barèmes seraient bien pires que ceux que nous connaissons. En d'autres termes, il conviendrait de remercier toutes ces personnes qui contribuent - par une espèce de mécénat bien compris - à maintenir les impôts à Genève à un niveau acceptable.

Pour les opposants, il en va naturellement tout autrement. Personne ne comprend pourquoi il faudrait offrir à des individus déjà plus que riches des conditions fiscales qui frisent - que dis-je ? - qui dépassent la ligne blanche de l'indécence. Puisque ces personnes viennent à Genève parce que l'air y est - semble-t-il - plus respirable qu'ailleurs, que leur tranquillité est assurée ainsi que leur anonymat, pourquoi - grands dieux - leur accorder des conditions très largement privilégiées ?

En fait, ce qui est choquant, c'est de voir des groupes de personnes qui ne sont pas soumises aux mêmes règles que les citoyens de Genève. Et franchement l'argument consistant à nous faire croire que les impôts augmenteraient sans la présence de ces "mécènes" est plus que douteux.

Si les quelques centaines de "fiscalisés à forfait" se sentent tellement bien à Genève - ce que je crois volontiers - il y aurait quelque intérêt à les imposer à l'aune du barème commun. Au fond ce serait un moyen de savoir si l'ensemble de ces étrangers se plaisent tellement à Genève ou si leur plaisir est directement proportionnel à la légèreté de leur imposition.

Le contribuable "lambda" a du mal à comprendre, puis à accepter les forfaits fiscaux. Parce qu'avec ou sans eux, de nombreuses personnes sont obligées de payer des impôts jusqu'au dernier centime, que M. Delon soit à Genève ou non, leurs fins de mois seront toujours aussi difficiles.

Les forfaits sont donc bien une espèce de forfait. Le petit Larousse nous précise sous "forfaire" : manquer gravement à des obligations morales impérieuses. Et franchement, les finances, qu'elles soient publiques ou privées, sont-elles encore conjugables avec la morale et ses impérieuses obligations ?

13/01/2011

Indignez-vous, qu'en restera-t-il

Ainsi donc, M. Hessel nous recommande l'indignation. C'est sans doute un sentiment digne mais qui n'empêchera pas toutes les bassesses du monde. Et puis on peut s'indigner d'énormément de choses : la faim dans le monde, les enfants qui travaillent dans les mines, la guerre en Irak, les chômeurs victimes de la mondialisation. Mais on peut aussi s'indigner quand un citoyen refuse de serrer la main d'un président ou quand ce président répond "casse-toi pauvre con". A Genève, des citoyens, probablement honnêtes, se sont indigné quand G. Réal a été inhumée au cimetière des rois. Quoi d'autre ? A vous de compléter la liste.

S'indigner ne bouffe pas de foin. S'indigner est de bon ton dans les soirées de charité et d'ailleurs un instant d'indignation est si vite oublié. Qu'importe on s'indignera la semaine prochaine, le mois prochain. Il y aura bien assez d'occasions de s'indigner.

Et puis ?

L'indignation ne va pas changer le monde. Après l'indignation, il faut résister. Et là les choses se compliquent parce que notre capacité de résistance est généralement nettement plus molle que notre capacité à nous indigner.

12/11/2010

Haïti sombre dans l'indifférence

Après le tremblement de terre, le choléra. Des appels au secours à la communauté internationale qui semble s'en f... comme de sa première chaussette. Haïti se meurt dans l'indifférence.

Dans un accès de dérision je m'autorise à paraphraser - enfin un peu - Guillaumet évoquant sa galère andine : "Ce qu'ils font, vois-tu, aucun animal ne le ferait."

Ce matin, la grand-messe genevoise de la consommation a ouvert ses portes...

10/12/2009

Le réchauffement plus important que la faim ?

J’ai beau me répéter que le réchauffement climatique est une affaire qui concerne tout le monde, je n’arrive pas vraiment à m’expliquer pourquoi - et surtout comment - le climat éclipse la misère du monde ! Dans quelques jours - à Copenhague - on saura si le miracle s’est produit ou si la catastrophe planétaire annoncée aura lieu dans vingt-cinq, cinquante ou cent ans.

 

Je comprends qu’il faille s’efforcer d’inculquer la « fibre écolo » à tout le monde. Je trie mes déchets, j’ai changé mes ampoules, j’économise l’eau autant que faire se peut, je me chauffe au bois, j’ai une petite voiture. Bref, je crois me comporter en citoyen le plus responsable possible.

 

Ce que je ne comprends pas en revanche, c’est l’espèce d’acharnement de certains milieux écologistes à culpabiliser la population en lui faisant croire qu’elle est la cause de son propre malheur. Je ne comprends pas non plus qu’on agite systématiquement le mot « taxe » dès qu’il s’agit d’écologie. On va revenir au temps de la taille et de la gabelle !

 

Je ne sais pas si j’ose le mot ; mais cette quasi hystérie qui s’empare du monde à propos du réchauffement climatique m’inquiète. Non pas parce que la cause n’est pas digne d’intérêt, mais simplement parce toutes les autres sont reléguées au rang d’épiphénomène.

 

Il est dès lors « normal » que la conférence sur la faim dans le monde qui s’est tenue récemment sous les auspices de la FAO soit quasiment passée inaperçue ! L’accès à l’eau potable relève également d’un scandale planétaire. Alors pourquoi cet engouement - cette crainte ? - pour le climat alors que la faim - qui touche rappelons-le - un milliard d’êtres humains n’intéresse pas grand monde ?

 

La dignité de notre planète et de ses habitants ne peut pas se résumer à deux degrés de plus ou de moins. Pour la température, c’est dès maintenant, pour la faim, c’est tout de suite.

 

J’ai reçu par courriel un petit conte métaphorique que je me permets de reproduire ci-dessous. Il a été adressé par le …professeur biceps, qui anime un blog sur l’orthographe. Lisez plutôt :

 

Alors qu'il marchait à l'aube sur la plage, le vieux vit devant lui un jeune homme qui ramassait des étoiles de mer et les jetait à l'eau. Il finit par le rejoindre et lui demanda pourquoi il agissait ainsi.
Le jeune homme lui répondit que les étoiles de mer mourraient s'il les laissait là jusqu'au lever du soleil.
« Mais la plage s'étend sur des kilomètres et il y a des millions d'étoiles de mer, répliqua-t-il. Quelle différence cela va-t-il faire ? »
Le jeune homme regarda l'étoile de mer qu'il tenait dans sa main et la lança dans l'écume. Il répondit : « Cela fera une différence pour celle-ci. »