21/04/2016

On parie combien ?...

Réformer l’Homme ou l’Islam?

Par le Professeur Mostafa BRAHAMI

 

Conférence proposée par le centre islamique de Genève, relayée par M. Ramadan, il est à craindre que ce soit l'homme qui doit être réformé puisque l'islam, via le Coran, est la transcription des paroles d'Allah, qui évidemment ne se discutent pas !

Avec cet Allah-là, c'est l'hallali du peuple.

 

Et si par extraordinaire la réponse à la question était oui, il faut réformer l'islam, on se demandera sincèrement pourquoi M. Ramadan cautionne un réformateur. Ce serait réellement nouveau.

23/02/2015

Un prêtre musulman !

M. Hani Ramadan nous gratifie sur son blog d'une interview d'un prêtre catholique chez qui l'islam s'est tout naturellement imposé. Aucune contrainte, aucun ressentiment contre le catholicisme. Non juste l'esprit d'Allah descendu en quelque sorte sur un mécréant pour le faire revenir dans le droit chemin. De quelle plus magnifique conversion le défenseur de la lapidation pouvait-il rêver ? Aucune !

Mais après tout, il se trouve que l'Eglise catholique n'enferme aucun de ses membres dans ses remparts et laisse la porte ouverte à tous ceux qui souhaitent sortir, fussent-ils prêtres. Et il et vrai que l'ex-prêtre raconte sa conversion avec beaucoup de calme, de lucidité, tout cela sans la moindre contrainte. En vérité une belle histoire. Je le confesse.

Cela dit, j'ai quelques doutes sur les intentions de M. Ramadan qui n'a pas mis l'histoire de ce "prêtre musulman" en ligne simplement pour nous raconter une belle histoire.

Il termine son propos par cette phrase :

"A l'heure ou l'islam et les musulmans sont trop souvent présentés médiatiquement sous le mode de la barbarie, ces paroles sont réconfortantes."

Moi, ce qui me réconforterait, ce serait de voir et d'entendre, à visage découvert, la conversion d'un musulman au christianisme ou tout autre mouvement religieux sans qu'il encoure la peine de mort pour avoir abandonné Allah au "profit" d'un autre dieu prêt à pardonner et non à châtier.

Alors, ce jour-là, je pourrai me dire que l'islam a évolué tout en me souvenant qu'il a fallu plus de quatre siècles à Rome pour réhabiliter Galilée...

Il serait dommage que ceux qui vivent d'espoir finissent par mourir de désespoir.

18/01/2014

Petit abécédaire. Aujourd'hui C comme curie

Selon que vous serez plutôt religieux ou scientifique, vous ferez de ce mot une lecture évidemment différente. Pour tous les fidèles aux Evangiles, la curie représente l'ensemble des organismes gouvernementaux du Saint-Siège occupé par le Pape François ( Je me demande encore aujourd'hui pourquoi on a renoncé à lui attribuer le numéro qui lui revient, soit le premier. De peur qu'on le confonde avec le roi de France du même nom et du même rang ?). Mais la curie, c'est aussi, semble-t-il, un gouvernement que le successeur de Pierre paraît décidé à remettre sur des rails neufs afin d'éviter les déraillements du passé. Y réussira-t-il ? Pour les croyants, l'Esprit Saint l'y aidera. Pour les autres - les athées, les agonistiques, et de manière générale tous ceux qui n'appartiennent pas au monde romain,  la curie est un organe politique comme un autre, à la nuance près que les femmes y sont encore plus sous-représentées qu'ailleurs. Pour les plus virulents, ce serait aussi un nid de pédophiles. Regrettable, très regrettable excès dans la formulation. En effet, cela reviendrait à affirmer que tous les banquiers suisses sont malhonnêtes...Excusez-moi, je m'égare.

Revenons donc à la curie, la scientifique cette fois. Qui sait encore aujourd'hui que ce nom commun appartient en fait à Marie Curie, née Sklodowska, polonaise de naissance ayant épousé Pierre Curie, physicien français, comme sa femme. Marie Curie a été par deux fois récipiendaire d'un prix Nobel : en 1903 pour la physique et en 1911 pour la chimie. Qui dit mieux ? Personne. Qui dit aussi bien ? C'est une performance que seuls trois hommes ont également réussie : L. Pauling, J. Bardeen et F. Sanger.  Mais au fait, qu'est-ce qu'une curie ? Une unité anciennement utilisée pour la mesure d'une source radioactive qui vaut actuellement 3,71 x 1010 becquerels. Heu, Wikipédia est une bonne source d'information pour ceux qui souhaiteraient des déails...


Pour terminer, je promets de ne pas revenir à la lettre i sur la curie procédée du préfixe "in". J'entends et je lis trop souvent des commentaires - qu'il soient de citoyens lambda ou de journalistes - ou l'incurie règne : dans les assemblées d'élus, au sein des administrations, dans les entreprises, à l'éducation, dans les transports, et plus encore, sans que je sois obligé d'y mêler mon grain de sel. Promis.



09/08/2013

Sans numéro d'ordre ?

Mon esprit parfois un peu trop cartésien me dit que le nouveau pape des catholiques romains est privé de son numéro d'ordre pour des raisons qui m'échappent.

François 1er est donc simplement le pape François. Et pourquoi donc ? Quelle est la raison de cette suppression ?

Je ne me rappelle pas que le pape Jean-Paul II ait été précédé par le pape Jean-Paul. On a bien parlé de Jean-Paul 1er, même si son règne a été plus que bref.

François pour éviter peut-être de le confoncre avec le roi de France François 1er, car il y en aurait sans doute quelques-uns pour demander : "François 1er, je ne savais pas qu'il avait aussi été pape..."

 

 

22/01/2011

La mort et le sexe

« Ceux qui ont tout fait pour que les cendres de Grisélidis Réal soient inhumées aux Rois, en raison de la dimension symbolique du lieu, doivent aussi admettre qu'il faut alors en respecter la règle du jeu : les personnalités de la République y sont ensevelies pour que le public puisse se recueillir sur leurs tombes dans la paix et la sérénité. Y importer un facteur de trouble violerait cette règle du jeu et porterait atteinte à cette dimension symbolique. »

 Il s'agit de la conclusion du billet de M. Soli Pardo consacré à la stèle contestée pour la tombe de Mme Réal.

Malheureusement, il n'y a que les bien-pensants qui établissent les règles du jeu.

La question qui se pose n'est pas de savoir si la stèle proposée a sa place au cimetière des Rois, mais simplement de savoir si elle a sa place dans un cimetière.

Si l'on s'en tient au seul cimetière des Rois, alors il faut en déduire qu'il y a des morts plus importants que d'autres qui continuent d'être humiliés après une vie d'humiliations permanentes.

J'aime bien la chanson de G. Brassens "la complainte des filles de joie" qui se termine sur ce vers : "Il s'en fallait de peu mon cher, que cette putain ne fût ta mère"...

 

23/07/2010

Un texte pour tous !

J'ai retrouvé dans mes papiers le texte qui suit. Je n'en connaît pas l'auteur. J'espère simplement que tout le monde y trouvera quelque chose à sa convenance. Bonne fin de semaine à tous.

 

E T R E   J E U N E

Etre jeune n'est pas une période de la vie, elle est un état d'esprit, un effet de la volonté, une qualité de l'imagination, une intensité émotive, une victoire du courage sur la timidité, du goût de l'aventure sur l'amour du confort.

On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d'années : on devient vieux parce qu'on a déserté son idéal. Ces années rident la peau, renoncer à son idéal ride l'âme. Ces préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs sont des ennemis qui lentement, nous font pencher vers la terre et devenir pourrière avant la mort.

Jeune est celui qui s'étonne et s'émerveille. Il demande comme l'enfant insatiable : et après ? Il défie les événements, et trouve de la joie au jeu de la vie. Vous êtes aussi jeune que votre foi. Aussi vieux que votre doute. Aussi jeune que votre confiance en vous-même. Aussi jeune que votre espoir. Aussi vieux que votre abattement.

Vous resterez jeune, cela tant que vous resterez réceptif. Réceptif aux messages de la nature, de l'homme et de l'infini. Si, un jour, votre coeur allait être mordu par le pessimisme et rongé par le cynisme, puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.

01/12/2009

Et maintenant ?

On entend et lit à peu près tout et n'importe quoi après le séisme qui a fait tomber les minarets helvético-musulmans...avant même qu'on en ait posé la première pierre !

Le peuple a parlé, circulez il n'y a plus rien à voir ! Voire...

Je me sens bien incapable, aujourd'hui, d'analyser les résultats avec toute la sérénité voulue. Il importe de retirer le lait de la cuisinière sinon il va déborder ; certaines casseroles ont d'ailleurs déjà débordé...

Je me demande encore aujourd'hui comment le minaret - une possibilité architecturale mais non une obligation - a pu enflammer les esprits à ce point. Pour certains, cette "verrue islamique" ne serait que la matérialisation d'une religion conquérante et par nature intolérante. Il faut donc s'en protéger, et pourquoi pas attaquer. Tous ceux qui ont voté en faveur de l'initiative ont sans doute des raisons personnelles honorables qui les ont poussés à ce choix. Etait-il rationnel, ce choix ? La question n'est pas - n'est plus - là.

Lorsque l'on appartient à une démocratie comme la nôtre, on ne peut que déplorer certaines décisions populaires. La majorité a raison par le nombre, certes, mais le nombre ne signifie pas encore raison. Le Führer allemand a bien été installé au pouvoir par une majorité populaire... Comparaison n'est pas raison, je sais, mais quand même.

Je viens d'entendre à la radio M. Neirinck s'interroger sur ce qu'il adviendrait d'une initiative qui demanderait le rétablissement de la peine de mort en Suisse et qui serait acceptée par le peuple (qui a toujours raison dans une démocatie directe !)

Je suis loin d'être un admirateur béat de l'islam ; on m'a seulement appris à respecter les autres, tous les autres. Le respect, toutefois, n'empêche pas la critique et le questionnement : pourquoi la burqa, pourquoi lapider les femmes, pourquoi couper la main des voleurs, pourquoi exciser les fillettes entre autres ? Je n'ai toujours pas de réponse. Je continuerai de les poser aussi longtemps qu'il sera nécessaire. J'ai la faiblesse de croire que le dialogue - dans la fermeté - finira par être payant.

J'aimerais, en ce qui me concerne, laisser au moins une chance à tous les musulmans : montrons-leur que le vieil aphorisme "oeil pour oeil, dent pour dent" ne mène hélas à rien, ou plutôt si : à la confrontation stérile.

30/11/2009

Retard, problème technique ou...

Je vous demande pardon à toutes et à tous pour mon peuple, ce peuple Suisse qui n’a pas du tout réfléchi aujourd’hui.

Je suis Musulman d’origine Suisse et aujourd’hui, je suis blessé parce que ma nation m’a abandonné.

Mais je suis fier et heureux d’être Musulman car je sais qu’Allah, Lui, ne m’abandonnera jamais.

 

Ne soyez pas triste du résultat de cette votation ; cela n’en vaut pas la peine. Continuez à prier afin qu’Allah nous donne la victoire finale.

En réponse au texte ci-dessus de M. Mehdi Borgognon sur le blog de M. Ramadan, j'ai envoyé un commentaire qui n'a pas eu - semble-t-il - l'heur de plaire puisqu'il n'a pas été publié. Retard, problème technique ? Non, vous n'allez quand même pas me dire qu'il s'agit de ...

Comme je n'avais pas sauvegardé le texte, j'ai tenté de le reconstituer. Je vous le livre ci-dessous, après l'avoir envoyé encore une fois en guise de commentaire à M. Borgognon. Il n'engage que moi, évidemment !

 

Je remarque en outre que mon premier billet n'a pas été publié. Est-ce un simple retard ou était-il trop dérangeant ?

 

Je demandais à M. Mehdi Borgognon quel sens sens il donnait à la "victoire finale" et contre qui ?

 

Je disais aussi  qu'il était pratique de s'en référer à Allah, ce qui permettait d'escamoter toute discussion puisqu'Il avait toujours raison...

 

J'affirmais encore qu'en d'autres temps, l'Inquisition se prévalait du Dieu des Chrétiens pour qu'il lui donne - aussi - la victoire finale.

 

Je questionnais enfin M. Borgognon pour savoir s'il souhaitait rallumer les bûchers ?

 

Au préalable, moi qui ai voté contre l'initiative, je disais à Mehdi que par ses propos, il alllait presque me faire regretter mon vote.

 

Comme il s'agissait pour moi simplement de donner un avis, avis qu'apparemment on refuse de publier, et bien je vais le publier sur mon propre blog.

 

Bien cordialement à tous.

 

P.S.: Il eût été tellement facile de dire - pour faire écho à Allah - "Continuez à prier afin que Dieu nous donne la victoire finale."

Où nous mène ce genre de propos calamiteux ?

 

03/10/2009

Lettre à un voisin musulman

Je n’ai sûrement pas besoin de t’informer que dans notre pays, un nombre important de citoyens et citoyennes ont signé une initiative pour vous interdire - à vous les musulmans - de construire des minarets. A la rigueur, on veut bien tolérer une mosquée, mais les minarets, niet !

 

A ce sujet d’ailleurs, un de mes amis footballeurs m’a dit : « c’est comme si on autorisait la construction de stades, mais sans les tribunes… ». Mais bon, ce n’est qu’une boutade, tu l’auras compris.

 

En revanche, l’initiative, soutenue par un important parti politique de Suisse (Important à mon avis par le pourcentage, mais pas pour les idées), n’est pas une boutade. Les initiants veulent réellement vous interdire de construire des minarets. Ils en ont fait une fixation. Et tous les (faux) arguments) y passent : vous voulez dominer le monde, les minarets ne sont que le signe extérieur de votre volonté de puissance, vous souhaitez « déchristianiser » notre beau pays, vous appelez à la guerre sainte, vous voulez obliger le Conseil fédéral à instaurer la charia, vous allez demander la démolition de toutes les églises (avec ou sans clochers). Bref, dans une cinquantaine d’années (pour certains ce sera beaucoup plus tôt) le muezzin, du haut de son minaret, nous appellera pour la prière. Bref, tous les Suisses devront disposer d’un tapis de prière et observeront le ramadan. Les curés et les pasteurs seront emprisonnés, probablement torturés et enfin exécutés parce qu’impies.

 

Voilà la vision cauchemardesque qu’essaient de nous faire avaler les tenants de ce texte méprisable.

 

Il ne nous reste donc peu de temps - à toi et à moi - pour faire comprendre à ceux qui vont voter qu’il ne suffit pas d’interdire les minarets pour régler le problème de l’islamisme, dont tu ne fais pas partie. L’islamisme est sans doute dangereux, comme le sont certains de ses serviteurs serviles. Le christianisme aussi a été - et est parfois encore - dangereux : souviens-toi de l’Inquisition. Moi qui suis passionné d’astronomie je pourrais te raconter les mésaventures de Galilée. Giordano Bruno a encore eu moins de chances : il a tristement fini sur un bûcher édifié au Campo dei Fiori.

 

Alors voilà ce que je te propose : il reste un peu moins de deux mois avant le vote. Et comme je te sais modéré et respectueux de tes concitoyens, tu vas leur expliquer ce qu’est ton islam. Un à un tu vas leur dire que tu n’a nulle intention de t’en prendre aux chrétiens. Tu veux simplement pouvoir pratiquer ta religion et que tu penses - tu me l’a dit - que les femmes musulmanes n’ont pas encore la place qu’elles méritent dans notre société. Par la même occasion tu demanderas aux chrétiens pourquoi ils ont tant peur de toi. Avec des mots simples tu leur expliqueras que tu souffres d’être assimilés à un terroriste, que tu ne souhaites pas de faire exploser dans la cathédrale St-Nicolas de Fribourg ni dans une synagogue de Genève. Tu leur diras toute la déréliction que provoque en toi le conflit du Proche Orient et que tu es très attaché à l’initiative de Genève. Je te sais capable de ces mots qui apaisent et qui permettent la discussion. Bref tu leur diras que tu es musulman et non islamiste ! Et si les gens t’écoutent avant de refermer leur porte, alors nous aurons une chance de barrer la route à ceux qui nous montrent un poing plutôt que de nous tendre la main. Les pauvres ! Ils sont encore plus intolérants que ceux qu’ils prétendent combattre.

 

De mon côté, je ferai de même avec les chrétiens auxquels « j’appartiens ». Je leur dirai qu’ils se trompent d’ennemi. Je leur demanderai d’écouter, peut-être de comprendre, avant de condamner. Je leur demanderai de réfléchir aux conséquences d’un rejet des minarets, des rancœurs qu’elles vont distiller. Je ne leur dirai probablement rien sur les possibles attentats que pourrait nous apporter une décision épidermique et incontrôlée.

 

J’aurais encore mille choses à te dire, mon cher voisin, mais il se fait tard et comme nous sommes d’accord sur l’essentiel, je préfère ne pas allonger. Mais quand même, dans ce beau pays, il faudra bien qu’un jour, nous soyons capables de cohabiter autrement qu’à coups de menaces, d’intolérance et d’irrespect. C’est à ce prix, à ce prix seulement, qu’on pourra parler de démocratie.

07/06/2009

Minarets : le respect, ça change la vie !

Ainsi donc, on va nous demander notre avis sur ce qui devrait ressortir uniquement à l'islam : doit-on interdire les minarets en Suisse ? Et moi de me demander : en quoi cela me concerne-t-il ? Je ne suis pas musulman ! J'ai beau retourner la question dans tous les sens, je n'arrive pas à comprendre qu'on puisse avoir peur d'un minaret et qu'on veuille les interdire. Interdire les minarets c'est comme si l'interdisait les clochers à cause de la Fraternité St-Pie X. Absurde.

Quand à l'argument de la réciprocité - pas de minarets chez nous parce que pas d'églises "là-bas" - il est tout simplement délirant.

Alors, citoyens et citoyennes, ne vous laissez pas influencer par les tenants de la peur, du racisme et du nationalisme et balayez cette initiative raciste (elle englobe toute une religion sans distinction) parée des plumes de la démocratie d'un bulletin de vote avec un grand "non".

Nos enfants et nos petits-enfants nous en seront reconnaissants.

Le respect,ça change la vie : j'aime bien ce slogan que l'on peut voir un peu partout.

L'intolérance, ça ne change pas la vie, ça la pourrit.