04/07/2016

J'ai rien fait, M'sieur

Je regarde les rencontres de l'Euro avec un intérêt très mitigé dans la mesure où je me contrefous complètement de savoir qui sera l'équipe qui remportera le trophée. Le sport, c'est bien connu, est un excellent vecteur du nationalisme qui, à force d'être exacerbé, conduit aux pires extrémités. Et sans vouloir donner dans la politique à cent sous, je vois très bien dans ces grands raouts sportifs une excellente occasion de favoriser les révolutions conservatrices, si chères, apparemment, à P. Décaillet. Mais peu importe puisque l’on semble vouloir vivre dangereusement.Alors, allons-y pour le démantèlement de l'Usine à Gaz, l'Européenne donc !On casse tout, on bousille tout ce qui existe et on en revient aux bonnes vieilles traditions qui feront que dans moins de cinquante ans on s'autorisera un bon petit conflit armé au nom des révolutions conservatrices.

Mais je m’éloigne de mon sujet ! J'en reviens donc à l'Euro. J'ai toujours cru - c'est ce que mes instituteurs m'ont appris - que le football était un sport certes viril, mais tout empreint de loyauté. Et que vois-je ? Des joueurs qui semblent davantage s'entraîner, soit à faire trébucher leurs adversaires par des moyens plus que discutables et avec une mauvaise foi pénible, soit à faire croire à l'arbitre qu'ils viennent d'être victimes d'un très vilain croche-pied alors qu'ils sont tombés tous seuls...J'avoue être exaspéré par toutes ces simagrées qui n'apportent rien au jeu. Et naturellement les coupables lèvent les bras au ciel pour affirmer "mais m'sieur, je n'y suis vraiment pour rien, c'est pas moi, je passais juste à côté de mon adversaire quand il est tombé tout seul."

Cela dit, je m'interroge sur l’exemple du football féminin qui est en train d'acquérir ses lettres de noblesse sans qu'il soit nécessaire pour ces dames de singer les détestables habitudes de leur collègues masculins.

Les joueurs masculins ne sont plus virils, ils sont devenus simplement mesquins dans leur comportement.

J'hésite entre le carton jaune et le carton rouge.

17:29 Publié dans Sports | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

12/04/2015

Petit abécédaire. Aujourd'hui z comme zut...et je reste poli.

J'aurais bien utilisé un mot de cinq lettres, mais d'une part son emploi aurait été inconvenant et d'autre part le mot zut me permet de terminer - enfin - mon petit abécédaire.

Moi qui suis moyennement fan de football, je me dis que la disparition du Servette FC n'est sans doute pas une nouvelle réjouissante - il n'y a aucune raison de se réjouir du malheur des autres - mais ce ne serait pas la fin du monde non plus.

Depuis que le football s'est transformé en Société Anonyme et que les spectateurs paient une entrée sur un stade démesurément grand pour voir 11 salariés - probablement mieux payés qu'une caissière de supermarché - bosser pendant 90 minutes et avoir davantage de pouvoirs que le fusible qu'on appelle entraîneur, j'ai cessé de me rendre au stade.

C'est dire si je ne suis pas prêt à investir le moindre centime dans une société commerciale apparemment mal gérée. Et comme contribuable je ne souhaite pas non plus que mes impôts servent à renflouer une pompe à fric qui aspire dans le mauvais sens. En termes économiques et commerciaux, on cherche, dans ces cas-là, des repreneurs et de nouveaux sponsors. Depuis le temps que dure la comédie, je suggère d'ailleurs plutôt des mécènes que des sponsors...

Acta est fabula. Et il n'est pas nécessaire d'ajouter un acte à chaque nouveau naufrage.

17/08/2014

Petit abécédaire. Aujourd'hui o comme occis

Il manqué trois cent nonante sept mètres à l'équipe féminine suisse du relais 4 x 100m. pour - éventuellement - offrir une autre médaille à la nation et tous ceux qui croyaient en elles, à savoir les quatre athlètes.

Prêtes ? Coup de pistolet. Miss Kambundji s'élance et trois mètres plus loin on assiste au premier lancer de témoin de l'histoire des championnats d'Europe. Pour elle la course s'arrête là. Pour les trois autres relayeuses aussi. Immense déception pour une équipe qui espérait une place sur le podium et, pourquoi pas, la plus haute.

Mais le plus important ne me paraît pas être le témoin qui se fait la malle sans prévenir. Non. Juste une désillusion à surmonter et que l'équipe surmontera. Le plus important a été de voir une équipe restée soudée qui à aucun moment n'a accablé la "fautive". C'est aussi cela que j'aime dans le sport quand il reste un sport : la dignité dans la défaite. Occises debout, mais debout !

On peut être ivre de joie en cas de victoire. On peut aussi être grand dans la défaite.

Merci, Mesdames. Vous nous avez montré aujourd'hui que votre grandeur vous mènera à la victoire un jour ou l'autre.

27/01/2014

Astronomie contre astrologie !

Tout le monde ou presque sait maintenant que l'astronomie et l'astrologie ne font pas bon ménage. La rupture est consommée depuis très longtemps.

Et pour un astronome, la victoire de Stanislas Wawrinka à Melbourne est juste une magnifique performance due à une foule d'éléments qui n'ont vraiment rien, mais alors rien à voir avec les astres.

Mais pour les astrologues, tout au moins certains d'entre eux, tout semble avoir été déterminé par les astres et les planètes. Nous avons le plaisir d'avoir parmi les blogueurs un astrologue qui, par une grande démonstration, nous explique - le lendemain de la victoire, je vous prie - pourquoi le joueur suisse devait s'imposer.

On aurait souhaité que l'astrologue se mouille un peu davantage et nous dise avant la rencontre que la situation était favorable, quitte, mon Dieu, à se tromper ! On ne lui en aurait pas voulu.

Mais le ciel a ses secrets que l'astrologie croit connaître. Il est vrai aussi qu'il y a tant de personnes qui souhaitent connaître l'avenir qu'il n'est guère étonnant que les astrologues se soient engouffrés dans ce créneau assez certainement rentable.

20:24 Publié dans Sports | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/01/2014

Petit abécédaire. Aujourd'hui D comme Davos

L'ouverture à Montreux de l'improbable conférence sur un cessez-le-feu plus ou moins immédiat des hostilités et avec le secret espoir, d'un côté, de se débarrasser de Assad, et de l'autre de tordre le cou à tous les terroristes qui veulent s'emparer du pouvoir à Damas, l'ouverture donc de cette conférence a passablement éclipsé l'ouverture du WEF, autrement dit le Forum économique de Davos.

Le président iranien, qui n'a pas été  invité à Montreux (Tout fout le camp, y compris la diplomatie !), a finalement décidé qu'il irait quand même en Suisse et a fait réserver une chambre ou une suite dans un palace davosien. Et notre brave Darius Rochebin - qui veut toujours qu'on le pardonne - s'est empressé d'aller à la rencontre de l'illustre président à la barbe remarquablement entretenue. On serait presque tenté de prendre les déclarations de Hassan Rohani pour argent comptant. Son côté posé et reposé, sa civilité, son calme face aux (im)pertinentes questions de Darius force le respect. Pour Hassan Rohani, la réouverture d'une ambassade américaine à Téhéran est du domaine du possible. Et d'ailleurs, il aime bien dire et répéter que tout était possible. Finalement je me demande si je ne l'aime pas un peu davantage que le précédent président. Mais en Iran, comment dire, il faut se méfier des édiles qui ont un discours modéré. Il n'est pas rare qu'ils finissent par avoir des ennuis avec le guide suprême Ali Khamenei. Je ne connais pas parfaitement l'organisation politique de l'Iran, mais ce guide suprême, comme son nom l'indique, est une espèce de représentant d'Allah ou du prophète et qu'il n'est guère sensé de contester ses avis éclairés. Alors évidemment, quand votre patron c'est le prophète, ça oblige la démocratie à un peu plus de modération : vous avez pas mal de droits et notamment celui d'être d'accord avec lui.

Ok - oui la transition est osée - mais le WEF ne se résume pas aux déclarations d'un président. Ils sont nombreux ceux qui se pressent aux portillons économiques. Tous ont leurs solutions aux problèmes du monde. Ils ont d'ailleurs tellement de solutions qu'ils en oublient les problèmes. Et c'est là qu'interviennent les économistes de tous poils venant au secours des politiques en déclarant doctement : avez-vous des solutions ou faites-vous partie du problème ? Et puis il y aura aussi d'innombrables discussions entre gens de bonne compagnie et de bons comptes en banque - ce n'est pas le tout d'avoir des choses à dire, encore faut-il avoir les moyens d'aller les dire - qui ne déboucheront que sur quelque déclaration fumeuse sans véritable portée.

Mais le pire - si, si - c'est le comportement des habitants du lieu. M. Klaus Schwab l'a dit et répété. Les Davosiens à qui le WEF fait une pub d'enfer - c'est le cas de le dire - doivent cesser de se plaindre, sinon on va dé-lo-ca-li-ser. Franchement se plaindre juste pour des policiers dans tous les coins, des interdictions en tous genres, les tiers-mondistes qui ne peuvent même pas venir manifester, le prix des chambres à faire exploser vos calculettes, des hélicoptères qui fait voltiger la neige, est un manque de goût qui frise l'indécence.

Moi, à la place de M. Schwab, je n'hésiterai pas à me mettre en relation avec V. Poutine. Au cas ou le déménagement se révélerait indispensable, il serait sans doute possible d'envisager le WEF à Sotchi. Dès après les jeux il y aura de la place. Et avec les infrastructures mises en place, ça ne devrait pas trop ternir l'image du WEF.

Quant à Davos elle redeviendrait ce qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être : une belle station de ski.

20/11/2013

La France a gagné ! Et maintenant ?

Les Français n'ont-ils pas d'autres problèmes que de voir gagner ou perdre leur équipe nationale de football.

Ce matin sur France Info, ce n'est pas moins d'environ 30 minutes qui ont été consacrées à cette victoire qui permettra au onze tricolore d'aller admirer le Christ du Corcovado. La victoire a permis également à l'action de TF1 de faire un bond en avant après le recul de la semaine dernière.

Mais peut-être que les "circences" viennent à point nommé et feront taire tous les oubliés de la République pour qui le "panis" quotidien devient, comme l'a dit beaucoup mieux que moi Jacques Prévert, relativement hebdomadaire.

Combien de citoyens les Restos du Cœur chers à Coluche vont-ils devoir - et pouvoir ? - secourir cet hiver ?

Le secours catholique français indique dans son dernier rapport qu'un nombre impressionnant d'enfants vivent en France au-dessous du seuil de pauvreté.

Rassurez-vous. C'est juste un coup de gueule, mais il fallait que je le pousse.

28/06/2013

Adieu champion...

J'ai encore devant mes yeux de 1956 votre arrivée triomphale et triomphante lors du marathon des jeux olypiques de Melbourne. Je me demandais alors ce qui pouvait bien se passer dans votre tête à ce moment-là. Quel effet cela pouvait bien faire d'entrer dans le stade olympique sachant qu'aucun autre n'y était entré avant vous ?

Il y avait à cette époque de la modestie dans la victoire et vous ne pensiez guère à votre compte en banque. La première place valait de l'or, une médaille d'or qui a probablement suffi à votre bonheur.

Maintenant, Monsieur Mimoun, que vous avez rejoint l'Olympe des coureurs de grand fond, vous pourrez vous remémorer en toute quiétude ces moments d'intense émotion que vous avez probablement partagés avec un certain Emil Zatopek.

Vous n'avez certes pas toujours gagné. Mais n'est-on pas grand aussi dans la défaite assumée ?

17:51 Publié dans Sports | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/03/2013

Panem et circenses ?

Il y a longtemps que je pensais que la boxe était un exercice brutal et je me suis toujours demandé d''ailleurs pourquoi on appelait cela le noble art. Personnellement je n'ai jamais vu de noblesse dans le fait de mettre son adversaire à terre en espérant qu'il ne se relève pas, en tout cas pas tout de suite...Quant à l'art et aux artistes, je n'en vois que les gants et les arcades sourcilières fendues, bref le tableau est plutôt ensanglanté.

Vous l'aurez compris, je n'aime pas la boxe et je ne suis pas en mesure d'en faire la promotion. Elle n'a pas besoin de moi. Et l'on continue à parler d'art là où je ne vois que coups et blessures.

Et le public, pourquoi vient-il ? Dites-moi ? Laissons le "panem" de côté, mais pour ce qui est des "circenses", tout va bien ! Avez-vous déjà observé la tête des spectateurs lorsqu'un des deux boxeurs va au tapis ? Presque tous hurlent, voire deviennent hystériques. On les croirait prêts à faire le poing avec le pouce vers le bas.

Ceux qui aiment ce "sport" diront évidemment que je noircis le tableau. C'est leur droit. Après tout on ne peut pas toujours être d'accord avec tout le monde !

Ainsi, je croyais que la boxe était une erreur que le sport n'avait pas encore corrigée et que tout s'arrangerait un jour ou l'autre. A ce jour rien ne s'est arrangé...

Mais depuis quelques jours, je constate que la boxe n'a pas le monopole de la brutalité. Je ne savais pas - je l'ai appris ces jours derniers - mais il suffit de chausser des patins, d'avoir une crosse dans les mains et de s'en servir non pas pour manipuler le palet (dans le temps on disait le puck) mais pour littéralement propulser son adversaire immédiat contre la balustrade. Résultat : l'adversaire en question ne se relève pas et il finira ses jours en chaise roulante.

Beaucoup de monde - y compris parmi les journalistes - semble minimiser l'accident (j'ai presque envie de dire l'agression) et prétendre que le hockey sur glace est un sport viril et que les contacts physiques font partie du jeu et que le récent drame fait partie des risques du métier. Mon oeil. Le hockey sur glace fut un sport où l'art du body-check consistait à arrêter son adversaire avec le corps mais sûrement pas avec les coudes en avant et la crosse en guise de sabre au clair.

J'ai été véritablement stupéfait d'entendre un journaliste à la télévision romande oser affirmer sans broncher que le public était très avide des bagarres sur la glace et de ces actions "viriles" (comprenez brutales). C'est tellement marrant de voir un patineur s'écrabouiller contre le balustrade et ensuite être sorti sur une civière. A quand le corbillard ?

Non, le hochey sur glace est autre chose. Il faut absolument que les instances mettent un terme à ces "actions viriles" qui ne servent à rien sinon à exciter le public. J'aimerais que l'on m'explique comment faire comprendre aux enfants et aux jeunes qu'agresser quelqu'un dans la rue avec un bâton est un acte répréhensible alors que jeter son adversaire contre la balustrade d'une patinoire avec les deux coudes en avant en prévoyant ce qui peut se passer est juste une "action virile". L'euphémisme ne me fait pas rire du tout. 

Il faut agir avant qu'il ne soit trop tard. Et parfois je me demande s'il n'est pas déjà trop tard.

O tempora, o mores.

18:31 Publié dans Sports | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

06/08/2012

Goddamn Lawn...

Si la défaite de R. Federer aux J.O. était un film, son titre, assurément, serait "Gazon maudit"...

Bonne journée à tous.

09:54 Publié dans Sports | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/10/2010

Courez, courez, il en restera toujours quelque chose...

Ayant perdu ma première version à propos de Sarah Marquis suite à une fausse manipulation et ma colère étant à la mesure de ma maladresse, je me suis dit qu'il fallait aboslument revenir sur le sujet. Probablement sans intérêt pour de nombreux lecteurs, il n'est pas possible, cette fois, de laisser passer les dérapages de la Télévision romande.

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