Suisse

  • Privé de télé !

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    Ainsi donc depuis début juin dernier, il n'est plus possible de recevoir, en France voisine, les programmes de la télévision suisse. Plus aucune possibilité de se délecter, pour ceux qui aiment, des innombrables séries américaines ou du sourire faussement naïf voire carrément carnassier de Darius Rochebin. Bien sûr, si l'on achète un décodeur puis que l'on paie une redevance annuelle de 120 francs, il sera possible aux Suisses "exilés" de réintégrer le bercail. Pour les Français qui étaient nombreux à bénéficier de la réception des programmes RTS, bernique. Rien. Circulez, y'a plus rien à regarder.

    Nous autres Suisses sommes dès lors soumis à la fois à la redevance française et cette nouvelle redevance pour les Suisses de l'étranger. Difficile de croire que le problème est technique et/ou juridique. M'est avis que ponctionner ceux qui en étaient jusqu'ici dispensés est un excellent moyen de ne pas laisser sombrer la RTS à qui l'on demande de faire des économies.

    Cela fait maintenant un peu plus de deux mois que le sourire de Darius a quitté mon "paysage audiovisuel", que je regarde d'autres chaînes et que je n'envisage pas de réintégrer l'univers du Mammouth ainsi qu'aime à le nommer Pascal Décailet.

    Pardonnez-moi...

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  • 9 milliards vus depuis Hubble !

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    Sauf à considérer que M. Claude Nicollier travaille bénévolement pour la Confédération lorsqu'il donne ses avis et propositions pour l'achat de nouveaux avions de combat, le travail de notre astrophysicien-astronaute a un coût, probablement dérisoire en regard du coût astronomique que pourraient susciter l'adoption de ses propositions. Inutile donc de nous attarder sur le coût du rapport puisque tout travail mérite salaire !

    Le coup médiatique de Mme Viola Amherd est en revanche nettement plus habile dans la mesure où Claude Nicollier, dont les compétences - amplement démontrées - de mécanicien-plombier à l'extérieur du télescope spatial Hubble font de lui un nom connu de tous les Suisses. Et comme toutes ses missions dans l'espace ont été des succès, Mme Amherd s'est probablement dit qu'il en irait probablement de même quant à l'avis de Claude Nicollier au sujet de la défense aérienne helvétique.

    Restera tout de même à déterminer si l'aura dont jouit notre astronaute national sera capable de faire avaler au peuple suisse une dépense de 9 milliards. Vue de Berne ou de Hubble, la dépense n'a pas la même résonance. 

    Répétons-le encore, Claude Nicollier a très largement démontré ses compétences techniques dans les vols habités et personne ne les lui conteste. On est néanmoins autorisé à s’interroger sur le lien que fait Mme Amherd entre la célébrité de Claude Nicollier et sa capacité à s'exprimer - lui pilote militaire - sur la nécessité de nous doter d'avions de combat. Il n'est pas illégitime d'avoir quelques doutes sur l'objectivité de la démarche.

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  • Conspiration ?

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    On peut penser ce qu'on veut de l'endurance politique de Pierre Maudet et de sa capacité à surmonter toutes les critiques, on peut regretter son manque de cohérence par rapport aux faits, on peut apprécier cette espèce de naïveté qui consiste à dire - comme le fit une ministre française de la santé - responsable mais pas coupable, on peut déplorer la lenteur du ministre à s'éclipser, on peut s'amuser de ce qu'un conseiller d'Etat "règne" sur...vingt collaborateurs, on peut craindre une cohabitation difficile, on peut espérer la fin du grand déballage, on peut souhaiter un ministère public moins disert et plus discret, on peut avoir de l'empathie pour la famille de Pierre Maudet, on peut condamner toutes les hyènes qui hurlent à la démission, on peut aussi approuver ceux qui changent d'avis selon le direction du vent.

    Bref dans cette (bien triste) affaire, tout paraît possible. Et de quelque côté que l'on se place, on n'est plus à une vacherie près. Alors pour couronner le dernier en date des actes du feuilleton, cinq conseillers d'Etat se réunissent en secret (de polichinelle) en excluant comme une pestiférée une sixième ministre qui a le malheur d'appartenir au mauvais parti. Quelle délicatesse envers une collègue qui a sûrement beaucoup apprécié la manœuvre !

    Mais qu'a-t-il pu bien se passer dans la tête de ce gouvernement pour en arriver à un comportement aussi sot. Puisque M. Hodgers est l'actuel président de ce collège amputé, il paraît assez normal de lui attribuer la paternité de cette blague politique. Le seul problème, c'est qu'elle ne fait rire personne.

    Je ferai volontiers amende honorable si tout ce qui précède n'était que le fruit d'une imagination qui confondrait une vraie "Genferei" avec une mauvaise farce politique.

    Finalement Luc Barthassat n'est peut-être par mécontent de ne pas avoir été réélu...

     

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  • Les Genevois fidèles à leur habitudes

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    L'annonce de Pierre Maudet de se porter candidat à la candidature en vue du remplacement de Didier Burkhalter au Conseil fédéral commence déjà à échauffer les esprits à Genève, à peine annoncée.

    Etre le contemporain d'Emmanuel Macron ne va évidemment pas lui faciliter la tâche. Si jeune, si autoritaire, si tout et tout, comment voulez-vous en faire un Conseiller fédéral ? Sans oublier l'ensemble de la classe politique genevoise qui ne va pas manquer d’interpréter la grande scène du village d'Astérix, incapable qu'elle est de ne se jamais mettre d'accord sur un nom...

    Même le candidat  Maudet ne semble pas trop y croire ! Mais quand même, poussé par une ambition qui n'a rien à envier à celle de tant d'autres, le sieur Maudet ne peut pas ne pas avoir en point de mire cette parcelle d'autorité qui sied à toute ambition. Mais comme disait Joubert "l'ambition, c'est comme les échasses, ça peut hausser un homme, ça ne le grandit pas."

    Quant aux pauvres Tessinois (qui s'y prennent peut-être un peu mal) toute la Suisse compatit, avec peut-être ici et là quelques larmes de crocodile...

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  • Mais qui alors ?

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    Bon. Il paraît qui n'est pas souhaitable ni utile de se fier aux sondages puisqu'ils sont toujours dans une fourchette de plus ou moins 20 % et qu'ils nous enfument bien davantage qu'ils nous aident à y voir clair. Donc, rien d'autre à faire que d'éliminer les sondages de notre quotidien.

    Cherchons donc d'autres moyens pour tenter de se faire une idée sur qui pourrait sortir des urnes gauloises si tant est qu'il ou elle puisse y entrer tellement les casseroles attachées à leur basques font de bruit. En outre entrer dans une urne avec une casserole relève du numéro de crique que seuls les contorsionnistes sont susceptibles de réaliser. Ou alors l'une est funéraire...

    Ah, j'oubliais la presse. Peu importe laquelle. De toute façon ses séides et ses contempteurs auront quasiment toujours l'illusion d'être du bon côté en se prévalant de la mauvaise foi de ceux d'en face. La Presse , c'est Charlie, c'est le Canard, c'était l'Hebdo (dont certains esprits ouverts se sont tant félicités de le voir disparaître). Bref c'est la presse qui fait ou défait les réputations au moment où il le faut ! 

    Et en France, c’est justement et très opportunément le moment !  Voyez le Canard Enchaîné. Il lui a fallu au moins dix ans pour - enfin -  rendre compte et publier tout ce qu'il savait sur les petits arrangements de la famille Fillon. Résultat le collaborateur de N. Sarkozy est stoppé net dans ses ambitions élyséennes. Les sondages ne sont pas bons. D'accord mais les sondages, ils sont toujours à côté de la plaque...

    Alors on se tourne vers vers un certain Emmanuel Macron, un vilain petit banquier d'après ce que l'on entend ici et là. Ce type qui pourrait se mesurer à Marine Le Pen est suspect et puis son programme, hein, du vent. Il y a quand même environ 25 % d'électeurs qui aiment naviguer avec le vent de face. F. Bayrou - depuis qu'il s'est rallié à M. Macron - est presque devenu un petit mouton noir. comme aurait dt Fernand Reynaud "l’honnêteté" en politique "ça a jamais payé"...

    Et hors de France ? La Marine empêtrée dans une affaire d'emplois franco-français financés par des deniers européens. Mais la garde ne se rend ni ne meurt. Elle attaque et refuse d'aller prendre le thé avec les enquêteurs français. Quelle éducation.

    J'oubliais aussi J.-L. Mélenchon. Tellement fort qu'il réussit à paraître aux Français à deux endroits à la fois  l'original à Lyon et le clone à Paris (attention à l'orthographe de clone). On pense ce qu'on veut, mais il cause bien cet homme, il a de la suite dans les idées et aussi des idées. Peut-être pas autant que MLP qui en alignent 144 juste pour les cinq ans à venir. A tel point qu'on se demande pourquoi elle ne ferait pas campagne avec le tribun. Oui, au fond, pourquoi ?

    Enfin, il y a le tombeur de M. Valls, B. Hamon qui veut donner de sous à tout le monde mais qui cherche encore dans quelle caisse il va les prendre. Evidemment c'est cool d'être payé à ne rien faire, sauf quand on est chômeur. Ca laisse des trous dans votre CV.

    Bon, résumons. Nous avons tous les candidats qui sont trop à droite, tous les candidats qui sont trop ou beaucoup trop à gauche ; il y a encore "toute celle" qui sont complètement à l'extrême droite et le petit nouveau, avatar du président-qui-ne-se-représente-pas qui est beaucoup trop au centre (Mais F. Bayrou va l'aider).

    Dans ces conditions, comment se pourrait-il que notre grand voisin se trouve un homme (ou une femme) providentiel(le) capable de n'être pas frappé de toutes les tares de ceux et celle cités si-dessus ? Il y a un mot que la France méconnaît : le consensus. Ce terme n'apparaît quasiment jamais dans la presse. Peut-être parce que c'est un mot latin et qu'on ne sait pas bien ce qu'il signifie. Bref, en France, c'est droite contre gauche, gauche contre droite et balle jamais au centre.

    Y'a pas à dire. Le mot consensus sonne bien. Surtout chez nous en Suisse où il a été érigé en vertu. Sauf peut-être quand il s'agit de minarets, de réfugiés et qui sait, dans pas longtemps, de retraites et de frontaliers...

     

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  • On parie combien ?...

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    Réformer l’Homme ou l’Islam?

    Par le Professeur Mostafa BRAHAMI

     

    Conférence proposée par le centre islamique de Genève, relayée par M. Ramadan, il est à craindre que ce soit l'homme qui doit être réformé puisque l'islam, via le Coran, est la transcription des paroles d'Allah, qui évidemment ne se discutent pas !

    Avec cet Allah-là, c'est l'hallali du peuple.

     

    Et si par extraordinaire la réponse à la question était oui, il faut réformer l'islam, on se demandera sincèrement pourquoi M. Ramadan cautionne un réformateur. Ce serait réellement nouveau.

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  • Basses eaux !

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    En promenade du côté de Préverenges, je constate ce qui me paraît être un niveau anormalement bas du Léman. De minuscules ports....sans eau, des bancs de sable qui s'étirent comme au bord de l'océan à marée basse. Que se passe-t-il ?

    Renseignements pris sur la site de l'Etat de Genève, on y apprend que le niveau du Lac Léman est régulé par le barrage du Seujet. De juin à décembre, le niveau du lac est contenu entre 372,15 et 372,30 m. De mi-mars - mi-avril, il oscille entre 471,60 et 371,75 m. Enfin, toutes les années bissextiles le niveau descend encore de quelques centimètres pour s’établir entre 371,45 et 371,60 m. Mais pour quelles raisons ? Simplement pour permettre de réaliser les travaux nécessaires à l'entretien des installations riveraines.

    Les niveaux actuels du Lac Léman résulte d'un accord international passé en 1884 déjà à la suite d'un long conflit entre le canton de Genève, accusé de faire monter le niveau du lac et les cantons de Vaud et du Valais régulièrement victimes de hautes eaux, provoquées notamment par la fonte des neiges. Au fil des décennies les inondations devinrent, semble-t-il, de plus en plus fréquentes. L'affaire fut portée devant le Tribunal fédéral dès 1877 pour finalement se terminer par l'accord de 1884 qui mit définitivement fin au problème.

    Tout cela pour dire que selon les endroits, le Léman prend des airs d'océan, mais ses marées sont régulées non par la Lune mais par le barrage su Seujet. C'est moins poétique mais plus efficace !

    (on trouve de nombreux sites, notamment Wikipédia, traitant de ce sujet)

     

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  • Heureuse démocratie

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    Pendant que l'on disserte de tous côtés sur les causes de la violence islamiste qui s'abat sur l'Europe et sur les solutions que l'on peine à trouver à la question des réfugiés et des migrants (Au fait, je ne saisis pas toujours bien la subtile distinction qu'il convient de faire entre ces deux termes), il y a en Suisse un paysan qui vient de gagner un pari un peu fou : lancer et faire aboutir une initiative pour que les vaches à qui l'on n'aurait pas cruellement enlevé les cornes soient en quelque sorte subventionnées.

    Au moment aussi où le franc que l'on a décidé une fois pour toutes d'affubler de l'adjectif fort occupe l'esprit des économistes et de ceux qui croient l'être, au moment où les bonus accordés sans retenue aux capitaines d'industrie qui oublient les sous-officiers et les soldats prennent une fois encore l'ascenseur, au moment où le Président de la Confédération fait le "buzz" sur la toile et ailleurs lorsqu'il parle du rire, au moment où la réforme de la fiscalité des entreprises fait un tabac dans le canton de Vaud alors qu'à Genève on n'est pas encore sûr d'avoir bien compris de quoi il s'agissait, il est vraiment, mais vraiment réconfortant de savoir que plus de cent mille citoyens en pris la peine de signer une initiative afin que les vaches ne soient pas mutilées.

    Je n'ai pas signé cette initiative parce que je n'en ai pas eu l'occasion, mais si j'avais été mieux informé, je l'aurais fait. Mais je l'accepterai, c'est sûr. D'abord parce que je n'aime pas les vaches qui n'ont plus de cornes. C'est moche. Ensuite parce que cette initiative aboutie montre et démontre que l'on peut être contre les minarets ou pour les cornes des bovidés - ou les deux à la fois - comme si c'était plus important que le choix d'un nouvel avion de combat.

    Quel pays la Suisse, quand même ! Même que je m'étonne que Pascal Décaillet n'ait pas encore crié au génie de la démocratie directe en prenant connaissance de l'aboutissement de l'initiative.

    On ne se félicitera jamais assez d'habiter dans un pays qui peut s'autoriser à mettre les attributs cornus des bovidés au même niveau que la surveillance des frontières selon St-Schengen.

    Et avec un peu de malice, j'attends que les Français puissent enfin se prononcer sur la longueur de la baguette et les Belges sur la grosseur des frites...Ils auront alors enfin compris ce qu'est une véritable démocratie. Qu'on se le dise.

     

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  • Une élection normale ?

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    P. Décaillet se félicite d'avoir assisté - depuis longtemps - à une élection normale au Conseil Fédéral. Ah, ça oui ! Elle a été normale. Non pas celle qui fait du Parlement un organe décideur et qui élit qui il veut. Non le Parlement nous a à nouveau donné l'image d'un organe d'enregistrement qui se plie - pour ne pas dire qui s’aplatit - devant les exigences de tel ou tel parti. Comment parler d'une élection quand l'UDC claironne haut et fort que tout membre du parti qui serait élu sans l’aval de ce dernier en serait automatiquement exclu. L'habileté de l'UDC a été de présenter trois candidats afin de donner au Parlement l'illusion du choix. Dans le fond, c'est l'UDC qui choisit ses Conseillers Fédéraux. Le Parlement n'a rien à voir la-dedans.

    Bel exercice de démocratie molle !

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  • 9 novembre 1932 : plus jamais ça...

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    J'ai eu la naïveté de croire qu'en ce jour anniversaire, la presse se ferait l'écho, même modestement, des événements qui ont secoué Genève en 1932. On dirait que l'armée qui tire sur les civils et tue 13 civils n'est qu'un épisode dont l'intérêt est limité. Même, semble-t-il, le GSSA ne réagit pas à la fusillade ! C'est dire si la tragique boucherie du 9.11.1932 n'intéresse plus grand monde. Enseigne-t-on dans les écoles genevoises ce qui s'est passé ce jour-là ?

    En érigeant un mini-mémorial sur la plaine de Plainpalais, on a probablement cru que cela suffisait à s'affranchir de la nécessité de se souvenir justement. 

    Plus jamais ça ? Franchement, j'aimerais bien y croire. Je reste néanmoins avec mes doutes et mes interrogations.

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