17/03/2015

Petit abécédaire. Aujourd'hui w comme wassingue

En ces jours de francophonie, il n'est sans doute pas inutile de rappeler à nos compatriotes francophones qu'il parlent un français issu du franco-provençal et qu'il n'y a pas à rougir d'employer certains mots que quelques "élites" françaises considèrent (Aujourd'hui encore ?) comme, disons, pittoresques.

Longtemps le Suisse romand s'est fait remarqué - cela perdure encore - par son nonante. On n'ose même pas parler du huitante...

Mais la France étant ce qu'elle est, soit un assemblage de régions diverses aux parlers divers, elle nous apporte quelques régionalismes savoureux. Ainsi en est-il du mot qui sert de support au présent texte. Qu'est-ce qu'une wassingue ?

Pour les "élites" qui n'on pas eu le bonheur d'habiter en province, ce mot de wassingue aura des accents inconnus et une signification tout aussi inconnue ! Pour tous les autres, ils y auront probablement reconnu un objet bien de chez nous qu'un appelle panosse ! Oui vous savez, ce que le petit Larousse nomme une serpillière. Vous n'avez jamais imaginé, comme moi, qu'en utilisant une panosse ou une wassingue (en usage dans le nord de la France), vos carreaux de sol seraient mieux traités qu'avec une serpillière. C'est tellement commun une serpillière, tandis qu'une wassingue ou une panosse...Voilà pour les travaux ménagers.

Si vous passez maintenant au jardin, au potager, vous allez vous régaler, la saison n'est pas encore finie, de rampon. Moi qui croyais que vocable était universel, j'ai dû déchanter. Un excellent bouquin écrit par Mme Henriette Walter, intitulé "le français d'ici, de là, de là-bas" parue aux  Ed.JC Lattès, 1998 ravira ceux qui aiment le français et ceux qui croient le connaître. Mais revenons à nos salades. Le rampon, donc, n'est pas aussi universel que je l'imaginais. Oh que non ! Mme Walter a dénombré plus de vingt termes pour cette salade répondant au doux nom latin de Valerianella olitoria. On ne résiste pas au plaisir de vous les citer tous :

mâche, blanchette, boursette, broussette, clairette, clairiette, doucette, graissotte, laitue à lièvres, laitue de berbis, levrette, nüsslisalat (ça, vous savez d'où ça vient !), oreillette, orillette, orillotte, pomâche, pommette, rampon (oui, quand même), ramponnet, salade aux lièvres, salade d'hiver, salade de berbis, salade de blé, salade de brebis, salade de chanoine, salade de levrette.

Au vu de ce qui précède, je suis conforté dans ma vision du ménage : le sol devient nettement plus propre avec une panosse qu'avec une serpillière tellement commune ! Et comme dans trois jours le printemps sera arrivé, il sera grand temps de vous préparer une salade de dent-de-lion, avec des œufs et des lardons. Personnellement je n'aime pas, c'est trop amer à mon goût. Mais tout le monde me dit, dans nos contrées romandes que la salade de dent-de-lion est très nettement plus goûteuse que celle de pissenlit. Vous savez, ces fleurs jaunes très communes dans nos prés...

Enfin, pour être très proches des Normands, je puis vous révéler une expression, du côté de la Basse Normandie, qui me réjouit : Le jour de la St-Sylvestre, alors que l'An nouveau approche à grands pas, ils vous disent sans broncher "qu'ils vont guetter les bouts d'ans !" C'est pas beau le français ?

29/10/2009

Métro et mouettes

Quand les Lausannois inaugureront leur deuxième métro, à Genève on votera certainement pour savoir si augmenter le nombre des mouettes de 4 à 8 pour traverser la rade n'est pas une dépense inutile...

Quand bien même le CEVA ne serait pas indispensable immédiatement, il le deviendra un jour ou l'autre. Alors osons un peu parier sur l'avenir.

Je voterai donc oui au CEVA.

07/10/2009

La racaille est vaudoise...

Dans mon journal préféré, je lis ce matin qu'un cyberproxénète a été arrêté...à Annemasse. selon le journal, il est vaudois. Ce qui me laisse à penser que la racaille est un produit qui s'exporte et qu'elle n'est pas là où on voudrait nous faire croire qu'elle se trouve !...

Mais surtout ne me faites pas dire ce que je ne dis pas :  Je ne parle pas de la racaille du canton de Vaud, mais seulement d'un seul de ses "représentants".

Il n'y a que l'amalgame du dentiste qui est bienfaisant. Tous les autres sont dangereux.

06/10/2009

Quand les Gessiens boivent l'eau des Suisses...

Samedi dernier a eu lieu à Founex l'inauguration d'une nouvelle installation de traitement de l'eau potable. Cette réalisation aurait probablement passé inaperçue si elle n'avait été le fait conjoint de la Suisse et de la France. A la suite de divers problèmes techniques, la Commune de Divonne s'était retrouvée avec de vilaines petites bêtes dans ses conduites d'eau potable. Certains habitants avaient dûs être hospitalisés.

A la suite de cet accident, la commune a été sommée de trouver d'autres solutions pour approvisionner la ville en eau potable, certaine souces n'étant plus exploitables.

Ce qui fut dit fut fait. Après une longue concertation et des négociations, la communauté de communes du pays de Gex et le SITSE (Services Industriels de Terre-Sainte et Environs) ont réalisé une installation qui permettra, notamment, de fournir de l'eau potable, pompée dans le lac Léman (à moins qu'il ne soit encore de Genève à cet endroit-là !), aux habitants de Divonne. Les sources divonnaises "sérieuses" continueront quant à elles d'être exploitées.

Quand on voit ce qui se passe à Genève avec les frontaliers - à l'origine de tous les maux de la République selon certains partis - il est heureux de constater qu'une concertation bien comprise permet de trouver des solutions profitables à toute une région.

On pourrait dire, en somme, que cette réalisation est un juste retour des choses. Quand Nyon s'appelait encore Noviodunum, il existait un aqueduc - donc certains tronçons sont connus - qui amenait de l'eau depuis Divonne jusqu'à Nyon,...ou quand les Romains buvaient l'eau des Gaulois !

 

12/07/2009

Je préfère encore un Vaudois...

Le premier coup à l'estomac, ce fut la candidature Lüscher au CF - candidature genevoise comme le nom ne l'indique pas - puis ce soir même, ne voilà-t-il pas que Mme Martine Brunschwig-Graf - tirée à quatre épingles devant les caméras du TJ m'envoie - forcément elle ne le sait pas - un deuxième coup à l'estomac : elle est candidate (à la candidature..)

Si ces deux personnes sont les seules susceptibles de représenter le canton de Genève - moi, citoyen genevois, comme le nom ne l'indique pas non plus - je préfère encore encore qu'on envoie un Vaudois à Berne...