08/08/2012

M. Varone en mauvaise posture ?

Ainsi donc M. Varone, commandant de la police valaisanne, est de retour en Suisse, après une bien gênante mésaventure. Mais pour lui, se retrouver au milieu des siens est certainement le principal. On croit volontiers que M. Varone n'a jamais contrevenu aux lois suisses (Le contraire serait d'ailleurs un comble pour un commandant de la police). On est en revanche complètement surpris d'entendre le serviteur de l'Etat valaisans, affirmer - avec un brin de naîveté ? - qu'il ignorait la loi turque sur les biens culturels. On peut lui laisser le bénéfice du doute.

Cela dit, M. Varone est donc libre mais non (encore ?) acquitté. Il risque des années de prison. Sans vouloir juger de la sévérité ou non du code pénal turc en pareille occurrence, on se demandera à juste titre quelle sera la position du candidat potentiel au conseil d'Etat valaisan s'il devait faire l'objet d'une condamnation en Turquie. En cas d'acquittement, l'affaire en reste là. Ne resteraient que le mauvais souvenir et quelques cauchemars. Mais s'il devait écoper d'une peine quelconque, sa position en Suisse pourrait singulièrement se compliquer.

Il faudra d'abord que M. Varone prenne une décision importante : se rendra-il à un procès où il risque de se voir embastillé pour une ou deux "législatures". S'il ne s'y rend pas (ce que personnellement je comprendrais très bien) et qu'il est condamné, il pourrait perdre une chance de siéger au Conseil d'Etat, ce qui n'est au fond pas dramatique. Mais en ce qui concerne sa fonction de commandant de la police, la situation me paraît plus ambiguë : peut-on continuer à occuper une telle fonction avec un casier judiciaire, fût-il turc ? Je n'ai pas la réponse à cette question. M. Varone a certainement quelques ennemis politiques qui se chargeront d'exploiter la situation.

Ramasser des pierres dans la nature n'est jamais anodin.

14/09/2010

Merci Monsieur le Guide...

 

2010_09_02 - ANNIVERSAIRE MARIAGE 2010 014.jpgEn excursion récente dans le canton de Berne germanophone et plus précisément dans la région du lac de Thoune, nous faisons une halte aux grottes de St-Beat - St-Beatushöhlen. Jusque là, rien de très original sinon que la visite du lieu mérite le détour. Un kilomètre et demi de marche sous la montagne et une rivière souterraine qui joue à cache-cache. Un éclairage bien fait et une température de l'ordre de 10 degrés.

Biens chers compatriotes francophones, si votre chemin passe par là-bas, n'oubliez pas votre dictionnaire allemand-français. Le guide demande avec beaucoup d'aplomb si des visiteurs sont anglophones, auquel cas il aurait consenti à s'exprimer dans la langue de Shakespeare. Pour les francophones, rien. Même pas un regret ou une excuse. Quant à l'allemand, il s'est réduit à quelques phrases d'explication pour ceux qui avaient le bon goût de le comprendre. Tout le reste a été asséné en bärntütsch.

Merci Monsieur le Guide de l'intérêt que vous portez à la minorité francophone, d'abord de votre canton et ensuite de tous les Welsches. Et bravo d'avoir fait l'effort d'apprendre l'anglais. Au cas où, j'ai une école de langues et nous avons des profs de français très motivés... 

12/09/2009

Landesgartenschau !

P9070116.JPGP9070124.JPGP9070141.JPGP9070145.JPGSi, par hasard ou programmé de longue date, vous vous rendez à Berlin ces prochaines semaines, je vous encourage à faire un petit saut jusqu'à Oranienburg (Tête de ligne de la S-Bahn no 1). Vous y découvrirez une manifestation consacrée à la nature intitulée "Landesgartenschau 2009". Non pas une nature sauvage. Non, tout le contraire. Des espaces maîtrisés par des gens qui connaissent leur métier : jardiniers, paysagistes. D'innonbrables variétés de plantes et de fleurs. Et puis des textes : ceux de Herman van Veen. Tous d'une grande poésie. En voici un pour vous mettre l'eau à la bouche :

"Sterben sollte man, wenn man hundert ist, wenn man überall gewesen ist in den Zimmern seines Herzens, in den Ecken seiner Seele, wenn man verbraucht ist und leer gegrübelt, wenn es nichts mehr zu fragen gibt."

Vous finirez votre promenade botanique par la visite du château d'Oranienburg juste à côté de l'exposition.

Mais si vraiment vous n'aimez pas ce genre de manifestation, rien ne vous empêche de courir au Reichstag et de monter dans la coupole de verre et d'acier. De là-haut, vous aurez une vue magnifique sur Berlin, presque totalement débarrassée de la cicatrice laissée il y a vingt ans par la démolition d'un mur hostile à la démocratie.